1950. La guerre est finie depuis cinq ans. De Brest il ne subsiste plus rien. Brest est un désert. Il faut tout reconstruire. 1950. Brest est un immense chantier. Une nouvelle ville va surgir, rectiligne, ordonnée, moderne. Ce sera Brest-la-Blanche qui très vite deviendra Brest-la-Grise. 1950. C'est la grève. De violents affrontements surviennent lors des manifestations. La police tire sur la foule. Un homme est tué. Édouard Mazé. Un peuple entier accompagnera son cercueil. .
Il entreprend des études d'arts plastiques en 1985 à Rennes, et fonde avec quelques amis, dont Joub, Jean-Luc et Fred Simon, le studio BD Psurde. Cette petite structure éditoriale leur permet de publier leurs premiers travaux, dont un album collectif, La Vie Tourmentée d'Ernest Formidable.
C'est un livre incroyable, bâti autour d'une lutte et d'un poème. J'ai été très touché, tant par les personnages que par la beauté de l'histoire. Encore aujourd'hui, malheureusement, les événements font écho à trop de choses que l'on connaît. Trop d'abus, trop de violence... Il est bon d'y mettre de la poésie, et de se rappeler que c'est en se mobilisant qu'on gagne nos droits.
Plutôt 4,5! Une bande dessinée sur les manifestations de Brest en 1950 pendant lesquelles un homme fut tué par les forces de l’ordre. Ou plutôt une BD sur le tournage d’un film lors de ces manifestations. Le dessin de Davodeau que je pensais trop « doux » pour ce thème est finalement très fort et efficace. Le scénario intéressant. On suit la construction de ce film et le drame de cette mort, qui se passe la veille du début du tournage. La bande-son du film est un poème d’Eluard écrit en hommage à Gabriel Péri que j’ai découvert. À lire si l’on est sensible aux sujets sociaux.
Très touchée par cette BD. Parce qu'en cette période où tant de droits sociaux sont menacés, il est crucial de se souvenir des grandes luttes passées. Parce que je ne savais rien de l'œuvre de René Vautier, et c'est injustice réparée. Parce que pleurer à la lecture & redécouverte d'un poème d'Éluard, c'est démarrer sa journée avec une poitrine amplifiée...
J'ai bien aimé cette BD qui raconte un épisode que je ne connaissais pas des révoltes des ouvriers des chantiers de reconstruction de Brest. L'apport de René Vautier à cette lutte est également très intéressant à découvrir
Un très bel ouvrage sur la lutte ouvrière brestoise en 1950. Cette bande dessinée m’a également fait découvrir un superbe poème de Paul Éluard. Je recommande.
C’est une bande-dessinée plus classique, dont les dessins et la mise en page crient « BD française sérieuse » ; il se trouve que ce n’est pas du tout un style que j’aime… ça me parait d’office rébarbatif, plombant et pas très joli. Cependant, c’était adapté au contenu. C’est le récit d’une histoire vraie, celle de la grève brestoise de 1950, où les ouvriers ont protesté contre leurs salaires indignes. Le trait si français ancre le récit. Le début était un peu abrupt, car j’avais peu de contexte. On suit le récit à travers le regard de René Vautier, un journaliste appelé à Brest pour documenter la manifestation. Je n’ai compris que vers la fin qu’il était recherché par la police, et pourquoi : parce qu’il a filmé les exactions commises par l’armée française en Afrique. Alors qu’il arrive, la police tire sur la foule, et Edouard Mazé est tué.
Le fait d’être plongé·e dans les sentiments d’une personne précise rend ce récit très impactant, j’ai été émue par la lutte des ouvriers, leur colère et leur peine. La suite de mon avis : https://elainevker.com/blog/2022/09/2...
I just re-commenced learning how to read French, and I found this book difficult to put down. Every panel is saturated with rich and complex meanings on the nature of life, struggle, and film-making in post-war Brest, and how it intersected with events going on in other parts of the world. It does a good job of connecting the biography of a radical film-maker with the history of the region. A great introduction to French.
C'est bien mais c'est trop court. Je pensais que cette histoire aurait pu être développée sur bien plus de pages, là ça va trop vite. L'histoire est simple, tragique, et surréaliste à la fois. L'émotion est présenté, les personnages attachants. Le dossier explicatif à la fin est intéressant et permet de mieux comprendre l'histoire.