This biography of Alcibiades, the charismatic Athenian statesman and general (c. 450–404 BC) who achieved both renown and infamy during the Peloponnesian War, is both an extraordinary adventure story and a cautionary tale that reveals the dangers that political opportunism and demagoguery pose to democracy. As Jacqueline de Romilly brilliantly documents, Alcibiades's life is one of wanderings and vicissitudes, promises and disappointments, brilliant successes and ruinous defeats. Born into a wealthy and powerful family in Athens, Alcibiades was a student of Socrates and disciple of Pericles, and he seemed destined to dominate the political life of his city—and his tumultuous age. Romilly shows, however, that he was too ambitious. Haunted by financial and sexual intrigues and political plots, Alcibiades was exiled from Athens, sentenced to death, recalled to his homeland, only to be exiled again. He defected from Athens to Sparta and from Sparta to Persia and then from Persia back to Athens, buffeted by scandal after scandal, most of them of his own making. A gifted demagogue and, according to his contemporaries, more handsome than the hero Achilles, Alcibiades is also a strikingly modern figure, whose seductive celebrity and dangerous ambition anticipated current crises of leadership.
Jacqueline Worms de Romilly (March 26, 1913-December 18, 2010) was a French philologist, Classical scholar and writer of fiction of Jewish ancestry.
Born in Chartres, Eure-et-Loir, she studied at the lycée Molière, where she was the winner of the Concours général de latin and took the second prize in Greek in 1930. She then prepared for the École Normale Supérieure at the lycée Louis-le-Grand. She entered ENS Ulm in the class of 1933. She then passed the agrégation of Classics in 1936, and became a doctor of letters in 1947.
After having taught for some time in a school, she became a professor first at the University of Lille and subsequently at the Sorbonne (from 1957 to 1973). She was then elevated to the chair of Greek and the development of moral and political thought at the Collège de France — the first woman nominated to this prestigious institution. In 1988, she was the second woman (after Marguerite Yourcenar) to enter the Académie française, being elected to Chair #7, previously occupied by André Roussin. In 1995, she obtained Greek nationality and in 2000 was nominated Ambassador of Hellenism by the Greek government.
She was at one time president of the Association Guillaume Budé, and remains the honorary president of that institution.
« Ainsi pourrons nous sans scrupule revenir à l’Alcibiade de Platon - à l’image séduisante et provocante du jeune homme couronné de lierre et de violettes, qui arrive au banquet en retard et déjà ivre. On peut oublier les aventures qui suivront, les intrigues et les trahisons, la gloire et l’assassinat. On peut, en dépit de tout, aimer Alcibiade, le bel Alcibiade… »
Jacqueline de Romilly s’attelle à faire le portrait d’une des figures centrales du Banquet. Pour ce faire, elle s’appuie sur Thucydide - qu’elle connaît très bien et admire encore plus - et sur Xénophon.
Parler d’Alcibiade, c’est forcément commencer par Platon. Le Banquet a rendu immortel le personnage. Son éloge passionné de Socrate, le récit ironique et plein d’auto-dérision de sa tentative de séduction manquée du philosophe et la scénographie entêtante de son apparition dans le dialogue - nimbé d’alcool et couronné de fleurs - ne peuvent que séduire, que marquer.
Platon, aussi poète que philosophe, crée le mythe d’Alcibiade et en fait l’allégorie de la jeunesse, de la beauté et du mouvement - et toute cette grâce aime passionnément la laideur sublime de la sagesse.
Il est impossible de ne pas être séduit par Alcibiade. On l’imagine toujours vif et triomphant. Cette séduction est visible chez tous les historiens qui parlent de lui. Elle est aussi visible chez notre autrice.
Pourtant, le but qu’elle se donne n’est pas de réaliser un éloge d’Alcibiade. Au contraire, elle souhaite nous retracer son parcours au sein de la guerre du Péloponnèse afin de réfléchir aux maux qui visitent les démocraties lorsque celles-ci commencent à péricliter. À la façon de Thucydide, elle souhaite raconter l’histoire pour en tirer des conclusions - cependant, son projet rencontre plusieurs écueils.
Tout d’abord, le récit du parcours politique d’Alcibiade est bien pauvre en réflexion.
Figure proue de l’impérialisme athénien, de l’oligarchie, de l’opportunisme politique, Alcibiade est un pyromane. Ami des sophistes, il exemplifie la décadence de la démocratie athénienne dans son égoïsme et dans sa quête assoiffée de domination. Mi-Napoléon, mi-Sarkozy, il est aussi repoussant que fascinant. Jacqueline de Romilly ne cache pas les côtés moins reluisants de la figure historique qu’elle dissèque; mais comme Thucydide, la fascination l’emporte sur l’analyse politique.
Je n’ai pas besoin qu’on me pointe une figure historique du doigt en me disant C’EST UN MÉCHANT pour tirer mes propres conclusions et je la remercie du ton didactique qu’elle évite soigneusement d’employer; mais en même temps, il est difficile de ne pas s’interroger lorsque la visée politique de cette œuvre est progressivement mise de côté. Devons-nous vraiment, « sans scrupule », revenir incessamment au bel Alcibiade ? La force, la grandeur, la conquête et toutes les actions viles et ignobles qui se cachent derrière ces mots - ne serait-il pas temps d’en tirer des conclusions ?
Trop heureuse de paraphraser Thucydide et de rêver d’Athènes, Jacqueline de Romilly s’en tient à des comparaisons vagues entre le vingtième siècle et le quatrième siècle athénien. Son but n’est pas atteint. Elle ne veut pas entacher au mythe d’Alcibiade et elle n’ose pas réfléchir aux raisons qui poussent les démocraties à s’affaiblir. Il est difficile de ne pas lier ensemble ces deux angles morts de l’ouvrage alors même que Jacqueline de Romilly ne cesse de s’émouvoir de la figure qu’elle présente.
Son ouvrage ne repose que sur Alcibiade et même la critique qu’elle en fait est attendrie. C’est un exposé vivant et plaisant à lire mais c’est aussi un travail plus complaisant que rigoureux. On est là pour rêver sur l’Empire, que symbolise Alcibiade, et pas vraiment pour s’en défaire. La fascination l’emporte sur la réflexion. Le passé est beau, oublions le présent, évitons de penser à l’avenir.
Je suis une littéraire - moi aussi, je préfère l’histoire des hommes providentiels racontée à la façon d’une tragédie. Moi aussi, j’aime passionnément l’Alcibiade de Platon, cette solaire allégorie de la jeunesse.
Seulement, je me dis qu’on pourrait peut-être arrêter de rêvasser éternellement sur les tyrans. Il y a, fort heureusement, d’autres récits possibles.
Socrate arrachant Alcibiade des bras de la Volupté (1791)
De tous les athéniens du Vème siècle, Alcibiade est sans contexte un des plus remarquables. Issue d’une famille des plus illustres, riche, d’une beauté sans pareil, celui qui fréquentait Socrate et fut son élève avait tout pour lui, mais il était dévoré par une immense ambition, et une absence de scrupule, issu d’un sentiment de supériorité que lui inspiraient tous ses dons. Marqué par un caractère impudent, sa jeunesse, son audace et sa gaité rendaient ses compatriotes complaisants avec ses frasques.
Dès qu’il part aux affaires de la cité, il emporta l’adhésion des Athéniens pour poursuivre un grand dessein de conquêtes qui allait débuter par une expédition en Sicile. La jalousie qu’il inspirait à ses détracteurs tira parti de la crainte qu’inspirait à ses concitoyens un homme trop puissant, et il fut perdu dans une cabale sans pouvoir se défendre, et forcé de se réfugier à Sparte, cité ennemie et concurrente. Loin de rester tranquille, il mit sa cité dans une grave situation en conseillant les Spartiates, qui réduisirent Athènes à la dernière extrémité, alors que l’expédition en Sicile finit en désastre.
Les hommes aiment la trahison et non pas les traitres, Alcibiade sut encore tourner sa veste au bon moment pour trouver auprès des Perses de nouveaux protecteurs, en leur conseillant d’épuiser la Grèce en aidant chacun des protagonistes. Alors que la démocratie était perdue, et que Sparte avait établi un régime oligarchique, il prit la tête des insurgés restés fidèles à la démocratie, et revint dans sa cité adulé comme un sauveur. Immédiatement rappelé aux plus hautes fonctions, il les déçut par des échecs et dut finalement se retirer en Perse, ou il périt de manière romanesque.
Jacqueline de Romilly réussit un tour de force en rendant aussi accessible la vie d’Alcibiade à ceux qui n’auraient pas la patience de se plonger dans Plutarque, Platon, Xénophon et Thucydide.
Καλογραμμένο, με πλήθος αναφορών στις πηγές και κατατοπιστικό έργο της Ρομιγί για τον Αλκιβιάδη. Εξετάζονται ανά κεφάλαιο οι σταθμοί ζωής του Αλκιβιάδη, ξεκινώντας από τα νεανικά χρόνια του μέχρι το τέλος της ζωής του. Εμένα προσωπικά μου διαλεύκανε μια σημαντική παρανόηση που αφορά την εμπλοκή του στην υπόθεση των Ερμών στηλών, στην οποία εντέλει δεν συμμετείχε ποτέ ο Αλκιβιάδης, αλλά πέρασε έτσι μπερδεμένη με την πραγματική κατηγορία της διακωμώδησης των Ελευσίνιων μυστηρίων. Πολύ καλή η Ρομιγί και με άψογη γνώση του Θουκυδίδη, εκτίμησα ιδιαίτερα την σύγκριση που κάνει ανάμεσα στην αφήγηση του Θ. που διερευνά και τα κίνητρα σε σχέση με τις στεγνές και λιτές περιγραφές του Ξενοφώντα στα Ελληνικά (όποιος διδάσκει Αρχαία στην Α’ Λυκείου το διαπιστώνει εύκολα). Επίσης, αγνοούσα το πόσο πολλοί έγραψαν έργα για τον Αλκιβιάδη, θέμα που αναλύεται στα τελευταία κεφάλαια. Διαβάζεται και από μη ειδικούς άνετα ως βιογραφία γιατί ο Αλκιβιάδης υπήρξε πραγματικά ένα από τα πιο συναρπαστικά πρόσωπα της εποχής του Πελοποννησιακού.
Μέσα από τις σελίδες του εξαιρετικού αυτού βιβλίου, η Ντε Ρομιγύ μας διηγείται τις συναρπαστικές περιπέτειες του Αλκιβιάδη και μαζί της Αθηναϊκής Δημοκρατίας, από την ακμή τους έως την τελική καταστροφή και των δύο. Δεν πρόκειται για μυθιστορηματική βιογραφία αλλά για Ιστορία - η αφήγηση ακολουθεί κατά πόδας τις πρωτογενείς πηγές. Και η Ιστορία αποκαλύπτει πώς μια απίστευτα προικισμένη με ικανότητες προσωπικότητα (ομορφιά και γοητεία, ευφυία, πολιτική και στρατιωτική διορατικότητα, λόγος, θάρρος και γενναιότητα) μπορεί, παρασυρμένη από άκρατη φιλοδοξία, την οποία υπηρετεί με αδίστακτες μεθοδεύσεις, να οδηγήσει σε ταπεινωτική καταστροφή τον εαυτό του αλλά και ολόκληρη την πόλη του.
Find out everything about Alcibiades and how exponentially sexier 5th century Athens becomes to the eye of the historian every time the young man with the curly hair shows up. De Romilly writes beautifully. The Greek Translation is also pleasantly read.
Globalement bien écrit mais un peu lassant avec quelques expréssions étranges sous une si belle plume tel que ''en gros". Puis souvent la sensation que Madame de Romilly continuait à écrire et à narrer alors que le point et l'idée était déjà exprimée. Et comment trop d'ouvrages sur Alcibiade il y a finalement trop peu d'Alcibiade qui reste mystérieux et ultra-charismatique. Egalement le choix de présenter la vie d'Alcibiade part un découpages entre thèmes et chronologie appauvri la lecture de la vie d'Alcibiade.
Resoconto accurato e fedele alle fonti storiche e letterarie della vita di Alcibiade. Ben scritto, appassionante da leggere come un romanzo e incentrato su uno dei personaggi più affascinanti e interessanti della storia antica.
Indeed, without doubt, Alcibiades' life was fascinating but here, Romilly is making it more fascinating than it actually was. Insisting on theclichès which she reproduces under specific subtitles such as "wealth", "beauty", "youth", "family and political allies" etc., by the time she begins to treat her subject, Alcibiades that is, the reader's mind is filled up with all the stereotypes that others- political opponents, philosophers, historians, rhetors, biographers and writers in general- have attributed to Alcibiades so to reflect the vices of imperial Athens in the end of 5th cent. Her narrative follows closely the facts and judgements of Thucydides- no wonder, she is an expert on Thucydides as she indulgently recalls- but she sometimes, feels necessary to add a bit of Plutach, Cornelius Nepo or other minor writers. Some extremely interesting remarks are made on the way; however, they are made en passant without further comments, analysis or citations. It would have been wonderful had she chosen to be a little more vigorous in her citations and in her details. The excuse that experts know where to find the data she omits, is shocking coming from a university professor and member of the French intellectual elite.
This was great! I knew that Alcibiades had a wild life, but it was delightful to have someone condense the information from all of the available sources into a single narrative. This was obviously a very well researched and thought-out book, but I found I very accessible to a lay reader. I kept wanting to tell people cool Alcibiades facts!
A well-written account of Alcibiades, which butts up against limits in actual scholarly knowledge about him. It would be a more pleasant read with more fleshing out of the social context.