Rin > Rin's Quotes

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  • #1
    Neil Gaiman
    “Grown-ups don't look like grown-ups on the inside either. Outside, they're big and thoughtless and they always know what they're doing. Inside, they look just like they always have. Like they did when they were your age. Truth is, there aren't any grown-ups. Not one, in the whole wide world.”
    Neil Gaiman, The Ocean at the End of the Lane

  • #2
    “was always a strange thing, coming home. Coming home meant that you had, at one point, left it and, in doing so, irreversibly changed. How odd, then, to be able to return to a place that would always be anchored in your notion of the past. How could this place still be there, if the you that once lived there no longer existed?”
    Becky Chambers, A Prayer for the Crown-Shy

  • #4
    “You keep asking why your work is not enough, and I don’t know how to answer that, because it is enough to exist in the world and marvel at it. You don’t need to justify that, or earn it. You are allowed to just live.”
    Becky Chambers, A Psalm for the Wild-Built

  • #4
    “You don’t have to have a reason to be tired. You don’t have to earn rest or comfort. You’re allowed to just be.”
    Becky Chambers, A Prayer for the Crown-Shy

  • #5
    “What kind of books does Ms. Amelia collect?” “Oh, entirely pornography,” Mosscap said. “It was very educational.”
    Becky Chambers, A Prayer for the Crown-Shy

  • #6
    “Je voudrais pouvoir porter plainte, mais je suis furieuse de n’avoir d’autre recours que celui que m’impose la justice. […] Je voudrais un monde où il serait possible de reconnaître que la vertu de la victime est une fiction, un confort, une arnaque, qu’on peut être prise pour cible sans être irréprochable, qu’on peut avoir menti, traîné, pesté, et joui sans porter la moindre responsabilité de ce qui nous est arrivé. Je voudrais que l’on écoute les plaintes auxquelles il manque des morceaux. Les amnésiques, les bordéliques, les timides et les névrotiques, celles qui ont peur, celles qui ont mal, ne savent plus ou ne veulent plus savoir, celles qui ne veulent pas de réparation, n’en attendent plus, celles qui parlent pour en finir et celles qui veulent juste être prises dans les bras de quelqu’un. Je voudrais que les juges se rappellent un peu, parfois, qu’on a souvent davantage envie d’un regard que d’une sanction pénale. Il ne s’agit pas de punir. Il s’agirait de me guérir.”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi

  • #7
    “Si Victor ne cherchait ni à me nuire, ni à abuser de moi, ni même à occulter ou tromper ma faculté de jugement, alors aux yeux de la loi, il ne peut pas être puni.
    Je suis d’accord avec ça. Mais l’irresponsabilité n’exclut pas la réparation. Je mérite des excuses, et de pouvoir choisir de lui pardonner, qu’importe qu’il en soit digne ou non. Mais tant que personne de légitime n’aura reconnu ma vérité et sa culpabilité, tant que personne n’aura su nous dire que non, Victor ne savait pas ce qu’il faisait, mais que oui, il l’a quand même fait, je n’aurai pas de refuge, pas d’autre soulagement que l’aigreur et la colère.”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi

  • #8
    “Tout ce qu’il me manque à mon viol pour être parfait, c’est que je me mette enfin à y croire. J’ai bon espoir d’y parvenir bientôt. Tant mieux, parce qu’il le faut. J’ai besoin que ce soit un viol car si ça n’était pas un viol, alors c’était ma faute.”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi

  • #9
    “Elle me demande si elle peut, à chaque instant. Je me dis que je devrais l’imiter. Quand je lui pose la question à mon tour, je comprends pourquoi. On dit que le consentement explicite tue le désir, je découvre qu’il le crée. Je ne sais pas ce qu’est le sexe, au fond. C’est la permission que j’accorde aux autres de me toucher qui lui donne une définition, une réalité.”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi

  • #10
    “− Vous étiez heureux ?
    La réponse que je devrais donner, je ne me suis jamais laissée le droit de la formuler.
    J’étais heureuse, oui.
    Le temps que ça a duré, j’étais ravie.
    Je ne savais pas ce qu’était le bonheur, alors je n’avais aucun moyen de savoir que le mien n’en était pas un.
    Mais ça, j’ignore comment le dire.
    Je finis par murmurer :
    − J’y croyais”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi

  • #11
    “La vérité, je l’aurai en même temps que la justice, c’est-à-dire jamais.”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi

  • #12
    “Au moins je n’ai rien sali. Notre histoire était laide, de bout en bout, nos corps comme des outils dont on n’a même pas été fichus de savoir se servir, et me l’entendre confirmer est une libération.”
    Capucine Delattre, Un monde plus sale que moi



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