Psycheinhell > Psycheinhell's Quotes

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  • #1
    Léa Silhol
    “Voilà, me dis-je alors. Voilà. Sa prière est meilleure que la mienne. Il l’a faite dans la langue des bois, où ne parlent que les sons menus ou immenses des bêtes. La chasse, la naissance, la crainte, la mort, le désir, le défi… tout ici est privé de mots.”
    Léa Silhol, Sous le Lierre

  • #2
    Léa Silhol
    “Tout ce qui est tissé de l'ombre de la nuit est paré d'un charme inégalable aux yeux des êtres de Mortalité. Pourquoi pas ? Nous aimons ce qui nous fait peur, êtres de chair et de sang dans un monde aux angles durs, êtres d'âme et d'esprit dans un univers sans lignes droites. Nous aimons ce qui nous détourne du chemin d'épine de nos vies rigides, la transgression et le doute ; eh oui, même cette douleur qui nous vient parfois de marcher sur les chemins escarpés de la noirceur de nos propres veines, nous l'aimons.”
    Léa Silhol

  • #3
    Émile Zola
    “If you ask me what I came to do in this world, I, an artist, will answer you: I am here to live out loud.”
    Émile Zola

  • #4
    Jean Anouilh
    “Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle eau fuyante et froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille [...]. Si je deviens vieille. Pas maintenant.”
    Jean Anouilh, Antigone

  • #5
    Ayn Rand
    “Why did you decide to be an architect?"
    "I didn't know it then. But it's because I've never believed in God."
    "Come on, talk sense."
    "Because I love this earth. That's all I love. I don't like the shape of things on this earth. I want to change them."
    "For whom?"
    "For myself."
    "How old are you?"
    "Twenty-two."
    "Where did you hear all that?"
    "I didn't."
    "Men don't talk like that at twenty-two. You're abnormal."
    "Probably."
    "I didn't mean it as a compliment."
    "I didn't either.”
    Ayn Rand, The Fountainhead

  • #6
    Emil M. Cioran
    “What do you do from morning to night?"

    "I endure myself.”
    Emil Cioran, The Trouble With Being Born

  • #7
    John Muir
    “The mountains are calling and I must go.”
    John Muir

  • #8
    Emil M. Cioran
    “A book is a suicide postponed.”
    Cioran

  • #9
    Nicole Kornher-Stace
    “Well, if I'm going to be a monster, I'm going to be my own monster.”
    Nicole Kornher-Stace

  • #10
    Nicole Kornher-Stace
    “Its deadpan and her sarcasm sailed straight on past each other, strangers passing on a dark road in the night.”
    Nicole Kornher-Stace, Archivist Wasp

  • #11
    “Pourquoi ne l'as-tu pas tué ? me demanda-t-elle.
    – Il n'y a pas de fatalité. J'en suis la preuve vivante, et je me sens pareil à cet enfant par les origines. De même que je ne puis avoir la certitude d'être le maître absolu de la destinée d'Arthur, tu ne peux non plus espérer contrôler totalement le devenir de ton fils. Ainsi il n'y a pas de fatalité ni dans la création ni dans la destruction, car deux choses échappent aux calculs les plus subtils de la prévoyance : l'âme et le hasard. Et même si tu parviens à faire de cet être un instrument parfait au service de ta haine de l'homme, il ne pourra nuire que si Arthur et ses pairs de la Table Ronde montrent folie ou faiblesse. Et s'ils sont fous ou faibles, qu'importe la cause de leur ruine, car le coupable ne sera pas toi, ni ton fils, mais eux-mêmes.”
    Michel Rio, Merlin

  • #12
    Léa Silhol
    “Sais-tu pourquoi nous allions ainsi à l’assaut des troupes adverses, comme des torrents chargeant la mer ? Pourquoi nous dansions, la nuit, sous les symboles écartelés des étoiles, à nous en rendre ivres ? Pourquoi nous nous mettions en danger pour une tocade, un enfant mortel, un joli visage, l’assouvissement d’un désir passager ?
    Nous sommes fous, nous, les citoyens du Peuple, fous de plaisir, de mort, d’extase. Tout nous est essentiel, rien ne nous est nécessaire. Nous ne voulons rien d’autre que la pleine intensité du soleil, concentré dans le point incandescent d’une piqûre d’épingle. Le mouvement des mondes qui s’effondrent, à chaque pas que nous frappons sur le bronze de la terre.
    Alors il nous faut tout ceci à la fois : le pas léger à la danse, et le poignet souple à la bataille. Dévaler les pentes comme des torrents. Et l’ivresse.
    Car aimer, tuer… ce n’est rien, et du pareil au même. Enlacer, pourfendre. Bâtir, briser. Rien. Et la recherche d’une même sensation : l’intégralité, le tout, oui, dans l’inconséquence d’une piqûre d’épingle.”
    Léa Silhol, Avant l'Hiver, Architectonique des Clartés

  • #13
    Léa Silhol
    “La peine, la perte, l'empreinte. La marque de la douleur ; même une fois le rouge des coups effacé, et les larmes taries faute d'avoir assez d’eau à verser pour traduire l'entaille, jetterait-on même dans cet acte tout ce qu'un corps peut en contenir. Chaque frôlement, chaque caresse, chaque coup de rein ou de langue ; chacun des éclairs où s'éreintent les rigides lois insulaires... chacun perdu d'avance, unique, éphémère, plus transitoire et fragile qu'un Hanami... plus précieux que l'or, alors, plus précieux encore.”
    Léa Silhol, Hanami Sonata

  • #14
    William Wordsworth
    “There was a time when meadow, grove, and stream,
    The earth, and every common sight
    To me did seem
    Apparelled in celestial light,
    The glory and the freshness of a dream.
    It is not now as it hath been of yore;—
    Turn wheresoe’er I may,
    By night or day,
    The things which I have seen I now can see no more.


    —But there’s a tree, of many, one,
    A single field which I have look’d upon,
    Both of them speak of something that is gone:
    The pansy at my feet
    Doth the same tale repeat:
    Whither is fled the visionary gleam?
    Where is it now, the glory and the dream?”
    William Wordsworth, Ode: Intimations of Immortality from Recollections of Early Childhood

  • #15
    “Il voulait se baisser, la relever doucement, la soutenir contre lui. Mais il doutait qu'on relève une femme qui, fillette, avait bravé les terreurs enfantines de la nuit pour y plonger son regard, et y avait trouvé la beauté.”
    Lionel Davoust, Port d'âmes



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