Garage Molinari (Littérature d'Amérique) Quotes

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Garage Molinari (Littérature d'Amérique) (French Edition) Garage Molinari (Littérature d'Amérique) by Jean-François Beauchemin
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“En chemin la pluie s'est mise à tomber comme jamais, c'était à croire que la-haut un traumatisé avait ouvert tous les robinets.”
Jean-François Beauchemin, Garage Molinari (Littérature d'Amérique)
“C'était aussi jour de lessive, et dans les cours les gens étendaient leurs caleçons sur les cordes à linge pour profiter du soleil. Partout les poulies grinçaient et la chanson séduisait les mouettes qui s'envolaient des poubelles pour rappliquer en vitesse vers les cordes. Rendues à destination les plus bêtes draguaient les poulies, mais la plupart restaient sur les poteaux et riaient de voir tous ces caleçons sans humains à l'intérieur. D'autres encore restaient indifférentes parce qu'au fond un caleçon sans personne dedans c'est comme un homme ou une femme sans famille, ça flotte au vent et c'est tout.”
Jean-François Beauchemin, Garage Molinari (Littérature d'Amérique)