Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République de la planète, apparemment semblable à des dizaines d'autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, Nauru est un Etat en ruine, une île littéralement dévastée. C'est le récit de cet incroyable effondrement qu'a entrepris Luc Folliet. Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce " cadeau de Dieu ", dont l'exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel Etat et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter. Au début des années 1990, le phosphate s'épuise. Alors, l'île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques offshore choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n'y fait, Nauru devient l'un des Etats les plus pauvres au monde et loue sa terre à l'Australie voisine qui peut y " exporter " ses camps d'internement de réfugiés. On envisage même alors l'abandon de l'île et l'exil de ses habitants... Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l'histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.
Petit livre essai que j’ai trouvé comme suggestion dans la liste des livres lus sur Nauru , dans un challenge de Babelio.
Fresque historique et actuelle de la dévastation de l’île de Nauru, dans tous les sens du terme; économique, de société (du peuple), humain et environnemental. Simple, clair et appuyé.
Une histoire qui se répète un peu partout dans le monde; l’Argentine en 2001, les Îles Salomon en 2003, l’Islande en 2008, etc. Quels seront les prochains? Dubaï ressemble trop à la chronologie des faits que Nauru a subi.
Ce qui m’a étonné et choqué, c’est que l’Australie a utilisé l’Île de Nauru comme prison, comme camp de réfugié, en échange d’$ (depuis 2001 jusqu’en 2024). Écho qui se poursuit actuellement avec les États-Unis qui envoient prisonniers ET réfugiés dans le petit pays d’El Salvador (Amérique centrale), et ce à l’encontre tous les traités internationaux. Est-ce le retour aux bagnes?
J’aurais aimé que l’auteur ajoute la submersion, extrêmement plausible, de Nauru dans un avenir assez proche.
Qui sont les responsables? Nous les occidentaux, et ce, sans aucun doute. Un livre facile à lire qui aide à comprendre le tout, assez aisément.
Récit de l'histoire de Nauru, petite île méconnue du Pacifique qui au cours du XXème siècle a connu l'exploitation néocolonialiste, la révolution et l'indépendance, l'essor économique (en devenant le pays plus riche du monde) et ensuite la dévastation, la corruption et la banqueroute. Un paradigme des extremes consequences du capitalisme sans freins. Ce livre nous raconte une histoire venant d'un coin du monde dont on connait peu mais qui se répète en peu partout.
Great overview of the troubles this country went through. It was a fun read esp. cause I wanna travel the islands of the Pacific and it gave me insight into Nauru's history and struggles. I like how the author showed that riches are not always a good thing, despite how idealised they are.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Nauru! S'il y avait un record du pays le plus mal géré au monde, Nauru gagnerait les doigts dans le nez. Les Nauruans étaient riches et ils ont tout dilapidé en quelques décennies, car ils ont eu l'idée de génie d'arrêter de travailler et de se faire entretenir par les redevances de l'État sur le phosphate. Quand les mines de phosphate ont été épuisées, ils se sont retrouvés totalement démunis. Le cas de Nauru devrait être étudié dans tous les programmes d'administration publique.