La voie métaphysique Quotes
La voie métaphysique
by
Matgioi9 ratings, 4.22 average rating, 3 reviews
La voie métaphysique Quotes
Showing 1-7 of 7
“L’ambition de l’Occidental est d’être compris : l’ambition de l’Oriental est d’être vrai : en théogonie comme en métaphysique, comme en toute science transcendantale, ces deux ambitions sont exclusives l’une de l’autre. Nous ne pouvons saisir le vrai que s’il est entouré et comme emmailloté d’erreurs. Notre devoir est de toujours distinguer cette erreur, inconsciente et nécessaire, de la vérité qu’elle recouvre : il est aussi d’en diminuer l’épaisseur et la quantité, afin que, à travers cette enveloppe de plus en plus amincie, la vérité éclate enfin.”
― La voie métaphysique
― La voie métaphysique
“Il ne faut pas s’attendre à trouver, dans les descendants de Fohi et dans les contemporains de Laotseu, ces affirmations nettes et franches, dont nous tirons une singulière vanité, affirmations qui sont sans doute exactes, mais qui, à force d’être étroites et strictes, ne renferment qu’une minime partie de vérité ; toutes ces portions infinitésimales, affirmées les unes à côté des autres, et indépendamment les unes des autres, par nos esprits analytiques, cachent la vérité entière à nos yeux délicats et myopes. C’est ainsi qu’un visage se reproduit, avec les pires déformations, dans un miroir taillé à mille facettes juxtaposées en des plans différents. Les discussions microscopiques nous ont rendus inaptes à goûter et à saisir les larges synthèses.”
― La voie métaphysique
― La voie métaphysique
“nous répugnons à charger la métaphysique d’une nouvelle terminologie, nous rappelant que les terminologies sont des sujets de discussions, d’erreur et de discrédit ; ceux qui les créent, pour les besoins apparents de leurs démonstrations, en hérissent incompréhensiblement leurs textes, et s’y attachent avec tant d’amour que souvent ces terminologies, arides et inutiles, finissent par constituer l’unique nouveauté du système proposé”
― La voie métaphysique
― La voie métaphysique
“Il n’est pas douteux – précisons-le de suite – qu'il y ait eu des monuments écrits antérieurs aux traités dont le Yiking est le troisième. Ces monuments ont été écrits, ou dessinés, ou sculptés, sur le « Toit du Monde », berceau unique de l’humanité, à l’aide de signes que toute l’humanité comprenait, avant qu’elle se fût divisée par des migrations diverses, et qu’elle eût ainsi perdu la conscience de sa totalité. Ce qu’est cette écriture unique, on ne le saura sans doute jamais qu’à l’aide d’approximatives appréciations ; car un paléographe ne reconstruira pas une écriture au moyen d’un jambage, comme Cuvier reconstruisait un mammouth au moyen d’une jambe. Mais c’est de cette écriture unique que découlent, à des époques concordantes, et par des procédés de déformations parallèles, les hiérogrammes Chinois et les hiéroglyphes Chaldéens (ou suméro-acadiens). Il est possible toutefois de déterminer les influences, toutes physiques, qui présidèrent à ces déformations.
Sur ce Pamir, qui fut notre commun berceau, une même langue, une même graphie, toutes deux perdues, régnaient. Un jour, soit qu’un cataclysme ait amené sur ces altitudes le froid qui y règne aujourd’hui, soit que, à force de se pencher sur le bord rugueux des plateaux, la race humaine ait pris le vertige des plaines inconnues, un jour vint où les hommes, par les fleuves qui prenaient naissance aux plateaux primitifs, descendirent aux niveaux inférieurs. Ainsi ceux du Sud, les futurs Rouges, par le Dzangbo et le Sindh, ainsi ceux de l’Ouest, les futurs Blancs, par le Syr et l’Amou, ainsi ceux de l’Est, les futurs Jaunes, par le Hoangho et le Yangtzé, tous, sans regarder en arrière, quittèrent la montagne ancestrale qui fut le nombril du monde. Parmi eux, les vieillards et les savants emportèrent la Sagesse et la Tradition.”
― La voie métaphysique
Sur ce Pamir, qui fut notre commun berceau, une même langue, une même graphie, toutes deux perdues, régnaient. Un jour, soit qu’un cataclysme ait amené sur ces altitudes le froid qui y règne aujourd’hui, soit que, à force de se pencher sur le bord rugueux des plateaux, la race humaine ait pris le vertige des plaines inconnues, un jour vint où les hommes, par les fleuves qui prenaient naissance aux plateaux primitifs, descendirent aux niveaux inférieurs. Ainsi ceux du Sud, les futurs Rouges, par le Dzangbo et le Sindh, ainsi ceux de l’Ouest, les futurs Blancs, par le Syr et l’Amou, ainsi ceux de l’Est, les futurs Jaunes, par le Hoangho et le Yangtzé, tous, sans regarder en arrière, quittèrent la montagne ancestrale qui fut le nombril du monde. Parmi eux, les vieillards et les savants emportèrent la Sagesse et la Tradition.”
― La voie métaphysique
“L’entrée dans l’Yin-yang et la sortie de l’Yin-yang ne sont pas a la disposition de l’Individu : car ce sont deux points qui appartiennent, bien qu’à l’Yin-yang, à la spire inscrite sur la surface latérale du cylindre, et qui sont soumis à l’attraction de la volonté du ciel. Et, en réalité, en effet, l’homme n’est pas libre de sa naissance ni de sa mort. Pour sa naissance, il n’est libre ni de l’acceptation, ni du refus ni du moment. Pour la mort, il n’est pas libre de s’y soustraire ; et il ne doit pas non plus, en toute justice analogique être libre du moment de sa mort, et c’est pourquoi, disons-le en passant, le suicide est l’acte le plus anormal et contraire aux intérêts de l’individu.”
― La voie métaphysique
― La voie métaphysique
“Le premier livre de la Chine – qui est aussi et de beaucoup le premier livre du monde – remonte à l’empereur Fohi, premier des souverains du cycle historique des Jaunes. Tout entourée qu’elle soit de légendes, surajoutées par un respect naïf et populaire, son existence n’est ni contestable ni contestée. Il régna sur ce qui s’appelait alors la Chine, à partir de l’an 3468 avant l’ère chrétienne. Cette chronologie est assise, nous l’avons dit, non pas sur des calculs modernes plus ou moins fantaisistes, mais sur la description précise de l’état du ciel à l’époque où régna Fohi. (Les Chinois ont cela de commun avec les Indous, les Egyptiens et tous les peuples qui, détenteurs d’une Tradition, veulent en conserver une sérieuse chronologie.)”
― La voie métaphysique
― La voie métaphysique
“Ceci n’est point une préface où, prompt à la logomachie, je présente la Tradition orientale à la critique occidentale ; car, en ce qui concerne les choses de l’esprit, il serait plus poli, logique et normal de présenter l’Occident à l’Orient, au cas que ce dernier y consentît.”
― La voie métaphysique
― La voie métaphysique
