Certains jurent avoir été attaqués... d'autres disent que le légendaire reptile n'a tout simplement jamais existé, qu'à force d'avoir peur des choses, on finit toujours par les voir. Le monstre calédonien est-il réel ? Les chevaliers Perceval et Karadoc ne peuvent que l'espérer, car par ordre du Roi Arthur, ils ne rentreront pas à Kaamelott avant d'avoir accompli la quête du Serpent Géant du Lac de l'Ombre.
Dans l'ensemble ils s'en sortent pas trop mal et à la fin on se repose... dommage que les dessins ne parviennent toujours pas à faire entièrement Kaamelott.
De nouvelles aventures à Kaamelott, et pas des moindres ! Cette quête raccorde avec un épisode du livre 1 de la série, où Perceval et Karadoc racontent leur épopée au roi Arthur et au Père Blaise. Un village de Calédonie est terrorisé par la présence d’un serpent géant qui infeste leur lac. Les deux compères s’y sont rendus pour estoquer la fameuse bébête, et sont ensuite revenus, fiers d’avoir réussi leur mission. Seulement en grattant un peu, le roi Arthur s’aperçoit… qu’ils n’ont attrapé qu’une anguille et que le serpent géant, lui, est toujours vivant. Perceval et Karadoc n’ont pas le choix : ils doivent y retourner, tout en essayant de ne pas faire trop de bêtises en route.
Perceval sans Karadoc, ce n’est pas bien fameux, mais ce n’est pas encore une catastrophe. En revanche lorsque les deux se barrent en mission, c’est la fin. Leur duo improbable est à la limite de l’absurde. Deux imbéciles ensemble, ça ne fait jamais bon ménage. Et pourtant, c’est ça qui est bon !
Ils nous régalent de leurs frasques et leurs éclats. Karadoc m’a fait mourir de rire avec sa nanosinophobie (en d’autres termes, sa phobie des nains asiatiques) et son amour inconditionnel pour les bonnes tartes au fromage. Son amitié avec Perceval s’ancre beaucoup plus dans le concret, car on s’aperçoit que, outre leur penchant prononcé pour les âneries, il leur arrive de partager des moments de franche camaraderie, quand ils ne se pouillent pas la tête pour une raison ou une autre. Même si leur bêtise est agaçante, ce sont deux personnages qu’on ne peut pas s’empêcher d’aimer.
L’intrigue suit son cours et on voit à peine les pages défiler. J’ai vraiment apprécié son cheminement et surtout le final auquel je ne m’attendais pas. Depuis que je lis cette série, je suis chaque fois surprise par la manière dont Astier décide de conclure ses histoires. Et pour la première fois, le duo m’a franchement bluffée…
Que vous suiviez la série télé ou non, que vous ayez lu les tomes précédents ou non, foncez tête baissée sur cette BD complètement délurée et divertissante !
Ce qui est flippant chez les serpents c'est qu'ils n'ont pas de bras. Comment peuvent-ils donc nager ? C'est à cette question que vont se confronter Perceval et Karadoc. Et si ce dernier possède déjà une morue, on est pas à l'abri qu'il nous ramène aussi une anguille.
J'ai particulièrement apprécié ce tome rédigé en référence au fameux épisode du Serpent Géant. Perceval et Karadoc trouvent une solution à cette quête à leur image : insolite !
La quête du serpent géant du lac de l'ombre est un grand classique ! Ici la BD commence là où la série s'est arrêtée et nous montre Perceval et Karadoc réussir une mission, même s'ils n'ont pas fait réellement ce qu'on leur avait demandé