Arvida Quotes

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Arvida Arvida by Samuel Archibald
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Arvida Quotes Showing 1-4 of 4
“- [...] Honnêtement, je sais plus si c'est une histoire vraie ou une histoire inventée, mais je sais que c'est toute la littérature que je sortirai jamais d'une MacCroquette. Au final, je me retrouve toujours là. Les MacCroquettes ne sont pas des madeleines, l'oubli est plus fort que la mémoire et on peut pas écrire toute sa vie sur l'impossibilité de raconter.”
Samuel Archibald, Arvida
“My father no longer lacks for anything, but he misses the taste food had when there was not enough of it.”
Samuel Archibald, Arvida
tags: hunger
“There is no true love for those who take cover from the storm.”
Samuel Archibald, Arvida
tags: love
“Les adultes passaient leur temps à se comparer à des animaux. Ils se disaient forts comme des chevaux, intelligents comme des souris ou des moineaux, peureux comme des lièvres. Ils avaient des têtes de cochons et des face de bœufs. Ils cherchaient à s'en différencier aussi. Ses parents lui étaient sympathiques parce qu'ils parlaient souvent plus gentiment des animaux que des gens. Ils aimaient les animaux et disaient en lisant le journal ou en écoutant la télé «Un chien ne ferait pas ça» ou «Un cheval ne ferait pas ça» et même «Un chat ne ferait pas ça.» Mais ils étaient une exception. Les autres attendaient que l'instinct des animaux les trahisse pour rire de leur stupidité. On sentait que ça les travaillait de reconnaître l'amour dans les yeux d'un chien ou leurs propres expressions sur le visage d'un singe.

Elle savait exactement ce qui séparait les hommes des animaux et elle savait que c'était une différence très mince qui n'avait rien à voir avec l'amour ou la tristesse ou la capacité des gens à éprouver quoi qu ce soit mais tout à voir avec leur capacité à refuser aux émotions le droit de déferler en eux. L'homme n'était pas la seule créature intelligente mais la seule qui pouvait utiliser son intelligence pour ne plus ressentir et ne plus être une bête. Elle savait tout ça et elle s'entraînait à ne plus écouter ce qui émanait de son cœur et de ses entrailles. Elle s'entraînait en ce moment même en s'extirpant des couvertures malgré les supplications de chacune de ses cellules. Bientôt elle ressentirait tout mais ne se laisserait plus toucher par rien et elle ne serait plus du tout animale mais complètement homme, complètement femme.”
Samuel Archibald, Arvida