La nuit juste avant les forêts Quotes

Rate this book
Clear rating
La nuit juste avant les forêts La nuit juste avant les forêts by Bernard-Marie Koltès
509 ratings, 3.76 average rating, 41 reviews
Open Preview
La nuit juste avant les forêts Quotes Showing 1-2 of 2
“[...] je ne la quitte jamais, je vais d'une berge à l'autre, d'une passerelle à une autre, je remonte le canal et reviens à la rivière, je regarde les péniches, je regarde les écluses, je cherche le fond de l'eau, je m'assieds au bord de l'eau ou je me penche au-dessus, moi, je ne peux parler que sur les ponts ou les berges, et je ne peux aimer que là, ailleurs je suis comme morte, tout le jour je m'ennuie, et chaque soir, je reviens près de l'eau, et on ne se quitte plus jusqu'à ce qu'il fasse jour.”
Bernard-Marie Koltès, La nuit juste avant les forêts
“[...] et, malgré tout cela, j'ai couru derrière toi dès que je t'ai vu tourner le coin de la rue, malgré tous les cons qu'il y a dans la rue, dans les cafés, dans les sous-sols de café, ici, partout, malgré la pluie et les fringues mouillées, j'ai couru, pas seulement pour la chambre, pas seulement pour la partie de nuit pour laquelle je cherche une chambre, mais j'ai couru, couru, couru, pour que cette fois, tourné dans le coin, je ne me trouve pas dans une rue vide de toi, pour que cette fois je ne me retrouve pas face à la pluie, la pluie, la pluie, pour que cette fois je te retrouve toi[...]”
Bernard-Marie Koltès, La nuit juste avant les forêts