Retour aujourd'hui sur le deuxième tome de la série "L'Âge de la Déraison" de J. G. Keyes.
L'histoire reprend quelques années après la fin du premier volume. Le cataclysme qui s'est abattu sur Londres à profondément biuleversé l'ordre du monde. Coupé de leurs mères-patries, les colonies s'interrogent et envoient une délégation vers l'Ancien-Monde afin de comprendre ce qui s'est produit. En Europe, Benjamin Franklin et son maître, Newton, ont trouvé refuge à Prague. Quant à Adrienne, elle erre par les routes dévastées du royaume de France livré au chaos, essayant du mieux qu'elle peut de protéger son jeune fils. Seulement, les armées russes menées par un tsar bien décidé à diriger toute l'Europe, déferlent sur le continent et tous vond devoir, de près ou de loin (mais surtout de près !) s'y confronter.
On reprend les mêmes et on recommence. Ce tome nous permet d'en apprendre davantage sur les anges, ces mystérieuses entités qui se sont révélées autrefois à Louis XIV et qui dorénavant, semblent être l'objet de toutes les convoitises. Le début m'a laissée un peu de marbre, j'avoue. J'ai eu du mal à me relancer et à retrouver mes marques dans cet univers, le changement de langue (j'ai basculé vers le français) n'a sans doute pas aidé. Les personnages étaient loin dans mon esprit. Mais au-delà de ça, j'ai trouvé le début un peu plat. La fin, en revanche, m'a beaucoup plu. La réunion des différents narrateurs dans la confrontation finale était vraiment chouette à suivre. Et la bataille finale est littéralement explosive. Au niveau des personnages, j'ai eu du mal à m'attacher à Adrienne et à Ben, qui ont tous gagné une sorte de cynisme face aux événements qu'ils ont traversé. En revanche, le nouveau personnage indien, Red Shoes de la tribu des Choctow est une vraie bouffée d'air frais. Sa manière d'envisager les choses, sa manière de pratiquer la magie, sa philosophie... un vrai plaisir à suivre.
Bref, un roman plein de termes compliqués et de réflexions scientifiques complexes, mais qui a su rester divertissant. Pas sûr toutefois qu'il me laisse un souvenir impérissable...