Gripari, Pierre. (1967). La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca. O.A. : Folio Junior.
A. Introduction
Le petit livre La sorcière da la rue Mouffetard de Pierre Gripari contient sept contes fantastiques pour des enfants à partir de l’âge de neuf ans. Le livre est composé de 135 pages en incluant quinze illustrations de Puig Rosado. La vue d’ensemble la suivante donne un petit résumé pour chaque conte en évitant de vous raconter leurs fins.
B. Résumés des histoires
1. La sorcière de la rue Mouffetard
Un bon jour, la sorcière de la rue Mouffetard lit un article dans le Journal des Sorcières et décide d’essayer une recette spéciale pour se faire rajeunir. Elle se pose un problème : L’ingrédient principal pour son repas magique est la jeune fille Nadja, qui habite dans la même rue (appelée rue Broca). Les jours suivantes, la sorcière essaye de prendre Nadja, mais grâce à son père, son frère et un marin serviable, la jeune fille échappe à la sorcière et la berne.
2. Le géant aux chaussettes rouges
Un bon jour, un géant qui porte des chaussettes rouges trouve que c’est ennuyeux de rester garçon. Il décide alors de se marier. Vite dit, vite fait, il rencontre dans un village la jeune fille Mireille. Mais le maire du village et le monsieur le curé ne sont pas d’accord avec le mariage. Ils convainquent le géant qu’il est trop grand pour entrer dans l’église pour s’y marier avec Mireille. Quoi faire ? Le mariage est remit par une année et le géant obtient le devoir de se faire réduire la taille pendant ce laps de temps. Le géant parcourt le monde, consulte des magiciens dans différents pays et même le pape pour obtenir la taille désirée...
3. La paire de chaussures
Une paire de chaussures qui sont mariées habitent ensemble dans une belle boîte en carton. Un jour, la vendeuse les sorte de sa boîte afin de les essayer à une dame. Les chaussures plaisent bien à cette dame. Elle les achète et hop – ils se retrouvent séparés aux pieds de cette dame. Un temps difficile suive pour le couple toujours amoureux : On les menace de la séparation, les vole, les fait cadeau, les use jusqu’à l’un des deux et percée et, enfin, les jette. Curieusement, les chaussures vont quand même arriver à faire un voyage de noces. Comment ? Je ne vous le dirai pas... Lisez le vous-même !
4. Scoubidou, la poupée qui sait tout
Bachir aimerait un vélo, mais son papa n’a pas l’argent pour lui acheter un. C’est alors Scoubidou, la poupée de Bachir, qui décide de lui satisfaire son souhait. Elle est une poupée spéciale, car elle sait parler et prédire le futur. Elle quitte la maison de Bachir pour gagner une fortune assez grande pour acheter un vélo pour Bachir. Scoubidou trouve du travail sur un bateau est parte pour un tour du monde. Quand le temps arrive pour Scoubidou de demander son salaire et retourner chez Bachir, le capitaine se montre sous son vrai jour°: Il escroque la poupée de son salaire et la jette par dessus dans la mer.
5. Histoire de Lustucru
L’histoire du Lustucru est fascinante. Est-ce que vous saviez, qu’à l’époque des Romains, le fils d’un roi immortel nommé Lustucru était née ? Et que c’était lui qui avait conquit la Gaule et ne pas Jules César (qui était un tricheur, en vérité) ? Que c’était Lustucru, qui bâtait tout seul les Arabe, venus d’Espagne en France en l’an 732? Il conquit aussi l’Angleterre, pour le compte des Normands. Il bouta les Anglais hors de France. Du Guesclin, la Grand Ferré, Jeanne d’Arc, c’était toujours Lustucru. C’était lui qui a reconnu Louis XVI à Varennes, et lui qui a composé la Marseillaise. Ce n’était pas Napoléon qui traversait le pont d’Arcole, non, c’était Lustucru. C’était toujours Lustucru. Pourquoi est-ce que vous ne saviez pas que tous ces victoires, ces caractères de grande importance étaient toujours Lustucru ? Découvrez-le vous même en lisant l’histoire de Lustucru.
6. La fée du robinet
Un bon jour, des ouvriers de la commune déplacent par hasard une fée de sa source dans un robinet d’eau. La fée devient donc une fée du robinet dans une petite maison familiale. Pendant les nuits après son arrivée, elle fait connaissance avec les deux sœurs Martine et Marie. Elle leur donne des dons différents, car elles se sont comportées différemment devant elle aussi. Martine, qui était gentille avec la fée, commence a cracher une perle après chaque mot qu’elle dit. Marie, qui n’était pas tellement gentille avec la fée du robinet, elle commence à cracher des serpents.
L’histoire se développe, les filles rencontrent des gens et font des expériences différentes. La fée du robinet suit le destin des deux filles, est deviens très triste, quand elle aperçoit, que ses dons ne montrent pas l’effectivité désirée de sa part. C’est la raison pour laquelle elle décide de ne s’en mêler plus dans les affaires des hommes. Elle se marie avec un enchanteur qui libère les deux sœurs de ses dons. Ensuite, le couple disparaisse de la connaissance de l’auteur.
7. La sorcière du placard aux balais
Monsieur Pierre achète une maison chez un notaire. Il ne sait pas que la maison qu’il achète est hantée. Par hasard il apprend qu’il ne doit jamais chanter : Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière ! Je crois vous connaissez la nature des hommes, qui ont vraiment de la peine à ne pas faire ce qu’on les interdit. Monsieur Pierre alors dit la petite formule par mal chance et une sorcière apparait. Pierre la prie pour sa pitié, mais la sorcière reste dure. Elle lui pose une énigme qu’il faut résoudre en ayant trois chances. Pierre doit demander la sorcière une chose que serait impossible pour elle à lui apporter. Mais comme Monsieur Pierre est malin, il demande l’aide de son petit ami Bachir et ses amis animales. Mais comment ils font pour rouler la sorcière vous devez lire vous-même.
C. Explication de mon choix
J’ai choisi le livre « La sorcière de la Rue Mouffetard » à cause de sa composition en plusieurs petits contes fantastiques. Habituellement, je préfère des livres qui sont plus reliées à la réalité. Cette fois, j’ai fait une exception, car l’histoire de La paire des chaussures m’a saisi quand je la lisais entre autres à la bibliothèque de la Sentimatt. Mon choix est ainsi tombé sur La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca de Pierre Gripari.
D . Le langage et le contenu du livre
Le langage utilisé dans La sorcière de la rue Mouffetard est clairement un langage pour des enfants. Les phrases sont construites d’une manière simple et courte. Le style dans lequel les courts contes sont racontés est d’un humour empathique et fin.
Le contenu des histoires rassemble des contes fantastiques traditionnels, car la plus grandes partie des protagonistes est empruntée de ce genre littéraire : Il y en a des géants, des sorcières, des fées etc. Néanmoins, les actions ne suivent pas les logiques typiques des contes fantastiques traditionnels et présentent peu des motifs moraux. Le déroulement des histoires semble d’être tous libre des conventions littéraire. Cela leur donne une fraicheur inattendue.
E. Le livre comme lecture en classe.
Le livre de Pierre Gripari offre beaucoup des possibilités à travailler en classe en niveaux secondaire. Les contes sont assez courtes mais néanmoins plaines d’action. Chaque histoire prend plusieurs tournures inattendues, les caractères se développent en s’adaptant à des nouvelles situations.
Je peux bien m’imaginer de travailler avec ce petit livre pour introduire la lecture en français en cours de français langue étrangère en 7ième classe.
Le vocabulaire utilisé dans les histoires suit la tradition des contes fantastique des frères Grimm. Beaucoup des élèves ont des connaissances de ces histoires particulières, car ils sont devenus un élément du patrimoine en Europe (est sont souvent incorporé dans des films, des BD, des histoires etc.). Pour une introduction de la lecture on pourrait activer ce savoir préalable des élèves par des exercices de vocabulaire ou en regardant ou écoutant des medias audio- et/ou –visuels.
Pour introduire la lecture elle même, je propose le choix d’une histoire courte du livre et de la lire en haute voix devant la classe. Peut-être en pourrait faire ce cours interactive en posant des questions, ou en laissant les élèves deviner comment l’histoire va se développer. Comme variation, on pourrait aussi utiliser le livre audio, qui est aussi disponible.
Après cette première lecture, je laisserais choisir les élèves individuellement les contes qui les intéressent le plus. On pourrait créer des groupes qui tous travaillent sur une autre conte, les laisser développer des petits jeux de rôles, des exercices, de les faire raconter l’histoire dans leurs propres mots etc.
Je pense que tous le contenu des contes est intéressante pour les élèves en niveaux de l’école secondaire un.
Quand même j’exclurais l’histoire de Lustucru dans un premier temps. A mon avis, ce conte demande des savoirs préalables historiques des élèves sans lesquels ils ne seraient pas capables de comprendre ni l’ironie et ni la comique de cette histoire. Peut-être on pourrait prendre cette histoire comme base pour travailler sur quelques épisodes spécifiques de l’histoire française.
Les histoires pourraient aussi servir comme des histoires d’inspiration pour des productions écrites des élèves. Pourquoi pas laisser les élèves écrire eux mêmes des contes fantastiques avec des sorcières, des géants, des poupées et animaux qui savent parler et prédire des choses incroyables ? C’est LA chance de laisser les élèves écrire des histoires qui offrent beaucoup d’espace pour la réalisation leur propre imagination, leurs idées et sont en même temps presque toutes libres des conventions littéraire.