«La vérité, c’est que je suis Québécoise, que ma famille habite leur territoire traditionnel depuis plus de 200 ans et, pourtant, je ne connais pratiquement rien d’eux et je n’en connais aucun. La vérité, c’est que j’ai honte de moi. Honte de nous.»
C’est au contact des Maoris de la Nouvelle-Zélande qu’Emanuelle Dufour réalise l’ampleur de son ignorance à l’égard des Premiers Peuples du Québec. À son retour, elle entreprend un long cheminement pour aller à la rencontre des réalités autochtones et entamer un dialogue plus que jamais nécessaire. Que révèlent le silence sur les pensionnats autochtones dans les manuels d’histoire et les clichés sur les « Indiens » dans la culture populaire? Comment a été vécue la crise d’Oka par les Autochtones? Racontée à partir de sa propre expérience mais aussi celle de nombreux Autochtones et Allochtones, cette œuvre polyphonique explore les legs de notre inconscient colonial et fait surgir des histoires trop longtemps restées dans l’ombre.
«C’est le Québec qui est né dans mon pays!» nous dit Anna Mapachee, afin de renverser le miroir de notre histoire coloniale. Si le racisme systémique façonne toujours la condition autochtone, ce carnet de rencontres témoigne aussi du travail entamé par les communautés pour se réapproprier leurs langues, leurs savoirs ancestraux et leurs identités, entre autres à l’Institution Kiuna d’Odanak, «une école faite pour nous autres».
Et vous, êtes-vous prêt.e.s à explorer votre partie de l’histoire?
Une mine d'or. J'ai appris, tellement! La quête d'ouverture, le désir de réconciliation. C'est une oeuvre lucide, mais positive, qui ne prend pas de détours pour nous faire réaliser tout ce que les Blancs ont fait aux Premières Nations, mais qui laisse aussi un doux sentiment d'envisager un futur meilleur dans lequel on va à la rencontre de l'Autre. Visuellement, aussi, c'est d'une beauté sans nom!
Cette BD devrait être mise au cursus scolaire partout au Québec. C'est franchement bien fait.
J'avais peur du tokénisme, mais l'auteure explique bien sa propre honte de s'être rendue compte qu'elle ignorait tout des Nations pourtant voisines. Par contre, la faute est rejetée sur le système, pas sur l'individu.
J'ai aimé que l'histoire soit racontée tout autant à partir des yeux des Blancs que des Autochtones (parfois en anglais, parfois dans leur langue), mais aussi de nouveaux arrivants ! Par contre la BD est plus à prendre sous le signe d'un réveil que d'un véritable apprentissage. Je pense que c'est ce qu'il lui manque - des exemples concrets de ce que nous devrions savoir. Mais c'est une porte ouverte et il y a tant de bons auteurs autochtones à lire !
J’ai literallement lu ce livre en 4 heures! C’est une bande dessinée qui permet de faire une réflexion sur nous meme et notre compréhension de l’histoire coloniale. C’était tellement bien écrit et touchant! Honnêtement je pense que tout le monde (canadien et quebs surtout) devrait lire cette bd pour s’éduquer sur les enjeux autochtones présents.
Les graphiques étaient merveilleux! Lisez ce livre c’est magique
Magnifique bd-reportage sur le cheminement personnel d’une jeune anthropologue vers l’éducation et la mise en contexte de l’histoire coloniale au Québec. Emmanuelle Dufour y propose une chronologie personnelle de sont éveil par rapport à la situation coloniale et historique des premiers peuple sur le territoire québécois. Artistiquement magistral et structurellement concis l’œuvre se lit si facilement même à travers un contenu lourd qui se doit d’être connu par le grand public et ceux qui prône la « nation québécoise ». Le bd-reportage est vraiment un médium sous-estimé qui gagne à être connu. Je le recommande grandement.
Tout part de la honte de ne pas savoir, de ne pas connaître l’Autre, nos frères et nos soeurs. Puis la recherche (académique) prend la forme d’entretiens avec des leaders des Premières Nations, avec des enseignants, des politiciens, des artistes. Puis le résultat final, ce qui nous est donné à lire, est une sorte de documentaire mis en illustration. On pense à la pièce J’aime Hydro et son théâtre documentaire: ce livre est une BD documentaire en ce qu’elle se construit sous nos yeux, au fil des recherches de l’auteure et de sa réflexion, de ses confessions. Les annexes pour poursuivre les lectures sont exceptionnellement riches. Tout comme cette BD, ovni littéraire unique mais indispensable
Étant fan de BD et d’illustrations tout court, ce livre m’a beaucoup plu! Ce livre partage bien le rôle des québécois quant à la réconciliation avec les peuples autochtones du Québec. C’est fou à quel point l’éducation scolaire ne nous enseignent rien. Je suis immigrante de 1e génération au Québec et même si j’ai fait ma scolarisation au complet ici, je n’avais jamais pensé que l’assimilation des autochtones avait eu d’énormes conséquences sur eux et que ça ne datait pas d’il y a 500 ans…Très bonne lecture!
Ce livre est tellement magnifique. C’est aussi une vraie mine d’or au niveau information et ça nous permet de mieux comprendre, pour mieux agir et intervenir.
J’ai beaucoup aimé pouvoir mieux comprendre la crise d’Oka, puisque je n’étais pas encore née (et que ça m’a souvent été raconté tout croche…)
Cette lecture m'a aidée à pousser ma réflexion plus loin sur cet enjeu tellement important, mais a aussi permis de valider mon ressenti en tant que personne non-autochtone. Superbe travail de l'autrice et de tous ses collaborateurs.
Excellent ouvrage, mais j'en oubliais parfois que c'est vraiment un carnet de rencontres. On y trouve plusieurs réflexions et témoignages individuellement poignants, et on en tisse une belle toile de fond, mais il n'y a pas vraiment de fil narratif.
Original pour la forme, excellent pour le fond, édifiant pour l’humilité de l’auteur et troublant de devoir reconnaître l’ignorance générale de la population…
Quelle belle œuvre que ces carnets de rencontres réalisés par Emanuelle Dufour! En racontant sa propre expérience, l’autrice arrive à mettre le doigt sur un malaise et une certaine honte que bon nombre de personnes ressentent au Québec, résultats d’une rencontre qui tarde à véritablement se réaliser et de décennies de manquement en éducation.
D’abord, il faut le préciser, ce livre est sublime! Les illustrations sont d’une grande qualité et débordent de détails, au point où on en découvre de nouveaux chaque fois qu’on y revient. Les dessins, d’une réalité frappante, témoignent toujours d’une approche très respectueuse.
La démarche de l’autrice et de l’universitaire est aussi particulièrement intéressante, s’inscrivant hors des sentiers battus. Présenter une histoire, l’enseigner ou la faire comprendre par l’entremise de l’art et d’une œuvre graphique, plutôt que par une traditionnelle monographie ou des articles de périodiques, permet de décloisonner le savoir; de le faire sortir de sa tour d’ivoire, sans pour autant sacrifier sur la rigueur du travail accompli. C’est d’ailleurs tout à l’honneur de l’autrice de chercher à rendre cette histoire plus accessible à tous et à toutes.
Enfin, la force de ce livre réside aussi dans l’autrice elle-même, qui comprend les privilèges dont elle bénéficie et qui accepte de les confronter. De fait, elle raconte l’histoire à partir de sa propre réalité; à partir de son propre vécu et de son propre récit. Elle présente ainsi les voix autochtones sans jamais parler à leur place; sa démarche reste toujours honnête et grandement respectueuse, et aussi sans jugement. Le ton, d’ailleurs, n’est en aucun cas moralisateur ou condescendant.
Il y a évidemment encore beaucoup de chemin à faire vers la reconnaissance d’un passé colonial et une véritable démarche de réconciliation. Pour bien des gens, la « rencontre » avec l’autre n’a pas pu avoir lieu et les stéréotypes, ainsi que les vieilles croyances, sont souvent les principaux référents. Ce livre leur offrira l’occasion de mieux comprendre les perspectives et les voix autochtones, et de s’ouvrir davantage à leurs réalités.
Je lis rarement des bds et romans graphiques mais celui-là je le trouvais trop important pour passer à côté.
C'est en Nouvelle-Zélande, en parlant avec des Maoris, qu'Emmanuelle Dufour s'est rendue compte qu'elle ne connaissait rien aux communautés autochtones et membres des Premières Nations dans la province où elle demeure, le Québec.
Ce livre est une façon pour l'auteure de faire sa part pour la Vérité et Réconciliation entre Autochtones et Allochtones. Elle donne donc la parole aux gens issus de l'un et de l'autre.
Je recommande le livre à tout le monde et plus d'excuse de ne pas se renseigner pour apprendre et comprendre pour ceux qui n'aiment pas lire 😉.
"Je pense que les gens doivent comprendre que pour qu'il y ait une forme de réconciliation, il doit y avoir réparation." -Ellen Gabriel
J'ai honnêtement ressenti un léger malaise en constatant que cette BD était écrite par une blanche ... mais au fur et à mesure de la lecture, j'ai compris que c'était une démarche faite avec une grande humilité et un désir profond d'aller à la rencontre des différentes communautés autochtones et Inuit du Québec. J'ai apprécié que l'autrice donne la parole à plusieurs personnes plutôt que de raconter à leur place.
Une bd puissante qui expose le trou noir qui existe dans l’histoire coloniale que la société québécoise enseigne à ses enfants. Cette bd est beaucoup plus que l’histoire qu’on nous apprend, celle divisée en deux groupes : iroquoiens et algonquiens. L’autrice nous raconte son expérience personnelle; son éveil et le malaise qu’elle a ressentie face au racisme systémique qui perdure depuis trop longtemps! Le rôle qu’on joue dans la perpétuité des abus coloniaux. Cet ouvrage met en lumière plusieurs personnalités autochtones qui parlent entre autre de leurs expériences, mais également de comment ils entrevoient la réparation et la réconciliation. Une bd essentielle à lire pour ouvrir le dialogue et prendre conscience du manque d’éducation qui nous habite dans la société québécoise, et qui crée cette distance et ces inégalités.
Lorsqu’elle réalise qu’elle ne connaît rien des communautés autochtones du Québec, Emanuelle Dufour entame des recherches sur celles-ci. Elle nous présente sous forme de bande dessinée les informations qu’elle a obtenues pendant ses recherches et ses entretiens avec différentes personnes autochtones. Laissant la place aux personnes interviewées, il nous est permis d’en apprendre plus sur la réalité des différentes communautés autochtones et leurs divers enjeux. C’était absolument intéressant de se pencher sur la recherche d’Emanuelle Dufour et le format de présentation est super original et permet de rejoindre plus de lecteurs.
C’est en Nouvelle-Zélande, auprès des Maoris, que l’autrice réalise avec honte qu’elle ne sait rien des Premiers Peuples québécois. De ce constat, naît à son retour le long cheminement qui l’amène à leur rencontre pour entamer un dialogue nécessaire. Racontée du point de vue de Dufour, mais aussi de celui de nombreux Autochtones et Allochtones, cette œuvre polyphonique explore les legs de notre inconscient colonial et fait surgir des histoires trop longtemps restées dans l’ombre. Ce roman graphique m’a vraiment instruite!
Je crois que j’avais de trop grandes attentes envers ce livre. J’ai aimé la transparence de l’autrice et le fait qu’elle donne la parole à toutes sortes de personnes, mais l’ensemble m’a paru un peu décousu… à mon sens, il manquait de fil conducteur clair. C’est tout de même une lecture pertinente, surtout pour ceux et celles qui ne connaissent pas du tout ou très peu les peuples autochtones de notre territoire. Et que dire de la citation qui donne son titre à l’ouvrage! C’est fort, percutant et totalement vrai!
C’est un beau livre, sur un sujet de grand intérêt et conçu avec beaucoup d’imagination, même s’il découle d’une thèse doctorale. Il s’agit d’un carnet de rencontres, qui ressemble à un scrapbook. Il rapporte de nombreux témoignages authentiques, donc incontestables. Son fil narratif est clair, mais peu nuancé, assez noir et blanc, comme les illustrations. Peut-être que cette formule reflète assez bien la réalité rencontrée / vécue par l’autrice, mais on aurait pu s’attendre à une restitution plus nuancée de la part d’une oeuvre d’analyse de type anthropologique.
Ce n’est pas que je n’ai pas aimé mais c’est juste que je me sens encore plus moche. Je ne sais plus comment faire, quoi dire, comment le dire. Je n’ai pas de manuel d’instructions pour m’aider . Je veux bien reconnaître mes privilèges ancestraux de blanches mais après quoi … qu’est ce qu’on fait là? Une fois que c’est dit, accepter, intégrer c’est quoi la suite? p.s c’est une vraie question qui me gène … impuissante …
Une bande dessinée qui nous permet de suivre le parcours de Emmanuelle Dufour, à travers ses rencontres et ses réflexions. Lecture hyper pertinente au sujet des enjeux autochtones au Canada, y compris la sécurisation culturelle. Les dessins sont beaux, les informations complémentaires à la fin permettent d'approfondir les idées présentées dans la BD.
Une perspective très honnête, mais à la fois poignante de l'autrice et des personnes autochtones ayant rendu cette BD possible. Le graphisme est magnifique et ce recueil devrait absolument être ajouté au cursus scolaire dès le primaire. Les perspectives autochtones issues de tous les coins du territoire sont essentielles pour mieux comprendre la réalité historique et y être empathique.
Superbe BD qui se lit rapidement et qui amène une réflexion pour revisiter nos préjugés et permettre de comprendre notre manque de connaissances des peuples autochtones. Essentiel pour ouvrir le dialogue et cheminer vers la réconciliation. Ce livre m’a laissée sur un beau sentiment de confiance en l’avenir et d’ouverture à l’autre.
Magnifique livre! J’adore les illustrations. J’aime beaucoup à la fin du livre, les idées pour montrer notre soutien aux Premières Nations et lutter contre le racisme ainsi que la discrimination que ces peuples vivent. À lire absolument!
wow! Lecture très pertinente sur les privilèges des blancs dans cette ère néocolonialiste, une possible réconciliation avec les autochtones, etc. La réflexion suivante sur l’indépendance du Québec m’a particulièrement marquée : peut-on être souverains sur une terre non-cédée?
Bien documenté, magnifiquement illustré, c’est un ouvrage à mettre entre toutes les mains. C’est un livre facile d’approche, même pour des personnes peut-être moins sensibilisées, rempli d’une tonne d’intervenants pertinents.