Romanian Rhapsody Quotes
Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
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Dominique Fernandez17 ratings, 3.47 average rating, 1 review
Romanian Rhapsody Quotes
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“Il faut sautiller dans l'ascenseur pour qu'il consente à démarrer.”
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
“Nous vîmes sortir du monastère une nonne. Elle portait sur l’épaule gauche une planche étroite et longue, la toaca, et dans sa main droite un maillet. Pour appeler au culte, elle fit le tour de l’église, en frappant avec le maillet sur la planche, tantôt au centre, tantôt vers les extrémités, de manière à produire des notes plus graves ou plus claires, et à moduler un véritable chant.”
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
“Son ami de jeunesse Petre Solomon a souligné, dans "Paul Celan, l'adolescence d'un adieu" (Climats, 1990), l'importance des racines roumaines, pour celui qui choisirait de s'exprimer dans une autre langue. On s'est beaucoup interrogé sur ce choix de l'allemand. Certains exégètes, à considérer le travail de désarticulation opéré sur la langue de Goethe et de Rilke, pensent qu'il cherchait à tuer celle des bourreaux qui avaient tué ses parents. Pendant les quelque vingt années passées à Paris, il n'a pas écrit un seul vers en français, langue qu'il maîtrisait parfaitement et chérissait–c'est un autre mystère, chez ce rescapé de la mort, qui fut, avant Primo Levi, une victime, à retardement, de l'Holocauste. Ses poèmes roumains, qui datent de son court séjour de trois ans à Bucarest, ont été injustement négligés, selon Petre Solomon, qui en cite plusieurs. La "Chanson d'amour", malgré son titre, montre comment, chez ce poète de vingt-cinq ans, l'obsession du naufrage et, déjà, de la "noyade", avait tari toute possibilité de bonheur.”
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
“Nous rencontrons à Harman, peu après être sorti de Brașov, la première de ces églises fortifiées, d'aspect austère et inexpugnable. Le gardien nous accueille par un „Grüss Gott" ! aussi peu roumain que possible. Il nous raconte, en allemand, l'histoire de ce village saxon, fondé au XIIIe siècle et restée en partie de langue germanique. L'église, protégée par son enceinte circulaire, fut assiégée 47 fois, jamais prise. Des balcons à balustrade de bois, des escaliers, des passerelles relient les pièces d'habitation installées dans les murailles. Au village ne restent, aujourd'hui, que 250 Allemands sur les 1200 qui le peuplaient jusqu'à la chute de Ceaușescu.”
― Romanian Rhapsody: An Overlooked Corner of Europe
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