A portrait of flourishing desire in a body ever-changing
As she examines her life experience and traumas with great care, Delporte faces the questions about gender and sexuality that both haunt and entice her. Deeply informed by her personal relationships as much as queer art and theory, Portrait of a Body is both a joyous and at times hard meditation on embodiment―a journey to be reunited with the self in an attempt to heal pain and live more authentically.
Delporte's idyllic colored pencil drawings contrast with the near urgency that structures her confessional memoir. Each page is laden with revelation and enveloped in organic, natural shapes―rocks, flowers, intertwined bodies, women's hair blowing in the wind―captured with devotion. The vitality of these forms interspersed with Delporte’s flowing handwriting hold space for her vivid and affecting observations.
Skillfully translated by Helge Dascher and Karen Houle, Portrait of a Body provokes us to remain open to the lessons our bodies have on offer.
L’œuvre entière de Julie Delporte est poésie. Chacun de ses livres est un écrin de sensibilité, de pudeur, de littérature et de beauté. Ici l’autrice explore sa nouvelle place, celle d’une lesbienne qui s’ignorait (ou pas?), celle d’une femme de 35 qui apprend à ne plus se forcer, à ne plus s’offrir par peur du gouffre.
C’est éblouissant, ça remue le ventre (parfois ça fait rire, cf quand la narratrice admet que DiCaprio dans Roméo et Juliet de Baz Lurhmann était sans doute ce qu’elle avait pu voir à l’époque qui se rapprochait le plus d’une lesbienne), et les planches minérales et botaniques sont des rêveries à part entière.
Jamais, jamais déçue avec le travail de cette poétesse contemporaine, dans la droite lignée d’une Déborah Lévy ou d’une Annie Ernaux.
A quick plane read but some of the sentences were contradictory in a confusing way??? The writing mimicked the art in the sense that it would go between a highly specific and literal style to a quite abstract form. Anyway French lesbians are so dramatic
I really loved the colored pencil illustrations of this book, especially the botanical drawings, and the kind of abstract relation of the text and images. I thought the drawings paired extremely well with the hand lettering even if at times I struggled with some of the cursive capitals. This is a candid memoir of recovering from sexual assault and a dysfunctional relationship to ones body and sexuality, of stepping into queerness and self-acceptance. I couldn't really relate to the author's journey, but I appreciated the honestly and thoughtfulness with which the more challenging themes were handled.
Est-ce que je viens de le lire en une demi-heure d'apnée ? Oui.
Je l'attendais, cet ouvrage, j'avais hâte de le découvrir. Mon attente n'a pas été déçue. J'ai été bouleversée. J'ai dit "ouch" à voix haute quelques fois quand une phrase touchait trop juste. J'en ai relu certaines encore et encore, comme incrédule de trouver des mots si près de ma réalité. J'ai eu envie de me faire tatouer la moitié des dessins, les plantes, les escargots.
Julie Delporte est définitivement ma découverte la plus marquante de ces dernières années. Je suis amoureuse de son travail.
Dès les premières pages, j’ai été absorbé par les mots de Julie Delporte. Elle aborde avec douceur les blessures et la découverte de soi. C’est intime, profond et émouvant.
J’ai beaucoup, beaucoup aimé.
C’est un livre que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque.
Récit très émouvant magnifiquement illustré, sur le thème de la reconstruction, la recherche de soi et l’acceptation de soi. Le mots sont sensibles, sur le fil. Un objet-livre précieux.
Chef d'œuvre littéraire et graphique. Je pleure en le lisant et je sais même pas pourquoi. Ah si : violences sexuelles et libération lesbienne. Je vais le lire une deuxième fois parce que c'est trop beau.
relecture de delporte je suis frappée par des choses que je n’avais pas conscientisée à l’époque. « ma non libido n’est pas un état neutre, elle entraine directement la peur de devoir repousser, de ne pas réussir à repousser. puis finalement d’être repoussée »
J’ai pleuré dans un train en lisant ce livre, je crois qu’il a mis un petit pansement sur une grosse blessure. Merci à la personne qui me l’a partagé 🥺 « Ce qui ne m’a pas tuée ne m’a pas rendue plus forte. Le temps n’a pas guéri toutes mes blessures. Mais je peux constater que malgré tout, je suis encore vivante. »
Delporte's drawings pull me into her work over and over. Her deft drawings in colouring-pencil, or her rapid ink-wash sketches, are very appealing and the intimate details she sees and how she chooses to frame those details is always delightful and surprising. This volume consists mainly of drawings with text on the facing page, more like an old-fashioned picture book than a traditional graphic novel. It's also a use of "white space" that is popular in auto-fiction at the moment, and an effective use of it. The blankness of the page makes the image glow with its own colour. This is a subtly presented book, and one that feels expansive and careful. At 35, Delporte realises that she is a lesbian, and in this book she reflects on her journey to this place, and on what she has gained by her realisation. Many of the drawings in this book are of objects from nature that remind Delporte of vulvas: flowers, shells, lichens and moss. At first this seems almost ridiculously on-the-nose, but the more I read, the more bewitched I became by her drawings. In all of Deporte's books, I've found something slightly lacking in nuance in her approach to feminism or lesbianism -- it's as though she's inventing them from the beginning, rather than building on the work of others. So at times her approach to lesbianism felt old-fashioned and gender-essentialist to me, but at the same time I admired her honesty about her journey to this space, and the gentle, tender way she explores her life and the ways she sees herself.
"In therapy, I was encouraged to console my inner child. It was excruciating. That kid felt so ashamed that I couldn't even get close to her. The thought herself unworthy of anyone's love. Maybe the sense I have of being cut off from others comes from the deep hole of that shame.
I used to think that we call victims of incest 'survivors' because they've come through it alive. In no way did I identify with the word survivor. It was too strong. I didn't feel like I'd come close to death. But now I understand it differently. We depend on others for love and recognition. Also for warm and food, just like mammals. For survival." * "She hadn't learned what she wanted from love, nor what a boundary was. She was surviving." __ Beautifully executed in words yet still kind of distracting when it comes to the art itself: the illustrations are more like a compilation of all the things that had been created but they didn't add up many layers for the writing. I finished the book and felt like something was still missing - it is still incomplete because the writer is still at the beginning of a chapter of her life, and there are still so many things to ponder.
Journal était un journal, Je vois des antennes partout une fiction sous forme de journal et Moi aussi je voulais l'emporter un essai sous forme de journal. Corps vivante reprend le genre de l'essai, toujours avec le point de vue très personnel et autobiographique de l'autrice, pour aborder l'exploration de sa propre orientation sexuelle. Je connais beaucoup de personnes qui ne connaissent pas du tout ce genre de parcours et qui ne s'imaginent aucunement ce à travers quoi peuvent passer certaines personnes qui ne correspondent pas à la norme sociale. Ce livre leur fera beaucoup de bien je pense. Pour les autres, je crois qu'ils apprécieront quand même les réflexions et témoignages de Julie Delporte. Je pense que c'est son livre le plus réussi.
So, like, political lesbianism? Page 109 says, kind of, but the rest of the text says, only kind of. Frankly, any considered private identity is larger than the gender essentialist, conservative elements that make me bristle; nonetheless, I did bristle. Spare illustrations of the yonic natural world, evocative but messy, and a rambling, self-interrogative, bitter, and restrictive text. I found this compelling, but it's one of those memoirs that feels insufficiently mature, that same sense of being in progress that I found in This Woman's Work.
Les mots de Julie Delporte sont toujours bouleversants dans leur vulnérabilité. Tout est intime, jusqu’aux petits tests de couleurs au coin des illustrations. Elle ne cache rien. J’aurais aimé être son amie pour lui dire moi-même : “C’est la norme d’être affectée. Tout le monde l’est’”
Julie Delporte me transporte souvent. Je pourrais passer des heures dans ses couleurs de crayons de bois. J’ai un faible pour elle et tout ce qu’elle produit.
3.5 ⭐ | Cette autobiographie est poignante de vulnérabilité et d'intégrité sur la quête identitaire et sexuelle, l'acceptation ainsi que la guérison. 🪻
honored that the author shared this vulnerable, beautiful, queer piece with the world. very much aligns with the kind of art and work i both create and hope to create more of! loved it, felt so meditative and human. the art is also stunninggggg, colored pencil inspo for real
« Il paraît que j'ai un nœud entre la gorge et l'estomac, qu'il y a quelque chose à ouvrir au niveau de mes seins. C'est la massothérapeute qui le dit.
L'idée me terrorise. Je ne veux pas. Je veux qu'on me laisse tranquille, qu'on arrête de vouloir réparer mon corps. Qu'on l'aime, qu'on en prenne soin comme il est : parasité. Affecté.
C'est la norme d'être affecté, tout le monde l'est. »
Je suis très fan des illustrations, de la palette de couleurs et de la manière de raconter l'intime de Julie Delporte. J'adore aussi ses références et inspirations. Bon pour les yeux, la tête et le coeur.
lu dans le train en rentrant chez ma mère, en compagnie d’un captivant jeu de lumière à travers la fenêtre du wagon le type de lecture qui fait un bien fou, qui rend légitime nos doutes et nos frayeurs
« en thérapie, on m'a proposé l'exercice de consoler l'enfant que j'avais été : c'est très douloureux. l'enfant a tellement honte que je ne peux même pas l’approcher, elle n’est digne de l’amour de personne. peut-être est-ce du creux de cette honte que vient ma sensation d'être déconnectée des autres »
(je ne me suis jamais autant identifiée au passage d’un livre qu’à celui-ci, j’ai les larmes aux yeux rien qu’en l’écrivant)
dire que c’était « joli » serait peut être mal placé au vu des sujets douloureux qui sont abordés. malgré tout julie delporte nous dépeint ses souffrances de manière poétique et douce amère. les illustrations ne sont pas là que pour appuyer ou représenter visuellement l’écrit, cela va bien au delà de ça, tout est dans la métaphore, dans la subtilité, dans les références et surtout dans l’honnêteté. je le relirai encore <3
Chaque coup de crayon, chaque page marquée de mots, dans ce livre, me touche, me renverse, me bouleverse. Une lecture qui m'accompagnera longtemps et donne le goût d'effuser de la beauté.