Pierre Jean Jouve
Born
in Arras, France
October 11, 1887
Died
January 08, 1976
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Paulina 1880
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published
1925
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25 editions
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Despair Has Wings
by
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published
2007
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5 editions
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Hélène
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published
1934
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6 editions
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The Desert World
by
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published
1927
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9 editions
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Hécate: Aventure de catherine crachat I
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published
1963
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8 editions
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Il Don Giovanni di Mozart
by
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published
1993
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12 editions
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Les noces suivi de Sueur de sang
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published
1931
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4 editions
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Hécate suivi de Vagadu
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published
2010
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3 editions
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an idiom of night
by
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published
1968
—
4 editions
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Diadème / Mélodrame
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published
1970
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“À une soie
Je te revois tendue et sans vent dans les ombres
Propice et large soie étalée sans un pli
Tendre comme un discours de musique profonde
Et suave de trois cruautés agrandies.
Le morceau appelant mon cœur était le rouge
Non pas rouge mais rose en pétales séchés
Non pas de fleurs mais par angoisse un peu lilas
Des tons exquis du sang longtemps assassiné
De Marat. Et le blanc portait comment un soleil
Le reflet jaunissant des plus calmes peintures
La douceur de la mort
Et le travail de lui l’huile à des couchants vermeils.
Le bleu seul était dur comme les yeux des airs
L’opaque ciel qui tient la majesté divine
Prisonnière en lui ainsi qu’au premier jour
Le ciel terrible et pur à la hampe guerrière.
Mais surtout la Parole en sortait la criante
La violente importante et parole d’effroi
Ou parole d’amour lue la première fois
À haïr, adorer, à laisser ou à prendre.
La parole adorée dans des lettres dorées
Qui font relief en trébuchante maladresse
Qui hésitent comme en souffrant
À retourner d’un soc le monde labouré.
Paroles feu riant ! Perspectives humaines
Ouvertes par les mots étranges d’un enfant
Et l’histoire achevée les pierres calcinées
À remettre en poussière et jeter sur les chaînes !
La parole pour plaire à Dieu disait Justice
Sur les bois englués d’un holocauste fort
L’honneur avait rempli le sacrifice
Et le drapeau disait : Liberté ou la Mort.”
―
Je te revois tendue et sans vent dans les ombres
Propice et large soie étalée sans un pli
Tendre comme un discours de musique profonde
Et suave de trois cruautés agrandies.
Le morceau appelant mon cœur était le rouge
Non pas rouge mais rose en pétales séchés
Non pas de fleurs mais par angoisse un peu lilas
Des tons exquis du sang longtemps assassiné
De Marat. Et le blanc portait comment un soleil
Le reflet jaunissant des plus calmes peintures
La douceur de la mort
Et le travail de lui l’huile à des couchants vermeils.
Le bleu seul était dur comme les yeux des airs
L’opaque ciel qui tient la majesté divine
Prisonnière en lui ainsi qu’au premier jour
Le ciel terrible et pur à la hampe guerrière.
Mais surtout la Parole en sortait la criante
La violente importante et parole d’effroi
Ou parole d’amour lue la première fois
À haïr, adorer, à laisser ou à prendre.
La parole adorée dans des lettres dorées
Qui font relief en trébuchante maladresse
Qui hésitent comme en souffrant
À retourner d’un soc le monde labouré.
Paroles feu riant ! Perspectives humaines
Ouvertes par les mots étranges d’un enfant
Et l’histoire achevée les pierres calcinées
À remettre en poussière et jeter sur les chaînes !
La parole pour plaire à Dieu disait Justice
Sur les bois englués d’un holocauste fort
L’honneur avait rempli le sacrifice
Et le drapeau disait : Liberté ou la Mort.”
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