Auteur Quotes

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Robert Hughes
“The basic project of art is always to make the world whole and comprehensible, to restore it to us in all its glory and its occasional nastiness, not through argument but through feeling, and then to close the gap between you and everything that is not you, and in this way pass from feeling to meaning. It's not something that committees can do. It's not a task achieved by groups or by movements. It's done by individuals, each person mediating in some way between a sense of history and an experience of the world.”
Robert Hughes, The Shock of the New

Akira Kurosawa
“Although human beings are incapable of talking about themselves with total honesty, it is much harder to avoid the truth while pretending to be other people. They often reveal much about themselves in a very straightforward way. I am certain that I did. There is nothing that says more about its creator than the work itself.”
Akira Kurosawa, Something Like an Autobiography

“« Tant pour l’auteur que pour le lecteur, les lettres de l’alphabet sont un mot de passe fantastique. Elles permettent l’accès à un monde magique, imaginaire et réel à la fois; ce même monde qui fera jaillir en nous un flot infini d’émotions inoubliables... »”
Dominique Letellier

“Le monde appartient
À la femme africaine combattante,
Ambitieuse, éduquée et indépendante.
À celle qui ne craint ni la douleur ni la solitude.
À celle qui, vêtue d'un esprit de tonnerre,
Équipée de sang de guerrière,
Éffraie l'échec.”
Naide P Obiang

“Satan plagiarized by dictator, and he doesn’t even have copyright! (Satan plagié par dictateur, - Et il n’a même pas de droits d’auteur!)”
Charles de Leusse

Ana Claudia Antunes
“Dans une vie de bohème
on peut faire de poème.
Comment serait la vie
sans la douce poésie?”
Ana Claudia Antunes, L'Amante de Victor Hugo

“Tu fais ton travail d'auteur, rien d'autre. Tu crées des personnages de toutes pièces, ou bien à partir de la réalité qui t'entoure, et tu mélanges le tout. C'est bien ce que t'a toujours reproché Sue. Elle t'a toujours reproché de distordre la réalité, de la confondre avec la fiction et de ne considérer les autres, justement, que comme de la chair à fiction, de faire de la vie un scénario permanent, de passer ton temps à te faire des films. Elle te reprochait, en somme, d'être qui tu es : un auteur, un inventeur, un créateur, un personnage multiple, tentaculaire et hybride. Protéiforme.”
Laurent Bettoni, Écran total

Michel Foucault
“Quant à l’oeuvre, les problèmes qu’elle soulève sont plus difficiles encore. En apparence pourtant, quoi de plus simple ? Une somme de textes qui peuvent être dénotés par le signe d’un nom propre. Or cette dénotation (même si on laisse de côté les problèmes de l’attribution) n’est pas une fonction homogène : le nom d’un auteur dénote-t-il de la même façon un texte qu’il a lui-même publié sous son nom, un texte qu’il a présenté sous un pseudonyme, un autre qu’on aura retrouvé après sa mort à l’état d’ébauche, un autre encore qui n’est qu’un griffonnage, un carnet de notes, un « papier » ? La constitution d’une oeuvre complète ou d’un opus suppose un certain nombre de choix qu’il n’est pas facile de justifier ni même de formuler : suffit-il d’ajouter aux textes publiés par l’auteur ceux qu’il projetait de donner à l’impression, et qui ne sont restés inachevés quer par le fait de la mort ? Faut-il intégrer aussi tout ce qui est brouillon, fait de la mort ? Faut-il intégrer aussi tout ce qui est brouillon, premier dessein, corrections et ratures des livres ? Faut-il ajouter les esquisses abandonnées? Et quel status donner aux lettres, aux notes, aux conversations rapportées, aux propos transcrits par les auditeurs, bref à cet immense fourmillement de traces verbales qu’un individu laisse autour de lui au moment de mourir, et qui parlent dans un entrecroisement indéfini tant de langages différents ? En tout cas le nom « Mallarmé » ne se réfère pas de la même façon aux thèmes anglais, aux trauctions d’Edgar Poe, aux poèmes, ou aux réponses à des enquêtes ; de même, ce n’est pas le même rapport qui existe entre le nom de Nietzsche d’une part et d’autre par les autobiographies de jeunesse, les dissertations scolaires, les articles philologiques, Zarathoustra, Ecce Homo, les lettres, les dernières cartes postales signées par « Dionysos » ou « Kaiser Nietzsche », les innombrables carnets où s’enchevêtrent les notes de blanchisserie et les projets d’aphorismes. En fait, si on parle si volontiers et sans s’interroger davantage de l’« oeuvre » d’un auteur, c’est qu’on la suppose définie par une certaine fonction d’expression. On admet qu’il doit y avoir un niveau (aussi profond qu’il est nécessaire de l’imaginer) auquel l’oeuvre se révèle, en tous ses fragments, même les plus minuscules et les plus inessentiels, comme l’expression de la pensée, ou de l’expérience, ou de l’imagination, ou de l’inconscient de l’auteur, ou encore des déterminations historiques dans lesquelles il était pris. Mais on voit aussitôt qu’une pareille unité, loin d’être donné immédiatement, est constituée par une opération ; que cette opération est interprétative (puisqu’elle déchiffre, dans le texte, la transcription de quelque chose qu’il cache et qu’il manifeste à la fois); qu’enfin l’opération qui détermine l’opus, en son unité, et par conséquent l’oeuvre elle-même ne sera pas la même s’il s’agit de l’auteur du Théâtre et son double ou de l’auteur du Tractatus et donc, qu’ici et là ce n’est pas dans le même sens qu’on parlera d’une « oeuvre ». L’oeuvre ne peut être considérée ni comme unité immédiate, ni comme une unité certaine, ni comme une unité homogène.”
Michel Foucault, The Archaeology of Knowledge & The Discourse on Language

Emily Dickinson
“Un Mot gribouillé sans réfléchir sur une Page
Peut stimuler un Œil
Quand enveloppé dans les plis de l'éternité
Son Auteur Ridé reposera

L'Infection se développe dans la phrase
Nous pouvons inhaler le Désespoir
Comme, venant du fond des Siècles,
La Malaria -”
Emily Dickinson, The Complete Poems of Emily Dickinson