Manuela > Manuela's Quotes

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  • #1
    Amal El-Mohtar
    “Par cette lettre, je suis donc à toi. Pas à Jardin ou à ta mission, à toi, rien qu’à toi.
    Et je suis aussi tienne d’autres manières : tienne quand je scrute le monde à la recherche d’un signe de toi, avec l’apophénie d’un haruspice ; tienne quand je réfléchis aux méthodes, aux motifs, aux chances de distribution ; tienne quand je passe en revue tes mots, étudie leur ordre, leur son, leur odeur, leur goût, prenant garde à ce qu’aucun de ces souvenirs ne s’émousse. À toi.”
    ― Amal El-Mohtar, This Is How You Lose the Time War

  • #2
    Daniel Keyes
    “Toutes ces lignes droites sur les murs, sur le plancher, dans les coins et qui forment des boîtes… comme des cercueils. Le seul moyen que j’aie de me débarrasser de ces boîtes, c’est de boire quelques verres. Alors, toutes les lignes se mettent à onduler et à se tortiller, et je trouve que tout va beaucoup mieux dans le monde.”
    ― Daniel Keyes, Flowers for Algernon

  • #3
    Amal El-Mohtar
    “J’aimerais parfois pouvoir être moins farouche avec toi. Non… Je me dis parfois que je devrais avoir envie d’être moins farouche. Que ceci – quoi que ce soit – serait mieux servi par de la tendresse, de la douceur et de la gentillesse. Au lieu de ça, je parle de faire jaillir la sève de tes entrailles avec des roseaux. J’espère que tu me le pardonneras. La douceur, chez moi, est souvent factice, mais la fausseté me fuit lorsque je t’écris.”
    ― Amal El-Mohtar, This Is How You Lose the Time War

  • #3
    Amal El-Mohtar
    “Tu écris que ma lettre t’a trouvée à un moment où tu avais faim. Comment te dire ce que cela représente pour moi d’avoir pu t’apprendre ça – de l’avoir partagé, en quelque sorte, de t’avoir contaminée. J’espère que ce n’est pas un fardeau, et en même temps, je veux que cela te marque à vif. Je veux que tes appétits égalent mon désir de les satisfaire, une lettre-graine après l’autre.”
    ― Amal El-Mohtar, This Is How You Lose the Time War

  • #4
    Amal El-Mohtar
    “Mais je te regarde, Rouge, et me reconnais beaucoup en toi ; un désir d’être seule, parfois, de comprendre qui je suis sans le reste. Et ce à quoi je retourne : la conscience que je considère comme un moi pur, inéluctable… c’est la faim. Le désir. Le désir de posséder, de devenir, de se briser telle une vague sur un rocher, de se reformer, puis de se briser encore et d’être emportée. C’est un élément indispensable à tout écosystème, mais cette incapacité à être satisfaite dérange les autres. Il est difficile, très difficile de se lier d’amitié quand on désire consumer, de trouver ceux qui, quand ils demandent « Es-tu encore là ? », quand ils terminent leur lettre par « À toi », pensent vraiment ce qu’ils disent.”
    ― Amal El-Mohtar, This Is How You Lose the Time War

  • #4
    Jean-Christophe Grangé
    “Ils tournaient, volaient, virevoltaient, frappaient l'air ou demeuraient en suspens, avec une simultanéité parfaite.
    Deux êtres humains tendant leur énergie en offrande à une liberté rêvée, gagnant en échange une harmonie, une complicité qu'ils n'auraient pu espérer dans aucun autre contexte. Pas même dans l'amour physique. Surtout pas dans l'amour physique.”
    ― Jean-Christophe Grangé, Miserere

  • #5
    Jean-Christophe Grangé
    “Que tu le croies ou non, je suis avant tout une victime. La victime ordinaire de faits extraordinaires. A moins que cela ne soit l'inverse. La victime extraordinaire de faits qui, dans toute leur laideur, n'ont fait que révéler la violence ordinaire de l'homme.”
    ― Jean-Christophe Grangé, Miserere

  • #5
    Isaac Asimov
    “C’était une fille glaciale, commune et incolore, qui se protégeait des atteintes d’un monde qui ne lui inspirait que de la répulsion par un masque d’impassibilité et une hypertrophie de l’intellect.”
    ― Isaac Asimov, I, Robot

  • #6
    Amal El-Mohtar
    “Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Je t’écrirai dans les vagues. Dans les cieux. Dans mon cœur. Tu ne le verras jamais, mais tu sauras. Je serai tous les poètes : je les tuerai, je prendrai leur place, et toutes les déclarations écrites, dans tous les brins, te seront destinées.”
    ― Amal El-Mohtar, This Is How You Lose the Time War

  • #6
    Jean-Christophe Grangé
    “Le long des allées, les maisons, toits rouges et façades de crépi blanc, se déployaient à perte de vue, comme des jouets sur une chaîne de production.
    Les gens qui habitaient ici finissaient-ils par tous vivre, penser, bouffer de la même façon ? Ou était-ce le contraire ? S'étaient-ils réunis ici parce qu'ils partageaient une seule et même existence ?”
    ― Jean-Christophe Grangé, Miserere

  • #7
    Amélie Nothomb
    “- Mais non, tu ne mourras pas.
    En effet : je mourais déjà. Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre : ce que tu aimes, tu vas le perdre. "Ce qui t'a été donné te sera repris" : c'est ainsi que je me formulai le désastre qui allait être le leitmotiv de mon enfance, de mon adolescence et des péripéties subséquentes. "Ce qui t'a été donné te sera repris" : ta vie entière sera rythmée par le deuil. [...] Et ce ne sera jamais que le premier deuil d'une série dont tu n'imagines pas la longueur. Deuil au sens fort, car tu ne récupéreras rien, car tu ne retrouveras rien.”
    ― Amélie Nothomb, Metafísica de los tubos

  • #7
    Jean-Christophe Grangé
    “Il aurait dû dire qu'aujourd'hui encore, il appelait sa femme d'une pièce à l'autre. Qu'au moindre détour de pensée, elle jaillissait dans sa conscience. Il faut que j'en parle à Nariné... Je dois appeler Nariné…”
    ― Jean-Christophe Grangé, Miserere

  • #8
    Michiko Aoyama
    “Les gens qui se moquent de moi aujourd'hui se moqueront aussi demain, quoi qu'il arrive. Ils se focaliseront sur des détails.”
    ― Michiko Aoyama, What You Are Looking for Is in the Library

  • #8
    Toshikazu Kawaguchi
    “On ne peut pas deviner ce que les gens ressentent. Parfois, on se méprend tellement sur leurs sentiments qu'on n'ose pas leur parler.”
    ― Toshikazu Kawaguchi, Before Your Memory Fades

  • #9
    Jean-Christophe Grangé
    “Il y avait bien longtemps qu'il ne jugeait plus personne. Il ne croyait plus à la trahison parce qu'il ne croyait plus aux serments.”
    ― Jean-Christophe Grangé, Miserere

  • #9
    Amal El-Mohtar
    “Je ne cesse d’éviter de mentionner ta lettre. J’ai l’impression que d’en parler restreindrait l’effet qu’elle m’a fait, l’amenuiserait. Je ne veux pas faire ça.”
    ― Amal El-Mohtar, This Is How You Lose the Time War

  • #10
    Jean-Christophe Grangé
    “Le sbire vit Kasdan. Changea de position. Arma. Tira. Un clic en retour. Son fusil était enrayé. Volokine comprit que Dieu était avec eux. Il leva son .45. Appuya. Un autre clic en écho. Dieu n'était avec personne.”
    ― Jean-Christophe Grangé, Miserere

  • #10
    Stephen  King
    “Seigneur, donne-moi un peu de SÉRÉNITÉ afin que j'accepte ce que je ne peux pas changer, un peu de TÉNACITÉ afin que je change ce qui peut l'être, et un peu de CHANCE afin que je ne déconne pas trop souvent.”
    ― Stephen King, The Green Mile

  • #11
    Stephen  King
    “Déjà il entrait dans son étreinte, et elle recevait son souffle, je vais te dire un grand secret, je t'attendais depuis tellement plus longtemps que mon temps de vie, tant de millénaires pour arriver jusqu'à toi, que tes mains se referment sur mon visage, je sais enfin pourquoi je respire, même si je ne respire plus en cette seconde, je vais te dire un grand secret, il est plus facile de mourir que de vivre, c'est pourquoi je vivrai pour toi, mon amour.”
    ― Stephen King, Different Seasons

  • #11
    Stephen  King
    “Nous avions réussi une fois de plus à détruire ce que nous étions incapables de créer.”
    ― Stephen King, The Green Mile

  • #12
    Michiko Aoyama
    “Rien n'est totalement acquis, de même que rien n'est totalement raté.”
    ― Michiko Aoyama, What You Are Looking for Is in the Library

  • #12
    Gabrielle Zevin
    “Promets-moi que quoi qu'il arrive, quelles que soient les petites crasses qu'on pourra se faire, on ne passera plus neuf ans sans s'adresser la parole. Promets-moi de toujours me pardonner et je m'engage à toujours te pardonner.”
    ― Gabrielle Zevin, Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow

  • #13
    Mariana Enriquez
    “- Va-t'en, mon amour, a-t-il dit. Laisse-moi. Moi, je ne peux pas partir, mais toi oui, tu peux échapper à tout ça, à moi, à eux. Il n'y a rien, Rosario, ce sont des champs de mort et de folie. Je suis la porte qui mène à ce néant et que je ne peux pas fermer. Il n'y a rien à chercher, rien à comprendre.
    - Je ne te quitterai jamais. Demande-moi autre chose.
    - Si tu ne pars pas, alors ne me laisse pas seul. Même si tu meurs. Hante-moi comme un fantôme, haunt me.
    - Evidemment. Je ferais n'importe quoi pour toi.”
    ― Mariana Enriquez, Our Share of Night

  • #13
    Stephen  King
    “Quelquefois je me demande comment les murs de ces maisons n'explosent pas sous la pression des choses atroces qui arrivent dans les rêves.”
    ― Stephen King, The Green Mile

  • #14
    Michiko Aoyama
    “- Tu ne crains pas de vieillir sans que ton roman soit reconnu à sa juste valeur ?
    - Hum..., a-t-il réfléchi, les yeux au ciel. Si, mais Haruki Murakami a publié son premier roman à 30 ans. Il y a travaillé avec acharnement durant une décennie.
    - Ah bon !
    - Mais comme je vais bientôt passer la barre des 30 ans, je me suis empressé de chercher l'écrivain suivant : Jirô Asada a fait ses début à 40 ans.”
    ― Michiko Aoyama, What You Are Looking for Is in the Library

  • #14
    Madeline Miller
    “Je le contemplais alors, en proie à un amour si intense qu'il semblait me déchirer les entrailles. Je dressai une liste de tout ce que je ferais pour lui. Me brûler la peau jusqu'à ce qu'elle pèle. M'arracher les yeux. Marcher à m'en mettre les os des pieds à vif, si seulement il pouvait être heureux et bien portant.”
    ― Madeline Miller, Circe

  • #15
    Michiko Aoyama
    “Le meilleur moyen de ne pas souffrir de la solitude, c'est de ne pas avoir de liens avec les autres.”
    ― Michiko Aoyama, La Forêt au clair de lune

  • #15
    Stephen  King
    “Le genre de coup qui fait saigner d'abord et souffrir ensuite.”
    ― Stephen King, The Green Mile

  • #16
    H.Y. Hanna
    “C'est l'une de ces dures vérités de la vie, n'est-ce pas, quand vous réalisez que ce n'est pas parce que vous aimez quelqu'un que vous serez toujours d'accord et que vous vous entendrez toujours ?”
    ― H.Y. Hanna, Till Death Do Us Tart

  • #16
    Michiko Aoyama
    “Jusqu'à ce jour, j'avais toujours marché vers l'avant. Je pensais que la vie se développait en face de moi.
    Aujourd'hui, quel paysage verrais-je en regardant sur les côtés ?”
    ― Michiko Aoyama, What You Are Looking for Is in the Library



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