La Dame Blanche Quotes
La Dame Blanche
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Jean-Marc Ligny1 rating, 4.00 average rating, 1 review
La Dame Blanche Quotes
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“En résumé, la société toute entière repose sur l’industrie. Celle-ci est à elle seule garantie de son existence, la source unique de toutes les richesses. La classe des producteurs - paysans, artisans, ouvriers, entrepreneurs - est la classe fondamentale, la classe nourricière de la société, celle sans laquelle aucune autre ne peut subsister. Dans cette optique, la politique telle que nous la concevons devrait n’être que la science de la production, c’est-à-dire la science qui pour objet d’instaurer l’ordre le plus favorable à tous les genres de production. Or nous vivons actuellement dans un monde renversé : la nation a admis pour principe fondamental que les pauvres doivent être généreux à l’égard des riches, et l’art de gouverner est réduit à donner aux frelons la plus forte portion du miel prélevé sur les abeilles. […] Les frelons sont les oisifs. […] Ceux qui piquent et font du mal sans apporter aucun bienfait : les rentiers, les propriétaires fonciers, les boursicoteurs, les politiciens, les nobles de Cour, les profiteurs d’héritages, les militaires de salon, les prêtres qui s’enrichissent au détriment des paroisses. Les abeilles produisent le bon miel dont tout le monde a besoin : le pain, l’acier, le charbon, les routes et les ponts, et toutes ces merveilles scientifiques et techniques sans lesquelles nous vivrions encore au Moyen-Âge. Or les frelons pillent les abeilles sans vergogne, cela est démontré chaque jour.”
― La Dame Blanche
― La Dame Blanche
“- Oh ! Franz, ce que tu peux être poule mouillée parfois ! Tu n’as donc pas envie de participer à ce grand bouleversement qui se prépare, de sortir de ta cage, de prendre ton envol ? Rappelle-toi que tu es le fils d’un Aigle ! Où sont tes ailes ?
- Je ne suis pas le fils d’un Aigle, mais d’un vautour, qui pendant vingt ans s’est nourri de cadavres. Du moins c’est ainsi qu’on me le présente ici.”
― La Dame Blanche
- Je ne suis pas le fils d’un Aigle, mais d’un vautour, qui pendant vingt ans s’est nourri de cadavres. Du moins c’est ainsi qu’on me le présente ici.”
― La Dame Blanche
“- Oh ! Franz, ce que tu peux être poule mouillée parois ! Tu n’as donc pas envie de participer à ce grand bouleversement qui se prépare, de sortir de ta cage, de prendre ton envol ? Rappelle-toi que tu es le fils d’un Aigle ! Où sont tes ailes ?
- Je ne suis pas le fils d’un Aigle, mais d’un vautour, qui pendant vingt ans s’est nourri de cadavres. Du moins c’est ainsi qu’on me le présente ici.”
― La Dame Blanche
- Je ne suis pas le fils d’un Aigle, mais d’un vautour, qui pendant vingt ans s’est nourri de cadavres. Du moins c’est ainsi qu’on me le présente ici.”
― La Dame Blanche
“Mon intuition me dit que le monde change autour de nous, que les anciens royaumes vacillent sur leurs trônes, que les peuples secouent leur joug et que la république est déjà dans les coeurs, sinon au bout des fusils ! Allons-nous assister passivement à ces tempêtes, et sombrer avec ce galion pourri qu’est Schönbrunn ?”
― La Dame Blanche
― La Dame Blanche
“Il travaille pour se libérer de la nécessité de travailler, il se rend esclave pour se libérer de la servitude, et ce tragique paradoxe sera dorénavant la formule de sa vie : écrire pour être dispensé d’écrire ; amasser beaucoup d’argent pour ne plus être contraint de songer à l’argent ; épargner pour pouvoir dépenser ; se retrancher du monde pour avoir les moyens de le conquérir ; bûcher, bûcher, bûcher jour et nuit, sans trêve, sans joie, sans vie, pour vivre enfin la vie réelle…”
― La Dame Blanche
― La Dame Blanche
“C’est pour l’amour de la liberté qu’il devient « nègre » et se réduit en esclavage : pendant des années, son génie et son nom resteront invisibles dans les ténèbres de la sous-littérature”
― La Dame Blanche
― La Dame Blanche
“A Schönbrunn, les fêtes se suivent et se ressemblent, indifférentes au temps qui passe, au monde qui change, aux moeurs qui évoluent. Elégantes, poudrées, chamarrées, brillant des mille éclats des diamants, des cristaux, de l’argenterie ; évoluant aux pays glissés des valses, menuets et quadrilles ; bruissant de robes de soie, cliquetant de médailles, bourdonnant d’intrigues de cour ; si charmantes, si convenables, si ennuyeuses … Pendant que l’on se pavane, selon un protocole immuable, dans les salons rococo et les jardins au cordeau, les premières locomotives à vapeur ahanent sur les premiers kilomètres de rails, d’énormes machines de fonte et d’acier remplacent des contingents d’ouvriers dans les usines, l’éclairage au gaz arrive dans les théâtres et bientôt dans les rues, on parvient à produire et stocker de l’électricité, Niepce et Daguerre impressionnent les premières plaques photographiques … Des idées nouvelles issues de la Révolution, sur la liberté, l’égalité, les droits de l’homme, s’échafaudent en systèmes et s’enracinent dans les coeurs, un esprit de révolte fermente au centre des villes, au fond des campagnes, au sein des armées, partout le poids écrasant de cette monarchie obsolète devient insupportable…
Franz sait tout cela qui, du haut de ses onze printemps, regarde pavoiser ce beau monde. Boulimique de savoir et d’informations, François lui raconte raconte toutes ses visions dès qu’ils ont l’occasion d’être seuls ; les sociétés qu’il lui décrit sont bien loin de l’atmosphère empesée de Schönbrunn, les gens dont il lui parle sont bien plus vivants que ces momies figées dans leurs convenances. Aussi le petit duc pose-t’il sur cette fête - sa fête, pourtant - le regard blasé, impatient et las de celui qui sait qu’il assiste à la lente agonie d’un système sclérosé, mais sans pouvoir y changer quoi que ce soit, ni avancer ni retarder l’échéance.”
― La Dame Blanche
Franz sait tout cela qui, du haut de ses onze printemps, regarde pavoiser ce beau monde. Boulimique de savoir et d’informations, François lui raconte raconte toutes ses visions dès qu’ils ont l’occasion d’être seuls ; les sociétés qu’il lui décrit sont bien loin de l’atmosphère empesée de Schönbrunn, les gens dont il lui parle sont bien plus vivants que ces momies figées dans leurs convenances. Aussi le petit duc pose-t’il sur cette fête - sa fête, pourtant - le regard blasé, impatient et las de celui qui sait qu’il assiste à la lente agonie d’un système sclérosé, mais sans pouvoir y changer quoi que ce soit, ni avancer ni retarder l’échéance.”
― La Dame Blanche
