Traditional Forms and Cosmic Cycles Quotes
Traditional Forms and Cosmic Cycles
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René Guénon72 ratings, 3.72 average rating, 4 reviews
Traditional Forms and Cosmic Cycles Quotes
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“Alors, il ne reste plus qu’une seule hypothèse acceptable : c’est que la science d’Idris est bien vraiment cachée dans la Pyramide, mais parce qu’elle se trouve incluse dans sa structure même, dans sa disposition extérieure et intérieure et dans ses proportions ; et tout ce qu’il peut y avoir de valable dans les «découvertes» que les modernes ont faites ou cru faire à ce sujet ne représente en somme que quelques fragments infimes de cette antique science traditionnelle.”
― Traditional Forms and Cosmic Cycles
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“[...] Is it conceivable to western minds that a mere treatise on grammar or geography, or even on commerce, should at the same time possess another meaning that makes it an initiatic work of great importance ? So it is nonetheless, and these are not chance examples; these three cases are from books that very really exist and that we actually have in our hands. [...]”
― Traditional Forms and Cosmic Cycles
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“Pour le Pythagorisme, la question est peut-être plus complexe ; et les voyages de Pythagore, qu’il faille d’ailleurs les entendre littéralement ou symboliquement, n’impliquent pas nécessairement des emprunts faits aux doctrines de tel ou tel peuple (tout au moins quant à l’essentiel, et quoi qu’il puisse en être de certains points de détail), mais plutôt l’établissement ou le renforcement de certains liens avec des initiations plus ou moins équivalentes. Il semble bien, en effet, que le Pythagorisme fut surtout la continuation de quelque chose qui préexistait en Grèce même, et qu’il n’y ait pas lieu de chercher ailleurs sa source principale : nous voulons parler des Mystères, et plus particulièrement de l’Orphisme, dont il ne fut peut-être qu’une « réadaptation », en cette époque du VIe siècle avant l’ère chrétienne qui, par un étrange synchronisme, vit des changements de forme s’opérer à la fois dans les traditions de presque tous les peuples.”
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“Par suite, on peut dire que le sang est en rapport direct avec le côté inférieur de l’état subtil ; et de là vient l’interdiction du sang comme nourriture, son absorption entraînant celle de ce qu’il y a de plus grossier dans la vitalité animale, et qui, s’assimilant et se mêlant intimement aux éléments psychiques de l’homme, peut effectivement amener de fort graves conséquences. De là aussi l’emploi fréquent du sang dans les pratiques de magie, voire de sorcellerie (comme attirant les entités « infernales » par conformité de nature) ; mais, d’autre part, ceci est aussi susceptible, dans certaines conditions, d’une transposition dans un ordre supérieur, d’où les rites, soit religieux, soit même initiatiques (comme le « taurobole » mithriaque), impliquant des sacrifices d’animaux ; comme il a été fait allusion, à cet égard, au sacrifice d’Abel opposé à celui, non sanglant, de Caïn, nous reviendrons peut-être sur ce dernier point en une prochaine occasion.”
― Traditional Forms and Cosmic Cycles
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“Quant aux chiffres indiqués dans divers textes pour la durée du Manvantara, et par suite pour celle des Yugas, il doit être bien entendu qu’il ne faut nullement les regarder comme constituant une « chronologie » au sens ordinaire de ce mot, nous voulons dire comme exprimant des nombres d’années devant être pris à la lettre ; c’est d’ailleurs pourquoi certaines variations apparentes dans ces données n’impliquent au fond aucune contradiction réelle. Ce qui est à considérer dans ces chiffres, d’une façon générale c’est seulement le nombre 4 320, pour la raison que nous allons expliquer par la suite, et non point les zéros plus ou moins nombreux dont il est suivi, et qui peuvent même être surtout destinés à égarer ceux qui voudraient se livrer à certains calculs. Cette précaution peut sembler étrange à première vue, mais elle est cependant facile à expliquer : si la durée réelle du Manvantara était connue, et si en outre, son point de départ était déterminé avec exactitude, chacun pourrait sans difficulté en tirer des déductions permettant de prévoir certains événements futurs ; or, aucune tradition orthodoxe n’a jamais encouragé les recherches au moyen desquelles l’homme peut arriver à connaître l’avenir dans une mesure plus ou moins étendue, cette connaissance présentant pratiquement beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages véritables. C’est pourquoi le point de départ et la durée du Manvantara ont toujours été dissimulés plus ou moins soigneusement, soit en ajoutant ou en retranchant un nombre déterminé d’années aux dates réelles, soit en multipliant ou divisant les durées des périodes cycliques de façon à conserver seulement leurs proportions exactes ; et nous ajouterons que certaines correspondances ont parfois aussi été interverties pour des motifs similaires.”
― Traditional Forms and Cosmic Cycles
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“C’est là une des raisons pour lesquelles l’idée, émise par certains sous prétexte de « commodité », d’écrire l’arabe avec les caractères latins, est tout à fait inacceptable et même absurde (ceci sans préjudice d’autres considérations plus contingentes, comme celle de l’impossibilité d’établir une transcription vraiment exacte, par là même que les lettres arabes n’ont pas toutes leur équivalent dans l’alphabet latin). Les véritables motifs pour lesquels certains orientalistes se font les propagateurs de cette idée sont d’ailleurs tout autres que ceux qu’ils font valoir, et doivent être cherchés dans une intention « antitraditionnelle » en rapport avec des préoccupations d’ordre politique ; mais ceci est une autre histoire…”
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“La vérité est que entre l’Égypte antique et l’Égypte actuelle, il n’y a qu’une coïncidence géographique, sans la moindre continuité historique ; aussi la tradition dont il s’agit est-elle encore plus complètement étrangère, dans le pays où elle exista jadis, que le Druidisme ne l’est pour les peuples qui habitent aujourd’hui les anciens pays celtiques ; et le fait qu’il en subsiste des monuments beaucoup plus nombreux ne change rien à cet état de choses. Nous tenons à bien préciser ce point une fois pour toutes, afin de couper court à toutes les illusions que se font trop facilement à cet égard ceux qui n’ont jamais eu l’occasion d’examiner les choses de près ; et, en même temps, cette remarque détruira encore plus complètement les prétentions des « pseudo-initiés » qui, tout en se recommandant de l’antique Égypte, voudraient donner à entendre qu’ils se rattachent à quelque chose qui subsisterait en Égypte même ; nous savons d’ailleurs que ceci n’est point une supposition purement imaginaire, et que certains, comptant sur l’ignorance générale, en quoi ils n’ont malheureusement pas tout à fait tort, poussent effectivement leurs prétentions jusque là.”
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“On ne saurait être trop prudent quand il s’agit de civilisations entièrement disparues, et ce ne sont certes pas les tentatives de reconstitution auxquelles se livrent les archéologues profanes qui sont susceptibles d’éclaircir la question ; mais il n’en est pas moins vrai que beaucoup de vestiges d’un passé oublié sortent de terre à notre époque, et ce ne peut être sans raison. Sans risquer la moindre prédiction sur ce qui pourra résulter de ces découvertes, dont ceux qui les font sont généralement incapables de soupçonner la portée possible, il faut certainement voir là un « signe des temps » : tout ne doit-il pas se retrouver à la fin du Manvantara, pour servir de point de départ à l’élaboration du cycle futur ?”
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