Jump to ratings and reviews

Kallocain

This is a novel of the future, profoundly sinister in its vision of a drab terror. Ironic and detached, the author shows us the totalitarian World-state through the eyes of a product of that state, scientist Leo Kall. Kall has invented a drug, kallocain, which denies the privacy of thought and is the final step towards the transmutation of the individual human being into a "happy, healthy cell in the state organism." For, says Leo, "from thoughts and feelings, words and actions are born. How then could these thoughts and feelings belong to the individual? Doesn't the whole fellow-soldier belong to the state? To whom should his thoughts and feelings belong then, if not to the state?"
As the first-person record of Leo Kall, scientist, fellow-soldier too late disillusioned to undo his previous actions, Kallocain achieves a chilling power and veracity that place it among the finest novels to emerge from the strife-torn Europe of the twentieth century.

193 pages, Paperback

First published January 1, 1940

Loading...
Loading...

About the author

Karin Boye

99 books274 followers
Karin Boye was a Swedish poet and novelist.

She is perhaps most famous for her poems, of which the most well-known ought to be "Yes, of course it hurts" (Swedish: "Ja visst gör det ont") and "In motion" (Swedish: "I rörelse"). She also wrote a few novels including "Kallocain". Inspired by the rise of National Socialism in Germany, it was a portrayal of a dystopian society in the vein of Orwell's Nineteen Eighty-Four and Huxley's Brave New World (though written almost a decade before Nineteen Eighty-Four). In the novel, an idealistic scientist named Leo Kall invents Kallocain, a kind of truth serum.

Boye died in an apparent suicide when swallowing sleeping-pills after leaving home on April 23, 1941.

Ratings & Reviews

What do you think?

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
3,751 (19%)
4 stars
8,298 (43%)
3 stars
5,393 (28%)
2 stars
1,347 (7%)
1 star
302 (1%)
Displaying 1 - 21 of 21 reviews
Profile Image for Marie Labrousse.
392 reviews20 followers
January 12, 2025
Dystopie d'une autrice suédoise, parue en 1940 (soit neuf ans avant le 1984 d'Orwell). Et elle gagnerait à être aussi connue. Les mécanismes politiques sont moins précis mais les aspects psychologiques très fouillés.
Profile Image for Ziggy.
208 reviews2 followers
December 8, 2025
Dystopie écrite en 1940 (soit 8 ans avant 1984 de Orwell) par la suédoise Karin Boye qui présentait alors son texte plutôt comme un roman d'anticipation.
L'analyse psychologique des personnages est poussée à son paroxysme notamment celle du personnage central et narrateur (central est bien le mot tant il est prépondérant dans le récit) : Léo Kall, chimiste et camarade-soldat de l'État national, couche sur le papier toutes les pensées, les suppositions, les hésitations, les soupçons et les sentiments qui l'animent ; c'est son livre que nous lisons. Il est à un moment crucial de son existence, car s'il semble mener sur le plan personnel une existence paisible auprès de son épouse et de ses enfants, son parcours professionnel est à un tournant important. Léo est en effet l'inventeur de la Kallocaïne, un sérum de vérité privant celui auquel il est administré de ses derniers espaces de liberté. Mais que peut-il advenir quand l'inventeur du sérum (et organisateur des tests du produit sur l'humain) est lui-même en proie au doute ?
Un très très bon roman bien construit avec peu de personnages, l'humanité n'étant pas de mise dans ce monde froid et anxiogène, un roman qui me donne l'envie de découvrir d'autres dystopies, notamment Nous de Zamiatine auquel Karin Boye semble se référer, mais également d'autres textes de cette autrice comme "Pour l'amour de l'arbre" (1935).
Profile Image for Antoine BRIEND.
37 reviews1 follower
April 25, 2026
Un peu dur à rentrer dedans, il ne se passe pas grand chose, j’ai eu du mal à accrocher .. alors que l’idée est bonne !
Profile Image for Mag.
237 reviews13 followers
March 19, 2025
Dommage que le livre est un peu vieilli et que le protagoniste soit un con, mais dans l'ensemble la lecture est sympa, on sent la même ambiance que 1984
Profile Image for Senator.
94 reviews
June 16, 2026
J'ai ENFIN atteint le bout de ce roman ! Le résumé promettait beaucoup, un scientifiques prit de doutes quant à sa création, et un voyage/une expédition vers d'autres horizons en quête de liberté.
Le roman commençait bien, on se demande ce qui a pu mener le personnage à cette situation. C'était ensuite d'un ennui terrible (le personnage principal, Leo Kall, nous raconte son histoire et toutes ses pensées, et il est tout du long un lèche-botte insupportable, suffisant et prêt à tout pour être bien vu par les puissants), et ça se termine d'un coup sur une déception...

L'idée générale est intéressante, le monde dans lequel évoluent les personnages était plutôt clairement décrit, mais j'avais l'impression que l'histoire n'avançait pas du tout (beaucoup de blabla). L'autrice a été inspirée par ce qu'elle a vu dans l'Allemagne nazie et dans l'URSS, donc rien de réjouissant, mais je m'attendais à une résistance explicite, pas à ce début d'épiphanie de la part de Leo Kall qui finalement est aussi tôt réprimée par un autre pays, tout ceci intervenant dans les toutes dernières pages du roman.
287 reviews2 followers
August 9, 2023
Quand on découvre ce tout petit livre de 239 pages à peine, c’est la vie de l’auteure elle-même qui interpelle notre attention. Voyez-vous, elle était une femme libre. Mariée à un homme juste avant la seconde guerre mondiale, elle a divorcé de lui pour se mettre en couple avec une femme, juive, de surcroît. Connaissant l’époque dans laquelle elle vivait, rien que cela suffit à susciter mon admiration et à me faire imaginer que Kallocain va être puissant.

Puissant, c’est le mot. Kallocain nous plonge dans la tête d’un scientifique qui invente le sérum de vérité. Il vit dans une société autoritaire qui est en train, sans qu’il ne s’en aperçoive, de glisser dans le totalitarisme et il est malheureux dans son mariage, ressentant un manque qu’il ne sait pas où n’ose pas exprimer. Pour cause, dans cette société qui n’est pas sans rappeler le communisme, l’individu doit s’effacer complètement au profit de la société et cela inclut tout lien, familial ou social. Si je devais vous décrire cette société plus en détails, je remplirais des pages et des pages tant il y a des détails qui m’ont fait réagir. Sachez donc que nous sommes au coeur d’une dystopie.

En introduisant la kalloicaïne, l’auteure vient aborder plusieurs thèmes. Celui qui prédomine est la liberté de penser. Là dessus, encore une fois, j’aurais énormément de choses à dire mais retenons que le postulat sur lequel le roman est construit se démarque de toutes les dystopies par une question très simple: comment continuer à vivre quand votre liberté même de penser est remise en cause?

Vous avez certainement envie de me parler de 1984. George Orwell amorce ce thème indirectement avec le novlangue. Cependant, il n’ a pas été aussi loin, à mon sens, que Karin Boye.
Ici, la kallocaïne devient l’instrument suprême par lequel les arrestations vont se faire de manière presque automatique. On pensera d’ailleurs, sur cet aspect au roman Minority report de Phillip K. Dick et qui a donné lieu à une adaptation, mais ici, l’accent est mis sur l’aspect psychologique, sur le cheminement qui va se faire depuis son invention jusqu’aux abus de son usage. Son invention a peut-être été issue d’une volonté de simplifier les démarches en justice mais il est évident que son usage sera détourné.

Tout au long du roman, le personnage principal, Leo, dont on se demande s’il est un héros ou un anti-héros, se fait l’avocat du diable. Il tient un discours qu’on déteste mais qui met en place toute la structure qui dérive de l’usage de la kallocaïne. La drogue devient un prétexte pour analyser cette société. Si elle n’avait pas été créée, il n’aurait de toute façon été qu’une question de temps avant que d’autres procédés similaires voient le jour.

L’autre chose qui m’a fait réfléchir tient dans certaines phrases qui sont encore et toujours d’actualité.

En effet, on réalise qu’en 1940, en lisant certains passages, qu’il existait déjà ce qu’on appelle aujourd’hui des incels.
Par le biais du personnage de Diana, on réalise que les droits des femmes en général sont concomitants à ceux de l’Homme. On le voit bien aux États-Unis d’ailleurs. Ôtez le droit d’avorter et vous avancez vers une société radicale et intolérante, prête à mettre la vie des femmes en danger. Tout ça pour une question de pouvoir. Réduire les droits d’une minorité, c’est réduire les droits de tous même si vous le ne réalisez pas.

L’intrigue du roman avance insidieusement vers un régime qui nous rebute. Qui nous fait peur. A la fin de Kallocain, je n’ai pas de mot car elle me fait une grande impression. Elle me laisse soucieuse, me demandant si on n’est pas déjà en train de bouillir sur la marmite sans vouloir le voir.
Ce roman me laisse songeuse. Il est sombre, il est réaliste mais surtout il fait réagir car il met en scène un héros qui finalement n’est pas si éloigné de nous. Il aurait pu être nous. On ne peut pas lire Kallocain sans entrer dans la peau du personnage central et y rester enfermé, prisonnier de pensées qui tiraillent.

Vous le constaterez, Kallocain est un roman actuel qui n’a pas vieilli du tout. Lisez-le. Je suis certaine qu’il vous marquera autant si ce n’est plus que 1984.
Profile Image for Hourloupe.
149 reviews
May 1, 2026
Ce qui rend Kallocaïne particulièrement marquant, c’est son année de publication (1934), tant le roman anticipe avec lucidité les dérives d’une société de surveillance. Karin Boye y imagine un monde où l’intimité n’existe plus, poussé à son paroxysme par l’invention d’une « drogue de vérité » capable de révéler les pensées les plus enfouies.

Le personnage principal, chimiste à l’origine de cette découverte, incarne parfaitement le malaise qui s’installe peu à peu. D’abord convaincu de servir un idéal collectif, il se perd progressivement dans les conséquences de son invention. À mesure que les vérités émergent, c’est aussi sa propre conscience qui vacille. La question du regret traverse tout le roman : regret d’avoir contribué à ce système, regret d’avoir cru en ses fondements, mais aussi difficulté à revenir en arrière une fois la machine lancée.

Au-delà de son aspect dystopique, le livre interroge profondément la notion de vérité : est-elle toujours souhaitable ? Que reste-t-il de l’humain lorsque toute pensée devient transparente ? Cette tension entre contrôle et liberté, loyauté et individualité, donne au roman une résonance encore très actuelle.

Une œuvre troublante et visionnaire, qui mérite d’être redécouverte.
Profile Image for Fungi Lumini.
355 reviews8 followers
July 13, 2017
Une lecture très intéressante dans laquelle on découvre une société totalitaire poussée à l’extrême. L’auteure nous décrit en détail ce système au travers des yeux d’un camarade-soldat scientifique qui vient de créer une drogue, sérum de vérité absolu. Le récit soulève des questionnements importants et fait réfléchir sur des points qui sont en train d’évoluer dans notre société, tel que par exemple les méthodes de surveillance de l’individu de plus en plus omniprésentes. Entre sécurité et paranoïa, il ne reste qu’un pas à franchir. Une lecture assez courte, mais qui nourrit des réflexions passionnantes.

En savoir plus sur : https://livraisonslitteraires.wordpre...
Profile Image for Panda Laveur .
193 reviews1 follower
February 5, 2021
Je ne connaissais pas ce roman avant il y a quelques semaines et pourtant il tient une place importante dans les dystopies majeures du 20e siècle, au même titre que "Nous autres", "1984" ou "Le meilleur des mondes".
Une réputation méritée pour cet ouvrage qui s'intéresse au lutte de l'individu pour exister en tant que tel face à un État tout puissant (mais forcément "bienveillant"). Un livre sombre mais qui porte quand même quelques lueurs d'espoir
Profile Image for Bebertfreaks.
238 reviews2 followers
July 27, 2026
J'ai bien aimé Kallocaïne.

C'est un livre que j'ai lu dans le cadre d'un Club de lecture dont le thème était la dystopie.

J'ai pas lu d'autres romans de ce type, mais j'ai été agréablement surpris de connaître les bases de ce type d'univers.
Mais aussi par l'histoire en elle même, celle d'un scientifique qui fait une découverte sur un sérum de Vérité et de comment celà le change suite à cette découverte.

Le personnage principal est détestable mais le reste de l'histoire est intéressante.
Profile Image for Oscar.
194 reviews1 follower
July 19, 2024
Je trouve ce livre fascinant de par la plume de l’autrice et des propos qu’elle y développe. C’est un gros coup de cœur pour cette histoire qui parle de l’être humain, de comment et de pourquoi on en finit toujours pas arriver à un état totalitaire mais en plus de développer ceci, l’autrice va plus loin, que ce passerait-il si l’on pouvait VRAIMENT contrôler les pensées de la population ?
Profile Image for Veryimportantbook.
190 reviews2 followers
October 31, 2024
Un roman qui fait froid dans le dos où les êtres humains sont devenus des rouages sans émotions du grand état nation. Tels des robots, ils se reproduisent et produisent dans ressentir aucune émotion. La fin est vraiment trop rapide et sortie du chapeau en mode deus ex machina. C'est dommage car l'ambiance est là soutenue par un style froid et médicalisé.
Profile Image for Guillaume.
336 reviews6 followers
March 22, 2017
Une intrigue très psychologique qui se déploie (très) lentement. Ça semblait pas si con de s'intéresser à un honnête citoyen plutôt qu'à quelqu'un d'une quelconque résistance mais le rythme assez lent du livre a fait que j'ai eu quelques difficultés à m'immerger dans l'histoire. De très belles (et très fortes) dernières pages cela dit.
Profile Image for GuizmoEnOz.
83 reviews4 followers
August 24, 2020
Dystopie méconnue pourtant tellement actuelle à l'ère du groupthink totalitaire qui ne déteste rien tant que les pensées forcément illégales de l'individu.
112 reviews
August 21, 2020
(spoil) Une remarquable dystopie, publié en 1940 - l'auteure se suicide un an plus tard. Le fil directeur est précis: une société souterraine où le collectif l'a emporté, la division des tâches poussée à l'extrême, l'individualisme proscrit, en guerre permanente contre un autre empire dont on devine vite qu'il est le reflet du premier. Les enfants sont retirés à leurs parents quand ils atteignent 8 ans. La tension va venir d'un chimiste banal, Kall, qui va inventer un sérum de vérité, la kallocaïne. Il n'y a plus de possibilité d'avoir des pensées secrètes. Toute l'histoire va tourner autour de la progression intellectuelle de Kall, jaloux de sa femme, et qui découvre des "dissidents" qui ont accès à une vie intérieure. L'issue est sombre: Kall est capturé par les ennemis, leur livre la kallocaïne, écrit son histoire et l'on sait que le livre sera détruit à la fin. La force du récit est dans ce voyage intérieur et cet examen au microscope de la naissance de sentiments personnels. La faiblesse est que l'on ne comprend pas trop l'organisation sociale et la position des leaders. On remarque aussi que ce qui empêche cette société de fonctionner, c'est la relation familiale, et surtout la relation aux enfants. La confession de la femme de Kall sur sa découverte de la maternité de la transmission de traits personnels à ses enfants, de leur créativité spontanée est un temps fort du livre. Cela fait écho au meilleur des mondes où la maternité biologique était la source du scandale et de la remise en question du modèle de la société.
Profile Image for Stoffia.
437 reviews6 followers
July 5, 2022
Kallocaïne est roman de SF suédois de 1940. On y découvre une dystopie où un régime totalitaire contrôle et organise toute la vie en société. Des villes entières sont construites autour de métiers. Il y a donc la ville des chimistes, la ville des linguistes, etc.

Les gens sont encouragés à dénoncer leurs amis, familles, parents, collègues, si ces derniers parlent contre le régime.

Voilà qu'un scientifique, notre protagoniste, invente un sérum de vérité extrêmement efficace. Non seulement on ne peut pas mentir si l'on en prend que l'on nous interroge, mais on ne peut même plus se mentir à soi-même. La kallocaïne est donc aussi une porte vers l'inconscience.

On a donc les questions classiques : doit-il faire connaître son invention? Doit-elle être utilisée pour chasser la dissidence et... existe-t-il réellement des gens qui ne soient pas dissidents au fond d'eux?

Mais plus original encore, on y explore les questions interpersonnelles. Un couple où la femme refuse de dénoncer son mari réalisera l'amour qu'il se porte. Mais, publiquement, devra agir comme s'il était en froid parce que la bonne chose à faire aurait été de dénoncer.

Pour finir : le marketing du livre se base beaucoup sur le fait qu'il a inspiré 1984. C'est une comparaison que les éditeurs font souvent trop rapidement mais, ici, c'est justifié. Une bonne partie de la trame narrative est quasi identique, et on y retrouve même ces espèces de télé/microphones que les gens ont dans leur salon par quoi l'État les écoute.
Profile Image for Juliette Verhaegen.
10 reviews
August 22, 2024
Qualité de l écriture : 10/10
Qualité et cohérence du récit : 10/10
La fin très hypothétique était intéressante afin d ouvrir à diverses interprétations
Développement des personnages : 8/10
Appréciation personnelle : 9,5/10

Note finale : 9,4/10
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Misarweth.
73 reviews12 followers
Want to Read
July 12, 2009
Un des rares romans suédois de science fiction... Dans la lignée d'Orwell, même époque. Mais par une femme poètesse...
Voyons voir...
Profile Image for Margaux Scarcella.
1 review
August 22, 2023
Bonne histoire mais l'écriture n'est pas assez directe pour moi. Le personnage principal tergiverse trop
Displaying 1 - 21 of 21 reviews