Yann’s Reviews > La Terreur; Part maudite de la Révolution > Status Update
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Le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur: la vertu, sans laquelle la terreur est funeste; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante. La terreur n'est autre chose que la justice prompte, sévère, inflexible; elle est donc une émanation de la vertu; elle est moins un principe particulier, qu'une conséquence du principe général de la démocratie. (Robespierre;5/2/94)
— Apr 19, 2014 03:09AM
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Yann’s Previous Updates
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Il faudra attendre une quarantaine d'années après sa mort pour que le personnage de Robespierre ne soit plus unanimement détesté, cent ans pour qu'il soit étudié favorablement à l'université et cent cinquante pour que les sans-culottes trouvent des historiens dignes de ce nom. Les hommes politique ont largement prêté la main à cette construction mémorielle.
— Apr 19, 2014 09:31AM
Yann
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Les "merveilleuses" se lancent dans une mode scandaleuse pour protester contre la Terreur, uniformisatrice et prude. Savamment dénudées par des voiles transparents et des vêtement luxueux, elles marchent sur de légères sandales, en portant de minuscules sacs inutiles. Leurs cous marqués par un maquillage et leurs cheveux coupés ras derrière évoquent le trajet de la guillotine.
— Apr 19, 2014 09:16AM
Yann
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Robespierre entend lier fortement la révolution à la religion, qu'il juge indispensable à la constitution du lien social. Le 8 juin 1794, Robespierre mène une procession de députés pour la fête de l'Être suprême. Le message de la fête brouille les les perceptions de la révolution, et isole Robespierre que les autres membres des comités pourront accuser de viser à la "tyrannie"."
— Apr 19, 2014 08:39AM
Yann
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La déchristianisation est condamnée par la Convention, après des interventions, en décembre 1793, de Robespierre et de Grégoire. Ce dernier lance également les premières accusations contre le vandalisme des sans-culottes. Il forge le mot pour dénoncer les dévastations des bibliothèques, des églises et monuments jugés contre-révolutionnaires. [Les Vandales étaient en Bétique, la (V)andalousie]
— Apr 19, 2014 07:48AM
Yann
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Parmi les sans-culottes, les enragés réclament une redistribution des richesses et l'entrée des femmes en politique, ce que les meneurs sans-culottes, Hébert et Chaumette, refusent, comme les montagnards et plus largement les conventionnels
— Apr 19, 2014 07:38AM
Yann
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Les massacres de septembre créent un traumatisme en Europe, relayé par les émigrés. La plupart des étrangers favorables jusque-là à la révolution condamnent une dérive inexplicable et injustifiable. Les caricaturistes anglais livrent une guerre des images à la France, justifiant les préjugés de l'opinion.
— Apr 19, 2014 07:19AM
Yann
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Les peines et les délits ont été repensés, détachés de toute dimension sacrée, sauf à propos d'un nouveau crime, celui de lèse-nation qui remplace la lèse-majesté. Il est inventé pour poursuivre tous ceux qui portent atteinte à l'unité nationale, contre-révolutionnaires, proches de la Cour, ou révolutionnaires irrespectueux des lois. Besenval, ami de la reine, est accusé, puis acquité.
— Apr 19, 2014 05:13AM
Yann
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L'humanité exigeant que la peine de mort soit la moins douloureuse possible, tout condamné à mort aura la tête tranchée. (20/3/1792)
— Apr 19, 2014 05:03AM
Yann
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La définition de l'humanité change à la fin du XVIIIème. Les groupes cultivés se détachent des spectacles de la souffrance, critiquent le goût populaire pour les mises à mort. En 1766, le jugement qui condamne le chevalier de La Barre à la décapitation, puis au bûcher, après avoir eu la langue arrachée, pour la possession de livres licencieux et ne pas s'être découvert devant une procession religieuse scandalise.
— Apr 19, 2014 03:46AM
Yann
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L'usage de la terreur est immémorial. Des esclaves crucifiés le long des routes romaines aux pyramides de têtes coupées sur ordre de Tamerlan, voire au Palatinat dévasté par les troupes de Louis XIV, la terreur est un outil de pouvoir. Le XVIIIème siècle remet en cause ces habitudes, mais sans les abandonner, conteste la toute-puissance du Prince, et demeure sidéré devant la violence.
— Apr 19, 2014 03:26AM

