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Arabe Books
Showing 1-50 of 609
الأسود يليق بك (Paperback)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 3.62 — 64,820 ratings — published 2012
ثلاثية غرناطة (Paperback)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 4.29 — 52,042 ratings — published 1994
أماريتا (أرض زيكولا، #2)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.91 — 27,055 ratings — published 2016
رأيت رام الله (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.21 — 18,960 ratings — published 1997
The Prophet (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.23 — 329,402 ratings — published 1923
Season of Migration to the North (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.72 — 33,693 ratings — published 1966
قواعد جارتين (قواعد جارتين، #1)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.10 — 21,446 ratings — published
رجال في الشمس (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.21 — 24,811 ratings — published 1963
لأنك الله: رحلة إلى السماء السابعة (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.29 — 33,151 ratings — published 2016
أرض زيكولا (أرض زيكولا، #1)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.88 — 46,455 ratings — published 2010
الخبز الحافي (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.58 — 11,189 ratings — published 1973
في قلبي أنثى عبرية (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.96 — 61,683 ratings — published 2012
ذاكرة الجسد (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.80 — 25,655 ratings — published 1993
أبي الذي أكره: تأملات حول التعافي من إساءات الأبوين وصدمات النشأة (Kindle Edition)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.12 — 6,180 ratings — published 2020
الطنطورية (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.36 — 29,043 ratings — published 2010
دعاء الكروان (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.92 — 5,949 ratings — published 1934
ثرثرة فوق النيل (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.75 — 10,563 ratings — published 1966
أهل الكهف (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.87 — 5,756 ratings — published 1933
Grammatica araba. Manuale di arabo moderno con esercizi e cd audio per l'ascolto. Vol. 1 (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.78 — 9 ratings — published 2006
La última princesa del desierto (Kindle Edition)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.31 — 403 ratings — published
The Arabian Nights (Mass Market Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.03 — 81,960 ratings — published 800
Straight from the Horse's Mouth (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.67 — 1,039 ratings — published 2018
Dreams of Trespass: Tales of a Harem Girlhood (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.91 — 6,280 ratings — published 1994
أولاد حارتنا (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.08 — 31,580 ratings — published 1959
Midaq Alley (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.87 — 13,432 ratings — published 1947
Impasse des deux palais (Poche)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.20 — 22,535 ratings — published 1956
أمواج أكما (قواعد جارتين، #3)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.14 — 11,342 ratings — published 2020
دقات الشامو (قواعد جارتين، #2)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.14 — 13,904 ratings — published
رسائل غسان كنفاني إلى غادة السمان (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.74 — 11,163 ratings — published 1999
حمام الدار: أحجية ابن أزرق (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.54 — 5,468 ratings — published 2017
الباب المفتوح (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.19 — 3,601 ratings — published 1960
سندريلا سيكريت (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.51 — 7,032 ratings — published
أيقظ قدراتك واصنع مستقبلك (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.93 — 2,783 ratings — published 2008
The Yacoubian Building (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.72 — 23,178 ratings — published 2002
عابر سرير (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.59 — 14,302 ratings — published 2003
Adab L’essentiel de la culture arabe Initiation à travers l’histoire et les mots (Paperback)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 3.00 — 3 ratings — published
Nulle part dans la maison de mon père (Paperback)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 3.62 — 243 ratings — published 2007
Yasmeena's Choice: A True Story of War, Rape, Courage and Survival (Kindle Edition)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 4.10 — 1,081 ratings — published 2013
في مهب الريح (Paperback)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 3.74 — 220 ratings — published 2004
ممتلئ بالفراغ: تأملات حول التعافي من الإدمانات والسلوكيات القهرية (Paperback)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 4.21 — 2,285 ratings — published
يا صاحبي السجن (Paperback)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 3.93 — 6,690 ratings — published 2012
جلسات نفسية: حتى تصل إلى السكينة النفسية (Paperback)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 3.63 — 4,155 ratings — published
“Les études littéraires bénéficiaient pour une part importante de l’évolution que nous venons de décrire. Cet élément est particulièrement visible en Tunisie, surtout pour les études d’arabe. Ces étudiants littéraires se destinaient massivement à la carrière d’enseignant (ce qu’attestent plusieurs témoignages ainsi que la brochure de juillet 1953). C’est que l’enseignement de l’arabe avait acquis un prestige très important, aux yeux des Sadikiens tout au moins. Mahmoud Messaadi nous a affirmé être sorti du collège Sadiki avec l’idée de servir l’arabe et la culture arabe.
À la suite de Mohammed Attia (premier agrégé d’arabe tunisien en 1934 puis directeur du collège) et de Ali Belhaouane, de nombreux jeunes collégiens des années trente et quarante se sentirent investis d’une mission vis-à-vis de leur langue et de leurs successeurs. C’est ainsi que certains s’engagèrent dans des études d’arabe à l’université française dès les années trente : Mahmoud Messaadi passa sa licence à Paris de 1936 à 1939, et c’est la guerre qui a différé son agrégation (il fut le 4ᵉ agrégé d’arabe tunisien). Ahmed Adessalam lui aussi nous a dit être sorti de Sadiki avec l’ambition des former des jeunes, et certain d’être investi d’une « mission » : rendre l’enseignement de l’arabe aussi attrayant que celui du français. De ce fait, celui-ci a préparé sa licence d’arabe auprès de l’université d’Alger pendant la guerre, a enseigné à Sadiki dès 1944, puis est parti à Paris préparer son agrégation en 1947-1948. C’est aussi en cette période que Mzali, Bakir, Ben Miled et quelques autres ont accompli un parcours identique. Certes, tous les étudiants d’arabe n’étaient pas destinés à préparer l’agrégation (à commencer par les étudiants préparant le diplôme d’arabe de l’IHET qui n’étaient pas titulaires du baccalauréat). Mais ces étudiants sont là pour témoigner d’une sorte de mystique pour l’enseignement qui toucha nombre d’étudiants tunisiens.
Les arabisants ne sont pas seuls dans ce mouvement comme en témoigne le succès de la propédeutique littéraire de l’IHET (30 étudiants musulmans en 1951-1952). Il est important de souligner que la profession d’enseignant, qui ne donnait pas un revenu analogue à celui des professions libérales (bien que le salaire soit correct), bénéficiait aussi d’un fort prestige social, et ce d’autant plus que l’enseignement était une denrée rare dans la Tunisie de cette fin de protectorat. Le magistère traditionnel de ulémas avait certainement rejailli en partie sur cette profession sécularisée.
Pour conclure sur cette évolution, il est aussi probable que la réforme de la fonction publique tunisienne, et l’ouverture plus grande de l’administration aux Tunisiens, aient favorisé les études menant à la licence, porte d’entrée la plus noble de l’administration. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer les pressions de la DGIP en faveur d’études autres que celles des facultés de droit et de médecine. C’est sur un ton très satisfait que l’auteur de la brochure de juillet 1952 conclut ainsi :
« Plus de 500 jeunes se destinent à venir, demain, remplir dans la Régence des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers (médecins, avocats, professeurs, pharmaciens, ingénieurs, architectes…) ». (p175-176)”
― La formation des élites marocaines et tunisiennes
À la suite de Mohammed Attia (premier agrégé d’arabe tunisien en 1934 puis directeur du collège) et de Ali Belhaouane, de nombreux jeunes collégiens des années trente et quarante se sentirent investis d’une mission vis-à-vis de leur langue et de leurs successeurs. C’est ainsi que certains s’engagèrent dans des études d’arabe à l’université française dès les années trente : Mahmoud Messaadi passa sa licence à Paris de 1936 à 1939, et c’est la guerre qui a différé son agrégation (il fut le 4ᵉ agrégé d’arabe tunisien). Ahmed Adessalam lui aussi nous a dit être sorti de Sadiki avec l’ambition des former des jeunes, et certain d’être investi d’une « mission » : rendre l’enseignement de l’arabe aussi attrayant que celui du français. De ce fait, celui-ci a préparé sa licence d’arabe auprès de l’université d’Alger pendant la guerre, a enseigné à Sadiki dès 1944, puis est parti à Paris préparer son agrégation en 1947-1948. C’est aussi en cette période que Mzali, Bakir, Ben Miled et quelques autres ont accompli un parcours identique. Certes, tous les étudiants d’arabe n’étaient pas destinés à préparer l’agrégation (à commencer par les étudiants préparant le diplôme d’arabe de l’IHET qui n’étaient pas titulaires du baccalauréat). Mais ces étudiants sont là pour témoigner d’une sorte de mystique pour l’enseignement qui toucha nombre d’étudiants tunisiens.
Les arabisants ne sont pas seuls dans ce mouvement comme en témoigne le succès de la propédeutique littéraire de l’IHET (30 étudiants musulmans en 1951-1952). Il est important de souligner que la profession d’enseignant, qui ne donnait pas un revenu analogue à celui des professions libérales (bien que le salaire soit correct), bénéficiait aussi d’un fort prestige social, et ce d’autant plus que l’enseignement était une denrée rare dans la Tunisie de cette fin de protectorat. Le magistère traditionnel de ulémas avait certainement rejailli en partie sur cette profession sécularisée.
Pour conclure sur cette évolution, il est aussi probable que la réforme de la fonction publique tunisienne, et l’ouverture plus grande de l’administration aux Tunisiens, aient favorisé les études menant à la licence, porte d’entrée la plus noble de l’administration. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer les pressions de la DGIP en faveur d’études autres que celles des facultés de droit et de médecine. C’est sur un ton très satisfait que l’auteur de la brochure de juillet 1952 conclut ainsi :
« Plus de 500 jeunes se destinent à venir, demain, remplir dans la Régence des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers (médecins, avocats, professeurs, pharmaciens, ingénieurs, architectes…) ». (p175-176)”
― La formation des élites marocaines et tunisiennes
“En acceptant notre situation ultraminoritaire, nous ne faisont pas preuve de fatalisme quant à nos possibilités de libération, nous acceptons simplement de ne pas avoir pour finalité de notre émancipation l'assimilation, par une forme ou une autre, à la majorité. Nous ne renonçons pas à l'objectif d'une émancipation totale, seulement nous la savons plus complexe à atteindre.”
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