L'Inde où j'ai vécu Quotes
L'Inde où j'ai vécu
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Alexandra David-Néel77 ratings, 3.77 average rating, 3 reviews
L'Inde où j'ai vécu Quotes
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“La devotion silencieuse est un luxe, une pratique de croyants raffines; les masses hurlent leur foi grossiere non seulement on Orient, mais aussi en Occident.
La foie des ames simples engendre partout les memes aberrations.
Le tantrisme meprise l'homme routinier, se conformant sans les discuter aux us et coutumes du milieu social auquel il appartient et acceptant de meme les idees dont ceux-ci derivent.
L'aventure est pour moi l'unique raison d'etre de la vie.
Les idees des Orientaux concernant ce qui est decent et ce qui est indecent sont tres differentes des notres et rien de ce qui concerne le sexe ne leur parait propre a donner lieu a l'hilarite ou au scandale.
Ce qui compte, ce sont les sentiments que le gourou ou le dieu fait naitre en nous. L'un comme l'autre remplissent le role d'excitateurs et mettent en action en nous des energies qui autrement demeureraient dormantes. Ainsi, il est recommande de ne pas eplucher la conduite de son gourou, de ne pas investiguer l'etendue de son erudition ou de son intelligence puisqu'en somme ce n'est pas absolument de lui que depend le benefice recherche par le disciple, mais que ce benefice est plutot le fruit des sentiments du disciple lui-meme.
Les Orientaux ne sont jamais presses, ils vivent dans l'eternite.
Les intimes de Gandhi supportaient joyeusement la charge passablement lourde, avouaient-ils parfois, de sa pauvrete couteuse.
Aucun blame ne peut etre adresse a Gandhi pour avoir mene la vie classique du gourou indienavec tout ce qu'elle comporte d'ostentation quant a une "simplicite" factice: elle est presque imposee aux gourous par la force d'habitudes seculaires.
L'esclavage spirituel ne deplait point aux Indiens, la majorite d'entre eux s'y soumettent meme avec joie.
Gandhi, disait Nehru, pense continuellement en termes de salut personnel et de peche, il ne se preoccupe pas de reforme des institutions ou de la structure de la societe, mais seulement de bannir le peche de la vie des individus.
Des intrus flanent a loisir dans les galeries des palais et sous les verandas des batiment ou rien ne les appelle: ils veulent simplement "regarder", ce qui est eminemment oriental.
Quel que soit l'ideal qu'il cherisse, quel que soit le but qu'il poursuive, l'Indien, qu'il en soit conscient ou non, se sent toujours non point seulement le porte-parole d'un dieu, mais Dieu lui-meme possesseur de la Verite.”
― L'Inde où j'ai vécu
La foie des ames simples engendre partout les memes aberrations.
Le tantrisme meprise l'homme routinier, se conformant sans les discuter aux us et coutumes du milieu social auquel il appartient et acceptant de meme les idees dont ceux-ci derivent.
L'aventure est pour moi l'unique raison d'etre de la vie.
Les idees des Orientaux concernant ce qui est decent et ce qui est indecent sont tres differentes des notres et rien de ce qui concerne le sexe ne leur parait propre a donner lieu a l'hilarite ou au scandale.
Ce qui compte, ce sont les sentiments que le gourou ou le dieu fait naitre en nous. L'un comme l'autre remplissent le role d'excitateurs et mettent en action en nous des energies qui autrement demeureraient dormantes. Ainsi, il est recommande de ne pas eplucher la conduite de son gourou, de ne pas investiguer l'etendue de son erudition ou de son intelligence puisqu'en somme ce n'est pas absolument de lui que depend le benefice recherche par le disciple, mais que ce benefice est plutot le fruit des sentiments du disciple lui-meme.
Les Orientaux ne sont jamais presses, ils vivent dans l'eternite.
Les intimes de Gandhi supportaient joyeusement la charge passablement lourde, avouaient-ils parfois, de sa pauvrete couteuse.
Aucun blame ne peut etre adresse a Gandhi pour avoir mene la vie classique du gourou indienavec tout ce qu'elle comporte d'ostentation quant a une "simplicite" factice: elle est presque imposee aux gourous par la force d'habitudes seculaires.
L'esclavage spirituel ne deplait point aux Indiens, la majorite d'entre eux s'y soumettent meme avec joie.
Gandhi, disait Nehru, pense continuellement en termes de salut personnel et de peche, il ne se preoccupe pas de reforme des institutions ou de la structure de la societe, mais seulement de bannir le peche de la vie des individus.
Des intrus flanent a loisir dans les galeries des palais et sous les verandas des batiment ou rien ne les appelle: ils veulent simplement "regarder", ce qui est eminemment oriental.
Quel que soit l'ideal qu'il cherisse, quel que soit le but qu'il poursuive, l'Indien, qu'il en soit conscient ou non, se sent toujours non point seulement le porte-parole d'un dieu, mais Dieu lui-meme possesseur de la Verite.”
― L'Inde où j'ai vécu
“Sannyasa („respingerea totală”, asceza) este o stare de spirit la care duce lehamitea și dezgustul produse de contemplarea goanei febrile a ființelor care se luptă între ele. feroce și stupide, în timp ce se îndreaptă spre moarte.”
― L'Inde où j'ai vécu
― L'Inde où j'ai vécu
“En ce temps-là, le musée Guimet était un temple. C’est ainsi qu’il se dresse, maintenant, au fond de ma mémoire.
Je vois un large escalier de pierre s’élevant entre des murs couverts de fresques. Tout en gravissant les degrés, l’on rencontre successivement un brahmine altier versant une offrande dans le feu sacré ; des moines bouddhistes vêtus de toges jaunes s’en allant quêter, bol en main, leur nourriture quotidienne ; un temple japonais posé sur un promontoire auquel conduit, par-delà un torii rouge, une allée bordée de cerisiers en fleur. D’autres figures, d’autres paysages de l’Asie sollicitent encore l’attention du pèlerin montant vers le mystère de l’Orient [...].
A droite, est une toute petite salle de lecture où les fervents de l’orientalisme s’absorbent en de studieuses recherches, oublieux de Paris dont les bruits heurtent en vain les murs du musée-temple, sans parvenir à troubler l’atmosphère de quiétude et de rêve qu’ils enclosent.
Dans cette petite chambre, des appels muets s’échappent des pages que l’on feuillette. L’Inde, la Chine, le Japon, tous les points de ce monde qui commence au-delà de Suez sollicitent les lecteurs... Des vocations naissent... la mienne y est née.
Tel était le musée Guimet quand j’avais vingt ans".”
― L'Inde où j'ai vécu
Je vois un large escalier de pierre s’élevant entre des murs couverts de fresques. Tout en gravissant les degrés, l’on rencontre successivement un brahmine altier versant une offrande dans le feu sacré ; des moines bouddhistes vêtus de toges jaunes s’en allant quêter, bol en main, leur nourriture quotidienne ; un temple japonais posé sur un promontoire auquel conduit, par-delà un torii rouge, une allée bordée de cerisiers en fleur. D’autres figures, d’autres paysages de l’Asie sollicitent encore l’attention du pèlerin montant vers le mystère de l’Orient [...].
A droite, est une toute petite salle de lecture où les fervents de l’orientalisme s’absorbent en de studieuses recherches, oublieux de Paris dont les bruits heurtent en vain les murs du musée-temple, sans parvenir à troubler l’atmosphère de quiétude et de rêve qu’ils enclosent.
Dans cette petite chambre, des appels muets s’échappent des pages que l’on feuillette. L’Inde, la Chine, le Japon, tous les points de ce monde qui commence au-delà de Suez sollicitent les lecteurs... Des vocations naissent... la mienne y est née.
Tel était le musée Guimet quand j’avais vingt ans".”
― L'Inde où j'ai vécu