L'ordre libertaire Quotes

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L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus by Michel Onfray
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“Pour n'avoir pas eu d'indignations sélectives, pour avoir condamné tout totalitarisme indépendamment de sa couleur, il concentra sur son nom la haine de la droite qui lui reprochait sa critique des dictatures fascistes et celle de la gauche marxiste qui lui en voulait de dénoncer les camps soviétiques. Sa pièce de théâtre ne parvint pas à créer un mythe antifasciste, mais elle contribua à la construction de la pensée d'un philosophe antifasciste qui agit, par-delà les années, non pas comme un mythe, mais comme une référence grâce à son ontologie politique libertaire, l'autre nom d'une arme de guerre antifasciste redoutable: la Résistance.”
Michel Onfray, L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus
“Le battaglie intorno all'Uomo in rivolta riattivano quella che era stata la posta in gioco durante la Prima Internazionale, in cui, fin dal Settembre 1866 a Ginevra, si erano trovati opposti da una parte Marx e dall'altra Bakunin e Proudhon, vale a dire due forme di socialismo: la formula autoritaria dell'intellettuale tedesco e l'opzione libertaria dell'orco russo e dell'anarchico francese. Marx non si è tirato indietro di fronte a nulla pur di raggiungere il proprio scopo, e cioè l'egemonia del movimento operaio internazionale: intrighi, colpi bassi, disinformazione, calunnie, maldicenze, insinuazioni sulle persona di Bakunin. Una tecnica che ricorda quella della coppia Jeanson-Sartre contro Camus.”
Michel Onfray, L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus
tags: marx
“Sorti de la bibliothèque, il serre sous son bras les trésors empruntés. La lumière des réverbères permet de commencer la lecture dans la rue. La psyché du futur philosophe se nourrit de ce monde inédit, méconnu, inconnu. Camus découvre le formidable pouvoir des mots, la magie de la lecture, l'immense puissance des livres. Rentré chez lui, il pose le volume sur la toile cirée de la table de la cuisine, le place sous le rond de lumière de la lampe à pétrole, l'ouvre et le lit. Le monde autour de lui disparaît; il entre de plain-pied dans un univers qui le sauve. Le livre ramasse le monde des antimondes.”
Michel Onfray, L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus
“In una sua Défence à l'homme révolté, Camus, che poteva contare i suoi sostenitori sulle dita di una mano, sviluppa da solo la propria difesa. A differenza di quanto la stampa comunista, assieme a Sartre e ai sartriani, gli ha rimproverato con estrema rabbia, non ha voluto criticare la rivoluzione e il socialismo, ma il nichilismo storico che porta a giustificare il crimine legalizzato in nome di un ideale rivoluzionario, ideale sfortunatamente deviato. Camus non è un controrivoluzionario, ma un rivoluzionario contro; contro i campi, contro il filo spinato, contro la formula bolscevica del marxismo, contro l'uso che Lenin fa di Marx, contro il totalitarismo marxista-leninista.”
Michel Onfray, L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus
“L'année 1936, dans ses Carnets, Camus écrit à propos d'une conversation qu'il eut avec son ancien professeur de philosophie, Jean Grenier, à propos du communisme: "Toute la question est celle-ci: pour un idéal de justice, faut-il souscrire à des sottises? On peut répondre oui: c'est beau. Non: c'est honnête". De 1935 à 1937, l'auteur de Noces a choisi la beauté; ensuite, et jusqu'à la fin de sa brève existence en janvier 1960, le philosophe de L'Homme révolté a opté pour l'honnêteté - ce qui, somme toute, ne manquait pas de beauté.”
Michel Onfray, L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus
“Camus recours donc à la raison allégorique. Un pari risqué avec les lecteurs sans imagination ontologique - du genre Barthes ou Sartre. De la même façon que La Fontaine utilise cette même raison allégorique (ou bien encore Orwell dans la Ferme des animaux un livre qui parait dans sa traduction française la même année que le roman de Camus), et le philosophe déconstruit le fascisme sans souci de savoir s'il est brun ou rouge, s'il sévit au nom de la Race ou du Prolétariat, s'il sert Dieu ou le Diable. Au contraire des partisans ayant renoncé à leur intelligence et à leur esprit critique, Camus n'a pas l'indignation sélective. La radicalité de sa dénonciation est simple, elle s'enracine dans la parole d'un père absent, mais présent par ses leçons.”
Michel Onfray, L'ordre libertaire: la vie philosophique d'Albert Camus