Mémoires d'Outre-Tombe Quotes
Mémoires d'Outre-Tombe
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François-René de Chateaubriand1,005 ratings, 3.88 average rating, 84 reviews
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Mémoires d'Outre-Tombe Quotes
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“A moral character is attached to autumnal scenes; the leaves falling like our years, the flowers fading like our hours, the clouds fleeting like our illusions, the light diminishing like our intelligence, the sun growing colder like our affections, the rivers becoming frozen like our lives--all bear secret relations to our destinies.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Alexander created cities everywhere he passed: I have left dreams everywhere I have trailed my life.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Il y a des temps où l’on ne doit dépenser le mépris qu’avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Purgatory surpasses heaven and hell in poetry, because it represents a future and the others do not.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Brothers in one great family, children lose their common features only when they lose their innocence, which is the same everywhere. Then the passions, modified by climate, government and customs, differentiate the nations; the human race ceases to speak and hear the same language: society is the true tower of Babel.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“[L]ike a kingfisher I have made my nest on the waves.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“La vie me sied mal; le mort m'ira peut-être mieux.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Life is spent hovering round our tomb. Our various sicknesses are but the winds which carry us more or less near to the haven. … Death is our friend, nevertheless we do not recognise it as such, because it presents itself to us under a mask, and that mask inspires us with terror.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“The Parisian bourgeoisie laugh at the bourgeoisie from a small town; the Court nobility mock the provincial nobility: the famous man scorns one who is unknown, without reflecting that time serves equal justice on their pretensions, and that they are all equally ridiculous or tedious in the eyes of succeeding generations.”
― Mémoires d'Outre-Tombe (English Edition): Memoirs from Beyond the Grave
― Mémoires d'Outre-Tombe (English Edition): Memoirs from Beyond the Grave
“This self-righteous arrogance led me to suppose that the religious mind suffered from a deficiency, which is exactly the deficiency suffered by the philosophical mind: a limited intelligence thinks it can see everything because it keeps its eyes open; a superior intelligence consents to close it eyes, for it perceives that everything is within.”
― Memoirs from Beyond the Grave: 1768-1800
― Memoirs from Beyond the Grave: 1768-1800
“It is a long way from these strict parents to the child-spoilers of today.”
― Memoirs from Beyond the Grave: 1768-1800
― Memoirs from Beyond the Grave: 1768-1800
“On a dit qu’une cité dont les membres auront une égale répartition de bien et d'éducation présentera aux regards de la Divinité un spectacle au-dessus du spectacle de la cité de nos pères.
La folie du moment est d'arriver à l'unité des peuples et de ne faire qu’un seul homme de l'espèce entière, soit ; mais en acquérant des facultés générales, toute une série de sentiments privés ne périra-t-elle pas ? Adieu les douceurs du foyer ; adieu les charmes de la famille ; parmi tous ces êtres blancs, jaunes, noirs, réputés vos compatriotes, vous ne pourriez vous jeter au cou d’un frère. N’y avait-il rien dans la vie d’autrefois, rien dans cet espace borné que vous aperceviez de votre fenêtre encadrée de lierre ? Au-delà de votre horizon vous soupçonniez des pays inconnus dont vous parlait à peine l’oiseau du passage, seul voyageur que vous aviez vu à l’automne.
C’était bonheur de songer que les collines qui vous environnaient ne disparaîtraient pas à vos yeux ; qu’elles renfermeraient vos amitiés et vos amours ; que le gémissement de la nuit autour de votre asile serait le seul bruit auquel vous vous endormiriez ; que jamais la solitude de votre âme ne serait troublée, que vous y rencontreriez toujours les pensées qui vous y attendent pour reprendre avec vous leur entretien familier. Vous saviez où vous étiez né, vous saviez où était votre tombe ; en pénétrant dans la forêt vous pouviez dire :
Beaux arbres qui m’avez vu naître,
Bientôt vous me verrez mourir”
― Mémoires d'Outre-Tombe
La folie du moment est d'arriver à l'unité des peuples et de ne faire qu’un seul homme de l'espèce entière, soit ; mais en acquérant des facultés générales, toute une série de sentiments privés ne périra-t-elle pas ? Adieu les douceurs du foyer ; adieu les charmes de la famille ; parmi tous ces êtres blancs, jaunes, noirs, réputés vos compatriotes, vous ne pourriez vous jeter au cou d’un frère. N’y avait-il rien dans la vie d’autrefois, rien dans cet espace borné que vous aperceviez de votre fenêtre encadrée de lierre ? Au-delà de votre horizon vous soupçonniez des pays inconnus dont vous parlait à peine l’oiseau du passage, seul voyageur que vous aviez vu à l’automne.
C’était bonheur de songer que les collines qui vous environnaient ne disparaîtraient pas à vos yeux ; qu’elles renfermeraient vos amitiés et vos amours ; que le gémissement de la nuit autour de votre asile serait le seul bruit auquel vous vous endormiriez ; que jamais la solitude de votre âme ne serait troublée, que vous y rencontreriez toujours les pensées qui vous y attendent pour reprendre avec vous leur entretien familier. Vous saviez où vous étiez né, vous saviez où était votre tombe ; en pénétrant dans la forêt vous pouviez dire :
Beaux arbres qui m’avez vu naître,
Bientôt vous me verrez mourir”
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Cette société, que j'ai remarquée la première dans ma vie, est aussi la première qui ait disparu à mes yeux. J'ai vu la mort entrer sous ce toit de paix et de bénédiction, le rendre peu à peu solitaire, fermer une chambre et puis une autre qui ne se rouvrait plus. J'ai vu ma grand'mère forcée de renoncer à son quadrille, faute des partners accoutumés; j'ai vu diminuer le nombre de ces constantes amies, jusqu'au jour où mon aïeule tomba la dernière. Elle et sa sœur s'étaient promis de s'entre-appeler aussitôt que l'une aurait devancé l'autre; elles se tinrent parole, et madame de Bedée ne survécut que peu de mois à mademoiselle de Boisteilleul.
Je suis peut-être le seul homme au monde qui sache que ces personnes ont existé. Vingt fois, depuis cette époque, j'ai fait la même observation; vingt fois des sociétés se sont formées et dissoutes autour de moi. Cette impossibilité de durée et de longueur dans les liaisons humaines, cet oubli profond qui nous suit, cet invincible silence qui s'empare de notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement.
Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah! qu'elle ne nous soit pas trop chère! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers et que l'on voudrait tenir éternellement sur son cœur?”
― Mémoires d'Outre-Tombe
Je suis peut-être le seul homme au monde qui sache que ces personnes ont existé. Vingt fois, depuis cette époque, j'ai fait la même observation; vingt fois des sociétés se sont formées et dissoutes autour de moi. Cette impossibilité de durée et de longueur dans les liaisons humaines, cet oubli profond qui nous suit, cet invincible silence qui s'empare de notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement.
Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah! qu'elle ne nous soit pas trop chère! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers et que l'on voudrait tenir éternellement sur son cœur?”
― Mémoires d'Outre-Tombe
“As a precaution against boredom, my bitter enemy, it would have suited me to be a great, but unknown artist, using my talent only for the benefit of my solitude.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“The chronicler, who was present at these events and once more recalls what he witnessed, inscribes his experiences, in an act of self-mutilation, onto his own body. In the writing, he becomes the martyred paradigm of the fate Providence has in store for us, and, though still alive, is already in the tomb that his memoirs represent.”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“La mort est belle, elle est notre amie : néanmoins, nous ne la reconnaissons pas, parce qu'elle se présente à nous masquée et que son masque nous épouvante.”
― Mémoires d’outre-tombe
― Mémoires d’outre-tombe
“How many other friends I will never meet again! Every night as he goes to bed, a man can count his losses; it’s only his years that do not leave him, though they pass.”
― Memoirs from Beyond the Grave: 1768-1800
― Memoirs from Beyond the Grave: 1768-1800
“There are only two true things: intelligent religion and youthful love, which is to say the future and the present. The rest is not worth the trouble”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Cette société, que j'ai remarquée la première dans ma vie, est aussi la première qui ait disparu à mes yeux. J'ai vu la mort entrer sous ce toit de paix et de bénédiction, le rendre peu à peu solitaire, fermer une chambre et puis une autre qui ne se rouvrait plus. J'ai vu ma grand'mère forcée de renoncer à son quadrille, faute des partners accoutumés; j'ai vu diminuer le nombre de ces constantes amies, jusqu'au jour où mon aïeule tomba la dernière. Elle et sa sœur s'étaient promis de s'entre-appeler aussitôt que l'une aurait devancé l'autre; elles se tinrent parole, et madame de Bedée ne survécut que peu de mois à mademoiselle de Boisteilleul. Je suis peut-être le seul homme au monde qui sache que ces personnes ont existé. Vingt fois, depuis cette époque, j'ai fait la même observation; vingt fois des sociétés se sont formées et dissoutes autour de moi. Cette impossibilité de durée et de longueur dans les liaisons humaines, cet oubli profond qui nous suit, cet invincible silence qui s'empare de notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement. Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah! qu'elle ne nous soit pas trop chère! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers et que l'on voudrait tenir éternellement sur son cœur? ”
― Memoires D'Outre Tombe Lu Par Daniel Mesguich
― Memoires D'Outre Tombe Lu Par Daniel Mesguich
“l'infortune personnelle est une compagne un peu froide, mais exigeante ; elle vous obsède ; elle ne laisse de place à aucun autre sentiment, ne vous quitte point, s'empare de vos genoux et de votre couche.”
― Mémoires d’outre-tombe
― Mémoires d’outre-tombe
“Combien d'autres amis je ne rencontrerai plus ! L'homme, chaque soir en se couchant, peut compter ses pertes : il n'y a que ses ans qui ne le quittent point, bien qu'ils passent. Lorsqu'il en fait la revue et qu'il les nomme, ils répondent " Présents ! " Aucun ne manque à l'appel.”
― Mémoires d’outre-tombe
― Mémoires d’outre-tombe
“La menace du plus fort me fait toujours passer du côté du plus faible”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Je pense que sans la liberté il n'y a rien dans le monde; elle donne du prix à la vie”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
“Un arroyo se enguirnaldaba de dioneas; una multitud de efímeras bordoneaban a su alrededor. Había también pájaros mosca y mariposas que, con sus más brillantes galas, competían en esplendor con la variedad de colores de las flores. En medio de estos paseos y de estos estudios, me sentía a veces sorprendido por su futilidad. ¿Era posible que la Revolución, que se dejaba sentir ya sobre mí y me lanzaba a los bosques, no me inspirara nada más serio que esto? En el momento en que mi país se veía trastornado, ¿no me ocupaba yo más que de descripciones y de plantas, de mariposas y de flores? La individualidad humana sirve para medir la pequeñez de los más grandes acontecimientos. ¿Cuántos hombres son indiferentes a estos acontecimientos? ¿Por cuánto otros serán ignorados? Se estima la población total del globo entre mil cien y mil doscientos millones: muere un hombre por segundo; así, en cada minuto de nuestra existencia, de nuestras sonrisas, de nuestras alegrías, expiran sesenta hombres, sesentas familias gimen y lloran. La vida es una peste permanente. Esta cadena de luto y de funeral que nos envuelve no se rompe en absoluto, se prolonga; nosotros mismos constituimos un eslabón en ella. ¡Y luego magnifiquemos la importancia de estas catástrofes, de las que las tres cuartas del mundo no oirán nunca hablar! ¡Corramos detrás de una fama que no perdurará unas leguas más allá de la tumba! ¡Sumerjámonos en el océano de una felicidad de la que cada minuto transcurre entre sesenta féretros renovados sin cesar!”
― Mémoires d'Outre-Tombe
― Mémoires d'Outre-Tombe
