La Dame aux Perles Quotes
La Dame aux Perles
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Alexandre Dumas fils14 ratings, 4.36 average rating, 2 reviews
La Dame aux Perles Quotes
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“Il y a de l'égoïsme dans tous les artistes véritables, et il en est bien peu qui n'utilisent pas les joies et les tristesses de leur âme au profit de leur gloire. Par combien de douleurs il faut souvent que l'artiste ait passé avant d'arriver à produire un sentiment que tout le monde reconnaisse vrai, et le public qui le lit ou qui l'écoute ne sait pas que le malheureux a laissé dans son œuvre une portion de son cœur, la plus heureuse quelquefois, la plus pure toujours. Le public appelle cela de l'inspiration, et croit qu'elle se renouvelle par l'habitude, sans épuiser à mesure celui qu'elle paraît emplir. Heureux le public ; mais, qu'il le sache , le génie n'est souvent que le dernier cri d'une douleur trop grande, et, pour notre part, nous ne saurions admettre qu'un homme toujours heureux devienne sincèrement un grand homme.”
― La Dame aux Perles
― La Dame aux Perles
“Un instant j'oubliai les émotions de ma vie présente en face de cette image ; j'eus une pensée reconnaissante pour l'art, et je dis que, s'il m'arrivait un grand malheur, ce serait en lui que je devrais chercher une consolation ; car je suis un artiste, et je l'oublie peut-être un peu trop depuis quelque temps.”
― La Dame aux Perles
― La Dame aux Perles
“L'esprit seul crée les distances sociales, le cœur les oublie à chaque instant ; l'homme qui nous oblige, à quelque classe qu'il appartienne, devient notre égal, pour ne pas dire notre supérieur.”
― La Dame aux Perles
― La Dame aux Perles
“Il y a trois sortes de grandes dames. Il y a celles qui naissent nobles, fières, hautaines, qui mettent le respect de leur nom avant toute chose, qui marchent tout droit dans la vie : ces femmes que nous voyons et admirons de loin, passent au dessus des conditions vulgaires de l'humanité, et ne touchent à la terre que par l'exemple qu'elles lui donnent ; sévères pour elles-mêmes, indulgentes pour les autres, elles vont, les yeux fixés sur leur blason, une armure sur le coeur. Celles-là sont
les chevaliers de leur race. Si elles souffrent, nul ne le sait. Spartiates chrétiennes, elles immolent tout à leur honneur, L'homme qui aimerait une de ces femmes sans être son mari, n'aurait plus qu'à mourir de son amour. Celles-là, respectons les ; inclinons-nous devant elles, ce sont des saintes !
À côté de ces créatures privilégiées, il en est d'autres, aussi nobles, aussi fières, mais moins fortes. Celles-ci entrent dans le monde avec la volonté d'enfermer leur coeur dans leur noblesse, leur bonheur dans leur devoir ; seulement, elles se croient en droit de demander à la vie la réalisation de certains rêves de leur âme ; et si la vie les trompe, si le bonheur du foyer conjugal leur fait défaut, elles se livrent à un coeur qui les comprend, et succombent, à un moment donné, une fois dans leur vie. Celles-là, protégeons-les, ce sont des femmes.
Mais il en est d'autres, du même rang, sinon de la même race ; du même titre, sinon du même rang, qui entrent sans lutte dans un premier amour, comme si c' était d'avance une chose convenue, puis dans un second, puis dans un troisième ; qui, se croyant inattaquables derrière leur position de grandes dames, défient l'opinion, étonnent de leurs scandales, et se parent de leurs fautes comme on se pare de fleurs ; qui vivent pour l'amour, et dont l'amour souriant et fragile tue qui les aime sincèrement. Celles-là, prenons-les, quittons-les, méprisons-les... ce sont des filles ! Mais elles ne déshonorent pas plus la classe à laquelle elles appartiennent que trois ou quatre fuyards ne déshonorent l'armée quand ils l'abandonnent.”
― La Dame aux Perles
les chevaliers de leur race. Si elles souffrent, nul ne le sait. Spartiates chrétiennes, elles immolent tout à leur honneur, L'homme qui aimerait une de ces femmes sans être son mari, n'aurait plus qu'à mourir de son amour. Celles-là, respectons les ; inclinons-nous devant elles, ce sont des saintes !
À côté de ces créatures privilégiées, il en est d'autres, aussi nobles, aussi fières, mais moins fortes. Celles-ci entrent dans le monde avec la volonté d'enfermer leur coeur dans leur noblesse, leur bonheur dans leur devoir ; seulement, elles se croient en droit de demander à la vie la réalisation de certains rêves de leur âme ; et si la vie les trompe, si le bonheur du foyer conjugal leur fait défaut, elles se livrent à un coeur qui les comprend, et succombent, à un moment donné, une fois dans leur vie. Celles-là, protégeons-les, ce sont des femmes.
Mais il en est d'autres, du même rang, sinon de la même race ; du même titre, sinon du même rang, qui entrent sans lutte dans un premier amour, comme si c' était d'avance une chose convenue, puis dans un second, puis dans un troisième ; qui, se croyant inattaquables derrière leur position de grandes dames, défient l'opinion, étonnent de leurs scandales, et se parent de leurs fautes comme on se pare de fleurs ; qui vivent pour l'amour, et dont l'amour souriant et fragile tue qui les aime sincèrement. Celles-là, prenons-les, quittons-les, méprisons-les... ce sont des filles ! Mais elles ne déshonorent pas plus la classe à laquelle elles appartiennent que trois ou quatre fuyards ne déshonorent l'armée quand ils l'abandonnent.”
― La Dame aux Perles
“Les femmes ont le privilége de pouvoir, dans un premier mot, donner le ton d'une situation difficile; ainsi, dans le : « Bonjour, Jacques, » que madame de Wine dit à de Feuil en lui tendant la main, il y avait, grâce au geste, à l'intonation et au regard : « Je suis contente de vous voir, je ne vous en veux pas ; il ne sera question de rien d'embarrassant pour vous ; je vous ai bien aimé, je ne suis pas heureuse, je veux être votre amie. » D'autre part, si amoureux que vous soyez d'une femme, quand vous vous retrouvez pour la première fois en présence de celle que vous aimiez ou croyiez aimer auparavant, quand cette femme est jeune et belle, quand elle vous traite en ami et paraît accepter sans rancune la place inférieure que votre cœur lui assigne dans l'avenir, vous vous sentez pris d'un certain attendrissement, et pendant une minute, sans souhaiterde renouer l'habitude d'autrefois, vous vous demandez si vous n'avez pas eu tort de la rompre, et si, bien sérieusement, votre nouvel amour vaut mieux que l'ancien.”
― La Dame aux Perles
― La Dame aux Perles
“C'est une triste nuit que la première nuit que passe une femme après une rupture avec l'homme qu'elle aimait, si peu qu'elle l'aimât, et surtout quand veille à côté d'elle la certitude que celui qui l'abandonne passe cette nuit auprès d'une autre femme, sans regret, sans souvenirs, sans remords ! Ne sont-elles pas alors bien excusables, ces pauvres créatures, de croire aux consolations que leur promet un autre amour ? Avez-vous quelquefois songé à la quantité de femmes qui ont dû souffrir ainsi dans le monde ?”
― La Dame aux Perles
― La Dame aux Perles
