“[...] et, malgré tout cela, j'ai couru derrière toi dès que je t'ai vu tourner le coin de la rue, malgré tous les cons qu'il y a dans la rue, dans les cafés, dans les sous-sols de café, ici, partout, malgré la pluie et les fringues mouillées, j'ai couru, pas seulement pour la chambre, pas seulement pour la partie de nuit pour laquelle je cherche une chambre, mais j'ai couru, couru, couru, pour que cette fois, tourné dans le coin, je ne me trouve pas dans une rue vide de toi, pour que cette fois je ne me retrouve pas face à la pluie, la pluie, la pluie, pour que cette fois je te retrouve toi[...]”
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Bernard-Marie Koltès,
La nuit juste avant les forêts