Après le choc de la trahison de Tugdual, Oksa et ceux qui ont pu passer le portail sont de retour à Londres pour soigner Marie et Gus, et pour permettre à ceux qui le voudraient de venir à Edéfia pour un aller sans retour… Orthon, quant à lui, infiltre les plus grands gouvernements à l’aide de son armée au Groenland : de grands scientifiques, criminels et pirates informatiques, dans le but évident de dominer le monde. Il veut ainsi soumettre les humains et tous les moyens sont bons, même recréer des Diaphans… Oksa et sa bande essayent donc d’empêcher le Félon d’accomplir son sordide objectif.
Dans ce cinquième tome, le côté géopolitique est omniprésent, et les stratégies d’Orthon pour dominer le monde ne connaissent aucune faiblesse, mettant même en danger le secret des origines particulières des Sauve-Qui-Peut (les humains évoquent même la théorie d’extraterrestres venant d’un autre monde). Notre fascination hypnotique pour Tugdual est toujours présente malgré son changement de camp, accentuée par la souffrance manifeste du garçon. Les retrouvailles avec les Du-Dehors sont émouvantes, et le rapprochement entre Oksa et Gus inévitable… J’ai d’ailleurs hâte d’avoir plus de détails sur leur relation dans le prochain tome. La douce Zoé doit quant à elle apprendre à donner de l’amour alors que cette capacité lui a été retirée. Ce tome est un peu plus calme, les évènements se ralentissent et il se passe un peu moins de choses (il y a surtout beaucoup de recherches informatiques de la part des ‘5 fantastiques’). On sent que ce tome nous tient en haleine pour le dénouement final, que j’ai hâte de relire à nouveau. Les sentiments sont toujours aussi bien décrits, et ce livre est à nouveau truffé de phrases qui nous font réfléchir ; j’adore toujours autant le style d’Anne Plichota et de Cendrine Wolf. Le concert à Niagara est pour moi le moment le plus marquant. Je m’identifie toujours autant à Oksa, malgré son impulsivité encore un peu enfantine ; elle est malgré tout déterminée et terriblement attachante. Les références musicales tout au long du roman sont un véritable plaisir ! Je suis profondément nostalgique d’arriver à la fin de ma saga de cœur, mais je sais que je la relirai à nouveau pour la énième fois dans quelques années… Et en attendant, la série Tugdual m’attend également.
« Pourquoi fallait-il qu'elle reste prisonnière de ses tourments? Quand une difficulté était surmontée, d'autres jaillissaient, comme un éternel recommencement. »