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Quitter les Monts d'Automne

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Recueillie par sa grand-mère après la mort de ses parents, Kaori vit dans les monts d’Automne où elle se destine à être conteuse. Sur Tasai, comme partout dans les mondes du Flux, l’écriture est interdite. Seule la tradition du « Dit » fait vivre la mémoire de l’humanité. Mais le Dit se refuse à Kaori et la jeune fille se voit dirigée vers une carrière de danseuse. Au décès de sa grand-mère, Kaori hérite d’un rouleau de calligraphie, objet tabou par excellence, dont la seule détention pourrait lui valoir une condamnation à mort. Pour percer les secrets de cet objet, mais aussi le mystère qui entoure la disparition de ses parents, elle devra quitter les monts d’Automne et rejoindre la capitale.

Un style absolument remarquable, un fascinant univers allant d’une solide reconstitution d’un pseudo-Japon traditionnel aux voyages intergalactiques. Le Culte d’Apophis.

Une lecture magnifique et vitale sur la reconquête de soi, sur la renaissance et sur la réconciliation. Usbek & Rica.

PRIX ROSNY AINE 2021.

En bonus : le premier chapitre de la nouveauté publiée chez Albin Michel.

544 pages, Mass Market Paperback

First published September 2, 2020

7 people are currently reading
182 people want to read

About the author

Émilie Querbalec

20 books13 followers
Née au Japon en 1971, Émilie Querbalec a fait des études de photographies et de langues orientales, après un passage convenu en prépa littéraire. Elle exerce ensuite divers métiers, qui n’ont pour seule vocation que de nourrir sa passion pour le voyage.
Elle a publié une quinzaine de nouvelles depuis 2014, dans des revues ou des recueils collectifs aussi divers que la Revue Etherval, Géante Rouge ou Galaxies, ou encore chez les éditions Malpertuis ou Arkuiris.

En 2016, elle gagne un 3ème prix au concours de nouvelles Visions du Futur. En 2018, sa nouvelle "La cloche! hasta siempre" gagne le premier prix à ce même concours.

Elle écrit plutôt de la science-fiction et du fantastique, mais elle aime aussi brasser les genres, comme dans La Reine de Zangalar, une nouvelle de science-fantasy où apparaît pour la première fois le personnage du Nadjam, que l’on retrouve ensuite dans son roman Les Oubliés d’Ushtâr.

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32 (14%)
1 star
8 (3%)
Displaying 1 - 30 of 40 reviews
Profile Image for Julien L..
268 reviews49 followers
March 1, 2023
Dans un monde où l’écrit et la lecture sont tabous et interdits, la transmission orale est primordiale pour la mémoire collective.
Kaori, l’héroïne, est la dernière descendante d’une famille de conteuses qui se transmet le don du « Dit » de mère en fille.
Le problème c’est que le don ne semble pas vouloir se réveiller en elle…

Je dirai que le roman est du genre « science-fantaisie » car j’ai retrouvé beaucoup de similitude avec un début purement fantaisie comme l’aventure initiatique, un pouvoir familiale (le Dit), une quête autour d’un objet particulier, un monde aux allures d’Asie médiévale… puis soudainement une cassure s’opère pour plonger dans le space-opera, le full-technologie, l’hyper-espace et les questions philosophiques d’origine des mondes.

Moment agréable mais rythme inégal.
Je ne dirai pas non à un deuxième volet 👍🏼
Profile Image for Math le maudit.
1,376 reviews45 followers
Read
November 21, 2022
Voici un premier roman plutôt intéressant et prometteur.

Ce roman de space-opera fourmille de bonnes idées, mais souffre également de quelques défauts (de longueurs, notamment). N'en reste pas moins que pour une première publication, c'est un travail très plaisant qui nous est offert. En témoigne d'ailleurs la sélection de ce roman parmi les 5 finalistes du Prix Imaginales des Bibliothécaires 2021.

Alors de quoi nous parle ce Quitter les Monts d'Automne ?

Et bien il nous conte (et le terme n'est pas anodin), l'histoire de Kaori, une jeune femme qui va, suite au décès de sa grand-mère et seule parente restante, quitter les montagnes dont elle est originaire pour découvrir sa planète natale, Tasai.

Mais sa grand-mère lui a laissé un encombrant fardeau en héritage : un petit rouleau de parchemin soigneusement dissimulé, car sur Tasai, et partout où les Hommes se sont établis, il est interdit de lire et d'écrire.

Et c'est là la première originalité du roman. La planète Tasai est régie par une caste de moines qui contrôle la technologie et en encadre strictement l'usage et la diffusion. Ainsi, même si la planète possède un spatioport et si tous ses habitants connaissent l'existence des navettes spatiales, au quotidien, la population vit dans un monde fort peu, voire pas du tout technologique.

Les scènes décrites rappellent furieusement le Japon de l'ère Edo, le peuplement de Tasai ayant été réalisé par des colons que l'on devine Japonais. On retrouve donc des éléments typiques du Japon : kimono, Onsen, théâtre no... et une tradition et une culture orale, basée sur les conteurs et conteuses seul.es capable de mémoriser les histoires et de les restituer.

Kaori n'est pour sa part qu'une modeste danseuse, et va passer par toute une série de tribulations plus ou moins agréables (et plutôt moins que plus, clairement), jusqu'à trouver des alliés à même de l'aider à décrypter son parchemin.

L'intrigue est intéressante, le personnage de Kaori attachant et l'univers mi japonisant mi technologique très réussi et dépaysant par rapport à un space-opera classique. Cependant, comme précédemment évoqué, le récit compte quelques longueurs au début, avant que Kaori ne quitte Tasai et vers la fin (dont je ne parlerai pas ici évidemment).

De même, les relations entre les personnages sont parfois un peu rapide, en ce sens que leurs rapports évoluent très rapidement, dans un sens ou dans l'autre. Mais c'est de bonne guerre dans une œuvre de fiction, donc passons.

Comme je l'ai déjà dit, Émilie de Querbalec possède une réelle plume qui rend la lecture agréable et son univers très riche et cohérent (même si, pour chipoter, je me demande comment une civilisation spatiale parvient à se passer de la lecture et de l'écriture). Une certaine mélancolie se dégage également du roman, et tout cela est bien plaisant.

Une autrice à suivre donc, et un bon roman.
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews9 followers
August 27, 2020
Second roman qui constituera la rentrée littéraire d’Albin Michel Imaginaire, avec La marche du levant, Quitter les monts d’automne d’Émilie Querbalec nous invite à découvrir une SF d’inspiration japonaise agrémentée d’une sublime couverture de Manchu.

On y découvre l’aventure de la jeune Kaori, qui vit sur la planète Tasai et se destine à une carrière de danseuse. Elle descend d’une lignée de conteuses mais n’a jamais hérité du don de ses aînées, censé se révéler lors d’un « ravissement », étape quasi surnaturelle où le Dit devait réveiller son don. Par contre, elle héritera bien de quelque-chose de sa grand-mère : un rouleau de calligraphie. L’écriture est un tabou absolu dans cette civilisation donc Kaori risque sa vie en gardant le document mais elle va quand même quitter sa planète natale pour en percer les secrets.

Le roman part ainsi dans le délire un peu cliché du « roman initiatique de la petite campagnarde qui va découvrir la capitale pleine de dangers et de merveilles » transposé en SF. L’opposition entre l’environnement très rural et traditionaliste de Kaori et dans un premier temps la capitale de Tasai va déjà créer un choc, et quand on va bien au-delà c’est un vrai bouleversement pour notre héroïne. La forte inspiration japonaise qu’a brillamment insufflé Émilie Querbalec à son œuvre rappelle aussi le choc culturel interne qui déchire l’archipel depuis le siècle dernier, où la spiritualité et les traditions se mêlent (ou s’opposent) sans arrêt à la modernisation incontrôlable de ses grandes villes.

Mais le parcours de Kaori présente à mes yeux de gros défauts qui découlent de cet archétype narratif. La protagoniste est d’une naïveté incroyable, c’est peut-être voulu mais une fois sortie de sa campagne, elle va faire confiance à absolument n’importe qui et remettre son destin dans les premières mains qu’elle croise. On se noie dans le cliché un peu dépassé de la petite campagnarde niaise qui se fait malmener par la modernité, jusqu’au traumatisme (au traitement un peu léger). Ça finit par se calmer à mi-parcours, mais le côté passif reste absolument jusqu’à la fin. Ce sont donc les personnages secondaires que Kaori croisera qui vont diriger sa quête pour elle, souvent sans même lui révéler quoi que ce soit, à la limite de la manipulation abusive, et t’as franchement envie de lui mettre des claques pour qu’elle reprenne son destin en main, un minimum.

Au final, ce sont donc ces personnages secondaires qui mènent la quête de Kaori, et on a parfois l’impression qu’on s’est trompé de personnage principal. Parce que ce sont ces gens rencontrés au fil du chemin qui vont être vraiment actifs, et en ressortir avec des personnalités plus intéressantes et des trajectoires motivées. Au bout d’un moment on continue l’aventure avec Ekisei et Aymelin qui, avec l’entité autonome Vif-Argent forment un groupe qui finit par être convainquant et attachant, pour partir dans une aventure spatiale aux dimensions insoupçonnées. Là on part dans une vraie odyssée SF avec ascenseur orbital, contrebandiers, voyage par des trous de ver, etc…

Pour autant, même si Quitter les monts d’automne rame parfois à me convaincre dans le déroulement « premier degré » de son intrigue (surtout parce que je suis un lecteur très axé sur les personnages), c’est son fond et son univers qui rattrapent le tout. L’autrice arrive quand même à passer une ambiance, une vraie identité à son récit à travers cette touche japonaise, la délicatesse de son world-building qui tape souvent dans un côté très sensuel (Kaori est émoustillée à peu près toutes les trois pages, ça finit par devenir assez rigolo). Son écriture extrêmement belle et évocatrice nous amène doucement vers le propos du roman, on va aborder les thèmes de la transmission, de l’art, de la mémoire avec finesse.

Le monde (ou plutôt les mondes) d’Émilie Querbalec nous livre des tas d’idées et de détails intéressantes, comme ce Flux qui est quasiment une religion sur Tasai mais qu’on découvrira sous un jour plus concret au fil des pages. On va croiser plusieurs types d’entités (pas vraiment des races non plus, d’ailleurs), parmi lesquels des espèces d’anges à paillettes assez surprenants. Ce sont des tas de petites touches originales et cohérentes qui rendent l’univers de Quitter les monts d’automne marquant et attachant, intéressant à découvrir.

Quitter les monts d’automne est donc une aventure spatiale d’inspiration japonaise, chargée de poésie et de délicatesse, riche et évocateur qui vous fera voyager à la recherche d’un art perdu. Son seul gros défaut (subjectif) est son héroïne qui m’a frustré par sa passivité et sa naïveté.

Roman reçu en Service Presse de la part de l’éditeur Albin Michel Imaginaire, que je remercie.

https://ours-inculte.fr/quitter-les-m...
Profile Image for yelenska.
689 reviews171 followers
December 17, 2021
Alors j'ai adoré le début, l'immersion a été immédiate pour moi, puis le moment où elle débute son aventure ailleurs m'a un peu perdue... partie très longue (et principale) du roman. un passage très dur à lire (trigger warning: ) à un moment donné, sachez-le. tantôt des parties vachement bien écrites, tantôt d'autres endroits où c'était un peu moins bon. pendant une bonne partie du roman, c'est comme si on lit l'histoire (au travers des yeux de l'héroïne) mais avec des oeillères. Non seulement elle ne comprend pas grand chose, et qui peut lui en vouloir vu que personne ne lui dit rien et elle a du mal à s'imposer, mais en plus elle est souvent en dehors de l'action. Voilà ce que je n'ai pas aimé : cette sensation d'être exclue des parties importantes de l'histoire, d'être sur le banc de touche. les dernières 100 pages du roman viennent avec un regain de rythme, partie plus sci-fi que le reste, et c'est vraiment pas mal là par contre !

Donc en résumé, ce fut une bonne lecture, mais pas plus. Un début très prometteur mais quelques longueurs et des parties inégales au sein du roman. Peut-être qu'on aurait du passer moins de temps à être mis de côté et plutôt être mis *dans* l'action. Ah et quelques moments sont durs à visualiser également.

Merci à Albin Michel Imaginaire pour cet envoi ! Je suis très heureuse d'avoir pu découvrir ce récit et je suis curieuse de voir ce que l'autrice va publier dans le futur. :)
Profile Image for Thibaut.
138 reviews29 followers
February 28, 2023
Sur Tasai, comme partout dans les mondes du Flux, l’écrit est interdit et la transmission orale est indispensable pour faire vivre la mémoire collective. Kaori Shikiai, recueillie par sa grand-mère dans les Monts d’Automne après la mort de ses parents, est l’ultime descendante d’une lignée de conteuses, qui se transmettent le don du « Dit » de mère en fille. Curieusement, le Ravissement ne se produit toujours pas et le Dit se refuse à Kaori, la contraignant à se diriger vers une carrière de danseuse au sein de la troupe familiale.

Même si je l’ai trouvée très difficile à comprendre, étant peu habitué à lire de l’imaginaire, j’ai apprécié la première partie du livre. Très rapidement, la mort de la grand-mère de Kaori provoque le premier gros enjeu de l’intrigue : la jeune fille hérite d’un mystérieux rouleau de calligraphie dont la seule détention est passible de mort sur sa planète. La tension est alors totalement palpable et commence pour l’héroïne un périlleux voyage vers la grande capitale afin de trouver des réponses à ses questions.

L’univers créé par l’auteure pour la planète Tasai est développé et très intriguant, c’est un des gros points forts de ce livre. À l’inverse, j’ai trouvé les personnages, dont la jeune Kaori, un peu trop lisses et sans vraiment de personnalité. Il m’a manqué un supplément d’âme pour réellement m’y attacher.

Après quelques longueurs en milieu de roman, j’ai beaucoup aimé la dernière partie du livre, qui donne de la consistance à l’ensemble, avec son lot de révélations et d’explications, nécessaires.

Au global et en bilan de cette lecture : j’ai décroché par moments, mais l’écriture reste plutôt fluide et la plume agréable à lire, avec un dénouement somme toute convaincant.
Profile Image for Nicolas.
1,402 reviews77 followers
November 21, 2022
Supposons que vous soyez une autrice (ou un auteur, c'est indifférent) qui aime le japon et le space-opera. Et qui en plus souhaite écrire sur le passage à l'âge adulte. Vous faites quoi ? Vus racontez, comme c'est le cas ici, l'histoire d'une jeune femme qui passe du japon médiéval à l'espace pratiquement sans transition, le tout dans un univers dominé par un flux incompréhensible qui semble interdire la culture écrite à ses habitants ... que ce soit dans ce japon médiéval imaginaire ou dans l'espace (ce qui me paraît nettement plus complexe).
Je ne sais pas si ça se sent, mais je n'ai pas vraiment adhéré à ce roman. Et je crois que je sais pourquoi. Le personnage principal, Kaori, commence son voyage de sa propre volonté. Mais elle se retrouve très rapidement spectatrice de son destin, avec des gens qui l'emmènent hors planète pour un destin évidement plus grand que prévu. Mais ce destin, elle n'en est jamais actrice. Elle rencontre des gens, tombe éventuellement sous le charme, mais n'est réellement jamais dans l'histoire. Au bout d'un moment, ça m'a également fait décrocher et je me suis peu à peu désintéressé des péripéthies de ce qui n'est qu'un voyage, dont la conclusion n'amène d'ailleurs même pas à grand chose de fascinant.
Peut-être est-ce un premier tome. (je viens de vérifier, et à priori, non). Mais dans tous les cas, il n'y a pas grand chose, à part un beau catalogue d'images? Parce que le roman est quand même rempli de belles scènes, aussi bien sur terre qu'au fond de l'espace. Mais une suite de beaux tableaux ne fait pas une histoire.
Et ici, ça manque.
Profile Image for Kahlan.
831 reviews50 followers
November 14, 2021
Par quel bout prendre cette chronique ? Me voilà bien embêtée car le roman d'Émilie Querbalec est un véritable ovni qui commence comme de la fantasy japonaise médiévale et se termine en space opera. Incroyable mais vrai ! Dès le départ, ce livre a beaucoup fait parler de lui, aussi bien sur la blogosphère que dans des podcasts aussi divers que variés. De quoi attirer mon attention et attiser ma curiosité. Récit d’une quête initiatique où l’héroïne se cherche au travers d’un artefact pour le moins dangereux.

Kaori vit dans un monde très inspiré du Japon médiéval où tout se transmet à l’oral, selon la tradition du Dit. Fille et petite-fille de conteuse, elle n’a pourtant pas hérité du don de ses aînées alors elle se rabat sur la danse. Le jour où sa grand-mère décède en lui laissant un rouleau de calligraphie, la jeune femme part en quête de vérité… Si j’ai beaucoup apprécié ce point de départ et surtout l’intrigue que cela laissait présager, le roman ne s’est malheureusement pas révélé à la hauteur de mes attentes.

Le récit est découpé en plusieurs parties. Dans les premières, on découvre le monde et la vie de Kaori. Je l’avoue, je ne suis pas très amatrice de ces univers japonisants où femmes et jeunes filles doivent le respect à leurs Aînés, en particulier aux hommes, ces Seigneurs devant lesquels tout le monde s'aplatit au ras du sol, et où les seules qui peuvent espérer sortir leur épingle du jeu se trouvent être des p… de luxe. Désolée, très peu pour moi ! Ajoutez à cela un style très contemplatif et vous comprendrez que le début de cette lecture aura été plutôt compliqué.

Puis Kaori part en quête de vérité, elle quitte sa planète dans l’espoir de découvrir ce qu’est ce rouleau de calligraphie dont elle a hérité, ce qui est écrit dessus et comment il est arrivé entre les mains de sa grand-mère. Dès lors, le récit prend une tout autre tournure et bascule vers la science-fiction, le space opera plus précisément. La jeune femme va alors faire des rencontres, certaines dangereuses, d’autres intéressantes, amicales ou romanesques. Elle grandit, apprend à s’adapter. Si sa naïveté me l’a rendue attachante, c’est clairement sa résilience qui me l’a fait apprécier.

J’ai donc davantage aimé la seconde moitié du livre et ses voyages spatiaux, stases, robots, intelligences artificielles, etc. … Toutes les questions trouvent leur réponse avec une belle cohérence, dans un final un peu mystique et vraiment très chouette. Un roman surprenant, pour ne pas dire déroutant, servi par une plume délicate mais malheureusement cela ne fait pas tout. L’immersion n’a pas été simple et le rythme, trop inégal, m’a rendu la lecture difficile. Un sentiment mitigé donc, mais pas de quoi me décourager de découvrir l’autrice dans un autre roman.
Profile Image for Pikobouh.
472 reviews85 followers
December 29, 2025
Je n'ai malheureusement pas du tout accroché et j'ai du quitté ma lecture à la moitié, après 10 jours d'hésitation sans réellement réussir à y retourner.😭

Dommage.
Mais je continuerai à suivre le travail d'Emilie Querbalec, tant j'ai aimé "Les chants de Nuying", son 2e roman !🤗❤
Profile Image for Octarine.
296 reviews18 followers
December 2, 2021
Une couverture magnifique et un concept intéressant, original et prometteur. Relier fantasy et SF, c’était un grand défi. Et malheureusement, j'ai été déçue.

Je n’ai pas du tout apprécié les personnages, et en particulier la protagoniste, Kaori, qui n’a pas de personnalité. Elle est passive du début à la fin et ne cherche même pas à changer. Certes, cela s’explique en partie par son éducation « à la japonaise » très stricte, mais enfin avec ce qui lui arrive, il y avait moyen de la faire évoluer.

Il se passe finalement peu de choses dans ce livre, et j’ai ressentie ma lecture comme particulièrement longue, alors que le livre n’est pas épais. Le début du livre sur Tasaï était sympathique, mais je n'ai pas non plus apprécié plus ça. Vient ensuite un événement assez choquant, et qui finalement est vite oublié alors qu’il devrait causer un véritable traumatisme à la protagoniste. Au bout d’un chapitre on n’en parle quasiment plus, et l’explication à la fin du livre ne m’a pas convaincue. En plus, ça n’a aucun intérêt pour la suite de l’histoire, puisque Kaori aurait de toutes façons quitté Tasaï, donc bon la violence gratuite sans aucune justification ça ne m’a pas plu du tout.

Dans la deuxième moitié, enfin, on quitte Tasaï. Le dernier chapitre de la partie 3 était particulièrement intéressant. Mon côté développeuse informatique, grâce à toutes les perches tendues par l’auteure, avait échafaudé tout un tas de théories sur le Flux, son code, ses connexions, ses droits utilisateurs etc… et finalement quasiment aucune de ces perches n’est exploitée par la suite, c’est dommage. Certains passages ressemblaient plus à des leçons dans un manuel qu’à une histoire. Je retrouve cette volonté de faire passer des messages, mais pour le coup, la forme m’a fortement rappelé mes cours de philosophie et donc… je n’ai pas aimé. J’avais vraiment l’impression qu’on me débitait de longues phrases pleines de réflexion, intelligentes, mais à un moment, quand il n’y a que ça, on se lasse, et c’est ce qui m’est arrivé.

Je fais malheureusement souvent ce reproche aux récits imaginaires français (je commence à me demander si ce n’est pas dû à la prépondérance de la "littérature blanche" en France, et donc on s'efforce de justifier les lectures imaginaires mais c’est un tout autre débat) : il s’agit plus d’un livre pour faire réfléchir que pour passer un bon moment de lecture. Je comprends l'intention, je l'apprécie, c'est une bonne chose de vouloir faire réfléchir le lecteur, le problème c’est que j’ai eu cette sensation qu’on m’y forçait, comme si j’étais de retour à l’école… Et à partir de là, la lecture m‘est devenue pénible.

Malgré tout, c’est très poétique au début, et je ne doute pas que la plume plaira à beaucoup, à tenter donc.
Profile Image for La licorne bibliophile.
608 reviews19 followers
December 29, 2022
Sur Tasai, planète de culture nippone, la jeune Kaori vit comme danseuse dans la troupe de sa grand-mère conteuse au milieu des Monts d'Automne. A la mort de cette dernière, Kaori hérite d'un mystérieux parchemin écrit dans une langue inconnue. Mais sur Tasai, posséder un écrit est passible de peine de mort. Kaori décide alors de partir vers la capitale pour percer ce mystère.

Malgré des avis mitigés, j'ai décidé de me laisser tenter par cette sublime couverture m'invitant au voyage dans un univers de SF japonisant ainsi que par son prix littéraire. Le verdict, bien que triste, est sans appel : la déception fut effectivement au rendez-vous comme je le craignais.

Tout semble pourtant partir bien dans ce roman : l'univers de Tasai me plait fortement, j'aime l'idée de l'interdiction de l'écriture et du culte du "Dit" et la culture d'origine nippone de la planète me parle. Malheureusement, la vitesse à laquelle j'ai parcouru les premières pages s'est avérée le témoin d'un triste constat : ce roman ne prend pas le temps de raconter son histoire et son univers. La vie de Kaori défile à toute vitesse, tel son passage dans une toute nouvelle tribu, et à la fin de la première partie du roman, au bout d'une centaine de pages, un sentiment d'inachevé s'est imposé. En effet, les relations de la jeune fille n'ont pas été approfondies et ne font que passer rapidement, pâles figures à peine esquissées, en témoigne le premier amour platonique de Kaori, qui au final n'impacte quasiment pas la trame. Le même constat d'insatisfaction s'est imposé pour la deuxième partie : ayant hâte de découvrir la capitale de Tasai, je n'en ai en réalité quasiment rien vu, le roman n'avait pas le temps... Nous sommes loin du sentiment de satisfaction que j'avais éprouvé par exemple en suivant Ichiro à travers les rues d'Edo dans Les Chroniques de l'érable et du cerisier. L'univers n'a jamais le temps d'être développé. Le passage dans la capitale aurait pu être l'occasion d'en découvrir bien plus sur ces fameux moines technologiquement avancés gardiens du Flux. Malheureusement nous n'apprendrons quasiment jamais rien d'eux!

Malgré ce rythme insatisfaisant, j'aurais pu encore trouvé quelque charme à suivre Kaori. Malheureusement la deuxième partie de l'histoire m'a totalement perdu. Effectivement, ce n'est pas un secret au vu de la couverture, l'histoire prend un tournant space opera pour la suite du voyage. Commence ici le moment où j'ai décroché quelque peu. En premier lieu, j'ai eu du mal à accepter les incohérences. Comment la population de Tasai peut-elle être aussi ignorante et peu curieuse malgré le fait qu'elle voit passer régulièrement des vaisseaux dans le ciel, au point d'ignorer qu'une base spatiale puisse être sur son monde? Cependant, le pire fut l'acceptation totale de Kaori de tout ce qui lui arrive. Apprenant qu'une personne au fond de l'univers la désire "vivante", jamais Kaori ne cherchera à vraiment en savoir plus, se laissant guider. De même, elle acceptera relativement rapidement toutes les merveilles technologiques qu'elle découvre, sans être effrayée ou plus ébahie que cela. Kaori deviendra même rapidement une spécialiste de l'ADN, dont elle ignorait toute notion, en un laps de temps relativement court sous l'apprentissage d'une IA... De même, les passagers usent de stase pour faire des voyages de plus de six siècles. On aurait pu penser Kaori chamboulée par l'idée de ne plus jamais revoir sa planète sous la même époque. Non non, en trois lignes cela lui semble d'emblée acceptable. De toute façon, par une justification étrange (que je ne suis pas certain d'avoir bien saisi), Kaori a tendance à oublier tout ce qui la gène, y compris ... Outre les incohérences, c'est également ici que l'intérêt pour le scénario a commencé à me quitter. Hormis un bref sursaut pour la quatrième partie, le volet space opera m'a paru interminablement long, le bouquet final étant la cinquième partie ou Kaori va rester au même endroit à s'entraîner pendant plusieurs mois et c'est loooooong et verbeux pour...pas grand chose selon moi. Enfin, après un twist convenu, la révélation finale intervient, , et je pense que tout le monde l'avait comprise.

Vous l'aurez compris, j'ai été réellement déçu par ce roman qui me promettait un univers onirique via sa couverture mais qui au final survole ce premier aspect pour devenir atrocement longuet dans sa deuxième partie. Je ne saurais pas le conseiller ou le déconseiller formellement, je suppose que certains y trouveront une aventure appréciable. Ainsi mon seul conseil sera : ne vous fiez pas à la couverture car ce n'est pas ce que le livre vous vendra sur le long terme!
Profile Image for The Vince.
88 reviews2 followers
December 27, 2020
Une inspiration japonaise dans un univers science-fiction / fantasy

L’univers développé par Émilie Querbalec fleure bon le Japon, que ce soit sur son contenu ou son esthétique. Les Monts d’Automne ne sont pas sans rappeler le pays du Soleil Levant en mettant en scène des traditions et tabous qu’on peut retrouver dans l’Histoire nippone préindustrielle. Ça a d’ailleurs constitué ma première surprise puisque je m’attendais à lire un texte de science-fiction pour me retrouver, au départ, dans un monde très nippo-traditionnel. L’aspect technologique, vaisseaux spatiaux etc. arrive petit à petit, à mesure que Kaori quitte justement les Monts d’Automne pour la capitale avant de s’éloigner définitivement de sa planète d’origine. L’autrice prend son temps pour installer l’ambiance et apporte cette science-fiction par petites touches. Ainsi, Émilie Querbalec accompagne son lecteur dans la transition avec, je dois dire, un certain brio. Cela fait de son roman une très bonne porte d’entrée pour les novices qui aimeraient s’initier à ce genre mais craignent de se perdre. Quitter les Monts d’Automne peut donc être qualifié de texte initiatique, dans tous les sens du terme.

Les malheurs de S… heu Kaori
Si le roman d’Émilie Querbalec est donc sur bien des points parfaitement recommandable, il n’en reste pas moins affligé de quelques défauts, dont le pire est sans conteste que sa fin est assez abrupte et surtout que je n’ai pas réussi à adhérer à l’explication finale. Cette fin n’a pas fonctionné sur moi, ce qui n’invalide certes pas la réussite globale de Quitter les monts d’automne, mais me laisse tout de même un goût amer dans la bouche. Sans compter qu’en plus d’être bancale, l’explication est, à mon goût, un poil naïve ou utopique.
Autre défaut, l’autrice se débrouille, l’écrasante majorité du temps, pour ne pas sonner Young Adult, mais quelques fois, c’est très, très limite, dans le genre « oh mon dieu, j’ai des papillons dans le ventre, il / elle est tellement beau / belle… ». Ajoutons à cela beaucoup de séquences oniriques (dans tous les sens du terme) et le côté lent, raffiné de l’ensemble (voire parfois poétique), qui fait que quand la quatrième de couverture parle de « roman d’aventure », on reste dubitatif (et dans le genre, « l’érotisme subtil » est tout de même un peu abusif, vu qu’il n’y en a pas des masses. Vous l’aurez compris, c’est surtout un roman pour lectrices et lecteurs dotés d’une certaine sensibilité,
Ce qui n’est finalement qu’un défaut très mineur et passager par rapport à un autre considérablement plus préoccupant : le fait que la protagoniste se fasse mais alors complètement voler la vedette par tous les personnages secondaires, du premier jusqu’au dernier, qui ont tous +50 en charisme et +75 en absence de passivité qu’elle. Alors certes, c’est initiatique, mais au bout d’un moment, c’est supposé être un roman “d’ aventure” , et le papillon est supposé sortir du cocon….

Tout compte fait, cependant, et malgré une fin sans doute perfectible et une protagoniste un peu effacée, Quitter les monts d’automne reste un super roman magnifié par un style absolument remarquable, un fascinant univers allant d’une solide reconstitution d’un pseudo-Japon traditionnel aux voyages intergalactiques et, il faut bien le dire, par une couverture de Manchu qui explose tout en matière de beauté et de puissance évocatrice. 
Profile Image for Mady.
235 reviews6 followers
February 6, 2023
L'univers qui se dessine progressivement au cours de la première partie du roman est porté par une belle écriture et un récit à la première personne qui nous plonge directement dans les premières années de Kaori, la protagoniste dont on va suivre l'évolution et le parcours.

Comme le résume très bien la 4ème de couverture, Quitter les monts d’Automne débute comme un roman initiatique d’inspiration japonaise, mais s’impose vite comme un "récit d’aventures qui frappe d’abord par sa beauté et sa poésie, puis par sa cruauté et son érotisme subtil."
C'est cette progression maîtrisée d'un registre à un autre, ce basculement d'ambiance et de décors que j'ai le plus apprécié. J'ai trouvé le postulat de départ original et immersif.

J'ai beaucoup aimé la manière dont est retranscrit la situation d'ignorance et d'incompréhension totale de la narratrice au début de son parcours. L'autrice réussit très bien faire comprendre et ressentir au lecteur le désarroi de la protagoniste face à la somme d'informations nouvelles qui remet profondément en cause tout son système de pensée.
Elle découvre un monde dont certains aspects sont finalement proches du notre et pourtant, on perçoit sans difficultés à quel point tout cela doit être déroutant/déstabilisant pour elle.

Malheureusement, la suspension consentie de l'incrédulité à fini par me faire défaut suite à une accumulation de passages dont je n'ai compris ni le sens, ni l'objectif. Il devient difficile de croire en la détermination de la narratrice quand celle-ci devient totalement spectatrice de sa propre existence. Je trouvais Kaori vraiment intéressante à suivre dans son cheminement et dans la prise de conscience du monde qui l'entoure. Mais les quelques longueurs et les changements trop fréquents dans le caractère des personnages secondaires ont eu raison de la connexion empathique que j'avais établie avec eux, ne comprenant plus leurs réactions et perdant de vue leurs objectifs. Selon moi, certaines révélations ont trop tardé.

La conclusion, cependant, revient à ce qui avait suscité mon intérêt au début du roman et j'ai trouvé la fin de celui-ci belle et satisfaisante dans la réflexion qu'elle propose sur l'importance des écrits et de la mémoire (les deux étant liés).
Profile Image for VoyagedeFumiko .
164 reviews8 followers
January 7, 2024
Kaori a grandi élevée par sa grand-mère sur une planète qui ressemble à la nôtre mais où écrire est interdit. Pour pallier ce manque, la profession de conteur est répandue et respectée. Mais tout le monde ne peut pas l’être et, malheureusement, Kaori ne vivra pas le "ravissement" qui lui permettra de perpétuer sa lignée familiale de conteurs. A la mort de sa grand-mère, elle hérite secrètement d’un rouleau de calligraphie qui pourrait la faire condamner à mort. Elle quitte alors son village et commence sa quête d’identité.

Avis :
L’idée me plait beaucoup, elle est originale. Mais j’ai trouvé ce roman assez inégal. Certaines scènes sont très bien écrites, mais il y en a autant que j’ai eu envie de passer. Je ne me suis pas attachée aux personnages secondaires. Justement, le récit aurait gagné à être plus développé, que ce soit dans les descriptions, la psyché des personnages, l’action ou l’intrigue.

Pour moi, le plus gros bémol reste la lenteur du récit, que j’explique par ce manque de développement mais aussi principalement par l’inaction de Kaori. Elle est quasiment tout le temps en dehors de l’action même quand elle est directement concernée. Je vous donne un exemple : il y a une scène de combat importante où notre héroïne reste dans le vaisseau alors que ses acolytes se battent. Elle ne voit que la fin de la bataille sans pouvoir rien n’y faire. C’est comme ça tout le long.

J’ai eu un peu de mal avec la construction du récit également. S’il est intéressant d’avoir une réponse au mystère à la fin, j’aurais préféré en saisir les enjeux plus tôt. Dans la dernière partie (no spoil), on a des souvenirs de Kaori, qui aurait peut-être pu être disséminés tout le long du roman, ou tout du moins plus tôt. D’abord pour nous donner des pistes de compréhension mais aussi pour créer un peu de suspens.

Petit disclaimer, je deviens de plus en plus exigeante dans mes lectures. Malgré tout, je garde un sentiment positif de ce roman, qui comporte tout de même du bon et laisse l’impression que l’autrice a encore une belle marge de progression. Je tenterai de lire ses futurs romans, je pense que ça pourrait être très réussi !
Profile Image for Mahault.
178 reviews12 followers
May 20, 2021
Une SF originale, qui personnellement m'a fait rêver de part le "gigantisme" face auquel se retrouve son personnage principal, Kaori. Bon, le dernier tiers connaît quelques petits problèmes de rythme mais globalement, c'est un excellent roman.
Profile Image for SolidM.
177 reviews1 follower
December 1, 2021
Assez déçu au final.
J'ai beaucoup aimé le début mais à partir du voyage dans l'espace j'ai trouvé ça d'un ennui... Le rythme vers la fin redevient intéressant, on voit où l'on va.
Par contre je trouve que la fin même du livre est extrêmement pauvre...
Profile Image for Magali.
Author 15 books19 followers
August 18, 2020
Ce livre a été lu dans le cadre d’un service presse. Merci aux éditions Albin Michel Imaginaire pour leur confiance !

La splendide couverture de Quitter les monts d’Automne d’Émilie Querbalec, couverture signée Manchu, reflète à merveille le contenu de l’ouvrage. On y voit une jeune femme en tenue d’inspiration japonaise contempler le ciel où voguent des vaisseaux spatiaux. Auprès d’elle, un paysage naturel avec des éléments architecturaux japonais traditionnels et futuristes.

Dans Quitter les monts d’Automne, nous suivons Kaori, narratrice de l’histoire. Kaori, d’abord fillette boudeuse et rebelle puis, plus tard, jeune danseuse accomplie. Kaori, qui descend d’une lignée de conteurs mais n’a pas connu le Ravissement, cet événement qui déclenche le don des conteurs. La mort de sa grand-mère, qui l’a élevée après la mort de ses parents dont Kaori ne conserve aucun souvenir, va marquer un tournant dans l’existence de la jeune femme. D’autant plus que la vieille dame lui a légué un mystérieux rouleau calligraphié. Or, dans le monde de Kaori régi par le Flux, toute écriture est interdite et passible de mort.

Quitter les monts d’Automne porte aussi fort bien son titre. La première moitié de l’ouvrage se déroule sur Tasai, planète où la population comme ses moeurs sont fortement imprégnés de la culture japonaise (l’autrice est née et a grandi au Japon, une immersion qui ressort dans l’ouvrage par la précision et le naturel avec lesquels coulent les descriptions, gestes et dialogues des personnages). Nous comprenons vite, malgré la présence congrue d’éléments technologiques, qu’il s’agit là d’une planète colonisée. Cette première partie démarre en douceur, avant de placer des obstacles et événements traumatisants sur la route de notre héroïne.

Au fil de sa quête de réponse – que ce soit autour du mystérieux rouleau ou de ses origines – Kaori est amenée à quitter Tasai. À travers ses yeux de provinciale ignorante des merveilles technologiques, nous découvrons tout un autre monde, aussi ébahis et étonnés qu’elle du fossé entre les habitants de Tasai et les voyageurs spatiaux.

Quitter les monts d’Automne est un roman superbe. Superbe par son histoire, au rythme très maîtrisé, avec un univers construit de façon cohérente et un personnage principal attachant, singulier. Superbe par son écriture, magnifique, poétique sans être inaccessible, un vrai plaisir pour les yeux et l’esprit ! Vraiment, j’ai adoré le style d’Émilie Querbalec, qui parvient à nous transporter dans son univers. Tous nos sens sont sollicités, grâce à ses mots, et nous pouvons sans peine avoir l’impression de flotter comme une présence désincarnée auprès de Kaori. Enfin, Quitter les monts d’Automne est aussi superbe par les thèmes qui le parcourent : la connaissance de son histoire et de l’Histoire, le savoir, la mémoire…

Un gros coup de coeur, un roman magnifique dans un écrin qui lui convient parfaitement ! La quatrième de couverture indique qu’Émilie Querbalec avait été primée pour son premier roman. Je n’en suis pas surprise, vu la qualité de sa plume, et je ne serai pas surprise que Quitter les monts d’Automne reçoive, à l’avenir, un prix. Ce serait amplement mérité !

Trigger warning : scène de viol
Profile Image for Clara.
24 reviews
December 31, 2021
C’est d’abord le titre et la couverture qui m’ont attirée pour ce roman de science fiction, par une autrice francophone. Puis son univers aux inspirations japonaises où l’écriture est interdite pour laisser place au Dit. On y suit Kaori, jeune danseuse, qui hérite d’un rouleau calligraphié, objet interdit, et part pour un long voyage, bien au-delà de sa terre natale.

On suit donc son parcours, son évolution qui se fait à grandes étapes au cours de l’histoire, pour nous mener jusque dans l’espace. Oui, la deuxième partie tient du space opera. L’héroïne qui avait du caractère, se retrouve alors bringuebalée sans vraiment avoir son mot à dire. J’ai moins aimé cette passivité, et sa naïveté par moment, qui m’ont finalement amenée à plus apprécier certains personnages secondaires.

Ce livre ne contient pas de trigger warning, mais je souhaite en écrire un à cause de la présence d’une scène de viol. Scène dont je n’ai pas trouvé grande utilité au récit, d’autant plus qu’elle n’est pas vraiment exploitée dans la suite des événements.

Ce fut donc une très bonne lecture dans laquelle l’autrice nous présente une écriture élégante, simple et poétique, qui m’a fascinée. À travers les mots transparaissent le calme et la sérénité de la première partie, je me suis retrouvée facilement plongée dans l’univers. Cependant, j’ai moins accroché à la deuxième moitié qui comporte quelques longueurs.
Profile Image for OmbreBones.
77 reviews19 followers
August 28, 2020
Quitter les Monts d’Automne est le second roman de l’autrice française Émilie Querbalec à paraître chez Albin Michel Imaginaire pour la rentrée littéraire 2020. Ce récit initiatique fleure bon le Japon, autant sur son esthétique visuelle que sur sa philosophie et ses passages érotiques. Dans une narration à la première personne, le lecteur est invité à suivre Kaori dans un monde où l’écrit est un tabou passible de mort. Ce texte est une belle réussite que je recommande chaudement, même et surtout (mais pas que) aux novices du genre science-fiction puisqu’il se veut également initiatique à ce niveau.
-> https://ombrebones.wordpress.com/2020...
Profile Image for Lysda Smythe.
788 reviews22 followers
March 18, 2021
Lu dans le cadre du PIB, Prix des Imaginales des Bibliothécaires.
Ce roman est long. Certains passages sont incompréhensibles (l'entrainement de Kaori sur le vaisseau de la sylphe : à quoi ça sert et qu'est-ce qu'elle fait exactement? ).
Les 10 dernières pages où tout est révélé sont intéressantes.

Mais sinon c'est tout. Je ne sais même pas si c'est censé être un one-shot ou s'il y aura une suite mais franchement je n'ai pas envie de la lire.
Profile Image for Bookosausus Rex.
118 reviews
June 26, 2023
C'est une lecture que j'ai globalement apprécié, mais que j'ai trouvé inégale.
J'ai beaucoup aimé les trois premières parties, mais moins les dernières.

Le début prend place dans une ambiance tirée du Japon médiéval et notre héroïne, Kaori, vit au sein d'une compagnie d'artistes, dans l'attente de développer les dons de Conteuse, transmis de génération en génération dans sa famille.

J'ai adoré découvrir cet univers du point de vue de Kaori et le prisme de sa sensibilité, même si je n'ai pas toujours compris certaines de ses décisions et qu'elle était parfois trop passive à mon goût.

Le récit est très poétique, effet accentué par le lien que Kaori entretien avec la nature et sa fibre artistique.

J'ai adoré l'introduction de la technologie, qui se distille peu à peu pour finir en fanfare au fil du développement de l'histoire et de l'évolution de Kaori, au fur et à mesure que l'horizon de ses possibles s'élargit.

J'ai aimé vivre ses moments d'émerveillement, tout comme ses désillusions, souvent très violentes et pouvant choquer (TW viol).

Par contre j'ai été un peu perdue concernant sa quête, ainsi que par le développement des autres protagonistes.

J'aurais adoré les connaître plus, mais petit à petit ils sont mis de côté, j'ai trouvé cela dommage.

Malgré cela, j'ai trouvé formidable de passer du japon médiéval et ses grands espaces, à un Space Opéra en huis clos dans un vaisseau en détresse, en compagnie d'une IA manipulatrice et d'un équipage en tension.

Si j'ai adoré le pivot entre ces deux univers, j'ai eu plus de mal lors du développement final, très onirique qui découle du potentiel de Kaori.

J'ai trouvé le principe et le sujet abordé très intéressant, j'ai compris ce qui était transmis, mais je me suis perdue dans le fil de ces explications.

En Bref: Une One Shot très réussi qui m'a captivé, mais m'a un peu perdu sur la fin.
L'ambiance est très réussie et le mixage entre les deux univers détonne!
J'ai hâte de découvrir le prochain titre de l'autrice qui sort dans quelques jours.
Profile Image for Pascal Malosse.
Author 19 books3 followers
November 1, 2021
Le point de départ de "Quitter les monts d'automne" est digne des grands classiques de la littérature : la jeune Kaori quitte son milieu modeste et rural pour un périple extraordinaire, aux confins de l'espace. Ainsi on passe d'un nid chaleureux, d'une culture dépourvue de technologies avancées, en harmonie avec la nature (un peu comme une certaine Comté... ) à la froideur du vide, des capsules de cryogénisation, des intelligences artificielles et des stations gigantesques. le récit à la première personne permet l'immersion, de découvrir un univers foisonnant à travers les yeux de l'héroïne. le style délicat et élégant d'Emilie Querbalec convient à l'esthétique japonaise dominante ; lors des descriptions et quand il aborde les désirs inavouables. Au coeur du récit, un secret de famille, et l'Ecriture, sans doute ce qu'il y a de plus précieux dans un monde où les scribes sont pourchassés. Certains concepts de SF, comme le cryptage du matériel génétique, plairont aux fans du genre, mais pour ma part, je retiendrai surtout la beauté de l'univers, du voyage (interstellaire ou en bateau), les sensations parfaitement retranscrites et un final réussi.
Profile Image for Yuyine.
977 reviews58 followers
August 22, 2020
Il m’est difficile de trouver les mots justes pour vous parler de cette lecture. J’ai été envoûtée dès les premières lignes, emportée par les idées intéressantes mais aussi, et surtout par la poésie de l’ensemble. Quitter les monts d’automne est un roman somptueux en termes d’écriture. L’autrice a un don avec les mots, elle devient conteuse de talent pour nous rapporter l’histoire de Kaori et provoque, chez la/le lectrice/lecteur un Ravissement immédiat. Il y a de la poésie dans ses mots, des moments de pure beauté qui transportent et envoûtent à la lecture. C’est dans cet écrin plein d’élégance qu’Émilie Querbalec nous offre un récit qui débute comme un roman initiatique, ancré dans une sorte de Japon traditionnel d’une grande justesse, et qui nous emporte bien au-delà de ce que l’on aurait pu envisager. À la fois [...]

Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
Profile Image for Maks.
375 reviews19 followers
August 30, 2020
Tout d'abord récit à tendance japonaise, dans des décors à couper le souffle et non sans m'avoir rappelé "Geisha" d'Arthur Golden, nous plongeons dans une atmosphère de traditions, d'arts, de danse, de conteuses (ou diseuses), le tout sous l'autorité de religieux prêts à tout pour que l'écriture soit et reste un tabou absolu passible de peine de mort.

Le lecteur se voit finalement embarqué dans un périple hors de ce monde, une quête identitaire à travers les étoiles, auprès de personnages originaux et consistants, une technologie sobre mais efficace et surtout une tournure de plus en plus intéressante au fur et à mesure de notre avancée dans le roman pour finir sur une révélation très surprenante et belle.

J'ai particulièrement apprécié la construction du roman, les personnages et le développement général en plus de la beauté de la première partie.

À conseiller à tous les amoureux de SF.

https://unbouquinsinonrien.blogspot.c...
Profile Image for Maureen.
212 reviews
April 22, 2021
Ce voyage initiatique, qui a pour point de départ un Japon extra-terrestre, est raconté avec une plume légère et fluide, ce qui en rend la lecture très agréable. Ce livre est parfait si vous cherchez un roman de science-fiction "calme", avec une touche de poésie et d'esthétisme.
J'ai bien aimé l'idée d'avoir un monde futuriste dans lequel certaines personnes n'ont pas accès à la technologie. Le roman devient science-fiction petit à petit, on découvre l'univers et ses complexités en même temps que Kaori, l'héroïne. Mais je ne me suis pas trop attachée à elle, c'est le seul défaut qui m'a gênée : j'ai trouvé qu'elle manquait de relief, qu'elle réagissait aux péripéties davantage qu'elle ne les provoquait.
À part ça, l'univers est original. Dès le début du roman il pose des questions auxquelles on aura les réponses à la fin, qui a été un peu trop vite réglée à mon goût.
Profile Image for Babeth.
643 reviews6 followers
February 20, 2022
J'ai accroché tout de suite à la façon dont l'autrice dépeint son univers, la manière sensible de décrire les personnages par rapport au ressentit de Kaori.
J'ai aussi beaucoup aimé Kaori, dont la naïveté est certes très présente mais justifiée par l'histoire : Oui, elle apprend toujours trop tard mais comme toutes les jeunes filles de son âge plongées dans un univers quasi inconnu.
J'ai trouvé quelques longueurs par moment, Quitter les Monts D'Automne n'est clairement pas un page turner, mais j'y suis revenu avec plaisir jusqu'à la fin de ma lecture.
Par contre la fin ne m'a pas transcendé : Il me manque quelque chose clairement., même si elle se justifie elle aussi puisque elle est à l'image du livre : Contemplatif et introspectif.
Une lecture originale car les deux adjectifs cités ci-dessus sont rarement utilisés pour décrire un space-opéra, ce que ce livre est aussi.
Profile Image for Lagertha.
166 reviews
May 19, 2021
Très bon entrée en matière, un petit village style asiatique. Une jeune fille issue d'une lignée doté de dons assez mystérieux et qui va partir pour la ville.
Après tout s'enchaîne en mode SF : des ascenseurs spatiaux, des intelligences artificielles, cryogénisation, etc.
Points négatifs pour ma part, les saut temporels. Porteuse d'un message qui pourrait changer le pouvoir en place, l s'engagent néanmoins dans un voyage de 600 ans pour trouver un vieil immortel, immortel qui leur aurait déjà confié la mission de base?? ca commence à faire beaucoup d'années, d'autant plus qu'ils gardent contact avec de simples mortels qui continuent leur vie de transporteur par exemple.
Entre ça et la fin un peu plus philosophique qui dénote avec l'aventure principale du livre, je pense en rester là.
Profile Image for Marion.
140 reviews73 followers
September 28, 2021
Une lecture en dents de scie. Par moment j'étais à fond dans le récit et d'autres je m'ennuyais beaucoup trop. Si je l'avais pas lu dans le cadre d'un challenge, je l'aurai possiblement DNF.

Beaucoup de passages long et pas toujours compréhensible (ou peut être j'étais pas assez concentré par moment à cause de l'ennui et j'ai loupé des infos essentielles ?). Kaori est très passive, même si c'est réaliste, car elle n'a pas les capacités de faire face aux événements, on s'ennuie à ses côté. Les explications de fins ne m'ont pas non plus convaincu. Ce livre ne m'a pas vraiment convaincu alors qu'il y avait du potentiel.
Profile Image for Léa.
631 reviews
August 16, 2024
Un bilan très mitigé.
Le livre est en deux parties, une plutot fantastique dans un monde prétechnologique et une complètement SF, et ce double rythme est top.
Le scénario global sur l'écriture et le Dit (et le Flux) me laisse sur ma faim, il n'est pas mal ficelé mais simple et réglé rapidement à la fin...

Je pense que l'écriture et l'évolution de l'héroïne sont le nœud du roman, et j'ai trouvé le style beau et riche mais sans plus + l'héroïne a un regard très physique sur elle et les gens qui l'entourent qui me gène parfois. En plus, elle est quand même vraiment jeune au début !


Attention, viol.
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1 review
January 8, 2021
J'ai eu beaucoup de mal avec le rythme du récit. La première et la deuxième partie sont très lente. On se demande ou l'ont va. Kaori est extrêmement passive. J'ai commencé a apprécier la lecture a partir de la troisième partie seulement. Tout s'accélère a la fin dans la dernière partie et j'en ressort finalement frustré de la vitesse ou tout est survolé. J'aurais apprécié une partie supplémentaire car la j'ai l'impression qu'il manque d'une fin. Le destin de plusieurs personnages sont laissé en suspens ....
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