La petite Sophie ne manque pas d'idées pour occuper ses journées : elle coupe et sale les poissons adorés de sa maman avec le nouveau couteau que lui a offert son papa, laisse fondre sa belle poupée de cire au soleil avant de l'enterrer dignement, plonge ses pieds dans la chaux vive, se coupe les sourcils pour qu'ils repoussent plus épais, se mouille les cheveux à l'eau de pluie pour les faire friser et bien plus encore !
Curieuse et aventureuse, Sophie n'en fait qu'à sa tête ! Aidée de la complicité critique de son cousin Paul qui tente, sans beaucoup de succès, de la remettre dans le droit chemin, Sophie commet bêtise sur bêtise pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs !
Ce n'est pas que Sophie soit méchante, mais c'est une enfant vive et un peu difficile, gourmande, entêtée, tête en l'air... qui pâtit de ses propres bêtises car la vie est ainsi faite que les enfants désobéissants finissent toujours par être punis !
Tandis que pleuvent les déconvenues et les châtiments, des générations d’enfants continueront à se régaler de ces leçons édifiantes et pleines de bon sens, que la Comtesse de Ségur avait écrites en son temps pour ses propres petits-enfants.
«Voici des histoires vraies d'une petite fille que grand'mère a beaucoup connue dans son enfance; elle était colère, elle est devenue douce; elle était gourmande, elle est devenue sobre; elle était menteuse, elle est devenue sincère; elle était voleuse, elle est devenue honnête; enfin, elle était méchante, elle est devenue bonne. Grand'mère a tâché de faire de même.»
Même si les mœurs en matière d'éducation ont bien changé depuis le Second Empire (les plus jeunes lecteurs s'étonneront par exemple que Sophie reçoive le fouet pour les bêtises qu'elle commet ou qu'elle vouvoie ses parents ainsi que ses oncle et tante), Les malheurs de Sophie reste une fable intemporelle sur l'apprentissage de la vie qui se savoure à tout âge, comme une friandise ! À partir de 10 ans.