A Pilgrimage to Angkor Quotes
A Pilgrimage to Angkor
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Pierre Loti102 ratings, 3.75 average rating, 14 reviews
A Pilgrimage to Angkor Quotes
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“Elle fut certainement décisive, l’influence qu’exerça ce musée sur l’orientation de ma vie. Il en va de même pour la plupart des hommes, simples jouets de leurs impressions initiales; des riens, longuement regardés au premier âge, suffisent pour infléchir, dans un sens ou dans un autre, toute la suite de leur destinée.”
― A Pilgrimage to Angkor
― A Pilgrimage to Angkor
“Elle fut certainement décisive, l'influence qu'exerça ce musée sur l'orientation de ma vie. (…) Derrière cette vitre, tel oiseau éclatant qui me faisait rêver des "colonies", mais j'ai erré au plus impénétrable des forêts qu'il habita. Telle humble calebasse aux dessins barbares que je considérais comme une précieuse curiosité, mais j'ai vécu parmi les noirs Yoloffs qui excellent à les graver ainsi, à l'ombre de leurs toits de roseaux devant leurs horizons de sables. Telle pagaie accrochée contre le mur et qui évoquait pour moi les "sauvages des îles", mais les Polynésiens m'ont appris à manœuvrer les pareilles, en camaraderie avec eux, dans leurs pirogues balancées sur les houles du Grand Océan… Alors, vraiment, ce n'était que ça, le monde? Ce n'était que ça, la vie?….”
― Angkor
― Angkor
“Si rien n'a changé dans mon musée d'autrefois, tout également est resté pareil dans ces quartiers de ma ville de plus en plus désuète, d'où la vie maritime peu à peu se retire: les mêmes pans de murs, garnis des mêmes jasmins et mêmes lierres, les mêmes toits en tuiles romaines jaunis par la rouille du temps, les mêmes cheminées dont je reconnais si bien les profils sur le ciel de cette fin d'une journée d'automne. Les arbres des jardins, qui étaient déjà vieux quand je commençais la vie, n'ont pas sensiblement vieilli depuis. Les grands ormeaux des remparts, qui étaient déjà séculaires, sont là toujours formant une aussi magnifique ceinture avec leurs mêmes cimes vertes. Et quand tout s'est conservé immuable dans les entours, comment imaginer, admettre que l'on est soi-même non loin de finir, tout simplement parce que l'on atteindra bientôt le nombre d'années compté sans merci à la moyenne des existences! Mon Dieu, finir, quand on ne sent rien en soi qui ait changé, et que le même élan vous emporterait vers l'aventure, vers l'inconnu s'il en restait quelque part! Est-ce possible, hélas ! devant cet humble mais immuable décor qui devrait pourtant, à ce qu'il semble, vous envelopper d'une protection, vous imprégner un peu de sa faculté de durer, devant tout cela qui si aisément s'éternise, avoir été un enfant pour qui le monde va s'ouvrir, avoir été celui qui vivra, et ne plus être que celui qui a vécu!….”
― Angkor
― Angkor
