Mers et océans ont disparu. L'eau s'est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines..., arrachent l'âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l'humanité, peuvent les détruire. Oural est l'un d'eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu'il protège depuis la catastrophe, jusqu'au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes... De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l'objectif de ce dangereux périple. Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous?
Parfois, il y a des romans à côté desquels on passe totalement. Eh bien pour moi, Mers mortes en fait partie.
Pas grand chose ne m'a plu dans ce roman, que ce soit l'histoire en elle-même, les personnages, le style. J'ai vraiment peiné à le terminer, n'étant jamais parvenu à entrer dans l'histoire ou à m'attacher aux personnages et à leur objectif. À mon sens, le roman aurait gagné à se montrer plus violent encore au lieu de privilégier une relation que je n'ai pas comprise.
J’ai adoré l’imagination de l’autrice pour cet univers entre le post-apo et la fantasy. J’ai beaucoup aimé cette histoire de pirates au service de la cause animale, même si tout ne m’a pas convaincue, notamment la façon dont se terminent certaines relations et la fin peut-être un peu trop rapide sur certains aspects. Ça reste une très belle découverte qui me donne encore plus envie de découvrir d’autres titres de l’autrice.
J'avais adoré le Dieu Oiseau et j'avais envie de lire un autre de ses livres. Et la nouvelle couverture du poche a attiré mon oeil. Aussitôt reçu, aussitôt lu. Le résultat des courses, c'est qu'une fois encore, j'ai été agréablement surprise. Ce post-apo aux allures d'odyssée fantastique a tenu toutes ses promesses. Ou presque.
Je respecte deux choses chez un auteur : le style et le talent de conteur. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Aurélie Wellenstein possède un talent admirable pour imaginer des histoires toujours originales, à fort potentiel. Elle est capable de mener un récit tambour battant, plein d'aventure et de rythme, et d'extraire de son imagination des idées pleines de promesses. L'histoire de ces marées mortes peuplées de cadavres de poissons est fascinante. Je n'avais jamais lu quelque chose de semblable.
Au fil d'une longue quête désespérée qui entraîne un exorciste et des pirates à travers des terres dénaturées, on ressent le froid glacial des marées, l'odeur de putréfaction des animaux morts, la puissances des fantômes qui peuvent vous arracher votre âme... C'est presque poétique et à la fois d'une cruauté terrible. C'est le récit d'une apocalypse. Ou d'un désastre annoncé.
Comment ne pas se sentir touché par le message sous-jacent ? Mers mortes nous oblige à nous pencher sur les dérives de l'humanité, leurs conséquences écologiques qui entraînent le monde dans l'horreur. L'auteur suscite des images très fortes entre la faune marine vengeresse, les clans ennemis et les camps de réfugiés terrifiés à l'idée de succomber aux marées fantômes.
Le lien entre chaque membre du groupe est puissant, je dirais presque indestructible. L'admiration que les pirates portent à Bengale, l'anti-héros, est compréhensible. Le nécromancien est un personnage fort en gueule et très charismatique, qui a fait naître une forme d'espoir et leur a offert une raison de vivre à bord de son navire fantôme. Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est l'hommage à Jules Vernes. Ce petit côté Capitaine Nemo de Bengale qui entreprend de montrer au jeune Oural l'étendue du massacre d'une planète détruite par le réchauffement climatique. Mais il y a d'autres influences là-dedans. Là où China Mieville m'avait larguée avec son Merfer, Aurélie W. m'aura conquise à travers la lecture (certes Young-Adult) de Mers Mortes - bien plus abordable.
Oural, l'exorciste, est un héro très intéressant. J'ai apprécié ses réflexions, notamment la manière dont il analyse son vécu et les années passées à protéger son bastion. Son évolution est cohérente. Seul reproche déjà émis sur Le Dieu Oiseau, c'est le côté un peu creux des dialogues, la froideur des héros et le manque d'attachement qu'on éprouve pour eux. Il manque un truc, on reste souvent en dehors, sans réussir à ressentir d'empathie. Mais franchement, à côté de ça, l'imagination est là, bien présente, les évènements s'enchaînent, l'ensemble est bien maîtrisé et c'est très bon.
J'ai trouvé que, jusqu'au bout, le rythme était maintenu et la fin est particulièrement bien amenée.
Et maintenant, je n'ai qu'une envie : acheter la bd de La baleine blanche des mers mortes pour découvrir les prémisses de l'histoire de Bengale...
Y a pas de mots assez forts en langue française pour expliquer à quel point les dialogues et les relations sont mal faits.
L'idée de base (du post-apo écolo avec des poissons fantômes qui reviennent se venger et des exorcistes) est très cool sur le papier, mais l’exécution est à jeter par la fenêtre avec un parpaing. Le héros, Oural, est un personnage détestable (avec les lettres DEATH tatoués sur les doigts au cas ou on aurait pas compris qu'il est d4rk et que c'est un exorciste) qui n'a aucune constance dans ses décisions et est incapable d'avoir des valeurs plus de 5 min et qui ne prend aucune responsabilités suite à ses erreurs (et elles sont nombreuses). Sa "romance" avec Bengale n'a aucun sens à ce stade on aurait pu réincarner en humain le dauphin fantôme pour qu'elle vienne lui déclarer son amour que ça aurait été plus logique. Je m'arrêterai pas sur les descriptions ultra graphiques et gratuites d'animaux marins qui meurt, ni sur les 30 dernières pages ou on nous balance un viol sous entendu pour checker la case sur notre bingo post apo. Y a rien à sauver.
Le plus triste c'est que je peux même pas jeter ce livre car je l'ai emprunté à la biblio.
Cette plongée dans un monde post-apocalyptique, devenu aride part la déraison des hommes, m’a fascinée et éprouvée à la fois. L’autrice, d’une plume alerte, vive et d’une surprenante acuité nous met ainsi face à la cruauté humaine dont l’écho se retrouve dans ces hordes de marées fantômes qui aspirent à une vengeance dont on ne peut que reconnaître la légitimité. Mais n’est-il pas temps que ce cycle de la mort et de la destruction cesse pour que celui de la vie reprenne ses droits ? Une question que soulève ce roman fort dans lequel le destin d’un exorciseur va se retrouver inextricablement lié à celui d’un pirate à la personnalité complexe. Si vous avez envie d’un roman captivant et engagé mêlant message écologique, action, amitié et piraterie, Mers mortes est fait pour vous. Mais êtes-vous prêts à affronter la prochaine vague ?
Cette seconde lecture d'un roman d'Aurélie Wellenstein me confirme qu'elle est une autrice à suivre !
À l'instar de La mort du temps par le biais duquel je l'avais découverte, elle nous fait plonger dans plusieurs registres (dont le post-apo et la fantasy) afin de traiter un problème sérieux, réel et problématique : la souffrance de la Mer et de ses êtres vivants. Ici, le mal est déjà fait depuis longtemps. Les humains ont dû apprendre à survivre dans la sécheresse mais surtout avec les réminiscences des marées hautes qui apportent avec elles leurs lots de fantômes ; les esprits des requins, baleines et autres pieuvres viennent se venger de leur extinction causée par l'Homme.
Une fois de plus, j'ai pu constater l'imagination très originale d'Aurélie. Des fantômes de créatures sous-marines, il fallait le tenter ! Mers mortes est une sorte de récit initiatique dans lequel Oural, jeune exorciste vivant à l'abri dans son bastion, va être enlevé par une bande de pirates menée par Bengale, leader charismatique qui se dit être le sauveur du monde. On suit donc l'évolution du jeune homme qui, une fois extirpé de son confort et de la protection dont il bénéficiait, va devoir apprendre à faire des choix et à devenir un homme mais aussi à comprendre la notion de sacrifice.
Une fois de plus ( again ), j'ai apprécié que l'autrice assume le côté sombre et violent de son imagination qui n'épargne pas ses protagonistes (certaines évocations de souffrance animale ont été particulièrement difficiles à lire) et SURTOUT cette fin douce amère qui conclut parfaitement son histoire.
Alors là, ça, c'est du cœur brisé !! Un sujet lourd, difficile, des passages donc extrêmement durs à lire, des personnages auxquels on finit par s'attacher, et une fin ...
Préambule : ce roman a été récompensé (certes durant le confinement) par le Prix Imaginales des Bibliothécaires 2020.
Aurélie Wellenstein est une autrice dont j'ai beaucoup entendu parler ces dernières années (notamment pour ses romans ados / young adult chez Scrinéo), mais je n'en avais encore jamais lu. Sa sélection pour le Prix Imaginales des Bibliothécaires 2020, avec un titre édité par Scrinéo, était donc l'occasion rêver de combler cette lacune.
Ce roman se déroule donc sur Terre, dans un futur hypothétique où, suite à la disparition des mers et de manière plus générale de presque toute l'eau du globe, le monde vivant a sacrément morflé. Au point que la plupart des animaux sont relégués au rang de souvenirs et que les quelques humains restants vivent en communautés éparpillées.
Un monde post-apo somme toute classique me direz-vous. Oui et non.
Parce qu'Aurélie Wellenstein y ajoute un élément qui fait tomber ce roman du côté "fantasy" de la tartine, et cet élément, c'est : la marée fantôme.
Alors quoi ce que c'est qu'une marée fantôme ?
Et bien, comme son nom l'indique c'est un phénomène apparenté aux marées classiques, à cette différence près qu'il s'agit d'une montée des eaux illusoires, peuplée de fantômes d'animaux marins morts lors de la fin des mers. Et évidemment, les dits fantômes ont comme une légère dent contre les restes de l'Humanité.
Heureusement pour les survivants, certains Humains ont développé une forme de pourvoir psychique qui leur permet de lutter face aux marées et de préserver des enclaves de vie. On appelle ces personnes des exorcistes et ils jouissent bien évidemment d'un statut privilégié, en accord avec leur nouvelle importance.
Le narrateur est l'un de ces exorcistes, dont la vie confortable va être chamboulée par un événement inattendu (sinon, il n'y a pas d'histoire déjà).
Le récit dans son ensemble est sombre, l'univers présenté étant, on s'en doute, tout sauf riant. La mort rôde partout, les marées menacent à tout moment d'engloutir les survivants et bien peu de personnages positifs à se mettre sous la dent (pas même le "héros" qui a rapidement réussi à m'agacer).
Pourtant, le plaisir de lecture est là, car les enjeux qui sous-tendent le récit et les interactions entre les personnages sont très bien gérées et mises en scène pour capter et garder le lecteur captif jusqu'à la fin.
Un roman très réussi de mon point de vue (parce que tenir le lecteur en haleine avec des personnages peu sympathiques, c'est quand même quelque chose), et qui recèle de très bonnes idées de mise en scène (mention spéciale aux cauchemars d'Oural, le narrateur).
Un roman qui mérite son prix, même si la concurrence n'a pas démérité.
Mers mortes est un roman postapocalyptique et fantastique. Les mers, lacs et cours d’eau ont disparu et avec eux les animaux qui les peuplaient. Ils reviennent hanter les humains responsables de leur extinction et réclament vengeance. Oural est l’une des personnes capables de protéger ses semblables des attaques qu’ils perpètrent à chaque marée. Il se fait entraîner de force dans l’épopée d’une compagnie de Pirates que dirige le tourmenté et charismatique Bengale.
L’univers qu’Aurélie Wellenstein a inventé pour Mers mortes est époustouflant. Cette autrice fait preuve d’une imagination débridée quand il s’agit de créer des mondes brisés, sombres et particulièrement inventifs. C’est ce que j’avais beaucoup aimé aussi dans l’Épée, la famine et la peste.
Comme pour cette autre histoire, j’ai toutefois été un peu surprise par la sensation young adult qui se dégage de l’écriture alors que les titres, les couvertures et le propos laissent supposer quelque chose de plus adulte. Pourtant l’écriture est belle, le vocabulaire riche et les images saisissantes. J’ai un peu de mal à mettre le doigt sur l’origine de cette impression « jeunesse », peut-être la mise en page de Scrinéo, peut-être la brièveté des phrases, peut-être la simplification du fonctionnement de l’univers ou certaines invraisemblances (le héros qui prend des coups de pieds dans la figure et qui ne semble pas affecté après coup, ou comment diable trouvent-ils de l’eau potable dans ce monde où l’évaporation n’existe plus et donc la pluie non plus ?).
J’ai été déstabilisée au début, parfois mes réflexions pratiques me sortaient de l’histoire. Et j’ai eu du mal à m’attacher au personnage principal hésitant, maladroit, qui est toujours celui qu’on sauve (merci Trellia) alors que c’est lui qui a le pouvoir de sauver les autres.
Pour moi, en plus de l’idée géniale de l’univers, c’est la relation entre Oural et Bengale qui est la véritable réussite de ce roman. Elle est bien plus intéressante que leur caractérisation individuelle. Ce sont leurs interactions qui m’ont fait avidement tourner les pages de ce roman, parce que oui, après une centaine de pages, l’immersion a eu lieu et je me suis laissée porter.
L’évident message écologique porté par ce livre me touche également. Je suis plutôt une personne de la terre, mais je retrouve ici un attachement viscéral à la nature qui ressemble au mien.
Pour quelques raisons mentionnées ci-dessus, ce n’est pas un coup de cœur, mais une très bonne lecture néanmoins. Je continuerai assurément d’arpenter les sombres univers d’Aurélie Wellenstein.
I enjoyed this reading, the story was quite nice, the ideas inside it surprised me.
It was also a great way to remember all the bad things we do to our planet and what it does to the sea's lives. Oural point of view was very interesting as he's psychic skills provided different points of view from different lives, different animals. I quite appreciate these chapters (they are hard but necessary).
And last point, I thought that original French books would be quite the same as a translated version from another language. This book shows me it is not always the case.
I am happy to see that there is a BD in this universe, I can't wait to read it!
I am just disappointed about how the relation between two people ends (the shark and the dolphin) I don't understand how their relations were built through the lines. It was too fast for me and yeah, I just don't get it but that's ok.
Si le principe était intéressant et bien réalisé, je n'ai vraiment pas réussi à m'intéresser aux personnages. Et, de façon purement personnelle, j'ai du mal à parfaitement apprécier un livre dont l objectif est une prise de conscience de choses que je sais déjà..
J’ai vraiment bien aimé ma lecture, mais elle fût parfois compliquée… Je m’explique.
Elle ne fût pas compliquée en termes de rythme de lecture ou de style d’écriture. C’est le 4e livre que je lis de l’autrice et j’ai retrouvé, comme dans les livres précédemment lus, sa plume d’une fluidité sans pareil et cette envie de vouloir à tout pris poursuivre ma lecture. J’ai aussi été, encore une fois, émerveillée par l’imagination et l’univers de l’autrice, toujours réhaussé d’une touche de poésie.
Les personnages m’ont fortement émue. Comme souvent avec l’autrice, on lit des âmes en peine, des destins brisés et des personnages qui dansent sur la frontière du bien et du mal. Ces personnages sont tous attachants à leur manière.
Le livre étant un réel page-turner, on vit beaucoup d’aventures, à un rythme assez effréné, et sans se retourner. Je ne m’attendais pas à autant d’action.
Là où j’ai eu du mal, c’est sur le plan émotionnel. Pour pouvoir mieux vous l’expliquer, je dois vous remettre en contexte : Dans un avenir (pas si lointain), il n’y a presque plus d’eau sur terre, plus de pluie et surtout plus de mers. L’humanité survit, mais doit faire face aux marées hautes qui charrient les spectres des animaux marins. Seuls les exorcistes peuvent protéger les humains survivants des fantômes qui veulent se venger de ceux qui sont responsables de leurs souffrances. Afin de mieux faire comprendre la cruauté des humains, on se retrouve, lecteur, tour à tour dans la tête de dauphins, baleines, phoques ou encore requins alors qu’ils subissent des horreurs entre les mains des hommes… Et franchement, c’est dur.
Vous l’aurez donc compris, ce livre est beau et cruel à la fois. Je le recommande, bien sûr, car il rend compte du comportement de l’homme qui dévaste la nature. Je crois qu’à l’heure de l’urgence climatique, c’est un livre qu’il faut lire (peut-être pourra-t-il encore éveiller quelques consciences). Mais si vous êtes sensible à la souffrance animale, faites attention.
Lecture très mitigée. En effet, je n’ai pas aimé les personnages mais j’ai adoré l’histoire sauf la fin que j’ai trouvé plus décevante que satisfaisante à lire. Par ailleurs, l’auteure écrit extrêmement bien mais je trouve qu’il y’a trop de détails. Heureusement que le roman n’est pas trop long. Globalement, cela a été une bonne lecture si on ne prend pas compte de toute la frustration accumulée du fait des personnages principaux et secondaires.
Cela faisait longtemps que j’avais ajouté plusieurs romans d’Aurélie Wellenstein dans ma LAL (Liste à Lire) mais je n’avais pas encore eu l’occasion d’en lire un (PAL monstrueuse, so many books so little time, bref, vous voyez ^^ »). Mers mortes fait partie des 5 ouvrages en lice pour le Prix Imaginales des Bibliothèques. Et la bibliothèque où j’officie y participe, justement, donc c’était le moment de découvrir enfin la plume de cette autrice ! 😉
Mers mortes nous présente un monde à l’agonie. Les océans et les mers ont disparu depuis plusieurs années, après des décennies d’agonie. Le monde est une fournaise. Quelques humains survivent mais la fin est proche. Et, régulièrement, des marées fantômes submergent tout. Des marées charriant les spectres de la faune marine, assoiffés de vengeance et qui dévorent les âmes des êtres vivants. Oural est un exorciste, doté d’un don psychique qui lui permet de se protéger et de protéger d’autres de ces marées fantômes. Quand Bengale, capitaine d’un bateau pirate fantôme, le capture, son existence bascule.
D’emblée, Mers mortes se positionne comme de la fantasy post-apo. Le message écologique est on ne peut plus clair, certaines scènes sont de véritables cris du coeur face aux horreurs que l’humanité peut faire subir aux animaux marins. Le fait que l’un des personnages secondaires soit une delphine, Trellia, permet de mieux se glisser dans la peau de ces animaux martyrisés. Bien que déjà sensibilisée à ces horreurs, lire ces scènes m’a vraiment peinée autant que fait éprouver de la honte pour notre espèce.
Mais ce message écologique passerait moins bien sans les personnages auprès desquels nous partageons maintes aventures périlleuses. Oural, personnage principal, a toujours vécu dans un cocon. Son statut d’exorciste en fait un jeune homme respecté, adulé, obéi. Aussi, quand Bengale en fait son otage, il lui faut ravaler sa fierté. Il lui faut s’adapter à cet équipage qui idolâtre son capitaine, malgré le sang qu’il a sur ses mains.
La relation entre Oural et Bengale évoluera finement, subtilement, au fil des pages et des (nombreuses) avanies qui leur arrivent. Voyager, dans un tel contexte apocalyptique, n’est pas de tout repos !
J’ai littéralement dévoré Mers mortes en un weekend. Le roman se lit tout seul, je me suis rapidement attachée à Oural, même dans ses moments tête à claques, et à Bengale, malgré ses sombres secrets et sa violence. Bengale qui, au fil des pages, nous apparaît bien plus nuancé qu’on ne pourrait le croire au début du roman.
La fin m’a tiré des larmes. Elle est tellement forte, tellement émouvante ! Si vous êtes sensibles, préparez vos mouchoirs.
C’est ma seconde lecture dans le cadre du Prix Imaginales des Bibliothèques mais la première pour laquelle j’éprouve un tel enthousiasme ! C’est pourquoi Mers mortes a droit à sa chronique ici, puisque le blog est réservé aux lectures que j’ai aimées 🙂
Que j'aime ces livres qui vous retournent du début a la fin : les personnages ramassent tout au long du livre, ma conscience de biologiste marin également et cette fin...
Remarqué sur le fil d'actualité des copines, ce roman m'a tout de suite attiré, je ne vous en cause même pas quand j'ai lu le résumé ! Happée directement, il s'agit après tout d'un sujet qui me tient à cœur ; on y parle d'écologie, de traitement des animaux marins, et d'un côté fantastique. C'est non seulement le premier roman que je lis d'Aurélie Wellenstein, mais aussi une rencontre avec la maison d'édition Scrineo que je n'avais encore jamais regardé de près, voilà l'erreur réparée ! Eh bien voilà, Mers Mortes s'ouvre sur une entrée fracassante dans un monde rempli de souffrances, de fantômes et de désir profond de vengeance. Les spectres de ceux que les humains ont tué sont toujours présents : on les croise tout au long du récit, notamment dans les scènes de marées, ces moments où ils refont tous surface et attaquent les survivants de la catastrophe écologique qui a touché la planète entière.
C'est dans un tel monde rempli d'incertitudes, sauf peut-être celle de savoir que l'on va forcément mourir, que nous rencontrons d'abord un exorciste appelé Oural. Son pouvoir est grand, c'est à vrai dire le seul bouclier disponible pour les survivants de la catastrophe. C'est sans compter sur l'arrivée brutale de celui qui va tout changer ; le pirate Bengale kidnappe en effet Oural avec l'objectif de l'amener… à une créature qui pourrait bien restaurer le monde que nous, humains de maintenant, avons encore la chance de connaître. Le nouveau monde qui nous est présenté sous la plume talentueuse d'Aurélie Wellenstein est, comment dire ? Glaçant, plus que perturbant. Un monde cruel, ce sentiment est d'ailleurs renforcé par des flashbacks de tout ce qu'ont subi les animaux marins. J'aimerais vous dire que ce n'est que fiction, mais c'est hélas faux. La plume s'est inspirée de faits réels à vous rendre malade, et vous faire reconsidérer votre propre monde.
Malgré toute cette douleur qu'on suit du début jusqu'à la fin, il y a une petite pointe d'espoir, une lumière qui s'agite à chaque marée ; Oural a un effet plus d'une particularité ! Son pouvoir, certes, mais aussi son amitié avec un fantôme marin nommé Trellia. Cette amitié réchauffe le cœur, tout en faisant craindre le pire. Et si ce petit bonheur était aussi voué à disparaître ? Si je devais vous citer un ou deux bémols, il s'agirait de ceux-ci : les références à Sélène, garde du corps et amoureuse d'Oural. Quand il quitte son bastion, notre exorciste continue de penser à elle, c'est d'ailleurs bien normal et ça ne fait que renforcer son humanité, mais je suis restée indifférente à cette histoire avec Sélène, elle est plus une silhouette qu'autre chose. Pis, je vous l'avoue aussi, moi et les histoires d'amour dans un roman d'aventure… Je ne suis pas très objective sur ce coup. L'autre ch'tit bémol, qui n'en est pas tant que ça, c'est le comportement absolument grinçant de Bengale ! A ses premières scènes, précisons, car son évolution explique ce comportement et on le voit changer, c'est très appréciable. Je vous dirais qu'à part Oural, Trellia et Bengale, je n'ai pas ressenti vraiment d'attachement pour les autres personnages, ils sont là sans me happer, ça n'en fait pas de mauvais personnages, au contraire ! Les nombreuses scènes de marées auraient pu laisser plus de place au développement de chaque personnage, mais devant l'urgence de la situation, on ne pouvait pas non plus s'arrêter et examiner la vie de tous, c'est évident.
Mers Mortes est un excellent roman dont la fin est un double espoir : le lien entre Oural et Bengale, que l'on devine vite mais qui est juste phénoménal et que j'ai adoré (sincèrement), et aussi, la fin en elle-même, qui redonne un peu d'humanité et d'espoir, même s'il ne durera pas forcément longtemps. le roman nous soulève le cœur par ses thématiques actuelles ; en tant qu'humains, nous nous soucions généralement peu voire pas du tout du sort réservé aux animaux marins, ou à notre planète. C'est en train de changer, heureusement, mais l'épée de Damoclès est bien au-dessus de nos petites têtes. Aujourd'hui, il faut veiller à ce que nous ne devenions pas le futur que Mers Mortes nous montre. À lire, vraiment, à lire !
Wahoo! quel claque. Ce livre est incroyable. Le style d'écriture, les personnages, les descriptions, l'intrigue, tout était parfait. Je pense que je resterais marqué par cette lecture pour longtemps. C'est difficile de dire que j'ai adoré ce livre vu le sujet (une catastrophe climatique, causé par les hommes et qui amène à la disparition des mers) mais c'est un livre que je recommande vivement.
Attention néanmoins si vous êtes sensibles à la question climatique et aux violences contre les animaux. Les descriptions du décès des animaux marins sont très graphiques et je n'avais aucun mal à m'imaginer les scènes, grâce au style d’Aurélie Wellenstein.
J’aime en général beaucoup les livres d’Aurélie Wellenstein. C’est une autrice que j’apprécie et qui sait se renouveler tout en multipliant les ouvrages percutants. Mers mortes est pourtant un de ses livres sur lesquels je suis sortie de ma lecture en me disant qu’il était sympathique, certes, mais pas son meilleur. Cependant, c’est celui qui m’a le plus marqué au point que, plusieurs mois après l’avoir lu j’y repense parfois encore et il trotte assez souvent dans ma tête.
Je ne sais pas trop si c’est dû au thème qui est très actuel, avec une action qui prend place dans un futur très proche de nous où les mers ont fini par disparaitre, la faute au réchauffement climatique, à la surpêche, à la pollution, sans doute pour toutes ces raisons à la fois. Mais avec la disparition physique de ces mers, il est apparu à la place des marées fantômes, des vagues gigantesques illusoires dans lesquelles des animaux disparus viennent prendre les esprits des humains qu’ils croisent. Les rares survivants se sont réfugiés dans des bastions, protégés par des exorcistes, des personnes qui réussissent à créer des boucliers et qui peuvent détruire les spectres des animaux marins. Oural est l’un d’eux mais, un beau jour, la bateau fantôme de Bengale vient l’enlever à son bastion pour qu’il le protège lui et son équipage, qui sont investis d’une mission terrible, récolter les âmes les plus puissantes du monde pour les mener au Léviathan qui pourra peut-être réveiller les mers.
Il y a donc cette mission étrange, ce futur désabusé, mais aussi cet équipage et bien entendu en premier lieu son capitaine. J’ai eu un énorme sentiment de répulsion envers lui, je l’ai détesté parce que ce qu’il fait à Oural est terrible. Il l’enlève, le bat, l’oblige à tuer, sacrifie son bastion entier. Il sait qu’il est magnétique et que tout son équipage le suivra jusqu’en enfer s’il le faudra et ce n’est pas parce qu’il leur a sauvé la vie que tout peut s’excuser par la suite. Dans le même temps, Oural n’est pas forcément le personnage le plus facile à apprécier non plus, même si son statut d’otage le place en difficulté et j’ai parfois eu envie de le secouer parce qu’il est loin d’agir autant qu’il ne pense. Et si ce qu’on apprend sur les membres d’équipage peut parfois aider à comprendre leurs actes, j’ai aussi manqué d’empathie envers eux.
Et pourtant. Pourtant, j’ai fini par m’attacher. A Oural, à Bengale, à ce lien qui se créé entre eux, à cette espèce de dépendance qui existe et qui rend jaloux tous les autres. A ce sentiment d’urgence, à cette fin du monde qui approche, à ce seul espoir qu’il leur reste et auquel, en tant que lecteur, on est bien obligé de s’accrocher nous aussi sinon on se dit que tous ces sacrifices n’auront servi à rien. Et moi aussi j’ai fini par me dire que tous les coups étaient permis pour espérer voir Bengale réussir son plus grand pari.
C’est ce sentiment qui me reste et qui perdure et qui me fait dire que ce livre est percutant et particulièrement réussi. Parce qu’il a réussi à me faire embarquer du côté d’un personnage que j’avais envie de haïr de toutes mes forces et parce qu’il porte en lui quelque chose d’assez lourd mais de totalement nécessaire.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, en tout cas pas à ça. Ce livre est vraiment original et un peu particulier, mais ce n’était pas une mauvaise lecture. 🐬 Dans un monde post-apocalyptique, on accompagne des personnages assez spéciaux. J’avoue que j’avais du mal à les cerner et c’est sûrement le point qui me chiffonne le plus. Ils se voulaient parfois humoristiques, mais le tout était plutôt étrange. Je pense que le rythme assez inconstant n’aide pas à rendre l’ambiance moins étrange. Les relations entre les perso me posaient aussi un peu problème, il y en a certaines que je n’arrivais pas à définir. Je ne savais pas si c’était amical, romantique, ironique, admiratif… c’était peut-être voulu, mais c’est dommage, je ne me suis pas attachée aux personnages. 🐬 Même si les personnages bizarres et leurs relations (toutes aussi bizarres) sont le principal point négatif de ce livre, il y a un autre petit truc qui m’a déçue. Le système de magie n’est que très peu développé, et peu exploité. J’aurai vraiment aimé en savoir plus sur les pouvoirs du protagoniste, et savoir comment ça marche. Concernant le bateau pirate aussi, dont j’ai beaucoup aimé la description un peu gore ; certaines questions restent sans réponse. Mais le manque d’approfondissement de la magie peut être un choix et à la limite dans ce livre c’est un détail. 🐬 Maintenant, en plus du postulat de départ qui offre beaucoup de potentiel - que les âmes des créatures marines mortes viennent se venger c’est vraiment cool - les thèmes abordés m’ont beaucoup touchée. On aborde beaucoup de sujets, comme la pollution et spécifiquement l’impact de l’humain sur les océans et la vie marine, qui me tiennent à cœur. Comme je veux devenir biologiste marin, je me suis pas mal renseigné sur les dangers du changement climatique sur les océans et ses habitants, et clairement le climat est au centre de ce livre, qui fait passer un message écologique. 🐬 Je voyais venir ce genre de fin en demi-teinte, mais si je m’attendais à pire, ça reste une bonne fin. Si vous voulez lire un livre un peu OVNI, qui sort de vos lectures habituelles, qui aborde des thèmes importants dans une histoire plutôt sombre, et que vous aimez les personnages particuliers, alors ce livre a tout pour vous plaire.
Je vais commencer par ce qui fut pour moi le gros point faible de ce livre : la gestion du temps. Le début est précipité, on a le temps de rien pas même de réfléchir. On a une mise en abyme de 7 pages et HOP ! ACTION ACTION ! On a le temps ni de connaître ni de comprendre les personnages. En 70 pages, vous devez savoir que le monde est mort et que, depuis, certains peuvent protéger les survivants dont l'un est en danger depuis 40 pages, tout ça pendant des combats.Cette précipitation m'a vraiment dérangé. 2ème point pas cool : je n'ai pris du plaisir à le lire qu'à partir de la page 200 environ, sur 368. En gros, pendant 200 pages je lisais passivement, sans comprendre entièrement ce qu'il se passait, puis vers la 200ème page, grosse dalle de lecture ! Les 168 dernières pages sauvent le livres. Je me les suis faites en 1 ou 2 heures. D'un coup, c'était impératif que je le finisse. Quel dommage que ça ne me soit arrivée qu'à plus de la moitié ! Franchement, j'ai trouvé ces 200 premières pages confuses et, parfois, contradictoires. Heureusement, la contradiction est – plus ou moins – rattrapée par une explication super cool et qui a fait imploser mon cerveau (même si pour certains détails, la révélation est une excuse un peu trop facile à mon goût). Ah, et autre chose : pourquoi c'est Oural le personnage principal ? Honnêtement, j'aurai préféré Bengale en tête d'affiche : c'est un personnage bien plus complexe, charismatique et profond, qui méritait les honneurs. Quoique ce n'est pas la première fois qu'un personnage principal est le figurant de l'histoire d'un autre (je pense premièrement à Gatsby dont l'histoire est raconté par Nick Carraway). En bref : ce fut une lecture très agréable sur sa fin, malgré des longueurs parfois interminables sur le début et le milieu. J'en garderai tout de même un bon souvenir.
Le récit démarre dans un monde post apocalyptique, la Terre a été littéralement vidée de son eau, les mers et océans sont à sec, et les espèces qui y vivaient ont disparu. Quelques rescapés de l'espèce humaine ont survécu à la catastrophe, et ils vivotent en attendant la fin du monde. Régulièrement, des marées fantômes surgissent et viennent mettre en péril ces vies. Seules certaines personnes qui possèdent le don d'exorciste peuvent protéger l'humanité de ce fléau. Oural est l'un d'eux, et c'est son destin que l'on va suivre.
Petit aparté concernant l'écriture proprement dite, le style d'Aurélie Wallenstein (du moins dans ce roman, n'ayant rien lu d'autre d'elle, je ne peux juger que pour Mers mortes) est fluide et simple, la lecture est donc aisée. L'univers qu'a créé l'auteure est d'une originalité folle, je le disais en préambule, mais vraiment, je n'ai pas souvenir d'avoir lu un autre roman de ce genre. Et ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que cette originalité ne s'entoure pas de phrasés inutiles, de complications superflues au niveau de l'intrigue. Finalement, c'est un scénario simple mais maîtrisé. Le récit sonne juste, y compris jusqu'à la toute dernière page. Aurélie Wallenstein propose un livre unique, bien pensé, touchant, bouleversant même, et elle le fait sans prétention aucune. Certains passages concernant la détresse animale vous retournent l'estomac et l'ensemble du livre amène à réfléchir, plongeant le lecteur dans une situation pour le moins anxiogène. Mers mortes m'a bluffée et me hantera longtemps. Premier contact avec la plume d'Aurélie Wellenstein, mais certainement pas le dernier...
J’étais au Salon du Livre Paris quand j’ai vu la couverture de Mers Mortes au stand de ScriNeo, avec son image d’un dauphin fantôme sautant des vagues aussi fantôme qui lui. Je l’ai pris dans mes mains, j’ai lu le quatrième, je me suis dit, « Ça a l’air super intéressant, et exactement mon type de bouquin ! Mais j’ai déjà acheté un livre, et je me suis dit que je vais m’acheter qu’un seul au salon. » Donc je le pose, je regarde les autres livres d’Aurélie Wellenstein au stand, je parle un peu avec la vendeuse au stand, je reprends Mers Mortes, je le repose, je pars, j’erre un peu plus au festival. Je reviens au stand, je reprends Mers Mortes, je le repose, je pars, j’erre encore… troisième fois que je passe par ce stand (comme par hasard… pas vraiment). Je prends Mers Mortes et je leur donne ma carte bleue pour l’acheter. Évidemment, c’était le destin que Mers Mortes vient avec moi…
Et quel bon achat ! J’ai adoré ce livre, même si le début me paraissait un peu lent car il fallait nous décrire, nous explique ce monde post-apocalyptique (vers la page 80 ou 100 encore, je me suis demandé « mais qu’est-ce qu’elle va nous offrir comme ‘histoire’ dans ce monde ? Je ne la vois pas encore ! »). Mais tenir bon valait la peine ! Wellenstein nous offre un monde bien original, où l’humanité à tant fait pour tuer le monde marin – ses animaux ainsi que l’eau douce et salée elle-même – qu’il n’en reste que très peu d’eau, presque plus des animaux et que des petites enclaves d’humains qui essaient de survivre d’une marée morte fantôme après une autre dans un monde mourant.
Oural est un des exorcistes qui a le pouvoir de créer un bouclier psychique qu’il peut lever et ainsi protéger le bastion où il habite avec des autres survivants. Il peut aussi utiliser ce pouvoir pour combattre et anéantir les fantômes qui viennent manger les âmes des humains. Mais un jour, un bateau de pirate arrive sur les vagues de la marée morte, avec son capitaine imposant, Bengale. Bengale a besoin d’Oural pour accomplir une mission, une mission que s’il la réussi, pourrait changer encore ce monde et redonner l’espoir de vivre. Oural se retrouve enlevé, et il passe son temps à songer comment s’évader et à son garde de corps et amant Sélène, et comment il pourrait parvenir à lui laisser un message indiquant où le bateau l’amène.
C’est un voyage long pour Oural qui ne connaissait que son bastion depuis une quinzaine d’années, et rempli des découvertes sur le monde ailleurs, l’équipage du bateau Naglfar et surtout sur Bengale. Bengale, qui tout l’équipage adore au point d’être prêt à offrir leur vie pour sa mission. Bengale, cette personnage presque hors de portée, sorti droit des histoires des héros mythologique. Bengale, qui cache beaucoup des secrets. Mais avant de pouvoir connaitre Bengale, Oural devrait faire la connaissance de l’équipage et pour ça, on fait des petits « poses pour raconter l’histoire de leur vie avant et sauvetage par Bengale ». Car bien sûr, chaque membre a son propre histoire et c’est là qu’on commence mieux à voir à quel point Oural a vécu une vie très protégée dans son bastion.
Mais avec chaque nouvelle révélation, chaque nouvelle marée haute, chaque nouvelle enclave que le Naglfar visite, l’histoire et le monde s’enrichisse. Il y a tant à découvrir, et on se trouve plongée à fond dans ce monde et ses particularités. Il y a une bonne diversité entre les membres de l’équipage, entre leurs origines, leurs apparences et comment ils agissent envers Oural qui semble prendre de plus en plus de place dans les attentions de Bengale.
Un autre point fort dans l’histoire, pour moi, était le débat qu’Oural avait avec lui-même entre ce qu’il a pensé être la « vérité » de son monde, la « vérité » qu’il vivait ( pour la plupart en cachette), et les « vérités » que ce voyage va lui révéler. On sent une vraie progression dans sa façon de penser et ce n’est pas tout simple. Or, Oural évolue qu’avec difficulté, qu’avec des réflexions personnelles, en considérant les histoires que lui racontent les membres de l’équipage et les expériences qu’il témoigne t à bord du Naglfar. Et il va prendre des mauvaises décisions, faire des erreurs, avec des conséquences parfois grave. Mais ces expériences va lui éclairer son chemin physique et psychologique.
Vraiment, c’est une histoire avec une bonne complexité, des personnages diverses et engageants, avec des surprises semé ici et là à découvrir avec Oural. J’ai envie de le conseiller à plusieurs amis, mais ils ne comprennent pas le français pour pouvoir bénéficier de cette histoire attirante. Donc à vous, chers lecteurs francophones – essayez-vous ce livre et plongez dans un monde des marées remplis des fantômes affamés et ceux qui luttent pour sauver ce monde, l’humanité, les animaux, ou même une seule personne. Parce que parfois, on se rend compte que quelqu’un nous surprend en s’insèrent dans nos cœurs malgré nos souhaits et nos missions.
Erreur typographique : Et tomba nez à nez à avec cinquante hommes armés. – page 302 – enlève le deuxième « à »
Cette auteure n'est définitivement pas faite pour moi, que ce soit violent ou non de toute façon son écriture ne me fait pas accrocher au récit, et les personnages sont tout sauf attachants. Je rajouterais que j'ai été en plus de cela hyper déçue de la fin, à 20 pages du dénouement je me disais : "mais c'est impossible de boucler ça en 20 pages wtf..." et ouais bah rien n'est développé, fin facile, pas de complexité ni de questionnements. Bref je ne lirais plus cette auteure pour éviter de me forcer à chaque livre.
J'ai adoré. On traite d'une question environnementale et écologique tellement actuelle et si terrible. Mers Mortes nous montre en quelque sorte ce que le monde pourrait devenir sans les mers, les océans, mais aussi et surtout la vie marine en tant que telle. Un violent coup de cœur.