În absența stăpânilor Quotes
În absența stăpânilor
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Nicolae Breban23 ratings, 3.65 average rating, 3 reviews
În absența stăpânilor Quotes
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“Tout portait à croire que pour une raison ou pour une autre, le jeune inconnu avait senti le besoin d'évoquer cette ambiguë complicité qui unit les "hommes" par-delà les différences d'âge ou d'éducation, de sentiments ou d'affectivité, d'évoquer cette éternelle conjuration des hommes-maîtres contre les femmes-esclaves, la conjuration des "hommes bon-viveurs et sans scrupules, implacables, joyeusement cyniques et triomphants" contre ces "femmes adorables", faibles et naïves, nées pour être des victimes, toujours pleurnichardes et martyrisées, brutalisées, ces "femmes adorables" douées d'une telle vocation d'infériorité que tout triomphe, même accidentel, sur l'autre sexe les stupéfait et les rend malheureuses, ces femmes, donc, créées pour un bonheur qui n'est possible que dans les seules limites de leur malheur.”
― În absența stăpânilor
― În absența stăpânilor
“[…] ce sont des images trop pures et, pour ainsi dire, désarmées, représentant un monde sans maîtres, voué au chaos et au désarroi candide, un monde peuplé par des êtres nés pour une vie plus tendre et paradisiaque, une vie aux lois plus souples et plus efféminées, et qui, "déversés" sur notre planète, deviennent victimes par vocation, des "victimes idéales" qui appellent d'une manière fascinante, avec la puissance de l'acier, le maître, la bête cruelle et rapace qui doit surgir d'un sentier latéral, un sentier quelconque, secondaire, qu'elle parcourt au galop, flairant de loin le sang de ces animaux paisibles au corps tellement suave et transparent que leur sang semble couler dans l'air, qu'il semble dessiner dans l'air frais de ces forêts tranquilles d'innombrables petits arcs de triomphe ouverts aux fauves féroces ;”
― În absența stăpânilor
― În absența stăpânilor
“On l'aimait donc avec une certaine reconnaissance parce que ce troisième fils était d'une humeur plus stable et plus normale que beaucoup de nos semblables, or les gens se réjouissent et se sentent plus rassurés en compagnie de ces individus ternes. Parfois on parlait de lui avec une bienveillance émue qui allait jusqu'aux larmes, parce qu'il est très reposant de savoir qu'il existe quelqu'un de plus effacé que soi ; c'est si commode, si réjouissant, si tonique d'aimer un tel homme…”
― În absența stăpânilor
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“Voilà pourquoi ils étaient toujours ensemble, pourquoi ils se cherchaient obstinément, pourquoi ils se protégeaient, s'aidaient et se défendaient l'un l'autre jusqu'au sacrifice : l'existence d'un partenaire était nécessaire à leur haine et c'est la raison pour laquelle on ne les voyait que par groupes, à l'intérieur de chaque groupe le nombre des bourreaux étant rigoureusement égal à celui des victimes. Et ces milliers de haines individuelles –qui permettent à tous ces vieux de respirer à des profondeurs plus aérées que cet environnement de plus en plus étouffant–, ces haines infinies, groupées, les font vivre, leur donnent un sens, une légitimité, et ils aiment, ils doivent aimer, ils sont obligés d'aimer ce but, ce sens, parce que c'est le seul qui leur reste, le seul qui les habite, parce que cette haine multiple est leur humanité et qu'ils doivent être humains pour rester en vie.”
― În absența stăpânilor
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“Finalement, elle lui raconta en quelques phrases brèves et froides ce qui s’était passé un mois auparavant, dans la forêt. Elle rappela la proposition que ce dernier lui avait faite avant et après cet événement, en ajoutant qu’elle n’avait pas agi sous l’influence de cette proposition : elle avait tout simplement cédé à sa force virile. Elle conclut en affirmant que cet homme avait certes employé la force et profité du fait qu’ils étaient seuls mais qu’il ne l’avait cependant pas brutalisée, pour le simple motif que son corps l’avait accepté et s’était soumis à cet étranger qui avait su s’en rendre maître. C’est pourquoi elle ne l’avait pas évité et avait même accepté de le revoir, certes, pas aussi souvent qu’il l'aurait voulu, mais de le revoir quand même.”
― În absența stăpânilor
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