The second volume of the French writer's autobiographical trilogy deals with Marguerite Yourcenar's father, recounting his turbulent youth, army desertions, affairs and marriages, gambling, and vagabond spirit, and recognizing the boldness, sensuality, and independence he passed on to her.
Marguerite Yourcenar, original name Marguerite de Crayencour, was a french novelist, essayist, poet and short-story writer who became the first woman to be elected to the Académie Française (French Academy), an exclusive literary institution with a membership limited to 40. She became a naturalized U.S. citizen in 1947. The name “Yourcenar” is an imperfect anagram of her original name, “Crayencour.”
Yourcenar’s literary works are notable for their rigorously classical style, their erudition, and their psychological subtlety. In her most important books she re-creates past eras and personages, meditating thereby on human destiny, morality, and power. Her masterpiece is Mémoires d'Hadrien, a historical novel constituting the fictionalized memoirs of that 2nd-century Roman emperor. Her works were translated by the American Grace Frick, Yourcenar’s secretary and life companion. Yourcenar was also a literary critic and translator.
Archives of the North, a somewhat unbalanced work that in three parts successively evokes the dawn of time, then the direct ascendants of Marguerite Yourcenar, her grandfather and father, whom she will never call other than by their respective first names. Unique filial approach, more historiographical than sentimental. It is still the mastery in the implementation of the language that has led me to rub myself against the rolling fire, somewhat depressing, of the countless cultural references that Marguerite Yourcenar populates her works with. Or completely abstruse to the decipherer of idioms who has made his culture in the clutter of what must be called the canvas today, to wage a delaying fight and freshen the expression known more than in its version overseas. Marguerite Yourcenar, whose ecological fibre is well known, seems to have more compassion for flora and fauna than for the humans who have martyred them, more affinity for homemade characters, such as Zeno, than for their progenitor. The works of Marguerite Yourcenar are a pleasure to read for those who marvel at the conceptual power of the sentence and the documentary richness, offering a dreamy languor for those who aspire to it.
"Un'antica famiglia francese rivive nelle pagine di una sua discendente". Il dato straordinario consta nel fatto che questa "discendente" è Marguerite Yourcenar, tra i maggiori scrittori del '900. Dopo aver percorso le proprie ascendenze materne in "Care memorie", qui l'autrice indaga su quelle paterne tramite documenti, la memoria personale e, ci dice, "una ricca fonte orale: i racconti fatti e rifatti da mio padre durante lunghe passeggiate" o seduti "sulla panca di un giardino d'albergo o di clinica svizzera".
Siamo condotti nel nord-est della Francia, dove vissero i nonni. Suggestivo il ricordo di una loro dimora: il castello posto su un'alta collina, il Mont-Noir, dove Marguerite bambina veniva ospitata dall'anziana nonna, un po' arcigna e assai volitiva, emblema "di una società in cui la donna non ha bisogno di votare e di manifestare nelle strade per dominare". "Questa vecchia che aveva sempre temuto la morte finì in solitudine al Mont-Noir per un arresto del cuore. -Del cuore?- esclamò un vicino di casa scherzoso. -Eppure non l'ha usato molto" .
Questa autrice che amava leggere in greco sotto i meli fioriti riesce, attraverso la sua magnifica scrittura, a farci percepire un soffio di eternità su fatti ed eventi che, tutti, il tempo travolge.
Read this book, back in 1986, but only part 2, about the live of Yourcenars grandfather and father. A beautiful description of the age of the bourgeois, in the 19th and the beginning of the 20th Century. The portrait of the father, rather a nonconformist, is very warm. Now, I also read part 1: an introspection into her forefathers, very interesting as an alternative overview of history.
La nostra storia è fatta dalle persone che l'hanno popolata prima di noi e che continueranno a scriverla. "...Più invecchio anch'io, più mi accorgo che l'infanzia e la vecchiaia non solo si ricongiungono,ma sono i due stati più profondi che ci è dato vivere.In essi si rivela la vera essenza di un individuo,prima o dopo gli sforzi,le aspirazioni, le ambizioni della vita.Gli occhi del fanciullo e quelli del vecchio guardano con il tranquillo candore di chi non è ancora entrato nel ballo mascherato oppure ne è già uscito. E tutto l'intervallo sembra un vano tumulto,un'agitazione a vuoto,un inutile caos per il quale ci si chiede perché si è dovuto passare..."
Tout n'est pas intéressant dans ces trois volumes du Labyrinthe du monde dont Archives du Nord est le deuxième tome. Sincèrement je pense que s'est se donner beaucoup d'importance de consacrer autant de labeur à la généalogie de sa famille. Dans Archives du Nord, on y apprend les péripéties de son grand-père paternel et de son père. Yourcenar est issue d'une lignée qui remonte presque à la nuit des temps d'individus très bien nantis, éduqués et bien sûr occupant des postes de haut commandement dans le monde de la politique et propriétaires de terres, de fermes et de biens immobiliers transmis de génération en génération. Grand bien leurs fasse! Ce ne sont quand même pas des personnages qui ont marqué leur temps par la découverte de sujets révolutionnant le monde des idées, de la science ou de la culture. Mais avec son talent d'écrivaine, elle réussi à conserver notre intérêt jusqu'à la dernière ligne. Ceci étant dit, vivement me pencher sur ses écrits fictifs et romanesques.
Marguerite Yourcenar parcourt son arbre généaologique en commençant par le fond des âges et en terminant par l'époque de sa naissance. Elle porte un regard sans indulgence sur ses ancêtres. Quelques scènes familiales très victoriennes font frissonner le lecteur du 21e siècle.
J'ai lu dernièrement, et à peu près entièrement, les Archives du Nord, de Marguerite Yourcenar (Gallimard, 1977). Elle y évoque l'histoire de sa famille paternelle en partant du plus loin, brossant même, dans le premier chapitre, un tableau saisissant de ce qu'a pu être son pays, grosso modo la Flandre française, dans «la nuit des temps», de la préhistoire au Moyen Age. (Une réflexion qu'elle fait page 22 est pour moi l'occasion d'aller découvrir sur le net le visage protohistorique remarquablement conservé de l'homme de Tollund (mal écrit Tollsund dans le livre)). Quelques passages m'ont lassé, il m'en faut peu, mais le plus souvent je me suis laissé captiver par le talent de la narratrice, l'élégance de son style, la profondeur de ses vues. J'ai aimé certaines de ses réflexions sociales, comme ses considérations sur «l'immense anonymat paysan» (165) dont le tout monde procède plus ou moins lointainement, la «paysannerie anonyme» (314) où retombèrent aussi les moins doués des nobles ou les moins chanceux. Peut-être parce que je n'ai pas connu ses parents en personne, ou simplement parce que nous n'avons pas les mêmes idées, je n'arrive pas à partager son admiration évidente pour son père aventurier prodigue, joueur compulsif qui a dispersé la fortune familiale jusqu'à la ruine, dans tous les casinos d'Europe et à toutes les tables possibles. Mais j'ai aimé ce livre. (16 XI 2013) http://journaldoc.canalblog.com/archi...
Le premier volume a fait de Yourcenar un de mes écrivains préférés et j'ai beaucoup apprécié celui-ci alors même que la matière et le ton employé sont austères. Elle a un regard dur mais semble toujours s'employer à être la plus équitable possible alors même qu'elle n'éprouve que peu de sympathie pour les personnes qu'elle nous présente, à l'exception de son père (et des chiens de la famille). Curieusement, cela ne m'a pas fait apprécier ce dernier pour autant.
Parmi toutes ces citations d'auteurs antiques : une chanson de Bob Dylan. Venant d'elle, c'est surprenant. Est-elle du 20è siècle ? Le regard éco-critique (?) qu'elle porte sur le monde nous assure que oui : dignité et intérêt accordés aux animaux, dénonciation des horreurs écologiques commises -de tous les temps mais particulièrement au XXè-...
Comme pour le premier tome, je me suis laissée emporter par cette histoire qui, je ne l'aurais cru, aurait pu me laisser de marbre. Une très bonne surprise.
Que dire ? Elle pourrait écrire n’importe quoi avec un style pareil. Difficile de nier qu’elle a pour les hommes une indulgence qu’elle n’applique guère aux femmes ; à la fin elle écrit qu’elle "ne sera guère entravée, comme tant de femmes le sont encore de nos jours, par sa condition de femme, peut-être parce que l’idée ne lui est pas venue qu’elle dût en être entravée" — si j’avais ma machine à voyager dans le temps pour aller parler de genre à Marguerite Yourcenar et ainsi ruiner tout espoir de réussir mon autre projet (séduire Marguerite Yourcenar) pcq je suis bien sûre qu’elle aurait détesté qu’on lui parle de genre …
Ho dato alcuni tag a quest'opera ma in realtà è difficile da classificare. Si tratta di un'esplorazione da parte della scrittrice, con un occhio alla storia e uno all'immaginazione, dei propri antenati. Intesi non solo come i facenti parte del suo albero genealogico, di cui in fondo le importa poco, ma proprio come l'umanità che ha popolato l'attuale Belgio dalla preistoria ai Celti, dalla dominazione spagnola alla Belle Epoque. Lettura classicheggiante e suggestiva, colta e ricca di echi profondi. Prossima mossa: cercare gli altri due elementi del dittico: Care memorie e Quoi? L'eternité.
L'histoire n'est pas ma tasse de thé, mais cela faisait longtemps que je voulais lire une œuvre de Marguerite Yourcenar, parce qu'elle a été la première femme membre de l'Académie française et qu'elle a donné son nom au parc départemental au Mont Noir. Ce livre raconte l'histoire d'une partie de ses ancêtres et donne ainsi une image de la société de l'époque, plus particulièrement de la région de Lille, Bailleul et Ypres. Sa prose est très très agréable à lire et je n'hésiterai pas à lire d'autres livres d'elle si l'occasion se présente.
Boeiender en evenwichtiger dan het eerste deel van deze trilogie. Dat laat zich m.i. verklaren uit het feit dat Yourcenar’s voorouders aan vaderszijde een veel boeiender levensloop hadden dan die aan moederszijde, maar ook en vooral uit de zeer grote liefde die zij overduidelijk voor haar eigen vader gevoeld heeft. Dit deel ervaar ook ik als lezer daardoor zoveel intenser, zoveel dichter op de huid, als het eerste deel. Op naar deel drie!
Bercés par la prose et l'érudition de Marguerite Yourcenar, on descend le fleuve de l'histoire ; les premières pages, avant que n'apparaissent les noms, sont d'une beauté rare. Le courant ralentit ensuite franchement, et c'est au moment où le passager de la croisière, surtout s'il s'était déjà inscrit à celle des Souvenirs pieux, commence à esquisser le mot "ennui", que surgit le personnage le plus fou et le plus romanesque de l'œuvre de Yourcenar - son propre père.