Reçu dans le cadre d'un service presse avec Glénat, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce manga. Je ne partais donc avec aucun apriori. Si l'ensemble est sympathique, malheureusement Love in the Hell n'est pas une série qui a su retenir mon attention.
Rintaro est un jeune homme plutôt lourd, mort après une soirée de beuverie. Si en ouvrant de nouveau les yeux il pensait se retrouver au paradis avec la vision de jolies jeunes filles fort peu vêtues, il va vite déchanter en se rendant compte qu'il s'agit en fait de démones et qu'il a atterri aux Enfers.
Ce titre érotique donne surtout dans l'humour. Si avec la mention "-16" sur la couverture je craignais des dessins trash, cela n'a pas du tout été le cas, loin de là, grâce à un humour très potache. Mais pour plusieurs raisons, je n'ai pas réussi à accrocher.
Tout d'abord, le visuel. Si les graphismes peuvent surprendre au début, on finit par s'y habituer et ils facilitent la lecture du manga qui apparaît quelque brouillon par moments. Les décors sont plutôt bien faits et les personnages sont relativement faciles à distinguer les uns des autres. Les démones se révèlent pour la plupart sexy et mignonnes tandis que les malheureux pénitents apparaissent tous comme des lourdauds.
Ensuite, l'histoire à laquelle je n'ai pas réussi à accrocher. Afin de sortir des Enfers et de sauver son âme, Rintaro doit expier ses péchés. Pour cela, il lui est nécessaire de subir des tortures toutes plus abominables les unes que les autres. Plus la douleur est grande, plus vite il expie ses péchés. Or, n'étant pas d'un naturel masochiste, le jeune homme va avoir quelques difficultés à se repentir de ses fautes. Heureusement, Koyori est là pour l'aider et le mener sur la voie de la rédemption. Mais il y a un mais ! Rintaro est le premier pécheur qui lui est confié... La démone manque donc d'un peu d'expérience.
L'histoire est assez sympathique en elle-même mais voilà, je n'ai pas particulièrement apprécié l'humour de ce manga. En effet, les deux personnages principaux forment un couple SM qui m'a bien fait rire au début : la scène de l'Ipod m'a marquée : qui aurait cru qu'un Ipod pouvait servir à se rhabiller un minimum ? Toutefois, j'ai trouvé l'enchaînement des scènes humoristiques beaucoup trop lourd et ce, au détriment de l'histoire qui n'avançait plus. Les autres apparitions de personnages insufflaient un peu de dynamisme au scénario mais j'ai trouvé que l'ensemble était trop vite survolé.
Lourdeur et lenteur ont fait que j'ai fini par me lasser avant même d'avoir lu la moitié de ce premier tome (même si je me suis accrochée jusqu'à la fin). Or c'est dommage, parce que je trouve que la relation entre Rintaro et Koyori aurait pu être approfondie davantage (sans mauvais jeu de mots, je vous ai vu venir ! Peut-être aurais-je dû dire "développée") tout comme le fonctionnement des Enfers. Une fois refermé, je n'ai pas ressenti l'envie de lire une quelconque suite ou même de me replonger dans cet univers pour vérifier que je n'avais rien manqué. C'est donc avec soulagement que j'ai tourné la dernière page.
Pour conclure, ce premier tome de Love in the Hell est une petite déception. Non pas que ce soit un mauvais manga pour les amateurs du genre mais j'aurais aimé que l'histoire soit davantage creusée et que le mangaka ne se contente pas d'enchaîner les gags les uns à la suite des autres au détriment de l'avancée dans le scénario.