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Les Temps ultramodernes

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En débarquant à la capitale en quête d’un emploi d’institutrice, Renée est loin de se douter qu’elle va tomber sur un Martien blessé. Mais ce Paris-là n’est pas le nôtre. Grâce à la découverte de la cavorite, un métal miraculeux, les voitures volent, des paquebots transcontinentaux appontent aux quatre tours Eiffel parisiennes, et Mars est une destination comme une autre. Quand Marie Curie découvre que la cavorite a une durée de vie limitée, elle ignore à quel point le monde va en être bouleversé. Deux ans après le « vendredi noir » de 1923, les empires occidentaux bataillent pour récupérer les dernières miettes de la si précieuse manne. Contre vents et marées, Renée soigne son protégé et décide de le ramener sur sa planète natale.

Comme elle, Marthe, une intrépide journaliste, et Georges, un jeune artiste pris dans un mouvement politique qui le dépasse, seront les témoins, mais aussi des acteurs de premier plan, de cette époque-charnière pleine de bruit et de fureur.

464 pages, Paperback

First published January 5, 2022

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About the author

Laurent Genefort

106 books30 followers
Né en 1968, Laurent Genefort a vingt ans lorsque paraît son premier roman dans la mythique collection « Anticipation » du Fleuve Noir. Quarante ouvrages plus tard, deux Grand Prix de l’Imaginaire et un prix Rosny Aîné en poche, il est l’une des figures de proue de la science-fiction française et, sans doute, le meilleur créateur d’univers du domaine.

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Displaying 1 - 15 of 15 reviews
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
406 reviews112 followers
January 7, 2022
L’histoire se passe dans un Paris des années 20 qui est assez différent du nôtre depuis la découverte de la cavorite. Ce matériau aux propriétés étonnantes a notamment permis aux hommes de commencer la colonisation de mars.

Nous suivons ici plusieurs personnages qui vont se trouver mêlés malgré eux à des affaires douteuses en rapport avec la cavorite, et notamment l’existence d’une potentielle mine de cavorite clandestine…

Malgré un début un peu laborieux car assez lent et descriptif, j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture avec ce roman. La plume fluide et le contexte très intéressant m’ont aidé à dépasser ces premiers chapitres un peu lents pour rentrer dans cette histoire passionnante.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’il m’a fallu pas mal de temps pour comprendre où on allait. Les différents points de vue étaient très prenants dans l’ensemble (à une exception près) mais il faut bien atteindre la moitié du roman pour vraiment comprendre comment ces différentes intrigues sont liées, ce que j’ai beaucoup apprécié.

A travers les différents personnages et en nous faisant découvrir la race des erloors, l’auteur nous parle beaucoup d’anthropocentrisme, de colonialisme et du mauvais traitement des autochtones, notamment lors de passages sur Mars. On assiste aussi parfois à des expériences assez choquantes sur ces sympathiques martiens qui ne sont pas sans rappeler des choses qui ont pu exister pendant de sombres périodes de l’histoire.

Ce livre est aussi un roman choral avec 5 ou 6 points de vue principaux qui, je le disais, m’ont beaucoup plus dans l’ensemble. J’ai beaucoup aimé les personnages féminins, des femmes très indépendantes et plutôt en avance sur leur époque. J’ai aussi aimé découvrir le personnage de Marcel qui, s’il n’est pas du tout sympathique, est intéressant à suivre de par son éthique plus que douteuse et sa morale inexistante. En revanche, je suis complètement passé à côté du personnage de Georges, que j’ai trouvé franchement inintéressant, et dont les péripéties semblaient assez superflues car un peu à part de l’intrigue principale et pas vraiment utiles d’une manière générale.

Je parlais au début de l’aspect assez descriptif du roman mais, paradoxalement, j’ai parfois trouvé qu’on manquait de détails sur certaines choses comme la géographie de Mars ou même sur le mode de vie des erloors. J’ai trouvé ça un peu dommage même si ça n’empêche pas l’immersion dans le roman.

Concernant la fin, j’étais un peu inquiet à l’approche des derniers chapitres parce que j’avais du mal à voir comment l’auteur allait pouvoir clôturer cette histoire en si peu de pages. Au final, je suis plutôt satisfait du dénouement qui est un peu rapide à l’échelle du reste du récit mais que j’ai trouvé cohérent et satisfaisant.
Profile Image for Guillaume Sley.
59 reviews37 followers
March 6, 2023
Un worldbuilding et des personnages super bien construits, mais une histoire qui peine à décoller et que j'ai moyennement apprécié. Dommage.
Profile Image for Marie Labrousse.
351 reviews15 followers
April 8, 2022
Le gros point fort de ce roman, c'est le worlbuilding absolument excellent : l'univers est riche et complexe, entre parallèles sociétaux bien vus qui tapent là où ça fait mal et innombrables références plus ou moins obscures (j'en ai repéré quelques-unes et sans doute manqué beaucoup d'autres).

Par contre, la narration m'a parue très froide et distante. On a du mal à s'attacher aux personnages et à s'intéresser à leur sort, d'autant que les péripéties sont très survolées (sans mauvais jeu de mots) et la fin un peu expédiée. Cet effet, qui rappelle les canons narratifs du 20è siècle, semble parfaitement voulu par l'auteur et en accord avec l'époque qu'il met en scène : un exercice intéressant sur le plan intellectuel mais qui rend la lecture assez poussive. Sans surprise, les passages que j'ai préférés sont les articles qui approfondissent l'univers.

Bref, une lecture en demi-teinte: à lire pour la construction d'univers et l'aspect méta-narratif plutôt que pour l'intrigue ou les personnages.
Profile Image for Fra Kraps.
123 reviews
August 4, 2024
2,5* : Assez déçu...

Après un début de roman plaisant de par son world-building, qui m'avait beaucoup plu à la lecture de l'Abrégé de Cavorologie, mettant en jeu 3-4 POV, mais manquant un peu de peps, arrive vers le milieu du livre LA grande révélation, nauséabonde mais passionnante dans ses implications, les enjeux à l'échelle mondiale.
Vraiment, à ce moment, c'est la "patate du forain" comme dirait l'un de mes blogueurs préférés Apophis, on se frotte les mains de la tournure que prend le roman.
S'ensuit un - petit - moment de grâce passionnant, ambiance polar, vraiment très bien.

Malheureusement, le soufflé retombe vite, avec une digression incompréhensible au cours d'un repas sur le vaisseau qui casse le rythme du récit (du moins pour moi).
Le roman enchaîne, mais sans jamais réussir à m'entrainer de nouveau dans la passion qu'il a fait naitre.
La résolution finale fait figure de pétard mouillé.

Une deuxième intrigue sous-jacente, politico-cavorique, est détaillée en parallèle de l'intrigue principale, mais m'a paru bien trop obscure, assez incompréhensible, pour déchainer le moindre intérêt pour ma part.

C'est donc avec grande déception que j'ai fermé ce roman, qui avait pourtant un world-building, et une idée d'intrigue, qui avait tout pour en faire un roman formidable.

Je réessaierai néanmoins un jour un roman de L. Genefort, qui a bonne presse au global
Profile Image for Kiatoulu.
397 reviews6 followers
April 4, 2023
L'intrigue est lente à se mettre en place mais lorsque j'ai compris où l'auteur voulait en venir quelle claque je me suis prise. La critique de notre société actuelle est incroyable. Il faut du courage pour écrire ce genre de choses je trouve. Bravo!
Profile Image for Fx Smeets.
217 reviews17 followers
June 8, 2022
J'entends parler de Genefort depuis longtemps. J'ai même quelques uns de ses romans. Pourtant je ne l'ai jamais lu. Les Temps ultramodernes est donc une découverte pour moi, découverte d'un écrivain qui, après trente ans de carrière, cinquante romans et des prix littéraires, est en pleine possession de sa plume et de son art. Romancier français courageusement engagé dans la littérature de genres, spécialiste des space operas, Genefort est un amateur et amoureux de science-fiction authentique, pas un de ces Houellebecq-Rufin qui parce qu'ils n'écrivent jamais de littérature de genre pensent tout comprendre à la littérature de genre et n'hésitent pas à la piller pour donner à leur carrière ennuyeuse un coup de crayon insolent (le non-conformisme de façade m'agace prodigieusement).

Genefort n’est pas de ceux-là. J’ai du respect pour son projet et sa carrière. Pourtant, je le dis sans ambage : je suis un peu déçu. Bien sûr, Genefort n’est pas une plume. Je tiens de toutes façons qu’avec les Jardins Virtuels de Sylvie Denis, le style de la science-fiction française a atteint un sommet qu’il ne cesse de descendre depuis, une opinion qui n’engage que moi et qui doit beaucoup à mon ignorance. Et c’est ce que j’en viens à penser au bout de cent pages des Temps ultramodernes. Le problème est chez moi. J’habite depuis trop longtemps dans des pays anglophones. J’en ai tellement intériorisé les normes que la SF française m’apparaît comme de la SF étrangère et inférieure.

La manière de Genefort est différente de la manière des romanciers anglo-saxons. Le mantra de ces derniers est que toute histoire doit se baser sur les personnages. Genefort travaille autrement. Les personnages ne lui servent pas à fonder son intrigue. Ils lui servent de points de vue par lesquels il nous promène dans son univers. Ce traitement est difficile à accepter quand on est habitué aux codes réalistes si minutieux des Anglo-Saxons. Les Temps ultramodernes apparaît un peu comme un théâtre de marionnettes, un théâtre de carton, un théâtre d’ombres chinoises, où à de nombreuses reprises je renâcle contre des invraisemblances, des raccourcis, des développements qui laissent de côté la psychologie, des épisodes où la volonté des personnages n’entre pas. Est-ce la manière française ? Je me souviens d’une interview de Charlotte Rampling, où, sommée de choisir entre manière anglaise et manière française de tourner, elle déclarait avoir besoin des deux : « Les Anglais basent tout sur la vraisemblance : scénario, character building, dialogues sonnant « vrais », documentation rigoureuse etc… En France au contraire la mise en scène est au centre. On est plus proche du théâtre ».

Ceci pour exonérer Genefort de certains des reproches qu’au fil de ma lecture j’ai pu lui faire. Cela ne les excuse pas tous. Dans une entretien récent donné à France Culture, Genefort confesse ne pas travailler sur plan. Il préfère écrire au fil de l’eau, puis reprendre et corriger. Cela n’est pas dans la manière anglo-saxonne non plus, dont les écoles d’écriture professent une approche de la construction fictionnelle proche de la gestion de projet. Il faut définir les personnages séparément, les construire le plus largement et profondément possible, réfléchir au mouvement général de l’intrigue, penser à la rythmer par des épisodes réguliers destinés à soutenir l’attention du lecteur, construire la dynamique narrative autour des désirs des personnages, penser à alterner moments de tension et moments de détente, réfléchir aux problématiques sous-jacentes à l’oeuvre et sur l’éclairage qu’on souhaite leur donner etc. Cette approche méthodique, certains diront industrielle, laisse la touche personnelle de l’auteur.e pour la fin, son style non plus le creuset de la création mais son ornementation. Le mérite de cette approche est de garantir des résultats moyens de qualité supérieure et plus constante : arrivant à l’aéroport en retard au moment du départ en vacances, si vous souhaitez empoigner un roman à la hâte avant l’embarquement, il est plus sûr de vous diriger vers le rayon « Crime / Thrillers » de W.H.Smith que vers le rayon « Fantaisie /Science-Fiction » des relais Hachette. La contrepartie, bien sûr, est que la science-fiction anglo-saxonne est incapable de produire un Serge Brussolo.

Laurent Genefort n’est pourtant pas Serge Brussolo. L’idée de base des Temps ultramodernes est riche. Son exploitation me paraît hâtive. Les premiers chapitres sont forts, visuels, surprenants. Mais Genefort glisse inéluctablement vers la copie de roman populaire. Ce qu’il n’emprunte pas expressément au Prisonnier de la planète Mars il l’emprunte inconsciemment aux Mystères de Paris. Plusieurs fois, comme l’intrigue exige du développement et des péripéties, Genefort tombe dans l’ornière du cliché. Qu’on compare son histoire à ce que propose Lehman dans l’univers des Brigades chimériques, y compris dans L’Homme truqué et Ultime Renaissance : si leurs problématiques sont parfois faciles ou superficielles, les histoires de Lehman sont riches en invention, en intrigues secondaires, en personnages complexes, leurs fins ouvertes nous laissant délectablement sur notre faim. L’intrigue des Temps ultramodernes est hâtivement débouclée. L’auteur fait à chaque personnage un sort convenu qui ferme l’histoire une fois pour toute, comme s’il avait la ferme intention de ne plus jamais y revenir.

Pourtant Les Temps ultramodernes a été reçu avec enthousiasme. Son auteur a occupé l’antenne radiophonique, la presse en a parlé. Est-ce moi? Suis-je le seul à penser de la sorte ? Suis-je désormais trop anglais pour lire de la SF française ? Je suis donc allé lire les critiques du public sur Babelio. Rares sont celles qui expriment des réticences mais elles existent. Eureka, me dis-je, y aurait-il des âmes soeurs parmi mes compatriotes ?

Las – les critiques de Babelio me déçoivent encore plus profondément que Genefort. Les rares reproches qui lui sont faits sont à propos du manque de réalisme de la planète Mars. Que des humains puissent y respirer à l’air libre est grotesque ! Qu’on y trouve des formes de vie animales et végétales évoluées est absurde ! La référence pourtant transparente et complètement assumée au roman de Gustave Le Rouge est donc passée complètement à côté des abonnés. Je fustige, encore une fois, le grave déficit de culture de genre en France : cette emprise des séries audiovisuelles, ce mépris des formes écrites, dans les formes écrites cette adulation pour la littérature blanche et cette ignorance totale des créations romanesques de science-fiction dans lesquelles on ne voit qu’un jeu pour gosses, une littérature sans enjeu, sans perspective historique, qui peut être négligée.

Mais ça n’est pas juste. Pas juste pour le lectorat français, que Babelio représente bien pauvrement. Pas juste pour Genefort qui mérite d’être examiné par des amateurs du genre, et non pas des instagramistes trop paresseux pour prendre une photo. Je fouille encore. Sur le site d’Albin Michel je trouve un lien vers le blog « L’épaule d’Orion » (belle référence à Blade Runner). J’y trouve une critique sérieuse, réfléchie et… enthousiaste.

Dammit.

« c’est surtout à La Machine à différences de William Gibson et Bruce Sterling que le roman de Laurent Genefort m’a fait penser » écrit l’auteur.e du blog, « à la différence près que contrairement au roman de Gibson et Sterling, celui de Genefort est réussi »

Double Dammit ! Les personnages y seraient creusés, la fresque historique particulièrement bien rendue, les thèmes et problématiques contemporains exposés frontalement. « Au-delà de l’aspect rétro-scientifique, Les Temps ultramodernes est un roman qui porte une part importante d’horreur et de violence sociétale. »

Me voici contredit, cette fois par une voix réfléchie, argumentée et pertinente. Mais je trouve dans cette argumentation opposée à la mienne une autre trace de ce fossé qui en France sépare les territoires que se sont attribués les différentes littératures. Cette fois, c’est l’amateur de science-fiction qui ignore ce que le roman social parvient à dire et la façon qu’il a de le faire. Le meilleur chapitre des Temps ultramodernes, c’est l’avant-dernier. Genefort y dresse un petit panorama des conséquences de la crise de la cavorite sur la vie des Français. C’est beau comme du Balzac. Pourquoi n’a-t-il pas pu tenir ce style tout au long de son ouvrage ? Le roman de Genefort manque d’homogénéité : les passages de pure imaginaire alternent avec les traités de merveilleux scientifique et les scènes de critique sociale. Chacun a ses mérites, c’est comme si Genefort était trois écrivains, mais trois écrivains séparés, un étrange cas de schyzophrenia scriptu. Les Temps ultramodernes, écrit à trois mains par Le Rouge, Verne et Balzac, utilisant la technique du cadavre exquis.

Et me voici une nouvelle fois, dans ma conclusion, forcé de rectifier le tir de mes paragraphes précédents. J’ai lu Les Temps ultramodernes en quelques jours, un exploit pour moi cette année et le signe que le roman est fluide et absorbant. Bien sûr, je commence à me lasser un peu de la steampunk à la française et des contextes de la Belle Epoque. J’en ai assez dit contre l’adoration anglaise pour l’époque victorienne qui nourrit en sous-main de vilains relents de nationalisme, de racisme et de colonalisme. On voit où cela a mené le Royaume-Uni au cours des dix dernières années. Mais Genefort est habile. Il nous place dans une période noire de l’histoire sociale française et il le sait. Et il le montre à son lecteur, sans lourdeur, sans effets de manches, sans condescendence. Les années 1910 appartiennent encore à l’affaire Dreyfus. La France y est nationaliste, militariste, intolérante, misogyne, antisémite, les idéologies de race y sont prévalentes et avec elles l’eugénisme. Tout cela est présent sans fard dans le roman, même si parfois son lectorat s’y trompe (mais je fais encore référence aux lecteurs de Babelio). A ce contexte pitoyable Genefort oppose des personnages en lutte, enseignantes, femmes de sciences, artistes, anarchistes. Il montre tout le chemin effectué depuis. Il nous montre aussi tout le chemin qu’il nous reste à faire et, par cela, notre propre visage. La science-fiction ne parle jamais du futur, elle parle toujours du présent. C’est un autre mantra de l’école anglo-saxonne. Sur ce point la littérature française de genre n’a rien à apprendre outre-manche. Je serai heureux de proposer une version anglaise de ce petit billet le jour où Les Temps ultramodernes seront disponibles chez Waterstones.
December 1, 2023
Avant toutes choses, je remercie les éditions Albin Michel Imaginaire pour l'envoi de ce livre en service presse.

J'avais un peu peur de me lancer dans cette lecture que j'avais eu pas mal d'échos assez mitigés. Eh bien, il ne faut pas toujours écouter ce que les gens disent, parce que j'ai adoré ma lecture.

Au début, Les Temps ultramodernes m'a un peu fait penser à Celestopol 1922 de Emmanuel Chastellière, par son côté uchronique et steampunk. J'aime énormément ce type d'ambiance, à la frontière entre la lumière du progrès et la noirceur de l'obscurantisme, la technologie qui propulse les humains à toute vitesse vers l'avenir face au mysticisme créé par ladite technologie. Ajoutez à cela des clins à l'Histoire et des détournements de celle-ci, et je suis ravie.

Dans cet univers uchronique du début du XXe siècle, l'auteur débat aussi de sujets universels toujours existant à l'époque actuelle. Ici, la cavorite, un minerait sur lequel repose toute la société, et qui permet de faire léviter les objets, est une ressource fossile, non renouvelable, et qui tend à disparaitre (tiens tiens, ça ne vous évoque rien *hem hem* le pétrole *hem hem*). D'autres thèmes très intéressants sont aussi abordés, comme le colonialisme, le génocide ou encore le féminisme (au siècle dernier, c'était pas joli-joli, alors avoir parmi les protagonistes 2 héroïnes qui ne se laissent pas marcher sur les pieds apporte un réel vent de fraicheur).

Enfin, j'apprécie aussi le "format" du livre, qui ressemble presque à un recueil de nouvelles. Les différents protagonistes, qui au départ n'ont rien en commun, vont peu à peu voir leurs destins se mêler pour nous offrir une belle fresque sociétale. Qu'est-ce qui lie une institutrice à un médecin psychopathe renié ? Un jeune artiste campagnard à un homme d'affaire millionnaire ? Le tout sur fond de krach économique, lutte de pouvoir et menace de guerre.

Enfin, j'ai passé un bon moment grâce à la plume de l'auteur. D'ailleurs, j'ai relevé quelques citations, chose que je fais rarement, c'est dire !

Je vous souhaite à tous une très belle journée et à la prochaine !
Profile Image for Lucas.
112 reviews4 followers
February 20, 2023
Première découverte pour moi de l'auteur Laurent Genefort, reconnu dans le genre de la science-fiction, et ce fut une très bonne lecture !

Nous sommes ici dans un futur qui repose totalement sur la découverte d'un minéral il y a fort longtemps : la cavorite (cf se référer au petit livret du Traité de la cavorite). Il a permis des avancées technologiques révolutionnaires, permettant à l'humanité de pouvoir s'installer en partie sur Mars.

Même si j'ai beaucoup aimé l'histoire, c'est surtout toute la construction autour de la cavorite qui m'a intéressé. L'auteur coupe parfois le récit avec des retours en arrière sur des faits en rapport avec ce minéral et c'était très bien amené. Je vous le recommande !
Profile Image for Wiborada.
78 reviews3 followers
May 3, 2023
Chronique complète

Une belle découverte que ce roman ouvrant à fond les vannes du rétrofuturisme. On a souvent l'impression de lire une SF comme elle aurait pu être écrite il y a un siècle, pourtant très moderne.
Un mélange détonnant qui brasse beaucoup de thèmes avec brio. Si le format de roman choral à parfois ses limites concernant un personnage en particulier, le roman est dans sa globalité un véritable succès, très original.
Profile Image for Gurvan.
241 reviews5 followers
January 10, 2022
Que c'est il passé ? Environ 100 pages avant la fin, on a l'impression que l'auteur a appris qu'il n'y aurait pas de tome 2 (et plus...) et le souffle épique ressenti jusqu'alors se transforme en une sorte de course pour bâcler et "finir" cette histoire...

Décevant alors que cela promettait bien plus !
554 reviews3 followers
January 4, 2024
nothing much to see, a steampunk/alternate history with little surprise
Profile Image for Les lectures de Mystic.
252 reviews10 followers
February 9, 2022
Coucou mes Mystigris 😉

J'ai lu Les temps ultramodernes de Laurent Genefort. Merci beaucoup aux éditions @albinmichel et @albinmichelimaginaire pour cet envoi.

🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Un métal miraculeux est découvert. Il s'agit de la cavorite ayant la particularité de léviter et donc de pouvoir faire voler les voitures, les paquebots... Et celle-ci permet aussi d'aller sur Mars. Mais Marie Curie découvre que la cavorite a une durée limitée. Cette annonce provoque une crise sans précédent qui va bouleverser toutes les classes sociales. Les empires occidentaux veulent à tout prix mettre la main sur les restants de cette matière si extraordinaire. On va suivre Renée qui arrive dans la capitale pour trouver un poste d'institutrice mais elle rencontre un Martien blessé, elle décide de le ramener sur sa planète natale. Il y a aussi Marthe une journaliste et Georges un artiste. Tous trois vont être témoins de cette crise, du mouvement politique et seront les acteurs de premier plan de cette époque charnière retentissante de bruit et de fureur.

🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 je reste mitigée face à ce roman. J'ai aimé le sujet très intéressant de la cavorite et l'univers steampunk qui en découle. Mais le langage trop soutenu de l'auteur m'a un peu refroidi. Certaines parties de l'histoire m'ont malaisées comme les Martiens traités comme du bétail, les femmes dénigrées et rabaissées. Et le fait que l'on puisse respirer aisément sur Mars m'a déstabilisé. J'ai beaucoup aimé le fait que ce soit un roman choral, j'ai aimé certaines histoires plus que d'autres. Et mention spéciale à Marthe que j'ai adoré et Marcel Chery que j'ai détesté 😅

🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Un roman steampunk en demi-teinte pour ma part. J'aurais aimé que le sujet soit plus axé sur la découverte de la cavorite et que le roman soit plus cohérent. Sinon l'univers et l'ambiance m'ont plu.
Profile Image for Perrine Laurent.
65 reviews
November 9, 2022
Une SF rétro futuriste qui invite au voyage. Même si je lis très peu de science-fiction, et que j’ai donc très peu de références pour comparer cet ouvrage, j’ai trouvé cette lecture très agréable.

Ce roman polyphonique, sur fond d’enquête policière, nous fais découvrir un univers originale, où l’on alterne entre Paris et Mars.

La découverte de la cavorite, ce minerai permettant de s’affranchir des lois de la gravité, ouvre un champ des possibles que l’auteur c’est exploiter avec beaucoup d’intelligence. Mais quand on réalise que la durée de vie de la cavorite est très limité dans le temps, c’est toute une réflexion sur le progrès technologique et l’intérêt d’épargner nos ressources qui nous est proposé par l’auteur.

Au-delà de la réflexion scientifique et sociétal, j’ai aimé les personnages féminins, qui nous rappelle que les droits des femmes ont été une lutte arraché après de multiples combats, et qu’il n’est pas forcément nécessaire d’être dans la revendication pour faire progresser la cause des femmes dans nos sociétés modernes. Marthe et Renée sont deux personnages très fort, qui chacune à leur manière vont déjouer les affres du destin pour s’affranchir des carcans qui les enferment. Loin de vouloir se positionner en exemple est un modèle pour toute une génération de femmes, elles essayent simplement de mener leur barque du mieux qu’elle peuvent. Ce sont ces héroïnes de l’ombre qui bien souvent font évoluer avec délicatesse mais détermination , les mentalités.

Le roman est également un plaidoyer pour la tolérance et le respect de l’autre.

Même si les aspects très positif de ont su me séduire, je regrette que la psychologie des personnages n’ai pas été un peu plus travaillé, et que les connexions entre eux se fasse si tardivement dans le roman, ne laissant pas vraiment aux relations humaines le temps de se développer totalement. J’ai également trouvé la fin un peu précipitée , et faisant appel à de nombreuses facilité scénaristique.

Une lecture plaisante et engagée dont je garderais un bon souvenir
Profile Image for Ingrid La lectrice.
67 reviews
September 18, 2023
En débarquant à la capitale, en quête d'un emploi d'institutrice, Renée est loin de se douter qu'elle va tomber sur un Martien blessé. Mais ce Paris-là n'est pas le nôtre. Grâce à la découverte de la cavorite, un métal miraculeux, les voitures volent, des paquebots transcontinentaux appontent aux quatre tours Eiffel parisiennes, et Mars est une destination comme une autre.

Quand Marie Curie découvre que la cavorite a une durée de vie limitée, elle ignore à quel point le monde va en être bouleversé. Deux ans après le « vendredi noir » de 1923, les empires occidentaux bataillent pour récupérer les dernières miettes de la si précieuse manne.
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