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Histoire de France #4
1328-1453. Le temps de la guerre de Cent Ans
La France des XIVe et XVe siècles est marquée par la tragédie : famines, pestes, révoltes populaires, conflits civils et militaires… C’est le siècle de la «Guerre de Cent Ans». La durée du conflit, les souffrances de ceux qui l’ont provoqué ou en ont pâti, interdisent cependant de le résumer à l’apparence des événements dramatiques. Ainsi, ce livre s’attache moins à la narration circonstanciée des malheurs de ces guerres sans fin qu’à les comprendre, afin de restituer l’ordre qui se cache derrière le chaos des apparences. L’«automne du Moyen Âge» est marqué par l’affirmation de l’État monarchique, une construction territoriale unifiée par la soumission à la souveraineté du roi. La conscience d’une identité «nationale», incarnée par Jeanne d’Arc, se forge dans la douleur d’un siècle de fer, alors que Charles VII (1422-1461) n’est plus un prince féodal mais un véritable chef d’État.
Boris Bove renverse des idées reçues à propos de la «crise» des XIVe et XVe siècles : il invite à se méfier des chroniqueurs, trop enclins à détecter les signes annonciateurs de l’Apocalypse. Le temps de la guerre de Cent Ans n’est pas celui d’une décadence globale mais une période tourmentée et féconde, comme en témoigne l’éclat des arts, des lettres et de la vie de cour et qui parvient, malgré tout, à renaître et à édifier les fondements d’un monde nouveau.
Boris Bove renverse des idées reçues à propos de la «crise» des XIVe et XVe siècles : il invite à se méfier des chroniqueurs, trop enclins à détecter les signes annonciateurs de l’Apocalypse. Le temps de la guerre de Cent Ans n’est pas celui d’une décadence globale mais une période tourmentée et féconde, comme en témoigne l’éclat des arts, des lettres et de la vie de cour et qui parvient, malgré tout, à renaître et à édifier les fondements d’un monde nouveau.
- GenresHistoryNonfictionFrance
864 pages, Mass Market Paperback
First published October 28, 2009
About the author
Boris Bove
14 books2 followersMaître de conférences en histoire médiévale
Elu au conseil d’UFR Textes et Sociétés
Membre du jury de master
Chargé de mission de Paris 8 pour les relations avec le secondaire
Ancien élève de l’ENS Fontenay-St-Cloud (1992), agrégé d’histoire (1995), docteur en histoire (2000)
Equipes de recherche
- principal : équipe d’accueil 1571 de Paris 8 « pouvoirs, savoirs et sociétés»
- secondaire : section de diplomatique de l’IRHT
Domaines de recherche
Histoire urbaine
Histoire sociale.
Histoire de Paris.
Histoire de la fin du Moyen Âge
Projet de recherche actuel
Recherches sur les hôtels aristocratiques et la place de la cour à Paris au Moyen Âge
Publications récentes
Pour l’ensemble des publications, voir : http://hal.archives-ouvertes.fr/
Elu au conseil d’UFR Textes et Sociétés
Membre du jury de master
Chargé de mission de Paris 8 pour les relations avec le secondaire
Ancien élève de l’ENS Fontenay-St-Cloud (1992), agrégé d’histoire (1995), docteur en histoire (2000)
Equipes de recherche
- principal : équipe d’accueil 1571 de Paris 8 « pouvoirs, savoirs et sociétés»
- secondaire : section de diplomatique de l’IRHT
Domaines de recherche
Histoire urbaine
Histoire sociale.
Histoire de Paris.
Histoire de la fin du Moyen Âge
Projet de recherche actuel
Recherches sur les hôtels aristocratiques et la place de la cour à Paris au Moyen Âge
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Community Reviews
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
April 19, 2012
Un très bon ouvrage de synthèse historique pour la période allant de l'âge d'or Capétien aux débuts de la renaissance. Le pouvoir royal continue de s'affirmer en levant toujours plus d'impôts, qui d'extraordinaires finissent par devenir réguliers. C'est tout un pan de la société qui profite de cette manne, mais cela ne va pas sans également provoquer les ambitions des grands. L'Angleterre profite d'une querelle de succession pour prendre pied sur le continent et faire des raids qui laissent les français démunis en dépit de leur supériorité de moyens. En sus de ces malheurs, la grande peste noire va faire des ravages. Mais paradoxalement, ces difficultés vont non pas abattre le pays mais le renforcer: les sciences et techniques progressent en ces temps de crise, et préparent l'ère des grandes découvertes.
Comme d'habitude, j'ai apprécié la grande variété des illustrations, photos, schémas, tableaux, documents et frises chronologiques qui viennent accompagner un plan thématique plutôt que chronologique. Également, les derniers chapitres sont intéressants dans la mesure où ils expliquent toutes les difficultés de l'historien et de la manière dont il doit appréhender sa science. Le chapitre sur l'historien de la construction du mythe de Jeanne d'Arc est éclairant, et met bien en lumière les raisons qui ont conduits différents groupes politique à l'exploiter pour des raisons variés.
Comme d'habitude, j'ai apprécié la grande variété des illustrations, photos, schémas, tableaux, documents et frises chronologiques qui viennent accompagner un plan thématique plutôt que chronologique. Également, les derniers chapitres sont intéressants dans la mesure où ils expliquent toutes les difficultés de l'historien et de la manière dont il doit appréhender sa science. Le chapitre sur l'historien de la construction du mythe de Jeanne d'Arc est éclairant, et met bien en lumière les raisons qui ont conduits différents groupes politique à l'exploiter pour des raisons variés.
May 13, 2018
Admirable ouvrage, clair dans son déroulé et ses démonstrations.
L'auteur déborde largement du cadre de la guerre pour réellement évoquer le temps qui l'entoure et apporter une multitude d'analyses passionnantes sur la période, que ce soit la construction de l'Etat, la fiscalité, les épidémies, l'agriculture, l'art, la religion et j'en passe.
Nul besoin de connaissances particulières pour l'aborder; c'est un livre érudit pour les profanes. Chacun peut se l'approprier sans risque de "prise de tête". Une vraie réussite.
L'auteur déborde largement du cadre de la guerre pour réellement évoquer le temps qui l'entoure et apporter une multitude d'analyses passionnantes sur la période, que ce soit la construction de l'Etat, la fiscalité, les épidémies, l'agriculture, l'art, la religion et j'en passe.
Nul besoin de connaissances particulières pour l'aborder; c'est un livre érudit pour les profanes. Chacun peut se l'approprier sans risque de "prise de tête". Une vraie réussite.
November 23, 2013
Ouvrage très intéressant et synthétique sur la Guerre de Cents ans. Les événements sont relatés d'une manière simple et compréhensible. L'auteur ne se perd pas dans des détails inintéressants qui rendent parfois la compréhension d'une période complexe. C'est un livre accessible a tous qui ne demande pas de connaissances au préalable de la période. Avis a tous ceux intéressés par l'histoire ou cette période.
November 25, 2018
Le temps de la guerre de Cent ans est le quatrième volume de la collection Histoire de France dirigée par Joël Cornette pour Belin. Signé par Boris Bove, ce livre s’attache à analyser la période couvrant une partie des XIV° et du XV° siècles connue sous le nom de « guerre de Cent ans » :
Après un premier chapitre décrivant la situation du royaume de France en 1328, Boris Bove montre comment la guerre extérieure contre l’Angleterre, dont le roi revendique la couronne de France suite à une crise de succession, a permis tant bien que mal à la monarchie de justifier et de pérenniser une fiscalité permettant de financer les guerres, l’administration royale et la vie de cour. L’auteur montre aussi comment la guerre de Cent ans, plus qu’une guerre de la France contre l’Angleterre, est en fait une guerre civile entre princes du royaume et prétendants au trône.
Du point de vue social, sociétal, et démographique, ce livre s’attarde sur les vagues d’épidémies qui provoquent une chute démographique, sur la dépression de l’agriculture et la mutation industrielle, sur les révoltes populaires, sur la crise de l’Eglise associé paradoxalement à un essor du christianisme dans la société.
Le dernier chapitre relate la fin de la guerre civile, le redressement du royaume de France au milieu du XIV° siècle, et la consolidation du patriotisme après des décennies de guerres.
Comme dans les autres volumes de la collection, l’ouvrage s’achève avec une longue partie intitulée « L’atelier de l’historien », consacrée à plusieurs thématiques. La première est consacrée aux sources de la fin du Moyen-Âge, tandis que la deuxième s’interroge sur l’existence d’une véritable crise à la fin du Moyen-Âge. Le troisième atelier, celui qui m’a le plus plu, revient sur Jeanne d’Arc et la façon dont son souvenir a été utilisé et disputé par des courants de pensée différents, avant d’être approprié par l’extrême-droite au XX° siècle. C’est une réflexion passionnante sur la différence entre Histoire et mémoire et l’utilisation des figures historiques pour des raisons politiques. Le quatrième atelier, que j’ai seulement survolé, est consacré à un nouveau champ de recherche : l’alimentation à la fin du Moyen-Âge.
Dans l’ensemble, ce quatrième volume est très intéressant. Il reprend une trame chronologique tout en faisant au fil des chapitres des arrêts fréquents sur des sujets sociaux ou culturels. Les illustrations, les cartes et les documents présentés sont toujours de très grande qualité et facilitent la compréhension du texte.
J’ai mis plus de temps à terminer ce volume, même c’est plus parce que j’ai été pris par d’autres lectures et diverses activités que par la qualité de l’ouvrage. Au contraire, je l’ai trouvé plus accessible que les deux précédents, et en particulier Féodalités qui m’avait semblé un peu aride pour les non-connaisseurs.
A nouveau avec cette collection, le point fort est la présentation des savoirs et des analyses issus des recherches les plus récentes, permettant de s’éloigner des représentations de l’Histoire telles que je les avais conservées dans mes souvenirs scolaires.
Après cette plongée dans la guerre de Cent ans, je vais sans tarder poursuivre mon voyage dans le temps avec le prochain tome, consacrée à la Renaissance, ou plutôt Les Renaissances, puisque c’est ainsi qu’est titré le cinquième volume de la collection.
La France des XIV° et XV° siècles traverse famines, pestes, révoltes populaires et aristocratiques, conflits civils et militaires. Ce livre, cependant, s’attache moins à la narration détaillée des misères et des malheurs causés par des guerres sans cesse relancées qu’à la compréhension de l’ordre masqué par le chaos des événements.
« L’automne du Moyen-Âge » marque l’affirmation de l’Etat monarchique, une construction territoriale unifiée par la soumission à la souveraineté du roi. La conscience d’une identité « nationale » se forge alors, incarnée par Jeanne d’Arc. Charles VII n’est plus une prince féodal, mais le chef d’un Etat.
Le temps de la guerre de Cent ans n’est pas celui d’une décadence globale et d’une apocalypse, mais celui d’une période tourmentée et féconde, où brillent les arts, les lettres et la vie de cour, tandis que s’élaborent les fondements d’une société et d’une époque nouvelles.
Après un premier chapitre décrivant la situation du royaume de France en 1328, Boris Bove montre comment la guerre extérieure contre l’Angleterre, dont le roi revendique la couronne de France suite à une crise de succession, a permis tant bien que mal à la monarchie de justifier et de pérenniser une fiscalité permettant de financer les guerres, l’administration royale et la vie de cour. L’auteur montre aussi comment la guerre de Cent ans, plus qu’une guerre de la France contre l’Angleterre, est en fait une guerre civile entre princes du royaume et prétendants au trône.
Du point de vue social, sociétal, et démographique, ce livre s’attarde sur les vagues d’épidémies qui provoquent une chute démographique, sur la dépression de l’agriculture et la mutation industrielle, sur les révoltes populaires, sur la crise de l’Eglise associé paradoxalement à un essor du christianisme dans la société.
Le dernier chapitre relate la fin de la guerre civile, le redressement du royaume de France au milieu du XIV° siècle, et la consolidation du patriotisme après des décennies de guerres.
Comme dans les autres volumes de la collection, l’ouvrage s’achève avec une longue partie intitulée « L’atelier de l’historien », consacrée à plusieurs thématiques. La première est consacrée aux sources de la fin du Moyen-Âge, tandis que la deuxième s’interroge sur l’existence d’une véritable crise à la fin du Moyen-Âge. Le troisième atelier, celui qui m’a le plus plu, revient sur Jeanne d’Arc et la façon dont son souvenir a été utilisé et disputé par des courants de pensée différents, avant d’être approprié par l’extrême-droite au XX° siècle. C’est une réflexion passionnante sur la différence entre Histoire et mémoire et l’utilisation des figures historiques pour des raisons politiques. Le quatrième atelier, que j’ai seulement survolé, est consacré à un nouveau champ de recherche : l’alimentation à la fin du Moyen-Âge.
Dans l’ensemble, ce quatrième volume est très intéressant. Il reprend une trame chronologique tout en faisant au fil des chapitres des arrêts fréquents sur des sujets sociaux ou culturels. Les illustrations, les cartes et les documents présentés sont toujours de très grande qualité et facilitent la compréhension du texte.
J’ai mis plus de temps à terminer ce volume, même c’est plus parce que j’ai été pris par d’autres lectures et diverses activités que par la qualité de l’ouvrage. Au contraire, je l’ai trouvé plus accessible que les deux précédents, et en particulier Féodalités qui m’avait semblé un peu aride pour les non-connaisseurs.
A nouveau avec cette collection, le point fort est la présentation des savoirs et des analyses issus des recherches les plus récentes, permettant de s’éloigner des représentations de l’Histoire telles que je les avais conservées dans mes souvenirs scolaires.
Après cette plongée dans la guerre de Cent ans, je vais sans tarder poursuivre mon voyage dans le temps avec le prochain tome, consacrée à la Renaissance, ou plutôt Les Renaissances, puisque c’est ainsi qu’est titré le cinquième volume de la collection.
December 29, 2025
Super! L'ouvrage est très clair, synthétique tout en donnant les détails permettant de bien comprendre la guerre de Cent Ans à plusieurs niveaux (relations, causes, conséquences, transformations...).
Il peut être utilisé comme manuel mais reste selon moi très plaisant à lire si l'on ne se laisse pas intimider par le volume !
Il peut être utilisé comme manuel mais reste selon moi très plaisant à lire si l'on ne se laisse pas intimider par le volume !
February 3, 2023
Nickel pour une prepa
December 4, 2024
Un excellent ouvrage qui livre un excellent visuel sur la période de la guerre de Cent ans grâce à un plan chronothématique complet renseignant chacun des domaines
Read
June 6, 2026#fun
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