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Writing
Written in the splendid bareness of her late style, these pages are Marguerite Duras's theory of literature: comparing a dying fly to the work of style; remembering the trance and incurable disarray of writing; recreating the last moments of a British pilot shot during World War II and buried next to her house; or else letting out a magisterial, so what? To question six decades of storytelling, all the essays together operate as a deceitful, yet indispensable confession.
91 pages, Paperback
First published September 15, 1993
About the author
Marguerite Duras
370 books3,537 followersMarguerite Germaine Marie Donnadieu, (4 April 1914 -3 March 1996) known as Marguerite Duras, was a French novelist, playwright, screenwriter, essayist, and experimental filmmaker.
Her script for the film Hiroshima mon amour (1959) earned her a nomination for Best Original Screenplay at the Academy Awards.
Her script for the film Hiroshima mon amour (1959) earned her a nomination for Best Original Screenplay at the Academy Awards.
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Community Reviews
Displaying 1 - 30 of 87 reviews
April 23, 2021
j'ai noté dans un coin pendant ma lecture : "Duras, on ne la comprend pas, on la ressent"
entre nous, j'ai pas tout compris, mais j'ai aimé cette lecture. je la relirais à l'occasion, quand même, parce que c'était un peu obscur et très mélancolique parfois, comme des monologues d'une personne très triste et très seule ; et en même temps les faits sont des faits et duras a vécu et écrit comme elle a écrit et vécu. (je suis vraiment pas sûr d'avoir compris quoique ce soit.)
entre nous, j'ai pas tout compris, mais j'ai aimé cette lecture. je la relirais à l'occasion, quand même, parce que c'était un peu obscur et très mélancolique parfois, comme des monologues d'une personne très triste et très seule ; et en même temps les faits sont des faits et duras a vécu et écrit comme elle a écrit et vécu. (je suis vraiment pas sûr d'avoir compris quoique ce soit.)
April 12, 2025
première découverte de Duras, et j’ai déjà envie d’en faire d’autres
la décortication du processus d’écriture et de la nécessité de la solitude de l’auteur, aussi bien matérielle qu’intérieure était passionnante.
j’ai particulièrement apprécié les nouvelles « Écrire » et « Le nombre pur » ! j’ai moins apprécié les trois autres.
tellement de passages à analyser, auxquels réfléchir et de belles phrases à retenir. je n’en mettrai que quelques-unes, pour vous tenter tout en vous laissant le bonheur de découvrir les écrits de Duras :
« Écrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. »
« Il l’emporte pour l’épouser. Pour toujours. Il ne sait pas que c’est pour la tuer, l’épouser il dit, il ne sait pas encore que c’est pour la tuer. »
« La vérité ce serait le chiffre encore incomparé, incomparable du nombre, le chiffre pur, sans commentaire aucun, le mot. »
la décortication du processus d’écriture et de la nécessité de la solitude de l’auteur, aussi bien matérielle qu’intérieure était passionnante.
j’ai particulièrement apprécié les nouvelles « Écrire » et « Le nombre pur » ! j’ai moins apprécié les trois autres.
tellement de passages à analyser, auxquels réfléchir et de belles phrases à retenir. je n’en mettrai que quelques-unes, pour vous tenter tout en vous laissant le bonheur de découvrir les écrits de Duras :
« Écrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. »
« Il l’emporte pour l’épouser. Pour toujours. Il ne sait pas que c’est pour la tuer, l’épouser il dit, il ne sait pas encore que c’est pour la tuer. »
« La vérité ce serait le chiffre encore incomparé, incomparable du nombre, le chiffre pur, sans commentaire aucun, le mot. »
June 4, 2024
Si c'est inutile de pleurer, je crois qu'il faut quand même pleurer. Parce que le désespoir c'est tangible. Ça reste. Le souvenir du désespoir, ça reste. Quelquefois ça tue.
Écrire.
Écrire.
April 7, 2021
5 textes dont un seul dédié à l'écriture. Le texte sur l'écriture est vraiment une perle mais malheureusement j'ai moins apprécié les autres
"Écrire, c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait — on ne le sait qu'après — avant, c'est la question la plus dangereuse que l'on puisse se poser. Mais c'est la plus courante aussi"
"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera."
"Etre seule avec le livre non encore écrit, c’est être encore dans le premier sommeil de l’humanité. C’est ça. C’est aussi être seule avec l’écriture encore en friche. C'est essayer de ne pas en mourir. C'est être seule dans un abri pendant la guerre. Mais sans prière, sans Dieu, sans aucune pensée sauf ce désir fou de tuer la Nation allemande jusqu'au dernier nazi"
"C'est un état pratique d'être perdu sans plus pouvoir écrire.. C'est là qu'on boit. Du moment qu'on est perdu et qu'on a donc plus rien à écrire, à perdre, on écrit. Tandis que le livre il est là et qu'il crie qu'il exige d'être terminé, on écrit."
"Ca rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnait toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. C'est une drôle de chose, oui. C'est pas seulement l'écriture, l'écrit, c'est les cris des bêtes la nuit, ceux de tous, ceux de vous et de moi, ceux des chiens. C'est la vulgarité massive, désespérante de la société"
"Je crois que c'est ça que je reproche aux livres, en général, c'est qu'ils ne sont pas libres. On le voit à travers l'écriture : ils sont fabriqués, ils sont organisés, réglementés, conformes on dirait. Une fonction de révision que l'écrivain a très souvent envers lui-même. L'écrivain, alors il devient son propre flic. J'entends par là la recherche de la bonne forme, c'est-à-dire de la forme la plus courante, la plus claire et la plus inoffensive. Il y a encore des générations mortes qui font des livres pudibonds. Même des jeunes : des livres "charmants", sans prolongement aucun, sans nuit. Sans silence. Autrement dit : sans véritable auteur. Des livres de jour, de passe-temps, de voyage. Mais pas des livres qui s'incrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée"
"Dès que l’être humain est seul il bascule dans la déraison. Je le crois : je crois que la personne livrée à elle seule est déjà atteinte de folie parce que rien ne l’arrête dans le surgissement d’un délire personnel."
"Écrire, c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait — on ne le sait qu'après — avant, c'est la question la plus dangereuse que l'on puisse se poser. Mais c'est la plus courante aussi"
"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera."
"Etre seule avec le livre non encore écrit, c’est être encore dans le premier sommeil de l’humanité. C’est ça. C’est aussi être seule avec l’écriture encore en friche. C'est essayer de ne pas en mourir. C'est être seule dans un abri pendant la guerre. Mais sans prière, sans Dieu, sans aucune pensée sauf ce désir fou de tuer la Nation allemande jusqu'au dernier nazi"
"C'est un état pratique d'être perdu sans plus pouvoir écrire.. C'est là qu'on boit. Du moment qu'on est perdu et qu'on a donc plus rien à écrire, à perdre, on écrit. Tandis que le livre il est là et qu'il crie qu'il exige d'être terminé, on écrit."
"Ca rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnait toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. C'est une drôle de chose, oui. C'est pas seulement l'écriture, l'écrit, c'est les cris des bêtes la nuit, ceux de tous, ceux de vous et de moi, ceux des chiens. C'est la vulgarité massive, désespérante de la société"
"Je crois que c'est ça que je reproche aux livres, en général, c'est qu'ils ne sont pas libres. On le voit à travers l'écriture : ils sont fabriqués, ils sont organisés, réglementés, conformes on dirait. Une fonction de révision que l'écrivain a très souvent envers lui-même. L'écrivain, alors il devient son propre flic. J'entends par là la recherche de la bonne forme, c'est-à-dire de la forme la plus courante, la plus claire et la plus inoffensive. Il y a encore des générations mortes qui font des livres pudibonds. Même des jeunes : des livres "charmants", sans prolongement aucun, sans nuit. Sans silence. Autrement dit : sans véritable auteur. Des livres de jour, de passe-temps, de voyage. Mais pas des livres qui s'incrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée"
"Dès que l’être humain est seul il bascule dans la déraison. Je le crois : je crois que la personne livrée à elle seule est déjà atteinte de folie parce que rien ne l’arrête dans le surgissement d’un délire personnel."
January 13, 2018
J'ai adoré les deux premiers textes de ce livre, ils donnent une proximité, créent un attachement. découvrir les coulisses de cette vie d'écrivain. je l'aurais mis en favori si les autres textes m'avaient touchés tout autant, mais ce ne fut pas le cas...
June 20, 2025
2,5/5
Plusieurs courts textes que j’ai trouvé très inégaux.
Le premier (celui pour lequel j’ai acheté ce livre) m’a énormément plu et méritait 4/5 mais j’ai été très déçue des autres textes qui ne m’ont pas particulièrement parlé. En revanche, et c’est systématique, le style reste incroyable selon moi.
Le premier texte, où Marguerite Duras nous emmène avec elle dans la solitude de l’écrivain, dans ses ressentis, m’a permis d’entrer dans l’intime de l’autrice.
Une mise à nu interessante, étant actuellement en pleine période d’écriture, je me suis sentie proche d’elle et j’ai compris ce qu’elle souhaitait exprimer.
« Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que la personne qui écrit est sans idée de livre, qu'elle a les mains vides, la tête vide, et qu'elle ne connaît de cette aventure du livre que l'écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d'or, élémentaires: l'orthographe, le sens. »
Plusieurs courts textes que j’ai trouvé très inégaux.
Le premier (celui pour lequel j’ai acheté ce livre) m’a énormément plu et méritait 4/5 mais j’ai été très déçue des autres textes qui ne m’ont pas particulièrement parlé. En revanche, et c’est systématique, le style reste incroyable selon moi.
Le premier texte, où Marguerite Duras nous emmène avec elle dans la solitude de l’écrivain, dans ses ressentis, m’a permis d’entrer dans l’intime de l’autrice.
Une mise à nu interessante, étant actuellement en pleine période d’écriture, je me suis sentie proche d’elle et j’ai compris ce qu’elle souhaitait exprimer.
« Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que la personne qui écrit est sans idée de livre, qu'elle a les mains vides, la tête vide, et qu'elle ne connaît de cette aventure du livre que l'écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d'or, élémentaires: l'orthographe, le sens. »
May 25, 2021
Beaucoup plus séduite par le style que par le contenu. Seul le premier « essai » m’a vraiment intéressée. L’auteur réfléchit à ce qui entraîne l’acte d’écrire : le doute.
Pour le reste, tout était bien trop répétitif et même si c’est bien écrit, je n’y ai trouvé aucun charme.
Pour le reste, tout était bien trop répétitif et même si c’est bien écrit, je n’y ai trouvé aucun charme.
December 1, 2024
« J’ai regardé comment une mouche ça mourait. Ça a été long. Elle se débattait contre la mort. […] Je suis encore restée là à la regarder, dans l’espoir qu’elle allait recommencer à espérer, à vivre. Ma présence faisait cette mort plus atroce encore. Je le savais et je suis restée. Pour voir. Voir comment cette mort progressivement envahirait la mouche. Et aussi essayer de voir d’où surgissait cette mort. Du dehors, ou de l’épaisseur du mur, ou du sol. De quelle nuit elle venait, de la terre ou du ciel, des forêts proches, ou d’un néant encore innommable, très proche peut-être, de moi qui essayais de retrouver les trajets de la mouche en train de passer dans l’éternité. »
July 31, 2025
Bon je ne suis pas certaine que je suis fan du style de Marguerite Duras. Toutes les pauses dans l'écriture pour ajouter des, ''et je le dis'', ''il est bien vrai'', ''on le remarque souvent'', entre deux bouts de phrases, ça me fait assez sortir du texte.
En plus je n'étais pas certaine de comprendre le point de la nouvelle Écrire qui prend la majorité du livre. Ok j'ai compris si tu veux écrire un bon livre il te faut de la solitude et de l'alcoolisme (c'est aussi une bonne recette pour la dépression, mais j'imagine qu'elle sait ce qu'elle dit). Il y avait cependant un passage intéressant sur la relation entre les hommes de sa vie et son écriture.
Une des histoire m'a cependant bien plu, celle du nombre parfait et je vais peut-être essayer ses romans pour voir s'ils me parlent plus.
En plus je n'étais pas certaine de comprendre le point de la nouvelle Écrire qui prend la majorité du livre. Ok j'ai compris si tu veux écrire un bon livre il te faut de la solitude et de l'alcoolisme (c'est aussi une bonne recette pour la dépression, mais j'imagine qu'elle sait ce qu'elle dit). Il y avait cependant un passage intéressant sur la relation entre les hommes de sa vie et son écriture.
Une des histoire m'a cependant bien plu, celle du nombre parfait et je vais peut-être essayer ses romans pour voir s'ils me parlent plus.
October 9, 2025
La mouche de ce livre est le plus grand personnage de l’histoire de la littérature
September 1, 2024
4 étoiles pour « écrire », les autres nouvelles étaient moins bien
November 4, 2021
Ce livre est d'une douceur mais en même temps d'un déchirement intense; je ne suis pas restée de marbre en le lisant
Lire la definition et la réalisation de l'écriture pour l'auteure est très intéressant, on comprends mieux ses écrits et même si je ne suis pas tout a fait d'accord avec quelques passages sur la solitude cela reste moindre par rapport a l'expérience de la lecture
Les autres chapitres sont tout aussi intéressants, même si j'ai été bien moins touchée par Roma - dans tous les cas, le dernier m'a agréablement surprise et je l'ai relu plusieurs fois
Je conseille grandement ce livre (il faut garder en tête qu'il peut être dur a lire, au sens où les sujets abordés sont très touchants, comme la mort d'un enfant a la guerre) !
Lire la definition et la réalisation de l'écriture pour l'auteure est très intéressant, on comprends mieux ses écrits et même si je ne suis pas tout a fait d'accord avec quelques passages sur la solitude cela reste moindre par rapport a l'expérience de la lecture
Les autres chapitres sont tout aussi intéressants, même si j'ai été bien moins touchée par Roma - dans tous les cas, le dernier m'a agréablement surprise et je l'ai relu plusieurs fois
Je conseille grandement ce livre (il faut garder en tête qu'il peut être dur a lire, au sens où les sujets abordés sont très touchants, comme la mort d'un enfant a la guerre) !
June 27, 2025
3.75
Les deux premiers « chapitres » m’ont particulièrement plu. J’ai trouvé intéressant les différents commentaires sur l’acte d’écrire dans le premier et ai été profondément touchée par l’écriture et la façon dont l’autrice écrit sur ce jeune aviateur anglais dans le second.
Les trois autres m’ont moins interpellée.
Le livre reste cependant intéressant au niveau des réflexions qu’il apporte sur l’écriture!
Les deux premiers « chapitres » m’ont particulièrement plu. J’ai trouvé intéressant les différents commentaires sur l’acte d’écrire dans le premier et ai été profondément touchée par l’écriture et la façon dont l’autrice écrit sur ce jeune aviateur anglais dans le second.
Les trois autres m’ont moins interpellée.
Le livre reste cependant intéressant au niveau des réflexions qu’il apporte sur l’écriture!
July 14, 2026
3.5 ⭐️ « Il y a ça aussi dans la fonction d’écrire et avant tout peut-être se dire qu’il ne faut pas se tuer tous les jours du moment que tous les jours on peut se tuer. C’est ça l’écriture du livre, ce n’est pas la solitude. »
June 27, 2024
Complètement sonnée notre marguerite. Autant j’ai bien ri lors de l’anecdote de la mouche, j’ai cru mourir d’ennui en lisant Roma et le tout rend crédible ses anecdotes de cuites à Parly 2.
April 9, 2026
En mode flux de conscience. Il y a des parties que j’ai adoré, notamment ses réflexions sur l’écriture et l’isolement, mais tout le chapitre « Roma » était d’un ennui mortel
Read
June 22, 2026Pas le coup de coeur que j'espérais avoir, mais y'a du très beau. Surtout dans la partie Écrire.
September 7, 2023
Je peux imaginer que cette autrice a été une pionnière dans le style, mais ce n'est pas pour moi. J'ai compris un peu la première nouvelle mais ce qui a suivi reste un mystère.
October 12, 2016
C'était mon premier Marguerite Duras et...je ne suis pas convaincue.
Est-ce que c'est juste moi ou les cinq textes sont disparates et inégaux?
Le premier m'a vraiment interpellée. La volonté d'écrire, la façon dont la solitude est vécue, dans la grande maison silencieuse, ça me rejoignait. La mort de la mouche. J'ai failli pleurer.
J'ai bien aimé l'aviateur anglais aussi, mais un peu moins. Les histoires de Seconde Guerre mondiale, j'en ai lu beaucoup en peu de temps.
Les trois autres...ouf. Surtout «Roma», si difficile à interpréter.
Bref, j'espère que L'Amant est à la hauteur de sa réputation. Je le lirai d'ici deux semaines.
Est-ce que c'est juste moi ou les cinq textes sont disparates et inégaux?
Le premier m'a vraiment interpellée. La volonté d'écrire, la façon dont la solitude est vécue, dans la grande maison silencieuse, ça me rejoignait. La mort de la mouche. J'ai failli pleurer.
J'ai bien aimé l'aviateur anglais aussi, mais un peu moins. Les histoires de Seconde Guerre mondiale, j'en ai lu beaucoup en peu de temps.
Les trois autres...ouf. Surtout «Roma», si difficile à interpréter.
Bref, j'espère que L'Amant est à la hauteur de sa réputation. Je le lirai d'ici deux semaines.
September 29, 2023
Je l'ai pris, sans conviction devant le format banal d'un Gallimard. J'en suis tombé amoureux et l'ai lu partout où j'allais. Au café, au restaurant entre les repas. C'est un livre qui a cette force de supprimer tout le bruit, tout le monde autour de soi. Ce livre illustre la solitude, la douce folie, le deuil de soi, le deuil de l'autre. Ce livre est une forêt.
April 10, 2020
Je pense que j'ai pas mal prédestiné ce livre à devenir pour moi quelque chose de grand et d'important. Je l'ai trouvé seul, oublié et poussiéreux derrière une rangée de livres de bibliothèques. L'idée de lire un livre aussi oubliée m'a plu , il avait l'air d'avoir bien vécu même s'il ne me semblait pas très vieux. Et puis j'ai lu le dos et je me suis senti transporter par cette vision de l'écriture que Duras essayait de me transmettre. C'était si beau, si vrai, et ça se rapprochait tant de toutes ces douleurs que je n'ai cessé d'accumuler en m'essayant en poète, en rimbaud, en verlaine, en céline...en m'essayant écrire.
Dans le fond le livre n'était pas si époustouflant, il y a beaucoup de passages que j'ai aimé mais j'ai beaucoup plus apprécié les nouvelles de fin , celle qui se déroule en italie notamment qui est d'une beauté légère et entraînante. Les images et comparaisons intéressantes de duras se noient dans une mélasse de répétition qui m'ont tellement ennuyés. Toute l'allusion de la mouche, ses zooms et dézoom sur cette mort auquel on accordait peu d'importance : c'était chouette, les angles et les points/prises de vues étaient toujours intéressants à lire : Des touches d'humour, de sérieux, d'élégance....
La répétition éternelle de la présence de ce parc, de ces arbres, de cette maison, de cette autre maison, de ce parc....
Je n'ai jamais lu du marguerite duras, c'est peut être la aussi mon erreur. J'ai tout de suite vu qu'il y avait un style particulier et j'ai apprécié ce style la mais ce livre pour moi se noie souvent. Il relève souvent la tête de l'eau, arrive très bien à nager, ensemble nous flottons allégrement.... On ressent le don qu'a l'autrice a faire de son quotidien une inspiration, chose que je trouve fascinant chez les gens qui écrivent : transformer le fait de rester enfermée chez soi pour écrire, le décrire et prouver la force dont on a besoin. Ce qui m'ennuie : Les descriptions parfois trop scabreuses, l'échec lyrique de certaines phrases qui se veulent grandes et omnipotentes, raffinée et qui me laisse un effet similaire à un cheveu dans la soupe.
En tout cas une chose est sûre , ce livre m'aura fait parler et m'a accordé quelques moments de réflexions introspectives.
Dans le fond le livre n'était pas si époustouflant, il y a beaucoup de passages que j'ai aimé mais j'ai beaucoup plus apprécié les nouvelles de fin , celle qui se déroule en italie notamment qui est d'une beauté légère et entraînante. Les images et comparaisons intéressantes de duras se noient dans une mélasse de répétition qui m'ont tellement ennuyés. Toute l'allusion de la mouche, ses zooms et dézoom sur cette mort auquel on accordait peu d'importance : c'était chouette, les angles et les points/prises de vues étaient toujours intéressants à lire : Des touches d'humour, de sérieux, d'élégance....
La répétition éternelle de la présence de ce parc, de ces arbres, de cette maison, de cette autre maison, de ce parc....
Je n'ai jamais lu du marguerite duras, c'est peut être la aussi mon erreur. J'ai tout de suite vu qu'il y avait un style particulier et j'ai apprécié ce style la mais ce livre pour moi se noie souvent. Il relève souvent la tête de l'eau, arrive très bien à nager, ensemble nous flottons allégrement.... On ressent le don qu'a l'autrice a faire de son quotidien une inspiration, chose que je trouve fascinant chez les gens qui écrivent : transformer le fait de rester enfermée chez soi pour écrire, le décrire et prouver la force dont on a besoin. Ce qui m'ennuie : Les descriptions parfois trop scabreuses, l'échec lyrique de certaines phrases qui se veulent grandes et omnipotentes, raffinée et qui me laisse un effet similaire à un cheveu dans la soupe.
En tout cas une chose est sûre , ce livre m'aura fait parler et m'a accordé quelques moments de réflexions introspectives.
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December 25, 2025
Et c’est seulement dans cette maison que je suis seule. Pour écrire. Pour écrire pas comme je l’avais fait jusque là. Mais écrire des livres encore inconnus de moi et jamais encore décidés par moi et jamais décidés par personne. »
« la solitude, ça veut aussi dire : ou la mort, ou le livre. Mais ça veut avant tout dire l’alcool. »
« Se trouver dans un trou, au fond d’un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l’écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c’est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que le personne qui écrit est sans idée de livre, qu’elle a les mains vides, la tête vide, qu’elle ne connaît pas cette aventure du livre que l’écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d’or, élémentaires : l’orthographe, le sens. »
« C’est curieux un écrivain. C’est une contradiction et aussi un non-sens. Écrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. C’est reposant un écrivain, souvent, ça écoute beaucoup. Ça ne parle pas beaucoup parce que c’est impossible de parler à quelqu’un d’un livre qu’on a écrit et surtout d’un livre qu’on est en train d’écrire. C’est impossible. »
« Écrire c’est tenter de savoir ce qu’on écrirait si on écrivait »
« Il y aurait une écriture du non écrit. Un jour ça arrivera. Une écriture brève, sans grammaire, une écriture de mots seuls. Des mots sans grammaire de soutien. Égarés. La, écrits. Et quittés aussitôt. »
« la solitude, ça veut aussi dire : ou la mort, ou le livre. Mais ça veut avant tout dire l’alcool. »
« Se trouver dans un trou, au fond d’un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l’écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c’est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que le personne qui écrit est sans idée de livre, qu’elle a les mains vides, la tête vide, qu’elle ne connaît pas cette aventure du livre que l’écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d’or, élémentaires : l’orthographe, le sens. »
« C’est curieux un écrivain. C’est une contradiction et aussi un non-sens. Écrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. C’est reposant un écrivain, souvent, ça écoute beaucoup. Ça ne parle pas beaucoup parce que c’est impossible de parler à quelqu’un d’un livre qu’on a écrit et surtout d’un livre qu’on est en train d’écrire. C’est impossible. »
« Écrire c’est tenter de savoir ce qu’on écrirait si on écrivait »
« Il y aurait une écriture du non écrit. Un jour ça arrivera. Une écriture brève, sans grammaire, une écriture de mots seuls. Des mots sans grammaire de soutien. Égarés. La, écrits. Et quittés aussitôt. »
March 26, 2023
comment dire duras.. je vous aime, parce qu'avec vous quelque part je ressens l'amour, je me sens vu. Cette presque dernière oeuvre, est comme la clé pour comprendre votre écriture, et l'écriture qui vous fait. vous vivez encore, j'ai ressenti vos blessures et vous avez ouvertes les miennes, j'ai compris, et j'ai lu ce livre presque comme un médicament qui ne guérit pas. vous n'avez rien illuminer vous avez tout ouvert, vous avez pointé du doigt en tremblant sur ce que je devais faire : m'aventurer. écrire c'est être aveugle en ayant les yeux ouverts, c'est plonger dans ce truc, dans ce fourre-tout, dans ce brouillard, dans la masse et extirper du monde le mot.
"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que la personne qui écrit est vide, et qu'elle ne connaît de cette aventure du livre que l'écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d'or, élémentaires : l'orthographe, le sens."
"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. Je crois que la personne qui écrit est vide, et qu'elle ne connaît de cette aventure du livre que l'écriture sèche et nue, sans avenir, sans écho, lointaine, avec ses règles d'or, élémentaires : l'orthographe, le sens."
October 23, 2024
Je suis peut-être une lectrice et une ‘écrivaine’ trop commerciale mais ce livre est passé complètement au-dessus de ma tête. Au départ, ça s’annonçait bien, avec ces mots sur la solitude de l’écrivain mais plus j’avançais dans ma lecture, plus j’avais l’impression d’être avec ma grand-mère artiste dont j’essaye (vainement) de suivre les monologues sans queue ni tête.
Certaines tournures de phrase n’ont aucun sens pour moi et je ne suis pas vraiment une amatrice du genre de littérature qui se fait belle juste pour être belle mais qui en perd tout son sens. Il y a 3 (ou 4 je ne sais déjà plus tant j’ai eu de mal) histoires dans ce petit livre et seule la première - et un peu la seconde - paraissent avoir un lien avec l’écriture. Je m’attendais à un livre un peu similaire à celui de S.King (un auteur je sais, bien plus commercial que Duras mais très bon conteur) et finalement, c’est un recueil de je-ne-sais-trop-quoi.
NB: Je ne connais pas l’oeuvre de Marguerite Duras, je n’ai jamais rien lu ou vu d’elle auparavant. Peut-être que ça m’aurait aidé à mieux la comprendre - ou au contraire m’aurait dissuadée de cet achat inutile pour moi.
Certaines tournures de phrase n’ont aucun sens pour moi et je ne suis pas vraiment une amatrice du genre de littérature qui se fait belle juste pour être belle mais qui en perd tout son sens. Il y a 3 (ou 4 je ne sais déjà plus tant j’ai eu de mal) histoires dans ce petit livre et seule la première - et un peu la seconde - paraissent avoir un lien avec l’écriture. Je m’attendais à un livre un peu similaire à celui de S.King (un auteur je sais, bien plus commercial que Duras mais très bon conteur) et finalement, c’est un recueil de je-ne-sais-trop-quoi.
NB: Je ne connais pas l’oeuvre de Marguerite Duras, je n’ai jamais rien lu ou vu d’elle auparavant. Peut-être que ça m’aurait aidé à mieux la comprendre - ou au contraire m’aurait dissuadée de cet achat inutile pour moi.
March 26, 2025
« S’il n’y avait pas des choses comme ça, l’écriture n’aurait pas lieu. Mais même si l’écriture, elle est la, toujours prête à hurler, à pleurer, on ne l’écrit pas. Ce sont des émotions de cet ordre, très subtiles, très profondes, très charnelles, aussi essentielles, et complètement imprévisibles, qui peuvent couver des vies entières dans le corps. C’est ça l’écriture. C’est le train de l’écrit qui passe par votre corps. Le traverse. C’est de la qu’on part pour parler de ce d’émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous. »
Un livre fragmentée en cinq histoires - cinq histoires éparses, mais intimement liées par une réflexion tacite sur l’écriture, sur la guerre, sur le pourquoi et le comment. Pourquoi écrit-on, comment le fait-on, comment ne le fais-t-on pas.
Un écrit sur le langage, sa forme, son pouvoir, ses subtilités, sa sensibilité. Sur la force première de l’écriture, celle de parler la langue de notre cœur, de sonder les âmes.
Un livre fragmentée en cinq histoires - cinq histoires éparses, mais intimement liées par une réflexion tacite sur l’écriture, sur la guerre, sur le pourquoi et le comment. Pourquoi écrit-on, comment le fait-on, comment ne le fais-t-on pas.
Un écrit sur le langage, sa forme, son pouvoir, ses subtilités, sa sensibilité. Sur la force première de l’écriture, celle de parler la langue de notre cœur, de sonder les âmes.
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August 12, 2023
“ça rend sauvage l’écriture. On rejoint une sauvagerie d’avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c’est celle des forêts, celle ancienne comme le temps.”
“Writing makes you wild. It takes you back to savagery before life. And you always recognize it, it’s the wildness of the forest, the wildness as old as time itself.”
*
“être seule avec le livre non encore écrit, c’est être encore dans le premier sommeil de l’humanité. C’est essayer de ne pas en mourir. C’est être seule dans un abri pendant la guerre.”
“To be alone with the unwritten book is to be still in humanity’s first sleep. It’s trying not to die from it. It’s being alone in a shelter during war.”
“Writing makes you wild. It takes you back to savagery before life. And you always recognize it, it’s the wildness of the forest, the wildness as old as time itself.”
*
“être seule avec le livre non encore écrit, c’est être encore dans le premier sommeil de l’humanité. C’est essayer de ne pas en mourir. C’est être seule dans un abri pendant la guerre.”
“To be alone with the unwritten book is to be still in humanity’s first sleep. It’s trying not to die from it. It’s being alone in a shelter during war.”
Read
May 2, 2026« On ne trouve pas la solitude, on la fait. » (p.19)
« Écrire c’est aussi ne pas parler. » (p.34)
Il y a « des livres qui s’incrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée. » (p.42)
« Elle est partout, la vie. De la bactérie à l’éléphant. » (p.51)
« Ce qui nous dominera toujours, [...] c'est l'enfer et l'injustice du monde du travail. L'enfer des usines, les exactions du mépris, de l'injustice de patronat, de son horreur, de l'horreur du régime capitalisme, de tout malheur qui en découle, du droit des riches à disposer du prolétariat » (p.61)
« Écrire c’est aussi ne pas parler. » (p.34)
Il y a « des livres qui s’incrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée. » (p.42)
« Elle est partout, la vie. De la bactérie à l’éléphant. » (p.51)
« Ce qui nous dominera toujours, [...] c'est l'enfer et l'injustice du monde du travail. L'enfer des usines, les exactions du mépris, de l'injustice de patronat, de son horreur, de l'horreur du régime capitalisme, de tout malheur qui en découle, du droit des riches à disposer du prolétariat » (p.61)
September 8, 2017
Je sais que Marguerite Duras a toute une réputation en tant qu'écrivaine, mais ce premier livre que je lis d'elle me laisse assez froid. Des nouvelles qui n'ont pas grand chose d'intéressant à l'exception d'un beau style d'écriture. Oui l'écriture est belle, mais je l'ai écrit plus d'une fois, je suis avant tout un lecteur d'histoires, alors une belle plume à elle seule ne me satisfait pas. J'essaierai de lire un de ses romans pour voir si c'était les nouvelles qui me convenaient moins, mais je ne suis pas convaincu!
December 16, 2023
Dans ce livre, Maguerite Duras parle d'écriture et plus précisément d'écrire. Elle donne le conseil principal et majeur de laisser son imaginaire prendre le dessus et d'aller jusqu'au bout de notre idée, de l'épuiser jusqu'à la dernière goute. Elle dit également que les émotions sont aussi moteur pour l'écrit, qu'il ne faut pas avoir peur de les utiliser et de les laisser s'exprimer.
Après cette première partie nommée "écrire", Marguerite Duras va mettre à exécution ses propres consignes et montrer en quelque sorte au lecteur ce qu'elle veut dire par là.
Après cette première partie nommée "écrire", Marguerite Duras va mettre à exécution ses propres consignes et montrer en quelque sorte au lecteur ce qu'elle veut dire par là.
August 4, 2026
J’allais mettre « I love whatever is wrong with her » à la fin du premier texte sauf que le 2ème m’a révélé que ça allait renvoyer à des éléments plus répréhensibles que prévu (elle fait une fusion bizarre entre « un enfant de vingt ans » et son frère mort qu’elle dit aimer…) donc on annule mdr. Les deux derniers textes sont vraiment mystiques d’une façon faisant douter de l’intérêt de leur publication. La première partie en revanche mérite d’être relu et est une leçon sur l’écriture passionnante à bien des aspects.
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