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Fernand Deligny Fernand Deligny > Quotes

 

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“And the human then appears as being what remains, somewhat in tatters, of the Arachnean traversed by the sort of blind meteorite that is consciousness”
Fernand Deligny, The Arachnean and Other Texts
“Anyone who has lived for a long while in an insane asylum where a good number and
variety of individuals and children are confined will have in memory the full spectrum of ritual stances from the various religions, present and past, as if brought to their culmination.

Some see a parody here, since the individuals in question are insane. And for an autistic child, the act of placing one’s hand on a hot stove, without the reflex to withdraw it, can make one think that feeling can be interrupted.

Another individual, growing up, hands joined, gazing at the sky: one would think he had come straight from a painting evoking some mystic from the days of old.

There are strange coincidences here, consistent enough for the insoluble problem of form and content to be posed.

So here we have gestural forms that appear to have no content. Is this possible?

It seems more reasonable to think that, for the same form, there can be several contents.

We know of the rocking that often occurs in mute children, while in certain religions, perhaps most, prayer must be accompanied by rocking; mere language is in some way
surpassed. Whereas for the children affected with what is often viewed as a symptom, it is a question of a vacancy of language. The same attitude corresponds to the same content, the same vacancy, the same lacuna, suffered by some and sought after by others.”
Fernand Deligny, The Arachnean and Other Texts
“Et s'il te plaît, ne compte pas sur le pouvoir des mots. As-tu déjà entendu un paysan parler à ses betteraves, un jardinier à ses salades, un vigneron à ses raisins ?
Ils font ce qu'il faut pour que ça pousse et sont fort respectueux du temps. Je ne te parle pas de la pluie et du vent, mais de la durée nécessaire pour que les choses s'accomplissent.
Lorsqu'ils grommellent « Ça ne va guère », c'est qu'il n'y a rien d'autre à faire.
Et si tu me dis « Oui, mais les petits d'hommes ont des oreilles. »
Je te répondrai « Hélas… si ce trou n'existait pas, les adultes ne pourraient pas y déverser leurs bêtises. » (p. 8)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Le plus grand mal que tu puisses leur faire, c'est de promettre et de ne pas tenir.
D'ailleurs tu le paieras cher et ce sera justice. (p. 14)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Celui-ci crie et gesticule, t'assaille de projets et de réclamations ; celui-là dort et dort sans rêves.
Tu te dis « L'œuvre est facile ; je vais réveiller l'endormi et calmer l'agité. » Et tu n'y arrives pas parce que c'est impossible, que la plante est dans la graine et que la graine est déjà plante.
Trouve pour l'agité un travail qui occupera utilement son agitation et apprends à l'endormi à travailler en dormant.
Ce faisant, tu ne seras pas aussi fort que le bon Dieu mais tu aura fait ton possible. (p. 7)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Tu te dis : « Attention ! il s'agit d'une lutte. Une volonté, la mienne, contre cent volontés hostiles : les leurs ».
Et tu te prépares et te bandes et tu perds ton temps : de volonté, ils n'en ont pas.
Ce qu'il te faut faire, c'est te mettre devant et tirer, les tirer vers un but. Et tu peux t'arc-bouter, car c'est lourd et glissant.
Pendant ce temps, bien occupé que tu es à les hâter vers la lumière et le soleil, ils vont chiper des poires dans les jardins voisins.
Il faut donc te mettre derrière eux, pour les surveiller. N'ayant plus personne à suivre, ils s'égaillent.
Et tu rentres chez toi, bien dégoûté de ton nouveau métier de berger. (p. 10)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“N'oublie jamais de regarder si celui qui refuse de marcher n'a pas un clou dans sa chaussure. (p. 18)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Dis-toi que l'éducation commencera le jour où l'atmosphère sera complètement débarrassée du moindre miasme de « sanction ».
Et les plus difficiles à désinfecter seront peut-être les enfants. (p. 27)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“To put it another way, this completely minuscule part of the terrestrial globe where autistic children walk and run and whose pathways, wander lines, are traced does not claim to seed the entire surface of the globe, is not at all inclined toward a globality in which an endemic ideological absolute would be found.

Cards and maps don’t actually tell us much, except that we have no idea what the human is, or for that matter the common.

Hence the fact that being a communist is indeed one of the most difficult things to be in a universe where humans strive desperately and stubbornly, as they must, to formulate their rights, whereas common humanity, a humanity of the species, not being of the nature according to which language has provided us, forever, with rights, will never have any: they are unformulable.”
Fernand Deligny, The Arachnean and Other Texts
“Trop se pencher sur eux, c'est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière. (p. 26)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Ne leur apprends pas à scier si tu ne sais pas tenir une scie ; ne leur apprends pas à chanter si chanter t'ennuie ; ne te charge pas de leur apprendre à vivre si tu n'aimes pas la vie. (p. 23)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“N'essaie surtout pas de savoir ce qu'ils disent de toi, entre eux.
Ont-ils envie de se mettre en route quand ils te voient arriver ?
Voilà ton travail. (p. 33)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Tu te dis « Ils ont volé, ils se sont sauvés de chez eux et ils ont vagabondé : errants comme des loups, sournois comme des fauves… Je vais à tout hasard élargir mes épaules et prendre, mâchoires serrée, un regard de dompteur… Et tu les trouves serviles, flatteurs, empressés et obéissants. »
Ils t'offrent, puisqu'ils ne peuvent te donner autre chose, leurs mains, leur sourire et leurs oreilles.
Tu te dis « Je les ai conquis. »
Les deux trous d'épingle dans les pneus de la bicyclette, c'est pour compléter le cadeau, ce don d'eux-mêmes qu'ils jugeaient sans doute insuffisant. (p. 8)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Arrange-toi pour qu'ils aient toujours cette sensation de choix, hors de laquelle il n'est pas de bonne volonté possible. (p. 14)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“The network is not about doing or making; it is devoid of anything that would serve the purpose, and any excess of purpose leaves it in tatters at the very moment when the excess of the project is deposited in it.”
Fernand Deligny, The Arachnean and Other Texts
“C à son arrivée se montre poli, prévenant et honnête ; c'est un comédien. Il faudra lui apprendre à être lui-même.
Et enfin, le temps aidant, à devenir un autre. (p. 17)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Méfie-toi : celui qui se montre, c'est qu'il a envie de se faire voir, donc de se cacher. (p. 21)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“...for wander is a verb that needs no object…My aim is to limit myself to the ingenuity of innate action, to be awed by it, and not to try and clear up its mysteries.”
Fernand Deligny, The Arachnean and Other Texts
“Art is found everywhere in nature, and what is surprising is that man still respects something that is no more useful than a spider web in the corner of a room. Which still leaves a little hope as far as the persistence of primordial communism is concerned. One must believe it is just as tenacious as turtles before all the floods, or, to put it another way, as tenacious as the lines on the palms of our hands.”
Fernand Deligny
“Ce soir, ils te sont étrangers et sont étrangers l'un à l'autre ; l'atmosphère est grise : des grumeaux dans un liquide sale ; tout est raté.
Et tu passes ta nuit avec ce poids sur le cœur, complètement dégoûté d'eux.
Le lendemain matin, tu les trouves frais et réussis comme une pâtisserie bien faite. (p. 23)”
Fernand Deligny
“Dans les plus grandes pagailles, tu es le calme souriant. Dans les grands calmes, tu es le vent. (p. 14)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Tu n'obtiendras rien de la contrainte.
Tu pourras à la rigueur les contraindre à l'immobilité et au silence et, ce résultat durement acquis, tu seras bien avancé. (p. 13)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Si tu joues au policier, ils joueront aux bandits. Si tu joues au bond Dieu, ils joueront aux diables.
Si tu joues au geôlier, ils joueront aux prisonniers.
Si tu es toi-même, ils seront bien embêtés. (p. 16)”
Fernand Deligny, Graine de crapule
“Une nation qui tolère les quartiers de taudis, les égoûts à ciel ouvert, les classes surpeuplées, et qui ose châtier les jeunes délinquants, me fait penser à cette vieille ivrognesse qui vomissait sur ses gosses à longueur de semaine et giflait le plus petit, par hasard, un dimanche, parce qu'il avait bavé sur son tablier. (p. 41)”
Fernand Deligny, Graine de crapule

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