Lilith > Lilith's Quotes

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  • #1
    France Théoret
    “J’ai hurlé dans le noir des parois de mon ventre quand j’ai demandé après toi. L’enfermée le sang la tache.”
    France Théoret, Bloody Mary

  • #2
    “Montre moi le visage de ton Dieu, je connaîtrai celui de ton monde.”
    Catherine Dufour, Le Goût de l'immortalité

  • #3
    Mathieu Arsenault
    “trouve la force de taper les lettres et de sauver les textes et de continuer d’espérer qu’il y aura encore une personne au moins après nous pour faire durer nos os de phrases dans le temps des pierres littéraires”
    Mathieu Arsenault, La vie littéraire

  • #4
    Thomas Bernhard
    “Un chef d’État de cette Europe centrale où les chefs d’État peuvent, à bon droit, craindre à chaque instant pour leur vie, avait révélé à son confident un plan mis au point au cours de centaines de nuits d’insomnie, et qui devait permettre au chef de l’État de déserter l’État que, comme tous les autres chefs d’État d’Europe centrale font avec le leur, il avait bien entendu conduit systématiquement à la ruine la plus complète (L'imitateur)”
    Thomas Bernhard, The Voice Imitator

  • #5
    Lewis Carroll
    “She generally gave herself very good advice, (though she very seldom followed it).”
    Lewis Carroll, Alice’s Adventures in Wonderland / Through the Looking-Glass

  • #6
    Lewis Carroll
    “Fury said to a mouse, That he met in the house, "Let us both go to law: I will prosecute you.—Come, I'll take no denial; We must have a trial: For really this morning I've nothing to do." Said the mouse to the cur, "Such a trial, dear Sir, With no jury or judge, would be wasting our breath." "I'll be judge, I'll be jury," Said cunning old Fury: "I'll try the whole cause, and condemn you to death.”
    Lewis Carroll, Alice in Wonderland Collection – All Four Books: Alice in Wonderland, Alice Through the Looking Glass, Hunting of the Snark and Alice Underground

  • #7
    Jean-Philippe Jaworski
    “Il y a mourir et mourir. La mort, c'est comme la vie ; on crève en gueux, en bourgeois ou en aristocrate. Et voilà que je me préparais une fin bien minable, celle d'un porc suspendu à son crochet.”
    Jean-Philippe Jaworski, Janua vera

  • #8
    China Miéville
    “Ils se laissèrent porter en direction du nord, vers la gare de Perdido. Ils tournaient lentement, revigorés par cette présence urbaine massive, profane, en dessous d'eux, par ce lieu fécond, grouillant, tel qu'aucun de leurs semblables n'en avait jamais connu jusque là. Partout, le moindre secteur – ponts obscurs, hôtels particuliers vieux de cinq siècles, bazars tortueux, entrepôts de béton, tours, péniches d'habitation, taudis répugnants et parcs au cordeau – grouillait de nourriture. C'était une jungle dépourvue de prédateurs. Un terrain de chasse.”
    China Miéville, Perdido Street Station: Tome 1

  • #9
    Wajdi Mouawad
    “L'enfance est un couteau planté dans la gorge.”
    Wajdi Mouawad, Incendies

  • #10
    Catherine Mavrikakis
    “Je me souviens encore de ce fibrome bleu au bout de Veronica Lane, de cette demeure métallique qui avait quelque chose du bunker. C’était notre chez nous. La maison semblait bien davantage être les vestiges d’une quelconque apocalypse qu’une promesse gonflée d’avenir.”
    Catherine Mavrikakis, Le ciel de Bay City

  • #11
    Christopher Priest
    “J’avais atteint l’âge de mille kilomètres. De l’autre côté de la porte, les membres de la guilde des Topographes du Futur s’assemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi apprenti. Au-delà de l’impatience et de l’appréhension de l’instant, en quelques minutes allait se jouer ma vie.”
    Christopher Priest, The Inverted World

  • #12
    Virginie Despentes
    “J’écris donc d’ici, de chez les invendues, les tordues, celles qui ont le crâne rasée, celles qui ne savent pas s’habiller, celles qui ont peur de puer, celles qui ont les chicots pourris, celles qui ne savent pas s’y prendre, celles à qui les hommes ne font pas de cadeau, celles qui baiseraient n’importe qui voulant bien d’elles, les grosses putes, les petites salopes, les femmes à chatte toujours sèche, celles qui ont un gros bides, celles qui voudraient être des hommes, celles qui se prennent pour des hommes, celles qui rêvent de faire hardeuses, celles qui n’en ont rien à foutre des mecs mais que leurs copines intéressent, celles qui ont un gros cul, celles qui ont les poils drus et bien noirs et qui ne vont pas se faire épiler, les femmes brutales, bruyantes, celles qui cassent tout sur leur passage, celles qui n’aiment pas les parfumeries, celles qui se mettent du rouge trop rouge, celles qui sont trop mal foutues pour pouvoir se saper comme des chaudasses mais qui en crèvent d’envie, celles qui veulent porter des fringues d’hommes et la barbe dans la rue, celles qui veulent tout montrer, celles qui sont pudiques par complexe, celles qui ne savent pas dire non, celles qu’on enferme pour les mater, celles qui font peur, celles qui font pitié, celles qui ne font pas envie, celles qui ont la peau flasque, des rides plein la face, celles qui rêvent de se faire lifter, liposucer, péter le nez pour le refaire mais qui n’ont pas l’argent pour le faire, celles qui ne ressemblent à rien, celles qui ne comptent que sur elles-mêmes pour se protéger, celles qui ne savent pas être rassurantes, celles qui s’en foutent de leurs enfants, celles qui aiment boire jusqu’à se vautrer par terre dans les bars, celles qui ne savent pas se tenir.”
    Virginie Despentes, King Kong théorie

  • #13
    Patrick Süskind
    “Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque qui pourtant ne manqua pas de génies abominables.”
    Patrick Süskind, Perfume: The Story of a Murderer

  • #14
    Jean-Philippe Jaworski
    “Parmi les nombreuses maîtresses que vous avez troussées, avouez qu’il y en a une ou deux qui vous ont laissé des échardes dans le saignant. Il ne s’agit jamais de la plus belle, de la plus douce, de la plus prestigieuse, non, non… En général, ce serait plutôt une conquête de seconde catégorie, levée parce qu’elle était piquante, que vous avez prise pour l’aventure d’un soir. Et voici que la sournoise vous a ferré, en embuscade! (nouvelle "Le sentiment du fer")”
    Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer

  • #15
    Jean-Philippe Jaworski
    “Dans l’ombre, on devinait des fantômes horribles : le cul souillé d’une morte ; le rictus d’un vieux abandonné les pieds dans l’âtre ; le mutisme compissé d’un bambin dans un recoin. (nouvelle "L'elfe et les égorgeurs")”
    Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer

  • #16
    Jean-Philippe Jaworski
    “C’est ainsi que j’ai intégré l’industrieuse société des goujats, cette vaste caravane qui met ses pas dans ceux de l’armée et sans laquelle nulle campagne ne pourrait se faire. (nouvelle "Profanation")”
    Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer

  • #17
    Jean-Philippe Jaworski
    “– D’accord, grommelle Radswin, c’est bien vu. Mais c’est suffisant pour convaincre tes ras que ça n’a rien à voir avec le dragon. Quelle idée de leur parler de mines?
    – Parce que ce sont des mines! s’enthousiasme Littyllytig. Dans la vieille tradition gnomique de Dun Heahcnawan, on transmet le souvenir de ces mines hydrauliques, mais je n’imaginais pas qu’elles aient pu exister dans le Kluferfell, ni qu’elles aient pu être si gigantesques! (nouvelle "Désolation")”
    Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer

  • #18
    Jean-Philippe Jaworski
    “Au matin de ses cent dix ans, Lusinga sut qu’elle ne pourrait plus repousser l’épreuve : il lui faudrait affronter le visage de sa mort. (nouvelle "La troisième hypostase")”
    Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer

  • #19
    Ransom Riggs
    “We cling to our fairy tales until the price for believing in them becomes too high.”
    Ransom Riggs, Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

  • #20
    Ransom Riggs
    “I liked this idea: that peculiarness wasn't a deficiency, but an abundance; that it wasn't we who lacked something normals had, but they who lacked peculiarness. That we were more, not less.”
    Ransom Riggs, Hollow City

  • #21
    Ransom Riggs
    “It had become one of the defining truths of my life that, no matter how I tried to keep them flattened, two-dimensional, jailed in paper and ink, there would always be stories that refused to stay bound inside books.”
    Ransom Riggs, Library of Souls

  • #22
    Denis Diderot
    “Comment s’étaient-ils rencontrés? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils? Que vous importe? D’où venaient-ils? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils? Le maître ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.”
    Denis Diderot

  • #23
    Réjean Ducharme
    “Elle était trop vigoureuse, elle m’a épuisé. J’ai capitulé. Tout étourdi, soumis d’avance à ses conditions. […] Elle m’a fait asseoir à table et noué la nappe autour du cou ; fait fermer les yeux et défendu de grouiller, pour ma santé…

    Puis j’ai entendu cliqueter dans mon cou. Elle me coupait les cheveux! Elle me recoiffait à son goût (Va savoir)”
    Réjean Ducharme

  • #24
    Michel Tremblay
    “MARIE-LOUISE. […] J’ai lu dans le Sélection, l’aut’jour, qu’une famille c’est comme une cellule vivante, que chaque membre de la famille doit contribuer à la vie de la cellule… Cellule mon cul… Ah! Oui, pour être une cellule, c’est une cellule, mais pas de c’te sorte-là! Nous autres, quand on se marie, c’est pour être tu-seuls ensemble. Toé [Léopold], t’es tu-seule, ton mari à côté de toé est tu-seul, pis tes enfants sont tu-seuls de leur bord… Pis tout le monde se regarder comme chien et chat… Une gang de tu-seuls ensemble, c’est ça qu’on est!”
    Michel Tremblay, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou

  • #25
    Yves Meynard
    “On dit que le Vaisseau est si immense qu’un enfant pourrait marcher toute sa vie le long de la nef vers le chœur, sans jamais l’atteindre ; que ce seraient ses petits-enfants qui atteindraient finalement les murs de la Cité de Contrôle, et qui tambourineraient sur les vantaux d’uranium, dans le vain espoir d’être admis à l’intérieur… (nouvelle "Équinoxe")”
    Yves Meynard, L'Enfant des Mondes Assoupis

  • #26
    “Lucien a perdu son
    chagrin mais Monique
    le châle à la gorge
    profonde dans ses propos
    parade ces jours-ci
    en Holstein pour son pimp
    ant de mari (p. 20)”
    Marc-Antoine K. Phaneuf, Fashionably, tales : une épopée des plus brillants exploits

  • #27
    André Marois
    “Son âge! Jusqu’à la fin de ses jours, Hugo en entendrait parler. Parce qu’il se retrouvait, à quatorze ans, le dernier-né des Québécois. Après sa naissance, plus un seul nourrisson n’avait vu le jour dans ce petit coin de la planète.

    Quand Hugo regardait ses parents, il lisait son propre avenir: un poste de contrôleur pour le réso, avec prime au rendement et quatre semaines de vacances en fin de carrière. Que le blues commence!

    Pourtant, il s’en passait des choses sur le réso. Hugo le savait, car il était l’un des rares civils à pouvoir s’y promener librement. Et il y faisait parfois d’étranges découvertes…”
    André Marois, Les Voleurs d'espoir

  • #28
    Ágota Kristóf
    “Nous écrirons : « Nous mangeons beaucoup de noix », et non pas : « Nous aimons les noix », car le mot « aimer » n’est pas sûr, il manque de précision et d’objectivité. […] Les mots qui définissent les sentiments sont très vagues; il vaut mieux éviter leur emploi et s’en tenir à la description des objets, des êtres humains et de soi-même, c’est-à-dire à la description fidèles des faits.”
    Ágota Kristóf, Le grand cahier

  • #29
    Virginie Despentes
    “J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n’échangerais ma place contre aucune autre parce qu’être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n’importe quelle autre affaire.

    Je trouve ça formidable qu’il y ait aussi des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d’autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d’autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l’école. Formidable qu’il y en ait de très douces, d’autres épanouies dans leur féminité, qu’il y en ait de jeunes, très belles, d’autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu’elles sont conviennent. C’est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n’écrirais pas ce que j’écris si j’étais belle, belle à changer l’attitude de tous les hommes que je croise.

    C’est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j’ai parlé hier et que je recommence aujourd’hui (p. 9-10).”
    Virginie Despentes, King Kong théorie

  • #30
    Antoine Volodine
    “...il y a ce qui subsiste d’une usine dont le cœur atomique est en feu depuis trois cent soixante-deux ans.”
    Antoine Volodine, Des anges mineurs: narrats



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