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“În fiecare zi, ne batem joc
De păsări, de iubire şi de mare,
Şi nu băgăm de seamă că, în loc,
Rămâne un deşert de disperare.
Ne amăgeşte lenea unui vis
Pe care-l anulăm cu-o șovăire;
Ne reculegem într-un cerc închis
Ce nu permite ochilor s-admire;
Ne răsucim pe-un așternut posac,
Însingurați în doi, din lașitate,
Mințindu-ne cu guri care prefac
În zgura sărutările uzate;
Ne pomenim prea goi într-un târziu,
Pe-o nepermis de joasă treaptă tristă:
Prea sceptici şi prea singuri, prea-n pustiu,
Ca să mai știm că dragostea există.
În fiecare zi, ne batem joc
De păsări, de iubire şi de mare,
Şi nu băgăm de seama că, în loc,
Rămâne un deşert de disperare.”
―
De păsări, de iubire şi de mare,
Şi nu băgăm de seamă că, în loc,
Rămâne un deşert de disperare.
Ne amăgeşte lenea unui vis
Pe care-l anulăm cu-o șovăire;
Ne reculegem într-un cerc închis
Ce nu permite ochilor s-admire;
Ne răsucim pe-un așternut posac,
Însingurați în doi, din lașitate,
Mințindu-ne cu guri care prefac
În zgura sărutările uzate;
Ne pomenim prea goi într-un târziu,
Pe-o nepermis de joasă treaptă tristă:
Prea sceptici şi prea singuri, prea-n pustiu,
Ca să mai știm că dragostea există.
În fiecare zi, ne batem joc
De păsări, de iubire şi de mare,
Şi nu băgăm de seama că, în loc,
Rămâne un deşert de disperare.”
―
“Războiul începe întotdeauna duminică dimineaţa la zece
Şi, daca-i senin, pînă spre seara la şase, pier cu duiumul eroi.
Pentru pace, se cere sobrietate, un aer ceva mai rece:
Pacea se-ncheie-n zori, de obicei la cinci, joi.”
― Poezii
Şi, daca-i senin, pînă spre seara la şase, pier cu duiumul eroi.
Pentru pace, se cere sobrietate, un aer ceva mai rece:
Pacea se-ncheie-n zori, de obicei la cinci, joi.”
― Poezii
“Homo sapiens
Je m'aperçois que c'est maintenant l’heure
que j'aille gagner vite les cavernes :
bouchant encore de notre grotte basse
l'entrée avec la dalle énorme et lourde
pour aux parois de l'antre creuser mainte
gravure en blanc et noir, néo-rupestre
(reste au dehors notre polychromie).
C'est vrai, ça va atrocement puer,
une ère ou deux, la charogne d’anthrope !
Mais, puis, de quel éclat dans la science
– après un quaternaire hystérique de plus –
brillent les ossements d'une tribu blanchis…
Déjà, dehors, squameux, les dinosauriens
la crête affûtent de leur carapace
au bouclier de grès gardant l'entrée...
(traduit en français par l’auteur)”
―
Je m'aperçois que c'est maintenant l’heure
que j'aille gagner vite les cavernes :
bouchant encore de notre grotte basse
l'entrée avec la dalle énorme et lourde
pour aux parois de l'antre creuser mainte
gravure en blanc et noir, néo-rupestre
(reste au dehors notre polychromie).
C'est vrai, ça va atrocement puer,
une ère ou deux, la charogne d’anthrope !
Mais, puis, de quel éclat dans la science
– après un quaternaire hystérique de plus –
brillent les ossements d'une tribu blanchis…
Déjà, dehors, squameux, les dinosauriens
la crête affûtent de leur carapace
au bouclier de grès gardant l'entrée...
(traduit en français par l’auteur)”
―
“Peut-être…
Peut-être n'y a plus de place pour nous,
Peut-être notre temps s'en est allé sans plus ;
Sûrement qu'on nous fait– truc en toc ! – l'un des plus vieux coups :
le troc : on nous change contre l'intrus.
Probablement qu'on jette au sort nos femmes,
Probablement que nos hardes sont déjà bazardées ;
Sans doute, on bute nos buts, on diffame nos oriflammes,
C'est-à-dire, on joue aux dés nos idées.
Ridicule, il ne reste qu'un détritus de détresse
Et le témoin de leur coulpe : l’Iscariote ;
Le rêve aussi, qu’ils ne peuvent pas confisquer, même s'il cesse,
Puis, l'immortalité : leur bête noire et notre marotte.
Il en restent maints encriers au vinaigre, au venin ;
Dans la chair – des cicatrices de cachets ;
Et, sur le squelette, nos mots, tissus tous de lin :
Les chemises de mort qui ne se déchirent jamais.
… Et qui sait sinon un éclat de la croix,
Et, de la couronne de rimes, une épine,
Et le sang, qui refuse de sécher quelquefois,
Et devient vin, celui qu'on destine
Aux libations posthumes – oublieuses à ce que je vois...
(traduit en français par l’auteur)”
―
Peut-être n'y a plus de place pour nous,
Peut-être notre temps s'en est allé sans plus ;
Sûrement qu'on nous fait– truc en toc ! – l'un des plus vieux coups :
le troc : on nous change contre l'intrus.
Probablement qu'on jette au sort nos femmes,
Probablement que nos hardes sont déjà bazardées ;
Sans doute, on bute nos buts, on diffame nos oriflammes,
C'est-à-dire, on joue aux dés nos idées.
Ridicule, il ne reste qu'un détritus de détresse
Et le témoin de leur coulpe : l’Iscariote ;
Le rêve aussi, qu’ils ne peuvent pas confisquer, même s'il cesse,
Puis, l'immortalité : leur bête noire et notre marotte.
Il en restent maints encriers au vinaigre, au venin ;
Dans la chair – des cicatrices de cachets ;
Et, sur le squelette, nos mots, tissus tous de lin :
Les chemises de mort qui ne se déchirent jamais.
… Et qui sait sinon un éclat de la croix,
Et, de la couronne de rimes, une épine,
Et le sang, qui refuse de sécher quelquefois,
Et devient vin, celui qu'on destine
Aux libations posthumes – oublieuses à ce que je vois...
(traduit en français par l’auteur)”
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