Estime de soi et amour propre !
Nous ne nous construisons pas tant à partir de ce que nous sommes, mais à partir de ce que nous croyons être : parce que l’humain avance ou s’effondre selon les récits qu’il se raconte sur ses capacités, ses limites, sa valeur. Ce n’est pas le monde qui nous juge le plus sévèrement : c’est souvent le miroir que l’on tient soi-même à hauteur du cœur.
Et pourtant, s’aimer ne devrait pas dépendre de ses réussites. Contrairement à l’estime, qui évalue, l’amour propre ne négocie pas : il s’impose de manière inconditionnel. S’aimer malgré, pas à cause de - c’est ce que l’auteur semble nous rappeler avec douceur.
« Le regard que l’on porte sur soi, cette évaluation, fondée ou non […] l’important n’est pas la réalité des choses, mais la conviction que l’on a d’être porteur de qualités ou de défauts, de potentialités ou de limitations. »
« C’est l’élément le plus important. S’estimer implique de s’évaluer, mais s’aimer ne souffre aucune condition : on s’aime malgré ses défauts et ses limites, malgré les échecs et les revers. »
« Enfant, je rêvais souvent d’être une autre personne. Je n’aimais pas ce que j’étais, ce que j’avais : j’aurais voulu avoir d’autres cheveux, d’autres parents, vivre dans un autre endroit. Il me semblait toujours que les autres enfants étaient mieux que moi : plus beaux, plus doués, plus populaires, plus aimés des professeurs. [..] J’avais tous les complexes de la terre. »