The Spiritist Fallacy Quotes

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The Spiritist Fallacy (Collected Works of Rene Guenon) The Spiritist Fallacy by René Guénon
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“certains pourraient s’étonner de nous voir affirmer que la réincarnation est une idée exclusivement moderne. Trop de confusions et de notions fausses ont cours depuis un siècle pour que bien des gens, même en dehors des milieux « néo-spiritualistes », ne s’en trouvent pas gravement influencés ; cette déformation est même arrivée à un tel point que les orientalistes officiels, par exemple, interprètent couramment dans un sens réincarnationniste des textes où il n’y a rien de tel, et qu’ils sont devenus complètement incapables de les comprendre autrement, ce qui revient à dire qu’ils n’y comprennent absolument rien.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“[...] Cela n'autorise-t-il pas à dire que la suprême habileté du diable, de quelque façon qu'on le conçoive, c'est de faire nier son existence ?”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Une comparaison mathématique peut aider à comprendre ce que nous voulons dire : si l’on doit faire l’addition d’une indéfinité d’éléments, on n’y parviendra jamais en prenant ces éléments un à un ; la somme ne pourra s’obtenir que par une opération unique, qui est l’intégration, et ainsi il faut que tous les éléments soient pris simultanément : c’est là la réfutation de cette conception fausse, si répandue en Occident, selon laquelle on ne pourrait arriver à la synthèse que par l’analyse, alors que, au contraire, s’il s’agit d’une véritable synthèse, il est impossible d’y arriver de cette façon. On peut encore présenter les choses ainsi : si l’on a une série indéfinie d’éléments, le terme final, ou la totalisation de la série, n’est aucun de ces éléments ; il ne peut se trouver dans la série, de sorte qu’on n’y parviendra jamais en la parcourant analytiquement ; par contre, on peut atteindre ce but d’un seul coup par l’intégration, mais peu importe pour cela qu’on ait déjà parcouru la série jusqu’à tel ou tel de ses éléments, puisqu’il n’y a aucune commune mesure entre n’importe quel résultat partiel et le résultat total.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“l’éternité est essentiellement la « non-durée » ; cette erreur est du même genre que celle qui consiste à croire que l’espace est infini, et d’ailleurs l’une ne va guère sans l’autre ; la cause en est toujours dans la confusion du concevable et de l’imaginable. En réalité, l’espace est indéfini, mais, comme toute autre possibilité particulière, il est absolument nul par rapport à l’Infini ; de même, la durée, même perpétuelle, n’est rien au regard de l’éternité.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“on ne limite pas la Possibilité en niant une absurdité quelconque, par exemple en disant qu’il ne peut exister un carré rond, ou que, parmi tous les mondes possibles, il ne peut y en avoir aucun où deux et deux fassent cinq ; le cas est exactement le même. Il y a des gens qui se font, en cet ordre d’idées, d’étranges scrupules : ainsi Descartes, lorsqu’il attribuait à Dieu la « liberté d’indifférence », par crainte de limiter la toute-puissance divine (expression théologique de la Possibilité universelle), et sans s’apercevoir que cette « liberté d’indifférence », ou le choix en l’absence de toute raison, implique des conditions contradictoires ; nous dirons, pour employer son langage, qu’une absurdité n’est pas telle parce que Dieu l’a voulu arbitrairement, mais que c’est au contraire parce qu’elle est une absurdité que Dieu ne peut pas faire qu’elle soit quelque chose, sans pourtant que cela porte la moindre atteinte à sa toute-puissance, absurdité et impossibilité étant synonymes.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“It is curious to see how a science as 'positivist' as modern astronomy can occasion such extravagant daydreams”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“il est curieux de voir à quelles extravagantes rêveries peut donner lieu une science aussi « positive » que veut l’être l’astronomie moderne.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Cet auteur était d’ailleurs un ancien occultiste, bien qu’il l’ait nié en des termes qui nous autorisent à suspecter fortement sa sincérité (L’Occultisme contemporain, p. 70) ; maintenant qu’il est mort, il n’y a sans doute aucun inconvénient pour personne à faire connaître qu’il collabora longtemps à l’Initiation sous le pseudonyme de Saturninus ; dans l’Écho du Merveilleux, il signait Thimothée.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“[...] ou l’on admet, comme Descartes, que la nature de l’esprit et celle du corps n’ont pas le moindre point de contact, et alors il n’est pas possible qu’il y ait entre eux un intermédiaire ou un moyen terme ; ou l’on admet au contraire, comme les anciens, qu’ils ont une certaine affinité de nature, et alors l’intermédiaire devient inutile, car cette affinité suffit à expliquer que l’un puisse agir sur l’autre.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Modern Westerners are accustomed to conceive of the human compound in a form as simplified and as reduced as possible, since they consist only of two elements, one of which is the body, and the other of which is called indifferently soul or spirit; we say modern Westerners, because, in truth, this dualistic theory has only finally become established since Descartes. We can not undertake to make here a history, even succinct, of the question; we will say only that, previously, the idea that one had of the soul and the body did not include this complete opposition of nature which makes their union really inexplicable, and also that there were, even in the West, conceptions less "simplistic", and closer to those of the Orientals, for whom the human being is a whole much more complex. Moreover, it was far from thinking of this last degree of simplification represented by materialist theories, even more recent than all the others, and according to which man is not even at all a compound, since it is reduced to a single element, the body. Among the old conceptions to which we have just alluded, we would find many, without going back to antiquity, and going only to the Middle Ages, who envisage in man three elements, distinguishing between the soul and the spirit; [...]

Vitalism, because it poses the question badly, and because, being in fact only a theory of physiologists, it places itself in a very special point of view, gives rise to a very simple objection. If it is admitted, like Descartes, that the nature of the mind and that of the body have not the least point of contact, then it is not possible that there is between them an intermediary or a middle term; or, on the contrary, we admit, like the ancients, that they have a certain affinity of nature, and then the intermediary becomes useless, for this affinity suffices to explain that one can act on the other.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“One can laugh as much as one wants concerning Allan Kardec who finds himself satisfied when he affirmed that," if the man progresses, it is that God wants it so "; but then what should be thought of such eminent sociologist, a very qualified representative of the "official science", who declared gravely (we have heard it ourselves) that "if humanity progresses, it is because it has a tendency to progress"? The solemn nonsense of scholarly philosophy is sometimes as grotesque as the wanderings of the spiritists; but these, as we have said, have special dangers, which are particularly due to their "pseudo-religious" character, and that is why it is more urgent to denounce them and to show their inanity.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Que l’on rie tant qu’on voudra d’Allan Kardec qui se trouve satisfait lorsqu’il a affirmé que, « si l’homme progresse, c’est que Dieu le veut ainsi » ; mais alors que faudra-t-il penser de tel sociologue éminent, représentant très qualifié de la « science officielle », qui déclarait gravement (nous l’avons entendu nous-même) que, « si l’humanité progresse, c’est parce quelle a une tendance à progresser » ? Les solennelles niaiseries de la philosophie universitaire sont parfois aussi grotesques que les divagations des spirites ; mais celles-ci, comme nous l’avons dit, ont des dangers spéciaux, qui tiennent notamment à leur caractère « pseudo-religieux », et c’est pourquoi il est plus urgent de les dénoncer et d’en faire apparaître l’inanité.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“rien n’est moins tolérant en pratique que les gens qui éprouvent le besoin de prêcher la tolérance et la fraternité.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“some might be surprised to see us say that reincarnation is an exclusively modern idea. Too many confusions and misconceptions have been going on for a century so that many people, even outside "neo-spiritualist" circles, are not seriously affected by them; this distortion has even reached such a point that official orientalists, for example, routinely interpret in a reincarnationist sense texts where there is no such thing, and that they have become completely incapable of understanding them in any other way. is to say that they understand absolutely nothing.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“C’est en ce sens qu’on peut, par exemple, regarder comme satanique, dans une certaine mesure, toute théorie qui défigure notablement l’idée de la Divinité ; et il faudrait ici placer au premier rang les conceptions d’un Dieu qui évolue et celles d’un Dieu limité ; d’ailleurs, les unes ne sont qu’un cas particulier des autres, car, pour supposer qu’un être peut évoluer, il faut évidemment le concevoir comme limité ; nous disons un être, car Dieu, dans ces conditions, n’est pas l’Être universel, mais un être particulier et individuel, et cela ne va guère sans un certain « pluralisme » où l’Être, au sens métaphysique, ne saurait trouver place. Tout « immanentisme » soumet, plus ou moins ouvertement, la Divinité au devenir ; cela peut ne pas être apparent dans les formes les plus anciennes, comme le panthéisme de Spinoza, et peut-être même cette conséquence est-elle contraire aux intentions de celui-ci (il n’est pas de système philosophique qui ne contienne, au moins en germe, quelque contradiction interne) ; mais, en tout cas, c’est très net à partir de Hegel, c’est-à-dire, en somme, depuis que l’évolutionnisme a fait son apparition, et, de nos jours, les conceptions des modernistes sont particulièrement significatives sous ce rapport.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Ce qui se passe dans le domaine des prédispositions organiques est exactement analogue : un individu peut porter en lui, à l’état latent, telle ou telle maladie, le cancer par exemple, mais cette maladie ne se développera que sous l’action d’un choc ou de quelque cause d’affaiblissement de l’organisme ; si de telles circonstances ne se rencontrent pas, la maladie ne se développera jamais, mais son germe n’en existe pas moins réellement et présentement dans l’organisme, de même qu’une tendance psychologique qui ne se manifeste par aucun acte extérieur n’en est pas moins réelle pour cela en elle-même.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Chap. II – Les origines du spiritisme :
« On sait que c’est en Amérique que le spiritisme, comme beaucoup d’autres mouvements analogues, eut son point de départ : les premiers phénomènes se produisirent en décembre 1847 à Hydesville, dans l’État de New-York, dans une maison où venait de s’installer la famille Fox, qui était d’origine allemande, et dont le nom était primitivement Voss. Si nous mentionnons cette origine allemande, c’est que, si l’on veut un jour établir complètement les causes réelles du mouvement spirite, on ne devra pas négliger de diriger certaines recherches du côté de l’Allemagne ; nous dirons pourquoi tout à l’heure. Il semble bien, d’ailleurs, que la famille Fox n’ait joué là-dedans, au début du moins, qu’un rôle tout involontaire, et que, même par la suite, ses membres n’aient été que des instruments passifs d’une force quelconque, comme le sont tous les médiums. Quoi qu’il en soit, les phénomènes en question, qui consistaient en bruits divers et en déplacements d’objets, n’avaient en somme rien de nouveau ni d’inusité ; ils étaient semblables à ceux que l’on a observés de tout temps dans ce qu’on appelle les « maisons hantées » ; ce qu’il y eut de nouveau, c’est le parti qu’on en tira ultérieurement. Au bout de quelques mois, on eut l’idée de poser au frappeur mystérieux quelques questions auxquelles il répondit correctement ; pour commencer, on ne lui demandait que des nombres, qu’il indiquait par des séries de coups réguliers ; ce fut un Quaker nommé Isaac Post qui s’avisa de nommer les lettres de l’alphabet en invitant l’« esprit » à désigner par un coup celles qui composaient les mots qu’il voulait faire entendre, et qui inventa ainsi le moyen de communication qu’on appela spiritual telegraph. L’« esprit » déclara qu’il était un certain Charles B. Rosna, colporteur de son vivant, qui avait été assassiné dans cette maison et enterré dans le cellier, où l’on trouva effectivement quelques débris d’ossements. D’autre part, on remarqua que les phénomènes se produisaient surtout en présence des demoiselles Fox, et c’est de là que résulta la découverte de la médiumnité ; parmi les visiteurs qui accouraient de plus en plus nombreux, il y en eut qui crurent, à tort ou à raison, constater qu’ils étaient doués du même pouvoir. Dès lors, le modern spiritualism, comme on l’appela tout d’abord, était fondé ; sa première dénomination était en somme la plus exacte, mais, sans doute pour abréger, on en est arrivé, dans les pays anglo-saxons, à employer le plus souvent le mot spiritualism sans épithète ; quant au nom de « spiritisme », c’est en France qu’il fut inventé un peu plus tard.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Il est convenu qu’on ne peut parler du diable sans provoquer, de la part de tous ceux qui se piquent d’être plus ou moins « modernes », c’est-à-dire de l’immense majorité de nos contemporains, des sourires dédaigneux ou des haussements d’épaules plus méprisants encore ; et il est des gens qui, tout en ayant certaines convictions religieuses, ne sont pas les derniers à prendre une semblable attitude, peut-être par simple crainte de passer pour « arriérés », peut-être aussi d’une façon plus sincère. Ceux-là, en effet, sont bien obligés d’admettre en principe l’existence du démon, mais ils seraient fort embarrassés d’avoir à constater son action effective ; cela dérangerait par trop le cercle restreint d’idées toutes faites dans lequel ils ont coutume de se mouvoir. C’est là un exemple de ce « positivisme pratique » auquel nous avons fait allusion précédemment : les conceptions religieuses sont une chose, la « vie ordinaire » en est une autre, et, entre les deux, on a bien soin d’établir une cloison aussi étanche que possible ; autant dire qu’on se comportera en fait comme un véritable incroyant, avec la logique en moins ; mais quel moyen de faire autrement, dans une société aussi « éclairée » et aussi « tolérante » que la nôtre, sans se faire traiter à tout le moins d’« halluciné » ? Sans doute, une certaine prudence est souvent nécessaire, mais prudence ne veut pas dire négation « a priori » et sans discernement ;”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“On dit même que le diable, quand il veut, est fort bon théologien ; il est vrai, pourtaint qu'il ne peut s'empêcher de laisse échapper toujours quelque sottise, qui est comme sa signature”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“[...] d’ailleurs, nous ne sommes pas de ceux qui croient que la simplicité d’une explication est une sûre garantie de sa vérité : on peut assurément souhaiter qu’il en soit ainsi, mais les choses ne sont point obligées de se conformer à nos désirs, et rien ne prouve qu’elles doivent être ordonnées précisément de la façon qui serait la plus commode pour nous ou la plus propre à faciliter notre compréhension ; un tel « anthropocentrisme », chez nombre de savants et de philosophes, suppose vraiment de bien naïves illusions.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy
“Nous ne disons pas qu’une communication interplanétaire soit une impossibilité absolue ; nous disons seulement que ses chances de possibilité ne peuvent s’exprimer que par une quantité infinitésimale à plusieurs degrés, et que, si l’on pose la question pour un cas déterminé, comme celui de la terre et d’une autre planète du système solaire, on ne risque guère de se tromper en les regardant comme pratiquement nulles ; c’est là, en somme, une simple application de la théorie des probabilités.”
René Guénon, The Spiritist Fallacy