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Civilizations Rise and Fall #2
Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed
Brilliant, illuminating, and immensely absorbing, Collapse is destined to take its place as one of the essential books of our time, raising the urgent question: How can our world best avoid committing ecological suicide?
In his million-copy bestseller Guns, Germs, and Steel, Jared Diamond examined how and why Western civilizations developed the technologies and immunities that allowed them to dominate much of the world. Now in this brilliant companion volume, Diamond probes the other side of the equation: What caused some of the great civilizations of the past to collapse into ruin, and what can we learn from their fates?
As in Guns, Germs, and Steel, Diamond weaves an all-encompassing global thesis through a series of fascinating historical-cultural narratives. Moving from the Polynesian cultures on Easter Island to the flourishing American civilizations of the Anasazi and the Maya and finally to the doomed Viking colony on Greenland, Diamond traces the fundamental pattern of catastrophe. Environmental damage, climate change, rapid population growth, and unwise political choices were all factors in the demise of these societies, but other societies found solutions and persisted. Similar problems face us today and have already brought disaster to Rwanda and Haiti, even as China and Australia are trying to cope in innovative ways. Despite our own society's apparently inexhaustible wealth and unrivaled political power, ominous warning signs have begun to emerge even in ecologically robust areas like Montana.
Brilliant, illuminating, and immensely absorbing, Collapse is destined to take its place as one of the essential books of our time, raising the urgent question: How can our world best avoid committing ecological suicide?
In his million-copy bestseller Guns, Germs, and Steel, Jared Diamond examined how and why Western civilizations developed the technologies and immunities that allowed them to dominate much of the world. Now in this brilliant companion volume, Diamond probes the other side of the equation: What caused some of the great civilizations of the past to collapse into ruin, and what can we learn from their fates?
As in Guns, Germs, and Steel, Diamond weaves an all-encompassing global thesis through a series of fascinating historical-cultural narratives. Moving from the Polynesian cultures on Easter Island to the flourishing American civilizations of the Anasazi and the Maya and finally to the doomed Viking colony on Greenland, Diamond traces the fundamental pattern of catastrophe. Environmental damage, climate change, rapid population growth, and unwise political choices were all factors in the demise of these societies, but other societies found solutions and persisted. Similar problems face us today and have already brought disaster to Rwanda and Haiti, even as China and Australia are trying to cope in innovative ways. Despite our own society's apparently inexhaustible wealth and unrivaled political power, ominous warning signs have begun to emerge even in ecologically robust areas like Montana.
Brilliant, illuminating, and immensely absorbing, Collapse is destined to take its place as one of the essential books of our time, raising the urgent question: How can our world best avoid committing ecological suicide?
608 pages, Paperback
First published January 1, 2004
About the author
Jared Diamond
50 books8,302 followersJared Mason Diamond is an American scientist, historian, and author best known for his popular science and history books and articles. Originally trained in biochemistry and physiology, Diamond is commonly referred to as a polymath, stemming from his knowledge in many fields including anthropology, ecology, geography, and evolutionary biology. He is a professor of geography at UCLA.
In 2005, Diamond was ranked ninth on a poll by Prospect and Foreign Policy of the world's top 100 public intellectuals.
In 2005, Diamond was ranked ninth on a poll by Prospect and Foreign Policy of the world's top 100 public intellectuals.
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Community Reviews
Displaying 1 - 20 of 20 reviews
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February 22, 2021Lecture essentielle pour les climato-anxieux.
October 29, 2023
Intéressant mais trop de répétitions qui rendent la lecture fastidieuse
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March 5, 2016J'ai mis du temps pour venir à bout de ce monstrueux pavé universitaire. Je l'ai trouvé passionnant de bout en bout. L'auteur ne cherche pas les effets de style, vraiment pas, il nous explique, nous raconte et vulgarise comment les sociétés anciennes se sont effondrées et quels sont les facteurs déclencheurs d'effondrement qui frappent les sociétés modernes. Les tenants et aboutissants sont très détaillés, parfois à plusieurs reprises (afin que les chapitres puissent être lus de manière indépendante, pour ce.lles.ux qui voudraient prendre leur temps pour digérer la bête). Alors effectivement parfois on avait déjà compris le processus et on s'ennuie un peu mais le plus souvent on apprend mille choses inquiétantes et passionnantes. L'objectivité scientifique fait face au écolo-sceptiques de manière frontale et c'est un régal à lire. C'est érudit c'est creusé c'est pertinent et affreusement actuel. Avec ce bouquin vous brillerez dans les dîners mondains, pour sûr, car même si le style est loin d'être "drôle" les choses racontées sont tellement... typiques que c'est parfois décalé et amusant.
C'est un plaisir réel que de voir se dérouler une vision, au sens de vision de long terme, qui vient un peu balancer la culture du buzz, de l'instantané, de l'immédiat, dans laquelle nous baignons.
Votre cerveau vous remerciera d'avoir ouvert ce pavé, votre coeur saura reconnaître que c'était pour son bien. Bonne lecture !
C'est un plaisir réel que de voir se dérouler une vision, au sens de vision de long terme, qui vient un peu balancer la culture du buzz, de l'instantané, de l'immédiat, dans laquelle nous baignons.
Votre cerveau vous remerciera d'avoir ouvert ce pavé, votre coeur saura reconnaître que c'était pour son bien. Bonne lecture !
December 13, 2016
Ne nous voilons pas la face. Tel pourrait être la morale de ce livre. Son message est beaucoup plus long quoique résumable en "nous devons changer. Jared Diamond a écrit ce livre il y a dix ans pour nous prévenir de l'imminence (pour moi 50 ans c'est imminent) de la catastrophe. Je crains malheureusement que seules des personnes partageant déjà son avis ne lisent Effondrement: Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie.
January 22, 2023
Ce livre ouvre une lucarne vers l'effondrement écologique qui pourrait bien nous pendre au nez, nous autres habitants de cette bonne vieille terre.
Pour cela, l'auteur raconte : des peuples disparus il y a longtemps pour cause supposée d'effondrement écologique, des peuples récents proches de l'effondrement sans doute écologique, des peuples qui n'ont pas disparu et ont su éviter l'effondrement écologique et enfin, un comparatif avec notre situation actuelle.
Le sujet est intéressant, mais (préparez-vous, il y a plusieurs mais) :
Ce livre est très (très) long mais il est parfois étonnamment court - ainsi l'auteur s'étale pendant des pages sur certaines techniques d'analyse paléontologique, mais passe bien bien vite sur d'autres découvertes, sans les expliquer ou les mettre en perspective.
Le déroulé du raisonnement me paraît parfois douteux comme si l'auteur laissait de côté une partie de la vérité. Il ne remet pas vraiment en question certains aspects de la société humaine (agricole, industriel, colonialiste, social, etc.) qui pourtant paraissent assez facilement et rapidement nuisibles pour l'environnement.
Par ailleurs, le choix des exemples d'effondrement me surprend un peu. Ainsi, j'ai trouvé que globalement il parlait très peu des Etats-Unis (tout en affichant un certain Etats-Unis-centrisme irritant, dans les explications ou les comparaisons, par exemple) : allons, les Etats-Unis s'occupent de leur environnement de manière durable?
Un indice, par exemple: j'ai découvert il y a peu le phénomène historique du dust bowl (ou boule de poussière), voilà un phénomène écologique inattendu, inconnu, documenté, intéressant! Effondrement n'en parle pas... bien sûr, il ne peut pas s'intéresser à tous les phénomènes écologiques remarquables de la planète, mais ça ne fait que confirmer un vague sentiment que le choix des évènements n'est pas toujours des plus opportuns. Parce que visiblement ce n'est pas un phénomène négligeable, ce dust bowl, c'est un phénomène dont on aurait beaucoup à apprendre. Peut-être que c'est tellement connu aux Etats-Unis qu'il n'a pas trouvé nécessaire d'en parler? De là à ne même pas y faire référence, c'est étrange.
C'est aussi parfois une construction un peu étrange, du style : 1. tout va mal, 2. tout va bien. Certes, on retrouve notre bien aimée construction thèse/antithèse, mais 1. où est la synthèse 2. on n'est pas dans une dissertation de philo, mais bien dans un descriptif de civilisation, dans laquelle je ne peux croire qu'on vit en noir et blanc. Cette approche manichéenne m'énerve, elle n'est pas réaliste et empêche tout relativisme, car elle ne donne aucun ordre d'idées sur la réelle étendue des problèmes et des solutions trouvées ; adoucissons: ce n'est pas le cas tout le long du livre, mais disons que ça ne fait de mal à personne de donner quelques chiffres plutôt que de dire "la grande majorité des terrains est foutue" ou "de nombreuses associations se bougent les fesses pour faire avancer les choses" (ce sont des illustrations, non des extraits du livre, je précise).
Enfin, l'auteur utilise toujours les mêmes critères d'analyse. Ce n'est pas inintéressant, mais le risque n'est-il pas de passer à côté d'autres explications, d'autres circonstances, des particularités uniques, qui ne seraient pas surprenantes dans la construction d'une société? Les critères sont présentés en début de livre, sans que ce choix de critères ne soit précisément justifié, et sans le remettre en cause dans le déroulement du livre.
Dans tout cela, le gros problème c'est que je n'apprends pas des tonnes de choses, ou disons que cela s'apparente pour moi plus à un cours d'histoire-géo qu'un cours d'écologie appliquée. Je suis éminemment persuadée que si l'homme fait n'importe quoi avec la nature, il est juste logique que notre (sur)vie sur terre soit mise à mal : le livre apporte juste quelques exemples, dont la représentativité reste par ailleurs à prouver. Et la comparaison avec l'île de Pâques (ornant le cache-poussière de l'édition française brochée) est certes intéressante mais pas non plus révolutionnaire : quand les habitants de l'île de Pâques eurent à peu près détruit leur environnement, ils étaient trop éloignés de toute autre terre habitée pour espérer pouvoir compter sur l'aide d'autres personnes ; la terre, c'est comme l'île de Pâques, mais en pire (que je sache, on n'a pas encore trouvé de preuves de vie extra terrestre vers qui lancer un SOS).
Tout cela me donne plutôt envie de me pencher sur George Perkins Marsh, et son Man and Nature, qui aborde un peu les mêmes sujets, mais en 1864 (mille huit cent soixante quatre! dingue).
Pour cela, l'auteur raconte : des peuples disparus il y a longtemps pour cause supposée d'effondrement écologique, des peuples récents proches de l'effondrement sans doute écologique, des peuples qui n'ont pas disparu et ont su éviter l'effondrement écologique et enfin, un comparatif avec notre situation actuelle.
Le sujet est intéressant, mais (préparez-vous, il y a plusieurs mais) :
Ce livre est très (très) long mais il est parfois étonnamment court - ainsi l'auteur s'étale pendant des pages sur certaines techniques d'analyse paléontologique, mais passe bien bien vite sur d'autres découvertes, sans les expliquer ou les mettre en perspective.
Le déroulé du raisonnement me paraît parfois douteux comme si l'auteur laissait de côté une partie de la vérité. Il ne remet pas vraiment en question certains aspects de la société humaine (agricole, industriel, colonialiste, social, etc.) qui pourtant paraissent assez facilement et rapidement nuisibles pour l'environnement.
Par ailleurs, le choix des exemples d'effondrement me surprend un peu. Ainsi, j'ai trouvé que globalement il parlait très peu des Etats-Unis (tout en affichant un certain Etats-Unis-centrisme irritant, dans les explications ou les comparaisons, par exemple) : allons, les Etats-Unis s'occupent de leur environnement de manière durable?
Un indice, par exemple: j'ai découvert il y a peu le phénomène historique du dust bowl (ou boule de poussière), voilà un phénomène écologique inattendu, inconnu, documenté, intéressant! Effondrement n'en parle pas... bien sûr, il ne peut pas s'intéresser à tous les phénomènes écologiques remarquables de la planète, mais ça ne fait que confirmer un vague sentiment que le choix des évènements n'est pas toujours des plus opportuns. Parce que visiblement ce n'est pas un phénomène négligeable, ce dust bowl, c'est un phénomène dont on aurait beaucoup à apprendre. Peut-être que c'est tellement connu aux Etats-Unis qu'il n'a pas trouvé nécessaire d'en parler? De là à ne même pas y faire référence, c'est étrange.
C'est aussi parfois une construction un peu étrange, du style : 1. tout va mal, 2. tout va bien. Certes, on retrouve notre bien aimée construction thèse/antithèse, mais 1. où est la synthèse 2. on n'est pas dans une dissertation de philo, mais bien dans un descriptif de civilisation, dans laquelle je ne peux croire qu'on vit en noir et blanc. Cette approche manichéenne m'énerve, elle n'est pas réaliste et empêche tout relativisme, car elle ne donne aucun ordre d'idées sur la réelle étendue des problèmes et des solutions trouvées ; adoucissons: ce n'est pas le cas tout le long du livre, mais disons que ça ne fait de mal à personne de donner quelques chiffres plutôt que de dire "la grande majorité des terrains est foutue" ou "de nombreuses associations se bougent les fesses pour faire avancer les choses" (ce sont des illustrations, non des extraits du livre, je précise).
Enfin, l'auteur utilise toujours les mêmes critères d'analyse. Ce n'est pas inintéressant, mais le risque n'est-il pas de passer à côté d'autres explications, d'autres circonstances, des particularités uniques, qui ne seraient pas surprenantes dans la construction d'une société? Les critères sont présentés en début de livre, sans que ce choix de critères ne soit précisément justifié, et sans le remettre en cause dans le déroulement du livre.
Dans tout cela, le gros problème c'est que je n'apprends pas des tonnes de choses, ou disons que cela s'apparente pour moi plus à un cours d'histoire-géo qu'un cours d'écologie appliquée. Je suis éminemment persuadée que si l'homme fait n'importe quoi avec la nature, il est juste logique que notre (sur)vie sur terre soit mise à mal : le livre apporte juste quelques exemples, dont la représentativité reste par ailleurs à prouver. Et la comparaison avec l'île de Pâques (ornant le cache-poussière de l'édition française brochée) est certes intéressante mais pas non plus révolutionnaire : quand les habitants de l'île de Pâques eurent à peu près détruit leur environnement, ils étaient trop éloignés de toute autre terre habitée pour espérer pouvoir compter sur l'aide d'autres personnes ; la terre, c'est comme l'île de Pâques, mais en pire (que je sache, on n'a pas encore trouvé de preuves de vie extra terrestre vers qui lancer un SOS).
Tout cela me donne plutôt envie de me pencher sur George Perkins Marsh, et son Man and Nature, qui aborde un peu les mêmes sujets, mais en 1864 (mille huit cent soixante quatre! dingue).
August 28, 2024
Une belle brique très complète et riche en information. J'ai dévoré ce livre et il m'a permis de comprendre en détail ce qui a mené à l'effondrement de plusieurs civilisations ainsi que les causes de notre futur effondrement. À lire absolument si vous aimez l'histoire et la géographie.
Read
March 2, 2025Il a été fortement critiqué à cause de raccourcis ou de thèses qui pouvaient être fausses,
mais il était les théories étaient plutôt bien avancées avec plusieurs exemples de société
Qui s’étaient effondrées par des causes multi-factorielles.
mais il était les théories étaient plutôt bien avancées avec plusieurs exemples de société
Qui s’étaient effondrées par des causes multi-factorielles.
July 8, 2026
Superbe panorama des causes pour lesquelles des sociétés nous ayant précédées ont rencontré leur fin. Et excellent développement sur cette base des raisons pour laquelle notre société globale encourt le même risque si elle ne se restructure pas.
June 14, 2018
C'est du lourd... Mais je pense que ça fait partie des livres les plus importants pour l'avenir de l'humanité...
Did Not Finish
December 31, 2022Riche, tellement riche que ça en devient indigeste. Je n'en ai pas fini la lecture, loin de là. Et je ne sais absolument pas ce que j'en ai retenu, ce qui est le pire à mes yeux.
January 20, 2023
Un excellent livre avec un style bien unique, mélangeant sciences et rhétorique. De la géographie historique pour mieux saisir l’ampleur des défis environnementaux d’aujourd’hui de de demain.
May 13, 2023
Livre pour mon grand oral
Très intéressant et plutôt facile à lire
J'ai appris beaucoup de choses
Très intéressant et plutôt facile à lire
J'ai appris beaucoup de choses
July 26, 2023
un cri d'alarme !
(edit 2023 - un cri d'alarme si peu entendu ...)
(edit 2023 - un cri d'alarme si peu entendu ...)
January 17, 2026
Très (trop) détaillé et intéressant. Une meta analyse gigantesque de plusieurs civilisations disparues, mais aussi certaines sociétés modernes vulnérables.
April 2, 2016
On pourrait croire que tout est dit dans le titre un peu choc : Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, et pourtant Jared Diamond nous fait tout au long des 800 pages une démonstration brillante de l'impact de l'homme sur son environnement. L'auteur nous décrit plusieurs sociétés humaines, venant d'un lointain passé, parfois très isolées, ou tout à fait contemporaines et insérées dans un vaste tissu d'échanges avec le reste du monde.
L'Île de Pâques, perdue au milieu du Pacifique, à 3 200 km du Chili, a été colonisée par des polynésiens vivant en complète autarcie. Organisés en tribus, les pascuans ont commencé à édifier des statues de plus en plus grandes, de plus en plus lourdes, chaque chef de tribu voulant avoir la plus grosse. Ils ont donc creusé des carrières, et déboisé les forêts pour obtenir les arbres nécessaires au transport des statues. Jusqu'à couper le dernier arbre. Les habitants de l'Île de Pâques ont fini par mourir de faim.
L'exemple du Groenland est très intéressant, car cette terre hostile a été colonisée par deux groupes ethniques très différents. Les inuits, venus du Canada, chasseurs de phoques et de baleines. Et les vikings, venus de Norvège, devenus chrétiens. Les premiers ont su s'adapter à leur environnement. Tandis que les vikings, en cherchant désespérément à reproduire au Groenland leur mode de vie européen, à y élever les mêmes animaux et y faire pousser les mêmes végétaux, refusant, pour une raison inconnue, de manger du poisson, se sont effondrés. Ceux qui ne se sont pas enfuis sont morts de faim et de froid.
Un autre exemple où se mêlent des paramètres environnementaux, historiques et politiques, est l'île Hispaniola, celle où a accosté Christophe Colomb. Cette île est partagée entre Haïti, à l'ouest, et la République Dominicaine, à l'est. La première a été fondée par d'anciens esclaves, et reste aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres du monde, avec un environnement très dégradé. La seconde, ancienne colonie espagnole, a su prendre conscience de ces risques environnementaux, et engager des mesures autoritaires de sauvegarde. La densité de population n'est pas la même entre Haïti et la Rép. Dominicaine, cette dernière bénéficiant de conditions climatiques un peu plus favorables. Il n'empêche : des décisions politiques prises au bon moment peuvent empêcher un pays de sombrer, ou au contraire précipiter sa chute.
En nous emmenant en Islande, au Montana, au Japon, chez les indiens anasazis ou en Australie, en étudiant les sédiments rocheux, les carottes de glaces, les stries des troncs d'arbres et les récits des colons et explorateurs, Jared Diamond nous fait prendre conscience de l'impact immense que nous, les humains, avons sur notre environnement. Et du risque vital pour l'humanité dans lequel nous avons déjà basculé. La toute fin du livre, qui se veut optimiste et tournée vers un avenir meilleur, m'a parue au contraire d'une extrême noirceur : soit c'est déjà trop tard, soit l'humanité actuelle est strictement incapable de prendre collectivement les nécessaires décisions, radicales et urgentissimes.
L'Île de Pâques, perdue au milieu du Pacifique, à 3 200 km du Chili, a été colonisée par des polynésiens vivant en complète autarcie. Organisés en tribus, les pascuans ont commencé à édifier des statues de plus en plus grandes, de plus en plus lourdes, chaque chef de tribu voulant avoir la plus grosse. Ils ont donc creusé des carrières, et déboisé les forêts pour obtenir les arbres nécessaires au transport des statues. Jusqu'à couper le dernier arbre. Les habitants de l'Île de Pâques ont fini par mourir de faim.
L'exemple du Groenland est très intéressant, car cette terre hostile a été colonisée par deux groupes ethniques très différents. Les inuits, venus du Canada, chasseurs de phoques et de baleines. Et les vikings, venus de Norvège, devenus chrétiens. Les premiers ont su s'adapter à leur environnement. Tandis que les vikings, en cherchant désespérément à reproduire au Groenland leur mode de vie européen, à y élever les mêmes animaux et y faire pousser les mêmes végétaux, refusant, pour une raison inconnue, de manger du poisson, se sont effondrés. Ceux qui ne se sont pas enfuis sont morts de faim et de froid.
Un autre exemple où se mêlent des paramètres environnementaux, historiques et politiques, est l'île Hispaniola, celle où a accosté Christophe Colomb. Cette île est partagée entre Haïti, à l'ouest, et la République Dominicaine, à l'est. La première a été fondée par d'anciens esclaves, et reste aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres du monde, avec un environnement très dégradé. La seconde, ancienne colonie espagnole, a su prendre conscience de ces risques environnementaux, et engager des mesures autoritaires de sauvegarde. La densité de population n'est pas la même entre Haïti et la Rép. Dominicaine, cette dernière bénéficiant de conditions climatiques un peu plus favorables. Il n'empêche : des décisions politiques prises au bon moment peuvent empêcher un pays de sombrer, ou au contraire précipiter sa chute.
En nous emmenant en Islande, au Montana, au Japon, chez les indiens anasazis ou en Australie, en étudiant les sédiments rocheux, les carottes de glaces, les stries des troncs d'arbres et les récits des colons et explorateurs, Jared Diamond nous fait prendre conscience de l'impact immense que nous, les humains, avons sur notre environnement. Et du risque vital pour l'humanité dans lequel nous avons déjà basculé. La toute fin du livre, qui se veut optimiste et tournée vers un avenir meilleur, m'a parue au contraire d'une extrême noirceur : soit c'est déjà trop tard, soit l'humanité actuelle est strictement incapable de prendre collectivement les nécessaires décisions, radicales et urgentissimes.
July 28, 2014
Les limites et les défauts de ce livre sont bien connus et je ne m'attarderai pas sur les critiques nombreuses à lui opposer. Ce qui m'intéresse, c'est plutôt le sens de profond émerveillement qui naît de la lecture de ce livre, lorsque l'on confronte les choix - et les destins subséquents - des sociétés du passé aux choix que nous faisons maintenant - et les futurs possibles qu'ils ne manqueront pas d'entraîner.
The thought is sobering, comme disent si bien les anglais.
Là encore, un livre essentiel pour ceux qui s'intéressent aux conditions d'habitabilité et de survie de la présente civilisation, sachant que comme toutes les civilisations, elle court tous les risques de disparaître: la question est finalement de savoir si nous pouvons apprendre des erreurs du passé, ou si nous allons, comme ceux avant nous, plonger tête baissée (ou pire, tête levée, en toute lucidité!) dans l'une des voies qui mènent à l'oubli...
The thought is sobering, comme disent si bien les anglais.
Là encore, un livre essentiel pour ceux qui s'intéressent aux conditions d'habitabilité et de survie de la présente civilisation, sachant que comme toutes les civilisations, elle court tous les risques de disparaître: la question est finalement de savoir si nous pouvons apprendre des erreurs du passé, ou si nous allons, comme ceux avant nous, plonger tête baissée (ou pire, tête levée, en toute lucidité!) dans l'une des voies qui mènent à l'oubli...
July 30, 2011
Bien rédigé et documenté, un livre qui revient sur plusieurs sociétés humaines ayant périclité, souvent à cause d'une combinaison de facteurs identiques (surexploitation environnementale, pressions extérieures hostiles, plus grande fragilité induite par une complexification des échanges commerciaux, etc). Les cas les plus connus (île de Pâques, Mayas) cohabitent avec d'autres exemples moins médiatiques (Anasazis, Mangareva, Vikings du Groenland), mais aussi avec des sociétés ayant réussi à négocier un tournant critique (Vikings d'Islande, Japon de l'ère Tokugawa). On y trouve aussi des études de cas plus modernes comme le Rwanda ou Haïti.
August 6, 2011
Decevant... J'avais bien aimé son ouvrage précédent "De l'Inégalité entre les sociétés", en particulier pour sa méthode analytique, ses hypothèses créatives et le fait qu'il fasse appel à de nombreuses sciences (y compris humaines).
Dans Effondrement, je ne retrouve ques tres partiellement ces ingredients avec, par ailleurs, un style relativement lourd et des repetitions trop nombreuses.
Voila pour mes 2 cents
Dans Effondrement, je ne retrouve ques tres partiellement ces ingredients avec, par ailleurs, un style relativement lourd et des repetitions trop nombreuses.
Voila pour mes 2 cents
July 1, 2013
Une étude très complète et très instructive, à travers des exemples de tous temps et de tous lieux. L'étude mêle géographie, archéologie et biologie pour étayer la thèse de l'auteur. On en ressort avec un regard un peu plus affûté sur le monde..
November 11, 2013
Passionant, riche et inquietant... Mais je suis contente d enchainer sur une fiction qui sera plus detendante a lire dans le metro le soir en rentrant du boulot !
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