Maria C ’s Reviews > D'este Viver Aqui Neste Papel Descripto: Cartas da Guerra > Status Update
Maria C
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Como todos nós: não suspiro eu pelo mar português? Somos uma raça de saudosos do próprio umbigo, de amantes em diminutivo, fechados na nossa murmurante solidão: cada um de nós um búzio onde vêm ressoar os murmúrios domésticos e as vozes dos mortos e dos vivos que amamos.
E se te perguntarem, canção, porque não morro
Podes-lhes responder que porque morro
Camões nos deixou inteiros, nestes versos de exílio.
— Mar 13, 2026 04:05PM
E se te perguntarem, canção, porque não morro
Podes-lhes responder que porque morro
Camões nos deixou inteiros, nestes versos de exílio.
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Maria ’s Previous Updates
Maria C
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«Que triste é desejar que o tempo passe»
[How sad it is to wish time away.]
— Mar 07, 2026 03:38PM
[How sad it is to wish time away.]
Maria C
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«Gosto tudo de ti. Lembra-te de mim, sim? Milhões e milhões de ternos beijinhos.
António.
ATÉ AO FIM DO MUNDO. »
— Mar 05, 2026 01:52AM
António.
ATÉ AO FIM DO MUNDO. »
Maria C
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7.1.71
Meu amor
Escrevo-te durante uma breve paragem na Madeira, já cheio de saudades. Tenho dormido um pouco e não tenho enjoado. A comida é óptima, há orquestra a tocar, e o tabaco americano custa o mesmo que o Sagres. (...) Coragem e paciência, como tens tido até agora. Mil beijos para ti e para o nosso filho. (...) Lembra-te de mim.
António.
— Feb 10, 2026 11:47AM
Meu amor
Escrevo-te durante uma breve paragem na Madeira, já cheio de saudades. Tenho dormido um pouco e não tenho enjoado. A comida é óptima, há orquestra a tocar, e o tabaco americano custa o mesmo que o Sagres. (...) Coragem e paciência, como tens tido até agora. Mil beijos para ti e para o nosso filho. (...) Lembra-te de mim.
António.
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Ce que tu dis est juste, Maria. La fidélité d'une traduction s'arrête là où commencent les propriétés spécifiques d'une langue, ses diminutifs, ses inversions. En effet, la question n'est pas de savoir si une traduction est " bonne" ou "fidèle ", mais ce qu'une langue peut ou ne peut pas transférer vers une autre. Le français exige une sobriété syntaxique que le portugais n'exige pas, et, surtout, la traduction n'est pas une copie. Jamais. Elle transporte le sens, mais elle ne peut pas transporter l'architecture linguistique qui le rendait possible dans la langue d'origine. Je pensais à ce que tu disais sur les nuances intraduisibles, et un exemple français m'est revenu - " se regarder le nombril jusqu'à en attraper le torticolis ". Assez ambigu, quoi.. Ça veut dire qu'une personne est tellement centrée sur elle-même qu'elle finit par perdre toute perspective - une forme d'égocentrisme poussé jusqu'au ridicule. En portugais, on peut traduire les mots, mais on perd l'esprit même de l'expression, toute sa saveur.
Ce que tu fais me réjouit énormément, Maria.
Merci beaucoup pour l'intérêt contagieux que tu y mets.
De rien. Ce n’était pas exactement ce que je voulais dire. Désolée, je me suis mal exprimée. Je ne voulais pas comparer les langues française et portugaise, mais parler de contextes culturels.Merci, Théo.
Il m'a fallu un moment pour comprendre d'où venait notre malentendu, et plus j'y réfléchis, plus je réalise qu'il ne vient pas de toi, mais de moi, Maria. C'est une extrapolation que j'ai faite tout seul, presque automatiquement. Mais ce phénomène est fascinant.Il montre à quel point langue et culture sont intimement liées, au point que l'on peut passer de l'une à l'autre sans même s'en rendre compte. Tu vois, la communication est toujours filtrée par ce que nous sommes. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de regarder les choses. Il y a simplement des perspectives qui se rencontrent, s'enrichissent. Pourtant, j'aime bien notre dynamique. J'aime que nos idées se croisent, parfois de manière inattendue. Dans notre cas, tout a toujours été spontané. Et peut-être que cela a compté davantage que n'importe quelle différence de perception. Merci, Maria !
Oba! Mais outro update teu deste livro! 😃(...) cada um de nós um búzio onde vêm ressoar os murmúrios domésticos e as vozes dos mortos e dos vivos que amamos, isto é pura poesia, Maria!
E em abril, a D. Quixote vai editar um livro de poemas do ALA, oba! 😊
Beijinhos domingueiros 🛋️
Margarida wrote: "Oba! Mais outro update teu deste livro! 😃(...) cada um de nós um búzio onde vêm ressoar os murmúrios domésticos e as vozes dos mortos e dos vivos que amamos, isto é pura poesia, Maria!
E em abri..."
Obrigada, Margarida. Estou pronta para ler os poemas (há alguns nas cartas).
Beijinhos domingueiros.
O mar português, o sol português, …Portugal é lindo da montanha ao mar, pois…
Beijinho, querida Maria. Hoje houve sol na Inbicta, não foi?!
Uma boa noite para ti, linda Maria. Beijos mil 😘💕
«O mar português, o sol português, …»e a estrada da Marginal, com a sua feira de luzes, Cascais, a baía e os barcos. E a Travessa do Grilo! (António Lobo Antunes)
Um sol inbicto, sim, da Ribeira até à Foz, neste velho casario que se estende até ao mar. Porto sentido ao sol na minha esplanada.
Boa noite, querida Maria.
Beijinhos. Até amanhã. 😘
Théo d'Or wrote: "Il m'a fallu un moment pour comprendre d'où venait notre malentendu, et plus j'y réfléchis, plus je réalise qu'il ne vient pas de toi, mais de moi, Maria. C'est une extrapolation que j'ai faite tou..."Je te remercie pour ta gentillesse et ta compréhension. Je suis désolée, c’est de ma faute.
Pardon, Théo.
Bonne nouvelle, Maria - j'ai vérifié, on a encore droit à la joie illimitée. Profitons-en. J'ai fait un calcul rapide - 100% des choses sont plus drôles quandtu es là :))
Fizeste poesia. O sol inspira-te, querida Maria. Mais um dia ensolarado. A primavera aproxima-se a passos rápidos. E viva o sol lusitano 🎉
Beijinho, linda Maria😘
Tem um dia feliz 💕
Théo d'Or wrote: "Bonne nouvelle, Maria - j'ai vérifié, on a encore droit à la joie illimitée. Profitons-en. J'ai fait un calcul rapide - 100% des choses sont plus drôles quandtu es là :))"
Bonjour Théo
Ça va ?
Un merci à 100 %. :))
Maria wrote: "Fizeste poesia. O sol inspira-te, querida Maria. Mais um dia ensolarado. A primavera aproxima-se a passos rápidos. E viva o sol lusitano 🎉
Beijinho, linda Maria😘
Tem um dia feliz 💕"
Obrigada, querida Maria.
Hoje, o sol lusitanou.
Beijinhos.
Lusitanou, e bem…E que continue a lusitanar porque este ano o nosso sol tem lusitanado muito pouco
Estou a gostar imenso de conjugar o verbo lusitanar. 😉
Beijinhos e até amanhã, Maria querida 😘. Uma boa noite para ti ❤️



Nous sommes une race nostalgique de son propre nombril, des amoureux en diminutif, enfermés dans notre solitude murmurante : chacun de nous est un coquillage où viennent résonner les murmures domestiques et les voix des morts et des vivants que nous aimons.
Et si l’on te demande, chanson, pourquoi je ne meurs pas,
Tu peux leur répondre que c’est parce que je meurs.
Camões nous a laissés, entiers, dans ces vers d’exil.
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[ La traduction française est la plus fidèle possible, même si elle perd un peu de la force du texte portugais — notamment dans la musicalité de certaines inversions, dans l’expression « amoureux en diminutif », et dans l’image du « búzio », un coquillage chargé d’une résonance poétique difficile à rendre en français. ]