Poésie Quotes

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Paul Éluard
“The curve of your eyes goes around my heart,
A round of dance and sweetness,
Halo of time, nocturnal and safe cradle,
And if I don't know any more all that I've lived through
It's because I haven't always been seen by you.”
Eluard

Charles Baudelaire
“Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !”
Charles Beaudelaire

“Extraits de la poésie: Vous génies, muselés....
Nous sommes les talents jamais accomplis délaissés,
Eux qui, sans cesse, bricolent l’inachevé
Des œuvres mortes toujours vitupérées,
Des fils d’Ariane emmêlés !”
Abdou Karim GUEYE Poésie Comme un amas de pyramides inversées

Paul Bourget
“Il faut vivre comme on pense, sans quoi l'on finira par penser comme on a vécu.”
Paul Bourget

Georges Duhamel
“Qu’un poète élève la voix, qu’un musicien saisisse son violon, qu’un peintre ou qu’un sculpteur surprenne et fixe les raisons de la vie, qu’un véritable créateur surgisse en quelque endroit du globe, et je dis que ma patrie est là même où cet homme respire, je dis que ma patrie est en tout lieu que je peux connaître et chérir à travers l’âme d’un poète.”
Georges Duhamel, La missione del poeta

Louis Aragon
“Croire au soleil quand tombe l'eau.”
Louis Aragón

“On sait pas comment faire pour jamais oublier
parce que j'pense que le vrai problème c'est ça
c'est pas qu'on s'aime pus
c'est qu'on oublie
pis qu'on a pas appris comment faire vieillir la manière de se dire qu'on s'aime.”
Steve Gagnon, Ventre

Antonin Artaud
“Il y a dans toute poésie une contradiction essentielle. La poésie, c'est de la multiplicité broyée et qui rend des flammes. Et la poésie, qui ramène l'ordre, ressuscite d'abord le désordre, le désordre aux aspects enflammés; elle fait s'entre-choquer des aspects qu'elle ramène a un point unique : feu, geste, sang, cri.
Ramener la poésie et l'ordre dans un monde dont l'existence même est un défi a l'ordre, c'est ramener la guerre et la permanence de la guerre; c'est amener un état de cruauté appliqué, c'est susciter une anarchie sans nom, l'anarchie des choses et des aspects qui se réveillent avant de sombrer et de se fondre a nouveau dans l'unité. Mais celui qui réveille cette anarchie dangereuse en est toujours la première victime”
Antonin Artaud

“Déjà ton âme se fane,
Elle devient bleue.”
Anonyme

“Je veux visiter
une femme étrangère.
Je veux deviner des énigmes
dans l'homme.
Je délie les courroies de mes bottes,
je cherche dans l'homme et
je cherche dans la femme,
je fais disparaître les rides des femmes.”
Anonyme

“Voici ton âme, voici tes richesses, voici ta vertu.
Tu délivres la semence de ton membre.”
Anonyme

“Il y a de l'eau dans ma bouche
et mes lèvres retiennent des flots.”
Anonyme

“Des cents artères, des milles veines les médianes que voici se sont arrêtées et avec elles les extrémités ont cessé.”
Anonyme

“l'embaumeur lui avait collé la bouche avec du ciment
et la dernière image qu'il laissa de lui
fut très loin de celle qu'on lui avait connue
« il se ressemble davantage
sur ses portraits », disait-on
et dans sa barque funéraire
on ne mit en vérité que peu de choses
sinon le drame d'une vie qu'il ne trouva pas la force d'achever”
Gérald Godin

“La poésie, pour moi, n'est pas évasion mais bien plutôt invasion. Invasion de l'univers extérieur par le monde du dedans. Pour agir, le poète doit être habité.”
Roland Giguère

“Les branches de la nuit tombèrent,
coupant mes plumes comme je passais.”
Anonyme

Comte de Lautréamont
“S’il est quelquefois logique de s’en rapporter à l’apparence des phénomènes, ce premier chant finit ici. Ne soyez pas sévère pour celui qui ne fait encore qu’essayer sa lyre : elle rend un son si étrange ! Cependant, si vous voulez être impartial, vous reconnaîtrez déjà une empreinte forte, au milieu des imperfections. Quant à moi, je vais me remettre au
travail, pour faire paraître un deuxième chant, dans un laps de temps qui ne soit pas trop retardé. La fin du dix-neuvième siècle verra son poète (cependant, au début, il ne doit pas commencer par un chef d’œuvre, mais suivre la loi de la nature) ; il est né sur les rives américaines, à l’embouchure de la Plata, là où deux peuples, jadis rivaux, s’efforcent actuellement de se surpasser par le progrès matériel et moral. Buenos-Ayres, la reine du Sud, et Montevideo, la coquette, se tendent une main amie, à travers les eaux argentines du grand estuaire. Mais, la guerre éternelle a placé son empire destructeur sur les campagnes, et moissonne avec joie des victimes nombreuses. Adieu, vieillard, et pense à moi, si tu m’as lu. Toi, jeune homme, ne désespère point ; car, tu as un ami dans le vampire, malgré ton opinion contraire. En comptant l’acarus sarcopte qui produit la gale, tu auras deux amis !”
Comte de Lautréamont, Maldoror = Les Chants de Maldoror, together with a translation of Lautréamont's Poésies

Comte de Lautréamont
“Race stupide et idiote ! Tu te repentiras de te conduire ainsi. C’est moi qui te le dis. Tu t’en repentiras, va ! tu t’en repentiras. Ma poésie ne consistera qu’à attaquer, par tous les moyens, l’homme, cette bête fauve, et le Créateur, qui n’aurait pas dû engendrer une pareille vermine. Les volumes s’entasserons sur les volumes, jusqu’à la fin de ma vie, et, cependant, l’on n’y verra que cette seule idée, toujours présente à ma conscience !”
Comte de Lautréamont

Victor Hugo
“Oh! aimer une femme! être prêtre! être haï! l'aimer de toutes les fureurs de son âme, sentir qu'on donnerait pour le moindre de ses sourires son sang, ses entrailles, sa renommé, son salut, l'immortalité et l'éternité, cette vie et l'autre ; regretter de ne pas être roi, génie, empereur, archange, dieu, pour lui mettre un plus grand esclave sous les pieds ; l'étreindre nuit et jour de ses rêves et de ses pensées ; et la voir amoureuse d'une livrée de soldat ! et n'avoir à lui offrir qu'une sale soutane de prêtre dont elle aura peur et dégoût!”
Victor Hugo, The Hunchback of Notre-Dame

Catherine Pozzi
“Je ne sais pas de qui je suis la proie
Je ne sais pas de qui je suis l'amour”
Catherine Pozzi, Catherine Pozzi: Poemes/Gedichte/Poems

Alphonse de Lamartine
“L'isolement

Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : " Nulle part le bonheur ne m'attend. "

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !”
Alphonse de Lamartine, Antologija francuskog pjesništva

Julie Turconi
“Bonheur fissuré,
Patchée de bris et de peu
Masquer les rides
Pour écarter la peur
Illusoire mascarade
Avant que le rideau ne tombe”
Julie Turconi, Les petits riens

“Laisser seulement
la trace de mes pas
dans tes parages
me peine beaucoup”
Anonyme

Arthur Rimbaud
“Ma bohème

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !”
Arthur Rimbaud, Poésies

“J'ai en main les avirons.
Je ne puis revenir en arrière.
Je suis déjà en avant.”
Anonyme

Sylvie Bérard
“L’écriture est un moyen de saisir l’instant. Pas comme dans l’expression carpe diem, parce que l’écriture en simultané, tout comme la prise frénétique de photos, masque le réel au moment où il se produit, empêche de vivre le voyage. L’écriture n’est pas une photo qui figerait à jamais une seconde d’intense singularité – quitte à la provoquer, comme le font parfois les photographes. Elle est un cliché à postériori, qui essaie d’embrasser tout le souvenir de l’instant. Dans le petit ou grand écart entre le temps racontant et le temps raconté se situe tout le jeu et tout l’enjeu des récits – ceux du réel ou ceux de la fiction. La poésie, elle qui ne nécessite pas la narration, permet de condenser les temps en une seule énonciation qui les contient tous.”
Sylvie Bérard, Oubliez

“Mon rêve ressemble
à une paix
qui se bat
pour sa tranquilité”
Josephine Bacon, Bâtons à message: Tshissinuatshitakana

“Si j'étais ce pigeon qui vomit
sur les hommes de bronze
fausses idoles carnassiers ivres
se tâtant le pectoral gauche
avec la main droite
lavée par les colombes

Qui d'autre est capable
de provoquer l'amnésie
octroyer la carence
à ceux qu'il gouverne

Qui d'autre sait appeler union
ce qui est discorde
pour s'arracher le premier
pour s'arracher le meilleur
des confins de toutes les colonies

qui d'autre sait appeler croissance
ce qui est régression”
Natasha Kanapé Fontaine, Bleuets et abricots

Pierre Nepveu
“Apparence de paix

Pas de carnage ici, pas de mise à mort.
Les drames de l'histoire sont parfois
comme une musique qui demeure
au fond d'un champ où l'on marche
parmi le bruissement du maïs,
aimanté par des oiseaux fous
à l'orée du bois et sous un ciel
que strie la fumée blanche d'un avion
— en haute altitude, des voyageurs sans doute
sirotent l'apéro dans une carlingue
qui les protège du froid absolu —
mais ici-bas sous le vent tiède de septembre
la terre joue sa partition
ancienne, les enfant des fermes
s'en sont allés en sifflant dans l'herbe
et des veuves inconsolables hantent toujours
les parages de la rivière que l'on dit
paresseuse, à croire que le jour entier
va refermer sur elle sa masse bleue,
elles seront dans la caverne du temps,
les années chanteront leur absence
et très haut, oiseaux et bolides
iront vers ailleurs en ignorant tout
de leurs peines, leurs douleurs, leurs coffres
remplis de robes d'un autre âge.”
Pierre Nepveu, Lignes aériennes

“J’ai hurlé dans le noir des parois de mon ventre quand j’ai demandé après toi. L’enfermée le sang la tache.”
France Théoret, Bloody Mary

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