Laurelas > Laurelas's Quotes

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  • #1
    Julia Kerninon
    “Elle pensait à toutes les fois où elle était partie, terrifiée, c'est vrai, mais sans un regard en arrière. Aux autres Liv Maria qu'elle avait été et que Flynn ne connaissait pas, n'avait jamais rencontrées. Qui elle avait été auparavant, ses autres visages, il n'en savait que ce qu'elle lui avait raconté. (...) Il avait aimé la demi-Norvégienne souriante, mystérieuse, désœuvrée, qu'il avait découverte debout sur un escabeau dans la Librería Ivens, penchant délicatement sa tête vers lui, comme une fleur. Pour lui, elle était cette fille-là - et, pensait Liv Maria, elle l'était, en effet. Mais que faire de toutes les autres ? Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes ses autres vies contradictoires ?”
    Julia Kerninon, Liv Maria

  • #2
    Lola Lafon
    “Nous sommes les enfants des romans que nous avons aimés, ils se déposent au creux de nos peines, de nos manques, ils contiennent tout ce qui se dérobe à nous, qui passe sans qu'on ait pu le comprendre, nous sommes faits d'histoires qui ne nous appartiennent pas, elles nous irriguent et nous hantent , nous qui « marchons dans la nuit au-dessous de ce qui est écrit là-haut, également insensés dans nos souhaits, dans notre joie, notre affliction » (Diderot).”
    Lola Lafon, Quand tu écouteras cette chanson

  • #3
    Sally Rooney
    “When I try to picture for myself what a happy life might look like, the picture hasn’t changed very much since I was a child—a house with flowers and trees around it, and a river nearby, and a room full of books, and someone there to love me, that’s all.”
    Sally Rooney, Beautiful World, Where Are You

  • #4
    Sally Rooney
    “Gradually the waiting began to feel less like waiting and more like this was simply what life was: the distracting tasks undertaken while the thing you are waiting for continues not to happen.”
    Sally Rooney, Conversations with Friends

  • #5
    Lola Lafon
    “L'irrévérence des jeunes filles devrait être l'objet de toutes nos attentions, elle devrait être archivée et transmise. Il faudrait les chérir, ces trop courtes années durant lesquelles les jeunes filles ignorent la prudence, le respect et le remords.”
    Lola Lafon, Quand tu écouteras cette chanson

  • #6
    Julia Kerninon
    “(...) toutes les mères étaient encore, quelque part dans le secret de leur tête, la personne qu'elles avaient été auparavant, parce qu'on ne change pas vraiment, au fond. On devient simplement plus intensément soi-même.”
    Julia Kerninon, Toucher la terre ferme

  • #7
    Sally Rooney
    “Though I knew that I would eventually have to enter full-time employment, I certainly never fantasized about a radiant future where I was paid to perform an economic role. Sometimes this felt like a failure to take an interest in my own life, which depressed me.”
    Sally Rooney, Conversations with Friends

  • #8
    Lola Lafon
    “On dit des femmes qui écrivent leur expérience de vie qu'elles « se » racontent, que leur récit est « personnel ». Le journal intime d'un homme, en revanche, semble contenir des vérités universelles. S'atteler au récit du monde a longtemps été l'apanage de ceux qui pouvaient l'arpenter, ces « récits de grands voyageurs ». Aux femmes, on abandonnait l'examen des sentiments, on leur concédait un savoir de l'intime, de l'intérieur, qu'il soit domestique ou sexuel.”
    Lola Lafon, Quand tu écouteras cette chanson

  • #9
    Géraldine Dormoy
    “Dès que Véro et moi n'étions plus sur les photos, notre intérêt faiblissait. Les temps préhistoriques d'avant notre naissance nous barbaient. Notre propre image, elle, nous fascinait. Nous voulions nous voir, encore et encore. La répétition tissait le mythe familial. Nous demandions à nos parents de nous remontrer les photos de nous "toutes petites" (...) Le temps était une spirale. Dans son rai de lumière agité de poussière, le projecteur nous emportait. Nous quittions le présent pour naviguer dans les replis d'un passé que l'écran nous autorisait à toucher du doigt. Nous faisions pour la première fois l'expérience de la nostalgie.”
    Géraldine Dormoy, L'Âge bête

  • #10
    “Certaines femmes ne savent pas vraiment pourquoi elles ont des enfants, elles suivent la norme ; d'autres les désirent impétueusement, et si le moindre obstacle se présente, elles font appel à toutes les possibilités médicales pour pallier à leur infécondité. D'autres encore, sans problèmes de fertilité, revendiquent de ne pas enfanter. Et alors ? Nous ne sommes pas un troupeau de femelles animales programmées pour procréer sans réfléchir, chacune d'entre nous est libre de choisir de vivre selon sa trajectoire personnelle, ses désirs, ses gènes, son inconscient. Ce qui était impossible hier est devenu une réalité.”
    Laurence Santantonios, Libre à elles

  • #11
    Pauline Harmange
    “Ça me démange, d'aller emmêler mes doigts dans les longs poils roux, et pourtant je trouve assez facile de rester immobile, consciente jusqu'au dernier degré que le corps du renard n'est pas une extension du mien, qu'il n'est pas à moi. Que son confort et sa tranquillité ont plus d'importance que mon plaisir personnel. C'est donc que c'est faisable, je pense, c'est donc qu'on peut, si on le veut, de se retenir d'accaparer.”
    Pauline Harmange, Le renard

  • #12
    Marcelle Sauvageot
    “Celui pour qui l'on est fait, n'est-ce pas celui pour qui l'on accepte d'être fait ?”
    Marcelle Sauvageot, Commentary
    tags: love

  • #13
    Marcelle Sauvageot
    “Rien n'est plus attachant que les faiblesses et les défauts : c'est par eux que l'on pénètre l'âme de l'être aimé, âme constamment cachée par le désir de paraître semblable à tout le monde.”
    Marcelle Sauvageot, Commentary
    tags: love

  • #14
    Marcelle Sauvageot
    “L'amitié, je crois que c'est de l'amour plus fort et plus exclusif... mais moins « tapageur ». L'amitié connaît la jalousie, l'attente, le désir...”
    Marcelle Sauvageot, Commentary

  • #15
    Marie Charrel
    “Contre cela, l'évanescence des êtres, l'effacement des corps et des passions en un battement de cils, Hannah n'entrevoit qu'un seul remède : les mots. Ceux que l'on porte longtemps en soi sans le savoir avant qu'ils ne jaillissent, ceux qu'on lègue de génération en génération, comme son père l'a fait avec elle, pour tenir le malheur à distance. Ceux que l'on couche sur le papier, telles les observations de Jack, destinées à sauver la forêt.”
    Marie Charrel, Les Mangeurs de nuit

  • #16
    Marie Charrel
    “Voilà ce à quoi il aspire : épouser la sérénité de la forêt. Être présent au monde, imprégné de ses odeurs, de l'essence entêtante du pin et des embruns remontant de l'océan - rien ne compte plus que cette osmose-là. Hors du temps. Si loin des villes, des enjeux de pouvoir et d'argent, où les citadins sans racines se laissent bercer par l'illusion que tout s'achète, même le temps.”
    Marie Charrel, Les Mangeurs de nuit

  • #17
    “J'aimais l'odeur de la maison, un mélange d'huile de lin, de lavande séchée et de feu de cheminée. Quand on revenait de nos vacances, nos habits étaient imprégnés de ce parfum un peu sauvage de campagne, et j'essayais toujours de ne pas mettre tous mes vêtements à laver au retour pour pouvoir garder cette délicieuse odeur plus longtemps. C'était pour moi celle du bonheur et de la liberté. Quand je fermais les yeux, parfois, comme appuyant sur un bouton mystérieux, j'arrivais à la restituer, mais de manière si fugace que cela me serrait le cœur.”
    Mélanie Edwards, Un été en liberté

  • #18
    Julia Kerninon
    “Que saisissons-nous des gens, la première fois que nous posons les yeux sur eux ? Leur vérité, ou plutôt leur couverture ? Leur vernis, ou leur écorce ? Avons-nous à ce moment-là une chance unique de les percer à jour, ou est-ce que cet espoir est absolument vain, parce que le premier regard passe toujours à côté de ce qui est important ?”
    Julia Kerninon, Liv Maria

  • #19
    Julia Kerninon
    “Tout en réfléchissant, elle respirait l'odeur de pain chaud de son nouveau-né endormi. D'un côté, la vie n'avait jamais été aussi pleine, aussi dorée. Le matin à cinq heures, quand les petits la réveillaient en babillant, et qu'elle allait les prendre l'un après l'autre dans leurs lits à barreaux, tendant les bras vers elle, irrésistibles dans leurs turbulettes, elle peinait à se souvenir d'une autre vie. Comment s'était-elle levée de son lit les trente-trois années précédentes ? Comment avait-elle pu ne pas se briser littéralement de solitude, quand elle n'avait pas deux bébés à porter dans ses bras et à nourrir aux petites heures du jour ? Et pourtant, par d'autres côtés, cette existence semblait aussi plate, insipide et carrée qu'une tranche de pain de mie, avec les petits pots, les minuscules vêtements à laver et plier, la vie saturée d'horaires, de mesures, de boutons-pression, quand autrefois elle avait régné seule sur son domaine.”
    Julia Kerninon, Liv Maria

  • #20
    Julia Kerninon
    “Parmi toutes les choses dans sa vie qui lui posaient question, l'amour de Flynn pour elle, comme son amour pour lui, était la grande chose solide. Le soir, quand il rentrait de la scierie, elle le regardait par la fenêtre traverser la cour, son homme aux vêtements couleur d'automne, vert, brun, bleu foncé, des couleurs douces comme lui, un feuillage, et son cœur s'emballait. Elle pensait: Rien n'a de poids, face à ça. Ce que nous avons fait ensemble, ce que nous faisons maintenant - ça efface tout le reste.
    Julia Kerninon, Liv Maria

  • #21
    Julia Kerninon
    “(...) Il lui semblait que c'était exactement cela, un mariage - deux personnes progressant main dans la main sur un territoire qu'ils ne connaissent pas. Il l'avait aimée toutes les années d'après, avec ses bizarreries, ses mystères, parce qu'il avait la sensation d'avoir les bras grands ouverts et de pouvoir tout prendre, tout recevoir de ce qu'elle était.”
    Julia Kerninon, Liv Maria

  • #22
    Julia Kerninon
    “On dit que les gens ne changent pas mais c'est faux, ils changent, mais seulement très lentement, et pendant ce temps nous changeons nous aussi, alors ça ne tombe jamais juste, c'est infernal.”
    Julia Kerninon, Sauvage

  • #23
    Julia Kerninon
    “Les hommes, c'est bien pour avoir des enfants. Après, on a le droit de reprendre sa vie.”
    Julia Kerninon, Sauvage

  • #24
    Julia Kerninon
    “Ma mère était bien vivante, et je savais qu'après sa mort je devrais vivre avec toutes les questions que je ne lui aurais jamais posées, toutes les réponses que je n'avais pas comprises, et j'ignorais si j'y survivrais, je savais enfin que quand ça arriverait je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même. Qui était ma mère ? Qui avait-elle voulu être ?”
    Julia Kerninon, Sauvage

  • #25
    Julia Kerninon
    “Tu ne me dis presque jamais merci pour tout ce que je fais pour que cette maison tienne debout, tu ne vois pas l'infinité de choses qu'il faut accomplir pour que ça marche, pour que les enfants aient des chaussures et le ventre plein, pour que la maison soit propre, pour que nos lits soient faits. Tu dis simplement que tu travailles, que tu travailles, comme si c'était supérieur à tout, comme si tu étais plus importante parce que tu es occupée, comme s'il y avait de la grandeur à être débordée, comme si ça te dégageait de toute autre responsabilité. Mais tu ne t'occupes que de cuisine, Ottavia, mon amour. Même si tu le fais bien, ça reste un travail. Tu juges sévèrement les hommes de ta famille, mais tu ne fais pas beaucoup mieux, tu sais.”
    Julia Kerninon, Sauvage

  • #26
    Hwang Bo-Reum
    “(…) Seulement… j'ai l'impression que les rêves ne font pas tout. Ce n'est pas que les rêves ne soient pas importants, ou qu'il y ait quelque chose de plus important qu'eux… Mais j'ai l'impression que la vie est assez compliquée et qu'il ne suffit pas de réaliser son rêve pour être heureux. C'est à peu près ça.”
    Hwang Bo-Reum, Welcome to the Hyunam-Dong Bookshop

  • #27
    Taylor Jenkins Reid
    “(...) it scared me that the only thing between this moment of calm and the biggest tragedy of my life was me choosing not to do it. That really tripped me out, that everyone's life was that precarious. That there wasn't some all-knowing mechanism in place that stopped things that shouldn't happen from happening.”
    Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones & The Six

  • #28
    Taylor Jenkins Reid
    “I had absolutely no interest in being somebody else's muse.
    I am not a muse.
    I am the somebody.
    End of fucking story.”
    Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones & The Six

  • #29
    Taylor Jenkins Reid
    “Men often think they deserve a sticker for treating women like people.”
    Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones & The Six

  • #30
    Taylor Jenkins Reid
    “And she said, "A part of me wishes you wanted kids, because my kids make me so happy. But ... I think in order to be happy like I'm happy, you need different things. And I want you to have whatever those things are." And I started crying, then.
    Because somebody understood.”
    Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones & The Six



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