Arthur et ses sujets de Kaamelott pénètrent dans le mystérieux Antre Du Basilic pour une de ces odyssées souterraines périlleuses qui peuplent la carrière des aventuriers en quête de gloire et de trésors. Cette fois, le labyrinthe est habité par le terrible Basilic, une créature capable, si vous avez le malheur de croiser son regard, de vous changer en pierre...
Dans la série Kaamelott, on voit souvent notre bon roi se lancer dans des missions d’exploration avec ses chevaliers de la Table ronde. Souvent, le danger est suggéré, mais les effets spéciaux n’y sont pas (ce qui, à titre personnel, ne me dérange pas du tout puisqu’à mes yeux, la série se suffit telle quelle). Les BD ont l’avantage de venir compléter et enrichir notre imaginaire et c’est ce qui se passe ici.
Pour la petite histoire, Arthur, Leodagan, Lancelot, Perceval, Caradoc Bohort, Père Blaise et Merlin entrent dans des boyaux souterrains et labyrinthiques pour mener à bien une mission bien dangereuse. Une mission de haut vol, pour une dynamique… électrique. Entre Perceval et Caradoc qui expérimentent la technique du lancer omniprésent (vous ignorez ce que c’est ? C’est normal !), le Père Blaise qui oublie de cartographier leur trajet et Bohort qui tremble des genoux au moindre embranchement… on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer.
Si je dois retenir le positif de cette lecture, c’est le plaisir sans cesse décuplé de retrouver des personnages que j’adore. Ils sont tous égaux à eux-mêmes, on s’imagine sans mal ces scènes se produire dans la série. La fraîcheur y est, l’humour également ! J’ai bien rigolé par moment.
Le problème vient du manque d’approfondissement à plein de niveaux. L’arrivée de la jeune femme qui est, pour moi, un raccourci destiné à se faciliter la tâche. L’utilité et l’intérêt de la mission menée par les chevaliers (s’ils ne cherchaient pas un trésor, que cherchaient-ils ?). La scène dite « d’action » qui arrive aussi vite qu’elle se termine. Était-ce vraiment approprié de nous vendre le Basilic à tout prix alors qu’il apparaît à peine ? Et la fin… Autant jusqu’à maintenant, j’ai toujours été fan des dénouements créés par Alexandre Astier, autant ici, je n’ai pas compris. C’est bref, abrupt, ça nous laisse sur notre faim. Alors le résultat est sympa parce que ça mène à une impasse qui n’en est pas vraiment une, mais tout le cheminement prévu pour y arriver ne tient pas la route. C’est le gros point faible de ce tome 8.
En résumé, L’antre du Basilic est loin d’être le meilleur de la saga (je pense l’avoir encore moins aimé que Contre-attaque en Carmélide). Si j’ai pris un plaisir immense à retrouver les personnages et leurs bouffonneries, j’ai cependant eu beaucoup plus de difficultés à comprendre le cheminement de l’histoire. Dans l’ensemble, elle m’a paru brouillonne et mal rythmée.
Une très bonne suite qui réjouit après un tome 7 qui était plutôt moyen. L'intrigue est celle d'une véritable quête et de nombreuses scènes différentes se suivent dans de jolis décors et dessins (le tome précédent donnait l'effet d'un long plan-séquence). Les dialogues et le texte sont également ciselés. Une grosse différence apparaît, toutefois, avec les tomes précédents. Il introduit le tome 9 suivant et ce dernier ne peut pas être lu sans avoir lu précédemment celui n°8 (là où normalement les différents volumes sont autonomes et peuvent être lus indépendamment).
On est plus sur du 3,5 que du 4 Le dessin est toujours aussi moche, mais bon, là-dessus j'ai renoncé. Le père Blaise a lui tout seul vaut bien une étoile, Karadoc aussi (et j'en suis la première surprise, n'étant pas la plus grande fan de ce personnage, mais ici ça marche très bien)
[15/20] Si on ne peut sûrement pas reprocher à ce tome de manquer d’action, l’intrigue m’a parue un peu confuse par moments... Suite et fin au prochain tome !
Et bah les quêtes communes et en groupe c'est compliqué mais compliqué et pourtant à la fin il y a le trésor de l'amitié.... l'amitié et l'or... surtout l'or. Un album qui respire à peine, une très bonne quête et méfiez-vous des cons il y en a qui vont loin et après faut refaire le chemin dans l'autre sens.