Julia > Julia's Quotes

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  • #1
    Hermann Hesse
    “Youth ends when egotism does; maturity begins when one lives for others.”
    Hermann Hesse, Gertrude

  • #2
    Albert Camus
    “I leave Sisyphus at the foot of the mountain. One always finds one's burden again. But Sisyphus teaches the higher fidelity that negates the gods and raises rocks. He too concludes that all is well. This universe henceforth without a master seems to him neither sterile nor futile. Each atom of that stone, each mineral flake of that night-filled mountain, in itself, forms a world. The struggle itself toward the heights is enough to fill a man's heart. One must imagine Sisyphus happy.”
    Albert Camus

  • #3
    Albert Camus
    “Have you no hope at all? And do you really live with the thought that when you die, you die, and nothing remains?" "Yes," I said.”
    Albert Camus, The Stranger

  • #4
    Virginia Woolf
    “How much better is silence; the coffee cup, the table. How much better to sit by myself like the solitary sea-bird that opens its wings on the stake. Let me sit here for ever with bare things, this coffee cup, this knife, this fork, things in themselves, myself being myself.”
    Virginia Woolf, The Waves

  • #5
    Roland Barthes
    “Comme jaloux, je souffre quatre fois : parce que je suis jaloux, parce que je me reproche de l’être, parce que je crains que ma jalousie ne blesse l’autre, parce que je me laisse assujettir à une banalité : je souffre d’être exclu, d’être agressif, d’être fou et d’être commun.”
    Roland Barthes

  • #6
    Virginia Woolf
    “There was a star riding through clouds one night, & I said to the star, 'Consume me'.”
    Virginia Woolf, The Waves

  • #7
    Louis Aragon
    “L'Amour qui n'est pas un mot

    Mon Dieu jusqu'au dernier moment
    Avec ce coeur débile et blême
    Quand on est l'ombre de soi-même
    Comment se pourrait-il comment
    Comment se pourrait-il qu'on aime
    Ou comment nommer ce tourment

    Suffit-il donc que tu paraisses
    De l'air que te fait rattachant
    Tes cheveux ce geste touchant
    Que je renaisse et reconnaisse
    Un monde habité par le chant
    Elsa mon amour ma jeunesse

    O forte et douce comme un vin
    Pareille au soleil des fenêtres
    Tu me rends la caresse d'être
    Tu me rends la soif et la faim
    De vivre encore et de connaître
    Notre histoire jusqu'à la fin

    C'est miracle que d'être ensemble
    Que la lumière sur ta joue
    Qu'autour de toi le vent se joue
    Toujours si je te vois je tremble
    Comme à son premier rendez-vous
    Un jeune homme qui me ressemble

    M'habituer m'habituer
    Si je ne le puis qu'on m'en blâme
    Peut-on s'habituer aux flammes
    Elles vous ont avant tué
    Ah crevez-moi les yeux de l'âme
    S'ils s'habituaient aux nuées

    Pour la première fois ta bouche
    Pour la première fois ta voix
    D'une aile à la cime des bois
    L'arbre frémit jusqu'à la souche
    C'est toujours la première fois
    Quand ta robe en passant me touche

    Prends ce fruit lourd et palpitant
    Jettes-en la moitié véreuse
    Tu peux mordre la part heureuse
    Trente ans perdus et puis trente ans
    Au moins que ta morsure creuse
    C'est ma vie et je te la tends

    Ma vie en vérité commence
    Le jour que je t'ai rencontrée
    Toi dont les bras ont su barrer
    Sa route atroce à ma démence
    Et qui m'as montré la contrée
    Que la bonté seule ensemence

    Tu vins au coeur du désarroi
    Pour chasser les mauvaises fièvres
    Et j'ai flambé comme un genièvre
    A la Noël entre tes doigts
    Je suis né vraiment de ta lèvre
    Ma vie est à partir de toi”
    Louis Aragon



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